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	<title>SARAF </title>
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	<description>Portail officiel de la Soci&#233;t&#233; d'Anesth&#233;sie R&#233;animation d'Afrique Francophone (SARAF), une organisation fond&#233;e le 15 d&#233;cembre 1984 &#224; Cotonou, B&#233;nin.
La SARAF vise &#224; promouvoir l'anesth&#233;sie et la r&#233;animation en Afrique francophone &#224; travers la formation, la recherche et la diffusion des connaissances.
Le site propose une vari&#233;t&#233; de ressources pour les professionnels de sant&#233;, notamment : Actualit&#233;s : Mises &#224; jour sur les &#233;v&#233;nements r&#233;cents, les congr&#232;s et les d&#233;veloppements dans le domaine de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation en Afrique francophone. Agenda : Informations sur les &#233;v&#233;nements &#224; venir, y compris les congr&#232;s, les ateliers et les formations pertinentes pour les praticiens. Biblioth&#232;que : Acc&#232;s &#224; des documents, des livrets de congr&#232;s et des ressources li&#233;es &#224; la pratique de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation. Revue Africaine d'Anesth&#233;siologie et de M&#233;decine d'Urgence (RAMUR) : La publication officielle de la SARAF, offrant des articles de recherche, des &#233;tudes de cas et des revues de litt&#233;rature. Les auteurs peuvent trouver des instructions pour la soumission de manuscrits, et les lecteurs peuvent acc&#233;der aux num&#233;ros pr&#233;c&#233;dents de la revue.</description>
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		<title>SARAF </title>
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		<title>Atteintes putaminales au cours d'une intoxication &#224; l'alcool frelat&#233; : &#224; propos d'un cas</title>
		<link>https://web-saraf.net/Atteintes-putaminales-au-cours-d.html</link>
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		<dc:date>2012-07-01T20:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 169 - Ay&#233; Yikp&#233; Denis --&gt; Ay&#233; Yikp&#233; Denis , 170 - Ay&#233; Y.M. --&gt; Ay&#233; Y.M. , 171 - Babo CJ --&gt; Babo CJ , 172 - Bouh Kouesseu Judith --&gt; Bouh Kouesseu Judith , 175 - Amonkou A.A. --&gt; Amonkou A.A.</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Auteur correspondant : ayeci chez yahoo.fr [( R&#233;sum&#233; Dans le but de rappeler et d'illustrer l'int&#233;r&#234;t diagnostique des l&#233;sions tr&#232;s caract&#233;ristiques en neuroimagerie de l'intoxication au m&#233;thanol, nous rapportons un cas typique d'une intoxication aigu&#235; &#224; l'alcool frelat&#233;, chez un sujet de 38 ans. Ce patient a &#233;t&#233; admis &#224; l'h&#244;pital quatre jours apr&#232;s la prise de l'alcool frelat&#233;. Le tableau neurologique dominait et le patient pr&#233;sentait une c&#233;cit&#233; persistante. La TDM c&#233;r&#233;brale sans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-17-no2-2012-.html" rel="directory"&gt;Tome 17 n&#176;2 - 2012&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Auteur correspondant : &lt;a href=&#034;#ayeci#mc#yahoo.fr#&#034; title=&#034;ayeci..&#229;t..yahoo.fr&#034; onclick=&#034;location.href=mc_lancerlien('ayeci','yahoo.fr'); return false;&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;ayeci&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class=&#034;dblcol&#034; &gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le but de rappeler et d'illustrer l'int&#233;r&#234;t diagnostique des l&#233;sions tr&#232;s caract&#233;ristiques en neuroimagerie de l'intoxication au m&#233;thanol, nous rapportons un cas typique d'une intoxication aigu&#235; &#224; l'alcool frelat&#233;, chez un sujet de 38 ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce patient a &#233;t&#233; admis &#224; l'h&#244;pital quatre jours apr&#232;s la prise de l'alcool frelat&#233;. Le tableau neurologique dominait et le patient pr&#233;sentait une c&#233;cit&#233; persistante.&lt;br class='autobr' /&gt;
La TDM c&#233;r&#233;brale sans injection de produit de contraste faite au sixi&#232;me jour de l'intoxication a mis en &#233;vidence : deshypodensit&#233;s bilat&#233;rales en rapport avec une n&#233;crose putaminale associ&#233;es &#224; de discr&#232;tes plages hypodenses frontales bilat&#233;rales, compatibles avec une intoxication au m&#233;thanol.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est pour nous l'occasion de faire une inquisition &#224; travers la litt&#233;rature afin de revisiter la signification pronostique de tels stigmates neurologiques de l'intoxication au m&#233;thanol.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mots cl&#233;s&lt;/strong&gt; : M&#233;thanol, intoxication, n&#233;croses putaminales, Neuroimag&#233;rie c&#233;r&#233;brale.&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Summary&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;In order to point out and illustrate the diagnostic interest of very characteristic lesions in neuroimaging of methanol poisoning, we are reporting a typical case of an acute adulterated alcohol poisoning, in a patient of 38 years old.&lt;br class='autobr' /&gt;
This patient was admitted to hospital four days after taking the adulterated alcohol. The neurological symptoms were dominating and the patient had a persistent blindness. The brain CT, made the sixth day of intoxication, without contrast medium revealed : bilateral hypo densities related to putaminal necrosis associated with bilateral frontal discrete hypodense areas, compatible with a methanol poisoning. So, it is the opportunity for us, to go through literature to review the prognostic meaning of such neurological scars in methanol poisoning.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Keywords&lt;/strong&gt; : Methanol, poisoning, putaminal necrosis, brain neuroimaging&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'alcool frelat&#233; fait r&#233;guli&#232;rement des victimes accidentelles dans nos pays en voie de d&#233;veloppement o&#249; l'alcool bon march&#233;, malgr&#233; les interdictions officielles, circule abondamment. Il s'agit d'un probl&#232;me end&#233;mique. Des cas &#233;pid&#233;miques qui engendrent des catastrophes, surtout &#224; l'occasion de rencontres festives surviennent assez souvent et font la une de la presse des faits divers&lt;br class='autobr' /&gt;
En cause, il s'agit du m&#233;thanol contenu &#224; des concentrations diverses dans ces boissons. Le contexte et la fr&#233;quence des ces intoxications paraissent sensiblement diff&#233;rents dans les pays industrialis&#233;s o&#249; ces intoxications semblent beaucoup plus rares [1,2].En effet dans les pays industrialis&#233;s, il s'agit le plus souvent d'intoxications volontaires o&#249; sont fr&#233;quemment en cause des pr&#233;parations industrielles destin&#233;es &#224; des usages domestiques et qui contiennent du m&#233;thanol &#224; des taux &#233;lev&#233;s [3] : antigels, alcool &#224; br&#251;ler, nettoyants, etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le m&#233;canisme unanimement invoqu&#233; indexe le r&#244;le toxique des formates issus du m&#233;tabolisme h&#233;patique du m&#233;thanol [4,5], avec comme &#233;tape essentielle la transformation du m&#233;thanol en formaldehyde par l'alcool deshydrogenase (ADH). Ensuite, le formald&#233;hyde aboutit &#224; l'acide formique gr&#226;ce &#224; l'action de l'ald&#233;hyde d&#233;shydrog&#233;nase. La dose toxique se situerait &#224; un minimum de 20 &#224; 30 ml de m&#233;thanol ing&#233;r&#233; ou 1ml/kg [5]. La morbidit&#233; et la mortalit&#233; engendr&#233;es restent &#233;lev&#233;es, de 10 &#224; 30% [1], malgr&#233; des progr&#232;s dans la prise en charge, li&#233;s &#224; l'av&#232;nement du Fomepizole, qui est l'antidote le plus efficace actuellement est un puissant inhibiteur de l'ADH [6,2].&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette agressivit&#233; du formate est &#224; la fois syst&#233;mique et surtout, dirig&#233;e contre le syst&#232;me nerveux central et les voies oculaires [4,5] dont des stigmates radiologiques peuvent &#234;tre r&#233;v&#233;lateurs [7,8].&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est un cas typique d'atteintes neurologiques r&#233;v&#233;l&#233;s au TDM c&#233;r&#233;bral chez un sujet de 38 ans, vu au quatri&#232;me jour d'une intoxication au m&#233;thanol par ingestion d'alcool frelat&#233; que nous rapportons ici ; dans le but d'illustrer et de montrer l'int&#233;r&#234;t de ces constatations radiologiques dans la confrontation diagnostique lors des intoxications aigu&#235;s au m&#233;thanol.&lt;br class='autobr' /&gt;
Observation&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit d'un patient de 38 ans, de sexe masculin, admis aux urgences m&#233;dicales du CHU de Yopougon, le 04 Janvier 2012 pour coma non f&#233;brile.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire de la maladie situe le d&#233;but des troubles au lendemain des f&#234;tes de fin d'ann&#233;e c'est-&#224;-dire le 02 Janvier 2012, apr&#232;s une soir&#233;e arros&#233;e d'alcool, entre amis.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;pouse pr&#233;cise toutefois qu'avant de rejoindre ses amis en fin de matin&#233;e du 01 Jnavier 2012, le patient aurait ing&#233;r&#233; seul &#224; domicile, un peu plus d'un verre d'une bouteille de liqueur qu'il aurait achet&#233; la veille des f&#234;tes. L'alcool consomm&#233; est distill&#233; localement et vendu dans le commerce.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le patient a pr&#233;sent&#233; d'abord des troubles digestifs, marqu&#233;s surtout par des vomissements. Puis, progressivement se sont install&#233;s des troubles visuels de gravit&#233; croissante qui aboutissent &#224; la c&#233;cit&#233; le 04 Janvier 2012, associ&#233;e &#224; des troubles de la conscience et &#224; une agitation ; signes d'aggravation qui obligent la famille &#224; le faire admettre &#224; l'h&#244;pital.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les 3 amis avec lesquels il aurait pass&#233; l'apr&#232;s-midi et la soir&#233;e du 01 Janvier 2012 n'ont pr&#233;sent&#233; aucun signe.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'examen &#224; l'admission montre un patient en bon &#233;tat g&#233;n&#233;ral, apyr&#233;tique avec de bonnes constantes h&#233;modynamiques. L'examen neurologique retrouve un patient dans le coma, avec un score de Glasgow &#224; 10, une mydriase bilat&#233;rale faiblement r&#233;active, quelque peu agit&#233;, sans d&#233;ficit sensitivomoteur. Les urines &#233;taient fonc&#233;es, peu abondantes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le bilan biologique &#224; l'admission retrouve des perturbations h&#233;matologiques en faveur d'une h&#233;moconcentration, ainsi qu'une alt&#233;ration de la fonction r&#233;nale et une perturbation des tests h&#233;patiques (Tableau 1)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_222 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;60&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH336/tableau1-17-13f3b.jpg?1734806102' width='500' height='336' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-222 '&gt;&lt;strong&gt;Tableau I
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-222 '&gt;Valeurs biologiques du patient au 05 / 01 / 2012
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La Tomodensitom&#233;trie (TDM) c&#233;r&#233;brale sans injection de produit contraste, met en &#233;vidence : deshypodensit&#233;s bilat&#233;rales compatible avec une n&#233;crose putaminale associ&#233;es &#224; de discr&#232;tes plages hypodenses frontalesbilat&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_221 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH294/fig1-6-3fa1c.jpg?1734806102' width='500' height='294' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-221 '&gt;&lt;strong&gt;Figure 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_220 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH315/fig2-4-56537.jpg?1734806102' width='500' height='315' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-220 '&gt;&lt;strong&gt;Figure 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Hypodensit&#233;s bilat&#233;rales putaminales (fl&#232;chespleines : 1a) associ&#233;es &#224; de discr&#232;tes plages hypodenses frontales bilat&#233;rales (fl&#232;ches pointill&#233;es : 1b).&lt;br class='autobr' /&gt;
Le traitement a comport&#233; essentiellement : une rehydratation avec des cristalloides, un re&#233;quilibrage &#233;lectrolytique, une suppl&#233;mentation en vitamines B1, B6, B12.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;volution est marqu&#233;e par une bonne rehydratation, une normalisation de la fonction r&#233;nale et une am&#232;lioration lente des tests h&#233;patiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le patient est pris en charge par le service de neurolgie &#224; partir de J10 o&#249; l'on notait la persistance de la cecit&#233;, sans am&#233;lioration et le fond d'oeil objectivait : une paleur temporale gauche et une excavation papillaire. Les troubles de la conscience persistaient &#224; type d'obnubilation avec des agitations par moments et des signes de rigidit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Discussion&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous remarquons chez notre patient que les signes d&#233;butent environ 24 heures apr&#232;s la prise d'alcool, mais le d&#233;lai d'admission &#224; l'h&#244;pital est plus tardif ; &#224; plus de 72 heures du d&#233;but des signes.Ceux-ci sont marqu&#233;s par des troubles digestifs inauguraux, puis vont &#234;tre domin&#233;s par les signes neurologiques avec des troubles visuels. Les anomalies biologiques refl&#232;tent surtout les perturbations de la vol&#233;mie : une d&#233;shydratation avec h&#233;moconcentration mat&#233;rialis&#233;e par les alt&#233;rations caract&#233;ristiques de l'h&#233;mogramme (h&#233;matocrite &#224; 66,5%) et les perturbations fonctionnelles des reins, rapidement corrig&#233;es apr&#232;s la r&#233;hydratation. Cette d&#233;shydratation pourrait &#234;tre rattach&#233;e aux vomissements, &#224; la restriction hydrique circonstancielle et l'overdose d'alcool.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces signes en eux-m&#234;me, ainsi que dans leur marche d'installation, &#233;voquent les signes cliniques classiques d'intoxication au m&#233;thanol qui comportent : les troubles digestifs, tels que les douleurs abdominales et les vomissements ; les signes neurologiques tels que les troubles de la vigilance pouvant aller jusqu'au coma ; des troubles visuels pouvant aller jusqu'&#224; la c&#233;cit&#233; ; des manifestations de d&#233;sordres acidobasiques [4,5].&lt;br class='autobr' /&gt;
Quant &#224; l'origine du toxique chez notre patient, nous pourrions mettre en cause la premi&#232;re prise d'alcool que celui-ci aurait eu seul &#224; domicile, le matin du premier Janvier 2012, avant de se retrouver en compagnie de ses amis avec qui il a continu&#233; la f&#234;te. Ce qui pourrait expliquer que ces derniers soient indemnes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les d&#233;lais habituels entre l'ingestion de l'alcool et le d&#233;but de manifestation des signes d'intoxication au m&#233;thanol qui sont rapport&#233;s vont de 6 &#224; 48 heures, moins fr&#233;quemment &#224; 72 heures. Mais la prise conjointe et cons&#233;quente d'alccol &#233;thylique est susceptible de prolonger ce d&#233;lais de latence et de retarder la manifestation de ces signes [9]. Le danger de ce retard &#224; la manifestation des sympt&#244;mes caract&#233;ristiques est de retarder le diagnostic, mais surtout de laisser s'accumuler les m&#233;tabolites toxiques qui par leur nocivit&#233; expose le patient aux complications neurologiques et visuelles au moment du diagnostic tardif. Cette &#233;ventualit&#233; pourrait &#234;tre le cas de notre patient, vu sa pr&#233;sentation assez tardive &#224; l'h&#244;pital et vu l'absence de certains signes fondamentaux, entre autres l'acidose m&#233;tabolique dont les manifestations cliniques ont manqu&#233; au moment de sa prise en charge et qui auraient pu amener l'entourage &#224; faire admettre le patient plus t&#244;t &#224; l'h&#244;pital.&lt;br class='autobr' /&gt;
Outre les signes cliniques classiques qui permettent d'&#233;voquer le diagnostic d'intoxication au m&#233;thanol, celui-ci n'a sa confirmation que par la mise en &#233;vidence du m&#233;thanol ou de ses m&#233;tabolites dans le sang. L'importance du dosage de l'alcool et de ses m&#233;tabolites se situe aussi dans la mise en oeuvre et le suivi de la prise en charge [2]. De sorte qu'un taux de m&#233;thanol s&#233;rique de plus de 50 mg /dl rend compte d'une intoxication grave. Mais ce seul crit&#232;re ne parait pas suffisant ni pertinent pour beaucoup d'auteurs pour qui l'effet toxique ne serait pas li&#233; au m&#233;thanol en lui-m&#234;me, mais plut&#244;t &#224; ses m&#233;tabolites et par ailleurs, la valeur de ce taux d&#233;pendrait du moment du pr&#233;l&#232;vement par rapport &#224; celui de l'intoxication [1,2,5]. D'o&#249; le recours en plus &#224; d'autres crit&#232;res qui sont directement en rapport avec la toxicocin&#233;tique du m&#233;thanol pour &#233;tablir la gravit&#233; de l'intoxication et surtout recommander la mise en dialyse. Il s'agit : de la s&#233;v&#233;rit&#233; de l'acidose (PH&lt; 7,10 ou trou anionique &gt; 30mmol/l ou un taux de bicarbonate sanguin &lt; 5mmol/l), la pr&#233;sence de troubles visuels, l'alt&#233;ration de la fonction r&#233;nale avec une insuffisance r&#233;nale aigu&#235; [10,6].&lt;br class='autobr' /&gt;
Le traitement classique de l'intoxication au m&#233;thanol associe l'administration d'un tampon (le bicarbonate), d'un antidote (historiquement l'&#233;thanol) et l'h&#233;modialyse.. L'av&#232;nement du FOMEPIZOLE (4-Methyl Pyrazole) laisse entrevoir un changement dans la prise en charge et le pronostic des patients intoxiqu&#233;s par le m&#233;thanol en particulier sur les atteintes oculaires [11]. En effet, le FOMEPIZOLE pr&#233;sente une plus grande affinit&#233; pour l'ADH (500 &#224; 1000 fois sup&#233;rieur &#224; l'ethanol) et bloque efficacement le m&#233;tabolisme du m&#233;thanol par l'ADH. Il a &#233;t&#233; utilis&#233; efficacement dans bon nombre d'intoxications aigu&#235;s au m&#233;thanol avec une tr&#232;s bonne tol&#233;rance, prenant alors un avantage sur l'&#233;thanol dont il est d&#233;pourvu des effets secondaires. Ainsi administr&#233; seul et pr&#233;cocement au cours de l'intoxication aigu&#235; au m&#233;thanol, il pourrait permettre d'&#233;viter les complications neurologiques li&#233;es aux m&#233;tabolites du m&#233;thanol et m&#234;me d'&#233;viter le recours &#224; l'h&#233;modialyse [10,12]. Il est recommand&#233; de maintenir le traitement, jusqu'&#224; ce que le taux de m&#233;thanol dans le sang descende en dessous de 20mg/dl.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans nos conditions de travail en C&#244;te d'Ivoire, le dosage de la m&#233;thanol&#233;mie est illusoire. M&#234;me dans les pays d&#233;velopp&#233;s, ce dosage en routine peut quelques fois rencontrer des difficult&#233;s &#224; &#234;tre r&#233;alis&#233; en urgence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les cas &#233;pid&#233;miques, le diagnostic clinique parait ais&#233;, mais dans des cas isol&#233;s comme celui de notre patient, le diagnostic peut ne pas &#234;tre &#233;vident, et ce d'autant plus que le patient est vu &#224; distance de l'&#233;pisode toxique. Alors le diagnostic peut se faire au stade de complications.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un tel contexte, l'imagerie peut apporter des arguments de valeur car les stigmates neurologiques de l'intoxication au m&#233;thanol sont assez caract&#233;ristiques et il convient de bien les conna&#238;tre.&lt;br class='autobr' /&gt;
La tomodensitom&#233;trie (TDM) c&#233;r&#233;brale a &#233;t&#233; demand&#233;e chez notre patient dans le cadre des d&#233;sordres neurologiques pr&#233;dominants et persistants (coma, agitations, c&#233;cit&#233; ...). Cette TDM a r&#233;v&#233;l&#233; : des hypodensit&#233;s bilat&#233;rales compatibles avec une n&#233;crose putaminale associ&#233;e &#224; de discr&#232;tes plages hypodenses frontales bilat&#233;rales, tr&#232;s caract&#233;ristiques d'une intoxication au m&#233;thanol.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les l&#233;sions en neuroimagerie en rapport avec l'intoxication au m&#233;thanol ont &#233;t&#233; abondamment d&#233;crites et document&#233;es [8]. Ces l&#233;sions sont les cons&#233;quences de l'agressivit&#233; du formate, m&#233;tabolite du m&#233;thanol vis-&#224;-vis du tissu nerveux. L'acide formique inhiberait le cytochrome oxydase de la cha&#238;ne respiratoire mitochondriale, induisant alors des l&#233;sions cytotoxiques d'origine hypoxique. Celles-ci pr&#233;domineraient au niveau de certaines r&#233;gions vuln&#233;rables du cerveau : il s'agit des noyaux gris centraux, des voies optiques et certaines r&#233;gions p&#233;riph&#233;riques, sous corticales de la substance blanche. Leur r&#233;partition bilat&#233;rale, voire sym&#233;trique est fortement &#233;vocatrice [13,14].&lt;br class='autobr' /&gt;
S.Taheri et al [15] ont publi&#233; en 2010, une &#233;tude de cohorte ayant enr&#244;l&#233; 42 patients cons&#233;cutifs victimes d'une intoxication aigu&#235; au m&#233;thanol. Cette &#233;tude avait pour but de d&#233;terminer les anomalies retrouv&#233;es dans un tel contexte &#224; la TDM c&#233;r&#233;brale sans injection de produit de contraste et d'en &#233;valuer leur signification pronostique. 28 (66,6%) patients pr&#233;sentaient des anomalies &#224; la TDM c&#233;r&#233;brale, pour un total de 55 anomalies TDM retrouv&#233;es. Chez 27 de ces patients, soit 96,4%, l'atteinte n&#233;crotique putaminale bilat&#233;rale sous forme de l&#233;sions hypodenses &#224; la TDM c&#233;r&#233;brale &#233;tait la forme la plus commune des manifestations. L'incidence des l&#233;sions h&#233;morragiques &#233;tait de 16,4%, un peu plus que les 13,5% dans la litt&#233;rature. Le caract&#232;re h&#233;morragique des l&#233;sions semble assombrir le pronostic.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'atteinte n&#233;crotique bilat&#233;rale du noyau lenticulaire plus ou moins associ&#233;e &#224; des atteintes n&#233;crotiques de la substance blanche, surtout dans les couches p&#233;riph&#233;riques sous corticales, sont la principale marque caract&#233;ristique en neuroimag&#233;rie de l'intoxication au m&#233;thanol. Ces atteintes peuvent toucher aussi le cervelet, l'hypothalamus. L'imagerie par r&#233;sonance magn&#233;tique (IRM) apporte des constatations superposables &#224; celles du TDM, s'agissant de la nature et de la localisation des l&#233;sions mais offre un avantage sur la TDM quant &#224; la taille et la pr&#233;cocit&#233; de la mise en &#233;vidence des l&#233;sions [16,17]. Pour beaucoup d'auteurs, la TDM c&#233;r&#233;brale peut appara&#238;tre normal &#224; la phase pr&#233;coce de l'intoxication, bien souvent un d&#233;lai d'au moins 24 heures apr&#232;s la prise du m&#233;thanol parait n&#233;cessaire pour voir appara&#238;tre des l&#233;sions &#224; la TDM c&#233;r&#233;brale. Dans notre cas, la TDM c&#233;r&#233;brale sans injection de produit de contraste a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e au 6&#232;me jour apr&#232;s la prise du toxique. Les l&#233;sions apparaissent tr&#232;s nettement caract&#233;ristiques. La signification pronostique de ces l&#233;sions &#8211; hors mis les l&#233;sions h&#233;morragiques- est difficile &#224; pr&#233;dire. M&#234;me si elles signent une atteinte s&#233;v&#232;re, elles ne pr&#233;d&#233;terminent pas forc&#233;ment une issue fatale ou d&#233;favorable. En effet dans la s&#233;rie de Taheri et al [15], 22 patients ayant eu des l&#233;sions &#224; la TDM c&#233;r&#233;brale ont pu recouvrer un &#233;tat jug&#233; satisfaisant et quitter l'h&#244;pital. De m&#234;me, Patankar et al [18], en 1999, dans une s&#233;rie de 4 intoxications au m&#233;thanol, signalaient 3 patients qui pr&#233;sentaient des anomalies caract&#233;ristiques &#224; la TDM c&#233;r&#233;brale, int&#233;ressant surtout les noyaux lenticulaires. Parmi eux, un d&#233;c&#232;s est survenu, les deux autres ont recouvr&#233; un &#233;tat de sant&#233; jug&#233; satisfaisant et sans s&#233;quelle. Si l'atteinte bilat&#233;rale, voire sym&#233;trique des noyaux gris de la base du cerveau sont tr&#232;s caract&#233;ristiques de l'intoxication au m&#233;thanol, certaines affections m&#233;taboliques, toxiques ou d&#233;g&#233;n&#233;ratives sont susceptibles de laisser des empreintes semblables au niveau des noyaux gris du cerveau [19]et il convient de ne pas les ignorer dans un contexte o&#249; l'imagerie prend une place centrale dans la d&#233;marche diagnostique : c'est le cas dans les intoxications au monoxyde de carbone, dans la maladie de Wilson, ou dans le maladie de Leigh.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les intoxications &#224; l'alcool frelat&#233; sont end&#233;miques dans nos contr&#233;es sous d&#233;velopp&#233;es et posent un probl&#232;me de sant&#233; publique. Elles occasionnent assez fr&#233;quemment des situations catastrophiques et dramatiques. Le m&#233;thanol qui est le toxique en cause dans ces cas peut causer des d&#233;g&#226;ts irr&#233;versibles au niveau du syst&#232;me nerveux. Le diagnostic clinique est ais&#233; en g&#233;n&#233;ral dans les situations aigues et dans les intoxications de masse. Mais dans des cas isol&#233;s ou pass&#233;s inaper&#231;us, le diagnostic peut ne pas &#234;tre ais&#233;. Les l&#233;sions en neuroimag&#233;rie bien connues et tr&#232;s caract&#233;ristiques dans les intoxications au m&#233;thanol, notamment l'atteinte n&#233;crotique bilat&#233;rale du noyau lenticulaire plus ou moins associ&#233;e &#224; des atteintes n&#233;crotiques de la substance blanche, peuvent fournir une cl&#233; d'entr&#233;e au diagnostic. D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t de les rappeler et de les illustrer chaque fois que possible, comme c'est le cas actuellement tir&#233; de notre observation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;1. Jeffrey A., Kraut and Ira Kurtz Toxic Alcohol Ingestions : Clinical Features, Diagnosis, and Management Clin J Am Soc Nephrol 2008 ; 3 : 208-225.&lt;br class='autobr' /&gt;
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3. Yulia Sabeva, Petko Marinov, Sneza Zlateva, Mariana Koleva Denaturated alcohol as a frequentsource of methanol intoxication Journal of IMAB - Annual Proceeding (Scientific Papers) 2007 ; book.&lt;br class='autobr' /&gt;
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		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Abc&#232;s du cerveau suite &#224; une plaie du scalp n&#233;glig&#233;e</title>
		<link>https://web-saraf.net/Abces-du-cerveau-suite-a-une-plaie.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://web-saraf.net/Abces-du-cerveau-suite-a-une-plaie.html</guid>
		<dc:date>2012-05-06T00:28:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 169 - Ay&#233; Yikp&#233; Denis --&gt; Ay&#233; Yikp&#233; Denis , 170 - Ay&#233; Y.M. --&gt; Ay&#233; Y.M. , 171 - Babo CJ --&gt; Babo CJ , 172 - Bouh Kouesseu Judith --&gt; Bouh Kouesseu Judith , 174 - Soro L. --&gt; Soro L. , 175 - Amonkou A.A. --&gt; Amonkou A.A.</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
[(Les auteurs voudraient &#224; travers ce cas clinique, insister sur la n&#233;cessit&#233; de prise en charge rigoureuse des plaies du scalp survenues au d&#233;cours d'un traumatisme cr&#226;nien &#224; cause du risque de complication infectieuse &#224; moyen terme, en l'occurrence un abc&#232;s du cerveau qui peut transformer le pronostic d'un traumatisme cr&#226;nien et l'aggraver. C'est l'occasion pour les auteurs de revisiter un certain nombre de points essentiels et de donn&#233;es r&#233;centes concernant les abc&#232;s microbiens (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-17-no1-2012-.html" rel="directory"&gt;Tome 17 n&#176;1 - 2012&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Les auteurs voudraient &#224; travers ce cas clinique, insister sur la n&#233;cessit&#233; de prise en charge rigoureuse des plaies du scalp survenues au d&#233;cours d'un traumatisme cr&#226;nien &#224; cause du risque de complication infectieuse &#224; moyen terme, en l'occurrence un abc&#232;s du cerveau qui peut transformer le pronostic d'un traumatisme cr&#226;nien et l'aggraver.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l'occasion pour les auteurs de revisiter un certain nombre de points essentiels et de donn&#233;es r&#233;centes concernant les abc&#232;s microbiens du cerveau, &#224; savoir : l'&#233;pid&#233;miologie, la pathog&#233;nie, le traitement et le pronostic des abc&#232;s microbiens du cerveau.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous rapportons l'observation d'un patient de 30 ans, de sexe masculin qui a &#233;t&#233; victime le 1er Janvier 2010 d'un accident de la voie publique ayant occasionn&#233; un traumatisme cr&#226;nien b&#233;nin avec une plaie du scalp qui elle-m&#234;me n&#233;glig&#233;e va &#234;tre responsable d'un abc&#232;s du cerveau &#224; l'issue fatale.
&lt;p&gt;Un recueil d'articles dans Medeline &#224; partir des th&#232;mes : &#61618;abc&#232;s du cerveau&#61618; et &#61618; traumatisme cr&#226;nien&#61618; permettant une revue de la litt&#233;rature sur des points r&#233;currents et essentiels des abc&#232;s microbiens du cerveau a &#233;t&#233; faite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, La n&#233;gligence des soins de la plaie du scalp apr&#232;s le traumatisme cr&#226;nien causal est le facteur d&#233;terminant de la survenue de l'abc&#232;s du cerveau chez notre patient. Le retard &#224; la chirurgie a en grande partie &#233;t&#233; responsable du d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La litt&#233;rature rapporte une fr&#233;quence relativement faible des abc&#232;s du cerveau &#224; travers le monde. Trois m&#233;canismes &#233;tiopathog&#233;niques sont reconnus au sein desquels les traumatismes cr&#226;niens tiennent une part non n&#233;gligeable. Le diagnostic microbiologique apparait d&#233;terminant pour un traitement adapt&#233; et efficace. La panoplie de germes identifi&#233;s et responsables de cette affection apparait large mais toutefois les coccis gram positif (streptocoques et staphylocoques) et les ana&#233;robies sont au premier rang en termes de fr&#233;quence et de r&#233;currence. Le traitement reste m&#233;dicochirurgical, centr&#233; sur l'antibioth&#233;rapie tout en notant de nouvelles orientations au niveau des m&#233;thodes chirurgicales, en faveur d'une chirurgie de moins en moins invasive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pronostic reste marqu&#233; par une mortalit&#233; (10 &#224; 25%) et une morbidit&#233; lourdes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; :&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous voudrions insister sur la n&#233;cessit&#233; de prise en charge rigoureuse des plaies du scalp, &#224; cause de la possibilit&#233; de complication infectieuse grave comme le rel&#232;ve ce cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mots Cl&#233;s &lt;/strong&gt; : Abc&#232;s du cerveau &#8211; Traumatisme cr&#226;nien &#8211; Plaie du scalp.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Summary&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;The authors would through this case insist on the necessity of the rigorous agreement to bear scalp wound occurred during cranial traumatism because of infectious complication risk in the short term, in instance a brain abscess that can change the cranial traumatism prognosis and make it worse further.&lt;br class='autobr' /&gt;
Therefore it is the opportunity for the author to revise a number of essential points and recent data about the microbic brain abscess that is to say : the epidemiology, the pathogenesis, the microbic brain abscess treatment and prognosis.
&lt;p&gt;We are reporting the observation of a male patient who has been victim of a public road accident the 1rst January 2010 causing a cranial traumatism with a scalp wound which itself neglected will be responsible for a fatal brain abscess.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;An articles anthology in Medeline on the basis of the topic &#8220;brain abscess&#8221; and &#8220;cranial traumatism&#8221; has been made, allowing to go through the literature about microbic brain abscess recurrent points and essential matters.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, The scalp wound negligence further to the cranial traumatism is the main factor that caused the brain abscess about our patient. The surgery delay was for a large part responsible for the patient death.&lt;br class='autobr' /&gt;
The literature reports a relatively low rate of brain abscess all over the world. Three Pathogenesis mechanisms are recognized, within cranial traumatisms can not be neglected. The microbiological diagnosis appears to be decisive for a suitable and effective treatment. The range of germ identified and responsible for this complaint is wide, however the gram-positive cocci (streptococcus and staphylococcus) and the anaerobics are in the first row talking about frequency and recurrence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The treatment remains medico-chirurgicale, focused on the antibiotic therapy with new directions in the chirurgical methods for a surgery going less invasive. The prognosis remains marked by a high rate of mortality (10 to 25%) and morbidity.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
We would insist on the necessity of the rigorous agreement to bear scalp wound because of the possibility of serious infectious complication as this case has noticed it.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Key words&lt;/strong&gt; : Brain abscess ; cranial traumatism ; scalp wound ;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
.&lt;br class='autobr' /&gt;
.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;dblcol&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'abc&#232;s du cerveau qui r&#233;alise une collection suppur&#233;e au sein du tissu c&#233;r&#233;bral, est une affection de fr&#233;quence relativement faible [1,2].&lt;br class='autobr' /&gt;
La litt&#233;rature manque de donn&#233;es &#233;pid&#233;miologiques pr&#233;cises sur l'incidence et la pr&#233;valence de cette pathologie dans le monde. Mais Damattraya [3] fait r&#233;f&#233;rence &#224; une incidence d'abc&#232;s c&#233;r&#233;braux au sein des populations occidentales d'environ 1500 &#224; 2000 cas par an et cela repr&#233;senterait approximativement 8 % des masses intracr&#226;niennes dans les pays d&#233;velopp&#233;s. Cette incidence tendrait &#224; &#234;tre beaucoup plus &#233;lev&#233;e dans les pays en voie de d&#233;veloppement. Si l'apport de l'imagerie et de l'antibioth&#233;rapie a consid&#233;rablement transform&#233; le pronostic de cette affection, il n'en demeure pas moins que la prise en charge reste lourde et les risques d'hypoth&#232;que sur le devenir du patient en termes de mortalit&#233; et de morbidit&#233; menacent en permanence le malade. La pathog&#233;nie de cette affection fait apparaitre trois groupes &#233;tiologiques : les abc&#232;s par infection de voisinage, les abc&#232;s m&#233;tastatiques (voie h&#233;matog&#232;ne) et les abc&#232;s de cause inconnue [4]. La pathologie traumatique cr&#226;nio-enc&#233;phalique est fortement incrimin&#233;e dans les causes d'abc&#232;s du cerveau [5,6]. Si les l&#233;sions enc&#233;phaliques sont connues pour leur potentiel &#224; engager dans l'imm&#233;diat le pronostic vital d'un traumatis&#233; cr&#226;nien, les risques infectieux en rapport avec certaines l&#233;sions font peser &#224; moyen terme sur le traumatis&#233; cr&#226;nien une menace &#224; m&#234;me de transformer un pronostic initialement bon.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous rapportons ici un cas de traumatisme cr&#226;nien b&#233;nin mais dont la plaie du scalp n&#233;glig&#233;e a entrain&#233; un abc&#232;s du cerveau mortel. Ce cas nous donne l'occasion de revisiter un certain nombre de points essentiels concernant cette pathologie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Observation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'un patient de 30 ans, sexe masculin, chez qui l'on ne note pas d'ant&#233;c&#233;dent pathologique, notamment pas de diab&#232;te ni d'hypertension art&#233;rielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est victime le 1er Janvier 2010 d'un accident de la voie publique : pi&#233;ton, il est renvers&#233; par un motocycliste. Il n'a pas eu de perte de connaissance initiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est re&#231;u dans un h&#244;pital de province o&#249; le bilan l&#233;sionnel a not&#233; une conscience normale et une absence de d&#233;ficit moteur focalis&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une plaie du scalp pari&#233;to-occipitale gauche ayant n&#233;cessit&#233; 7 points de sutures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est mis en observation pendant 24 h puis lib&#233;r&#233; pour son domicile le lendemain, l'examen n'ayant pas not&#233; de modification du status neurologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas eu de TDM c&#233;r&#233;bral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux semaines plus tard, surviennent des crises convulsives g&#233;n&#233;ralis&#233;es associ&#233;es &#224; une fi&#232;vre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;admis &#224; l'h&#244;pital, l'examen retrouve une suppuration de la plaie du scalp.&lt;br class='autobr' /&gt;
Devant la r&#233;p&#233;tition des convulsions et l'apparition de troubles de la conscience, il est transf&#233;r&#233; dans un h&#244;pital r&#233;gional o&#249; un scanner c&#233;r&#233;bral a &#233;t&#233; effectu&#233; Ce scanner c&#233;r&#233;bral avait mis en &#233;vidence un volumineux abc&#232;s c&#233;r&#233;bral pari&#233;tal gauche avec un important oed&#232;me p&#233;ri l&#233;sionnel et un effet de masse sur le syst&#232;me ventriculaire. Il ne montrait pas de fracture du cr&#226;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est alors adress&#233; dans le service de neurochirurgie d&#232;s le lendemain.&lt;br class='autobr' /&gt;
La conscience &#233;tait normale et le score de Glasgow cot&#233; &#224; 15,&lt;br class='autobr' /&gt;
Une plaie suppur&#233;e du scalp en pari&#233;to-occipital gauche &#233;tait observ&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le bilan biologique notait &#224; l'h&#233;mogramme une hyperleucocytose avec 13300 globules blancs et les plaquettes &#224; 186000/mm3. La s&#233;rologie r&#233;trovirale &#233;tait n&#233;gative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le traitement a consist&#233; en : un parage de la plaie du scalp au bloc op&#233;ratoire, sous anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale, une antibioth&#233;rapie parent&#233;rale avec la Ceftriaxone associ&#233;e au M&#233;tronidazole. De m&#234;me, un anti&#233;pileptique (d&#233;pakine&#61666;) &#233;tait utilis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ce traitement, les suites font appara&#238;tre une aggravation neurologique avec des signes d'engagement et l'apparition d'un trouble de la conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pris au bloc op&#233;ratoire en urgence, une ponction-&#233;vacuation puis drainage de l'abc&#232;s a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;. Ce geste a permis de retirer environ 20 mL de pus franc port&#233; imm&#233;diatement au laboratoire de microbiologie pour examen et culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;volution clinique ne montrera pas d'am&#233;lioration, au contraire apparait une mydriase bilat&#233;rale ar&#233;active puis un tableau clinique de mort enc&#233;phalique suivi du d&#233;c&#232;s le lendemain de l'intervention chirurgicale. L'examen direct du pus au laboratoire a mis en &#233;vidence des coccis gram-positif mais la culture a &#233;t&#233; n&#233;gative&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_158 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;47&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH273/fig1-5-66b60.jpg?1734806102' width='500' height='273' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-158 '&gt;&lt;strong&gt;Fig. 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-158 '&gt;Abc&#232;s c&#233;r&#233;bral unique post traumatique
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;dblcol&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous constatons que le traumatisme cr&#226;nien initial parait b&#233;nin selon les crit&#232;res Master [7], au vu de l'examen clinique initial qui ne note ni perte de connaissance initiale, ni troubles de la conscience, ni signe d&#233;ficitaire focal.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le diagnostic de l'abc&#232;s est pos&#233; par le scanner c&#233;r&#233;bral qui montre un volumineux abc&#232;s c&#233;r&#233;bral de si&#232;ge pari&#233;tal gauche [Figure 1]. Cet abc&#232;s est en regard de la plaie du scalp. Il n'y a pas de fracture du cr&#226;ne. Etonnamment malgr&#233; le volume de l'abc&#232;s qui parait important, l'&#233;tat de conscience est rest&#233; longtemps conserv&#233; voire normal jusqu'au stade ultime de l'engagement c&#233;r&#233;bral. On note un d&#233;lai d'environ 3 semaines entre la l&#233;sion initiale du scalp et le diagnostic de l'abc&#232;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un certain nombre de points essentiels &#224; travers cette observation nous rapprochent de certaines donn&#233;es de la litt&#233;rature.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sexe ratio&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Notre patient est de sexe masculin. Bien que notre observation se rapporte au cas d'un seul patient, il convient de rappeler la constance de ce fait dans la litt&#233;rature o&#249; il est rapport&#233; par la plus part des auteurs une pr&#233;dominance masculine dans les s&#233;ries de cas d'abc&#232;s du cerveau (Tableau I).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_159 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH88/t1-4-b4ee3.jpg?1734806102' width='500' height='88' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-159 '&gt;&lt;strong&gt;Tableau I
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-159 '&gt;Sexe ratio
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;dblcol&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pr&#233;sentation clinique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans notre cas, les signes inauguraux qui am&#232;nent au diagnostic sont : les convulsions et la fi&#232;vre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Classiquement la triade de Bergman est fortement &#233;vocatrice de la maladie. Elle associe : signes d'hypertension intracr&#226;nienne, syndrome infectieux et signes de focalisation. Mais cette association dans la litt&#233;rature se manifeste dans moins de 13 &#224; 16,9% des cas [8,9]. La pr&#233;sentation clinique des abc&#232;s du cerveau est plut&#244;t marqu&#233;e par un polymorphisme des signes dont l'expression d&#233;pend de la topographie, du nombre d'abc&#232;s, de la virulence du germe, du terrain.Les signes les plus couramment r&#233;pertori&#233;s et rapport&#233;s par la plupart des s&#233;ries sont : les signes d'hypertension intracr&#226;nienne (c&#233;phal&#233;es et vomissements), la fi&#232;vre, les convulsions localis&#233;es ou g&#233;n&#233;ralis&#233;es, les signes d&#233;ficitaires focaux, les troubles de la conscience, les signes d'irritation m&#233;ning&#233;e ; ce, dans des proportions variables (tableau II). Les c&#233;phal&#233;es et la fi&#232;vre apparaissent comme les signes cliniques les plus en avant, &#224; m&#234;me de faire &#233;voquer le diagnostic.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_160 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;72&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH168/t2-4-3bd91.jpg?1734806102' width='500' height='168' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-160 '&gt;&lt;strong&gt;Tableau II
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-160 '&gt;Fr&#233;quence des signes cliniques au cours des abc&#232;s c&#233;r&#233;braux
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;dblcol&#034;&gt;
Le diagnostic positif et topographique est de nos jours ais&#233; gr&#226;ce aux performances de l'imagerie o&#249; la TDM et l'IRM jouent un r&#244;le central [10].
&lt;p&gt;La TDM c&#233;r&#233;brale avec injection de produit de contraste permet habituellement de mettre en &#233;vidence l'abc&#232;s c&#233;r&#233;bral sous la forme d'une hypodensit&#233; intra parenchymateuse c&#233;r&#233;brale, rehauss&#233;e par le produit de contraste. Mais l'aspect peut montrer des nuances selon le stade &#233;volutif de l'abc&#232;s [11].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de l'aspect diagnostic, l'imagerie est d'un apport inestimable dans la prise en charge th&#233;rapeutique gr&#226;ce aux techniques de rep&#233;rage en vue de la chirurgie qu'elle a permis d'am&#233;liorer tels la neuronavigation et la st&#233;r&#233;otaxie[3,11]. Par ailleurs, l'imagerie permet le suivi &#233;volutif de l'abc&#232;s pendant le traitement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Localisation de l'abc&#232;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La localisation de l'abc&#232;s est souvent en rapport avec le m&#233;canisme &#233;tiopathog&#233;nique [4,12].&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans notre cas l'abc&#232;s est de localisation pari&#233;tal gauche, sous jacent &#224; la plaie suppur&#233;e du scalp alors qu'il n'y a pas de fracture de l'os du crane ; ce qui soul&#232;ve l'int&#233;r&#234;t de l'hypoth&#232;se pathog&#233;nique. la plus vraisemblable que cela sugg&#232;re, pourrait &#234;tre celle d'une infection de voisinage, propag&#233;e &#224; partir des veines sans valves &#233;missaires du cerveau comme le souligne B. Alliez [4], Glenn E [11], et Kakou M [13] qui lui aussi rapporte un cas d'abc&#232;s du cerveau cons&#233;cutif &#224; une perfusion intraveineuse &#233;picr&#226;nienne.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Microbiologie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le germe mis en cause &#224; partir du pus c&#233;r&#233;bral dans notre cas est un cocci gram positif mais qui n'a pas pu &#234;tre identifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le diagnostic microbiologique est essentiel &#224; un traitement m&#233;dical efficace mais non indispensable car l'urgence du traitement commande que l'on d&#233;marre le traitement antibiotique une fois le diagnostic positif pos&#233; [3,11].&lt;br class='autobr' /&gt;
La difficult&#233; m&#234;me du diagnostic microbiologique est soulign&#233;e par la plupart des auteurs [14].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, le pus c&#233;r&#233;bral est indispensable pour l'analyse microbiologique qui peut emmener au diagnostic &#233;tiologique. Mais ce produit pathologique ne peut &#234;tre obtenu qu'&#224; l'occasion de la chirurgie et un taux relativement &#233;lev&#233; de cultures st&#233;riles est relev&#233; (tableau III). Les techniques de biologie mol&#233;culaire pourraient &#234;tre d'un soutien &#224; m&#234;me d'am&#233;liorer les performances diagnostiques biologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les h&#233;mocultures multiples peuvent aider au diagnostic si elles isolent un germe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pratique de la ponction lombaire parait risqu&#233;e et non conseill&#233;e dans ce contexte de processus occupant de l'espace [15].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La panoplie de germes mis en cause dans les abc&#232;s c&#233;r&#233;braux microbiens parait large au vu de la plupart des s&#233;ries publi&#233;es (tableau III). La nature de ces germes d&#233;pend souvent de la source de l'infection. Les cocci gram positif (en particulier les streptocoques) et les ana&#233;robies sont les germes les plus fr&#233;quents et cela nous apparait important &#224; prendre en compte dans la prescription de l'antibioth&#233;rapie initiale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Traitement m&#233;dical&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le traitement est le plus souvent m&#233;dico-chirurgical mais surtout pluridisciplinaire faisant intervenir : r&#233;animateurs, infectiologues, microbiologistes, radiologues et neurochirurgiens.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le traitement m&#233;dical met en avant l'antibioth&#233;rapie qui prend en compte le spectre d'activit&#233; de la mol&#233;cule, la flore des abc&#232;s, la capacit&#233; de diffusion de l'antibiotique dans le tissu c&#233;r&#233;bral et dans le pus et l'effet bact&#233;ricide de l'antibiotique [16].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'urgence commande que l'on d&#233;marre le traitement une fois le diagnostic &#233;tabli, par une antibioth&#233;rapie empirique. Dans ce domaine, les usages semblent avoir &#233;volu&#233; au fil des ann&#233;es. En effet, la p&#233;nicilline et les ph&#233;nicol&#233;s &#233;taient les mol&#233;cules les plus prescrits en traitement initial 3 &#224; 4 d&#233;cennies derri&#232;re nous. de plus en plus, la plupart des s&#233;ries rapport&#233;es mettent en avant l'association c&#233;phalosporine de troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration, m&#233;tronidazole, avec des combinaisons pouvant inclure quinolones, vancomycine et un aminoside [11,15,16].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dur&#233;e de cette antibioth&#233;rapie semble difficile &#224; d&#233;terminer. Cependant, plusieurs auteurs la maintiennent plus de 6 &#224; 8 semaines.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans notre cas la strat&#233;gie antibiotique semble n'avoir pas am&#233;lior&#233; le pronostic de notre patient. et le retard de mise en oeuvre de la chirurgie aura jou&#233; un r&#244;le d&#233;terminant vers l'aggravation de son &#233;tat neurologique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_161 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;59&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH273/t3-3-cbf59.jpg?1734806103' width='500' height='273' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-161 '&gt;&lt;strong&gt;Tableau III
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-161 '&gt;Aspects bact&#233;riologiques des abc&#232;s du cerveau
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;dblcol&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Traitement chirurgical&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La chirurgie est un volet important quasi-indissociable de la prise en charge, au moins dans un double int&#233;r&#234;t : diagnostique et th&#233;rapeutique. Car &#224; l'occasion de la chirurgie, le pus &#233;vacu&#233; permet l'analyse microbiologique qui guidera le traitement antibiotique. Cette chirurgie a connu une &#233;volution dans ses modalit&#233;s et a b&#233;n&#233;fici&#233; des progr&#232;s de l'imagerie qui a permis le d&#233;veloppement des techniques st&#233;r&#233;otaxiques et de neuronavigation tr&#232;s utiles au cours du traitement chirurgical des abc&#232;s c&#233;r&#233;braux. Aujourd'hui, les craniotomies avec excisions larges des abc&#232;s connaissent des indications tr&#232;s limit&#233;es au profit de la chirurgie dite &#224; minima, moins invasive [3, 11, 17]. Cette derni&#232;re technique comporte les ponction-aspiration d'abc&#232;s, dites &#224; cr&#226;ne ferm&#233; au trocart de Cushing. Les indications chirurgicales tiennent compte de la taille de l'abc&#232;s (diam&#232;tre &#61619; 2,5 cm) [9, 18], mais aussi de la pr&#233;sence d'effet de masse ainsi que de la profondeur de l'abc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Traitements adjuvants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les convulsions inh&#233;rentes au tableau clinique de l'abc&#232;s c&#233;r&#233;bral soul&#232;vent des pr&#233;occupations sp&#233;cifiques. L'incidence des convulsions reste tout de m&#234;me &#233;lev&#233;e. Selon les s&#233;ries, elles peuvent aller de 15 &#224; 30% (tableau II). Lorsqu'elles sont patentes elles sont syst&#233;matiquement trait&#233;es avec des anticonvulsivants dont les benzodiaz&#233;pines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de leur pr&#233;vention syst&#233;matique surtout &#224; la phase aigue reste sujette &#224; d&#233;bat. Dans notre pratique, la pr&#233;vention est faite syst&#233;matiquement, surtout lorsque le scanner c&#233;r&#233;bral montre un effet de masse significatif ou lorsque dans l'histoire de la maladie, il a &#233;t&#233; not&#233; un &#233;pisode convulsif au moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La corticoth&#233;rapie pourrait pour un certain nombre d'auteurs, jouer un r&#244;le d&#233;favorable sur la p&#233;n&#233;tration des antibiotiques dans le tissus c&#233;r&#233;bral si&#232;ge de l'abc&#232;s [3,11,19]. Mais dans notre pratique, une corticoth&#233;rapie de courte dur&#233;e (48 &#224; 72 heures) est de mise lorsque les signes de focalisation sont tr&#232;s marqu&#233;s, lorsque le scanner c&#233;r&#233;bral montre un oed&#232;me p&#233;ri l&#233;sionnel franc.et / ou un effet de masse.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mortalit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tat de notre patient a &#233;volu&#233; ; s'aggravant jusqu'au d&#233;c&#232;s ; d&#233;c&#232;s auquel ont concouru une s&#233;rie d'attitudes inadapt&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; tout, &#224; travers la litt&#233;rature, le pronostic des abc&#232;s microbiens du cerveau reste marqu&#233; par une lourde mortalit&#233; allant de 10 &#224; 25% (Tableau II) ; ce, en d&#233;pit d'un net progr&#232;s dans la prise en charge.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le cas de ce patient nous parait dramatique car suite &#224; un traumatisme cr&#226;nien b&#233;nin, une plaie du scalp n&#233;glig&#233;e se omplique d'un abc&#232;s c&#233;r&#233;bral microbien qui va conduire au d&#233;c&#232;s. Les abc&#232;s c&#233;r&#233;braux sont des urgences m&#233;dico-chirurgicales ; quoique peu fr&#233;quents, ils restent une pathologie grave, dont la prise en charge reste lourde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur pronostic reste encore et malgr&#233; des avanc&#233;es remarquables dans la prise en charge, associ&#233; &#224; une mortalit&#233; relativement &#233;lev&#233;e ainsi que des&lt;br class='autobr' /&gt;
cons&#233;quences fonctionnelles quelquefois hautement handicapantes.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pathologie traumatique cr&#226;nio-enc&#233;phalique &#233;tant une des principales causes de cette affection, ce cas clinique vient nous rappeler que des l&#233;sions cr&#226;nio-c&#233;r&#233;brales m&#234;me en apparence b&#233;nignes ne devraient en aucun cas souffrir d'aucune n&#233;gligence.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;&lt;div class=&#034;dblcol&#034;&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Leys D. Abc&#232;s c&#233;r&#233;braux et empy&#232;mes intracr&#226;niens. Encycl M&#233;d Chir, Neurologie, 17-485-A-10,2001, 7 p.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sarala Menon, Renu Bharadwaj, Abhay Chowdhary, D. V. Kaundinya and D. A. Palande Current epidemiology of intracranial abscesses : a prospective 5 year Study Journal of Medical Microbiology 2008 ; 57 : 1259&#8211;68&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Muzumdar D, Jhawar S, Goel A. Brain abscess : An overview, InternationalJournal of Surgery 2010 ;10 : 1016-25&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Alliez B., Ducolombier A , Gueye L. Les suppurations collect&#233;es intracr&#226;niennes &#233;tude de 64 observations anatomo-cliniques M&#233;decine d'Afrique Noire 1992 ; 39 (5)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Patir R., Sood s.et Bhatia r. Post-traumatic brain abscess : experience of 36 patients British Journal of Neurosurgery 1995 ; 9:29-35&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Stephanov S. Brain abscesses from neglected open head injuries : experience with 17 cases over 20 years. Swiss Surg. 1999 ;5:288-92.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; P N. Vialles, J. Fl&#233;chet, J. Estorc, J-E. de La Coussaye Prise en charge d'un traumatisme cr&#226;nien non grave In MAPAR 2003 p591-97&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Furen Xiao, MD, Ming-Yuan Tseng, MD, Lee-Jene Teng, MS, Ham-Min Tseng, MD, Jui-Chang Tsai, MD, PhD, Brain abscess : clinical experience and analysis of prognostic factors Surgical Neurology 2005 ; 63 : 442-50&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Jen-Ho Tseng, MD, Ming-Yuan Tseng, MD, MPhil Brain abscess in 142 patients : factors influencing outcome and mortality Surgical Neurology 2006 ; 65 : 557-62&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Bhand AA. Brain abscess : diagnosis and management. J Coll Physicians Surg Pak. 2004 ; 14 : 407-10.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Glenn E. Mathisen and J. Patrick Johnson Brain Abscess Clinical Infectious Diseases 1997 ; 25:763-81&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Berlit P, Fedel C, Tornow K, Schmiedek P. Bacterial brain abscess-experiences with 67 patients Fortschr Neurol Psychiatr.1996 ; 64:297-06.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Kakou M, Varlet G., Bazeze V,. N'guessan G Abc&#232;s c&#233;r&#233;bral cons&#233;cutif &#224; une perfusion intraveineuse &#233;picr&#226;nienne M&#233;decine d'Afrique Noire : 1998, 45 (3)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Merad A.S. Etude bact&#233;riologique des suppurations intracr&#226;niennes dans la r&#233;gion d'Alger entre 1987 et 1996 Archives de l'Institut Pasteur d'Alg&#233;rie 1999 ;Tome 63&lt;/li&gt;&lt;li&gt; CarpenterJ., Stapleton S. et Holliman R Retrospective analysis of 49 cases of brain abscess and review of the literature. Eur J Clin Microbiol Infect Dis 2007 ; 26:1-11&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Decazes J.M., Vodant-Modai P. Concentrations des antibiotiques dans le cerveau humain : applications au traitement des abc&#232;s c&#233;r&#233;braux. M&#233;decine et maladies infectieuses 1988 ; 18 : 885-892.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Broalet M. Y. E, N'dri O.D, Eholie S, Varlet G, Bazeze V. Abc&#232;s et empy&#232;mes intracr&#226;niens chez l'enfant AJNS 2002 ; 21 : 38-41&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mamelak, Adam N. M.D. ; Mampalam, Thomas J. M.D. ; Obana, William G. M.D. ; Rosenblum, Mark L. M.D. Improved Management of Multiple Brain Abscesses : A Combined Surgical and Medical Approach Neurosurgery. 1995 ; 36 : 76-86&lt;/li&gt;&lt;li&gt; De Lastours V., Fantin B. Actualit&#233;s sur la prise en charge, des abc&#232;s c&#233;r&#233;braux de l'adulte Antibiotiques. 2008 ; 10 : 106-14.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La consultation pr&#233;anesth&#233;sique en chirurgie p&#233;diatrique au CHU de Yopougon : Quelles informations pertinentes retenir ?</title>
		<link>https://web-saraf.net/La-consultation-preanesthesique-en.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://web-saraf.net/La-consultation-preanesthesique-en.html</guid>
		<dc:date>2012-05-05T20:41:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 169 - Ay&#233; Yikp&#233; Denis --&gt; Ay&#233; Yikp&#233; Denis , 170 - Ay&#233; Y.M. --&gt; Ay&#233; Y.M. , 171 - Babo CJ --&gt; Babo CJ , 172 - Bouh Kouesseu Judith --&gt; Bouh Kouesseu Judith , 173 - Y&#233;o TLP --&gt; Y&#233;o TLP , 174 - Soro L. --&gt; Soro L. , 175 - Amonkou A.A. --&gt; Amonkou A.A.</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
[(Objectif Rechercher les informations pertinentes recueillies au cours de la consultation pr&#233;anesth&#233;sique chez l'enfant au CHU deYopougon. &lt;br class='autobr' /&gt;
M&#233;thode Il s'agissait d'une &#233;tude r&#233;trospective qui a consist&#233; &#224; analyser les fiches de consultation pr&#233;anesth&#233;sique, portant sur un semestre de pratique chez des enfants de 0 &#224; 15 ans, en chirurgie programm&#233;e au CHU de Yopougon. Les donn&#233;es recueillies sont essentiellement des donn&#233;es &#233;pid&#233;miologiques mettant en &#233;vidence les facteurs de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-17-no1-2012-.html" rel="directory"&gt;Tome 17 n&#176;1 - 2012&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Objectif&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Rechercher les informations pertinentes recueillies au cours de la consultation pr&#233;anesth&#233;sique chez l'enfant au CHU deYopougon.
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;thode&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agissait d'une &#233;tude r&#233;trospective qui a consist&#233; &#224; analyser les fiches de consultation pr&#233;anesth&#233;sique, portant sur un semestre de pratique chez des enfants de 0 &#224; 15 ans, en chirurgie programm&#233;e au CHU de Yopougon.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les donn&#233;es recueillies sont essentiellement des donn&#233;es &#233;pid&#233;miologiques mettant en &#233;vidence les facteurs de risque de survenue d'incidents respiratoires, cardiocirculatoires, h&#233;matologiques, de naus&#233;es et vomissements post op&#233;ratoires, de difficult&#233;s pr&#233;visibles d'intubation ou d'acc&#232;s aux voies veineuses p&#233;riph&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sultats&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Quarante trois (43) dossiers de consultation pr&#233;anesth&#233;sique ont &#233;t&#233; analys&#233;s, pour la p&#233;riode allant de F&#233;vrier 2011 &#224; Juillet 2011. La majorit&#233; des enfants recrut&#233;s pour la chirurgie programm&#233;e sont des enfants de 1 &#224; 10 ans (63%). Les chirurgies concern&#233;es sont : la chirurgie digestive (55,8%), la chirurgie urologique (25,6%) et la chirurgie orthop&#233;dique (14%). La plupart des patients &#233;taient class&#233;s ASA1 (86%) et ASA2 (14%).&lt;br class='autobr' /&gt;
Les facteurs de risque retrouv&#233;s &#233;taient :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les infections des voies a&#233;riennes datant de moins d'une semaine ou pr&#233;sent au moment de l'examen (23%).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les anomalies h&#233;matologiques : h&#233;moglobinopathie (2 cas sur 26 &#233;lectrophor&#232;ses de l'h&#233;moglobine), an&#233;mie avec un taux d'h&#233;moglobine &lt; 8g/dl (4%).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; des difficult&#233;s pr&#233;visibles d'acc&#232;s aux voies veineuses p&#233;riph&#233;riques (28%).&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s l'analyse des r&#233;sultats, 2 enfants ont vu leur intervention report&#233;e et 2 autres ont &#233;t&#233; transfus&#233;s avant la chirurgie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; le faible effectif, nous notons que tr&#232;s peu d'enfants vus en consultation pr&#233;anesth&#233;sique pour chirurgie programm&#233;e au CHU de Yopougon ont pr&#233;sent&#233; des facteurs de risque &#224; m&#234;me d'impacter fondamentalement sur la strat&#233;gie anesth&#233;sique. Par contre cette consultation a eu l'int&#233;r&#234;t d'&#234;tre un moment privil&#233;gi&#233; de dialogue avec les parents pour r&#233;aliser des conseils de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mots cl&#233;s &lt;/strong&gt; Anesth&#233;sie p&#233;diatrique, Morbidit&#233; p&#233;ri anesth&#233;sique, Risque anesth&#233;sique&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Summary&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Compared to adults in whom the risk of facing perianesthetic unwanted events is estimated at 17%, this risk seems higher in children where it is estimated at 35% as reported by Cohen and al.Therefore, the pre-anesthetic consultation in pediatric practice, attempts to uncover all the well-known risk factors.But really, how often do we deal with relevant information which lead us to use a particular anesthetic strategy ?
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Methods&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
This is a retrospective analysis of pre-anesthetic consultation forms, covering a half-year of consultation in children from 0 to 15 years in planned surgery at the University Hospital of Yopougon.Informations gathered are mainly epidemiological data highlighting occurrence causes of respiratory, cardiocirculatory, hematology incidents, postoperative nausea and vomiting, predictable difficulties of intubation or access to the peripheral venous ways etc&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Results&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Only 43 cases of pre-anesthetic consultations have been selected and analyzed for the period going from February 2011 to July 2011.Most of children recruited for the planned surgery were from1 to 10 years (63%). The surgeries involved were : gastrointestinal surgery (55.8%), urologic surgery (25.6%) and orthopedic surgery (14%). Most patients were classified ASA1 (86%) and ASA2 (14%).The risk factors found were :- air ways infection dating less than a week or present at the time of the consultation(23%) ;- hematological abnormalities : hemoglobinopathy (2 out of 26 cases of hemoglobin electrophoresis), significant anemia (hemoglobin rate &lt;8g/dl) (4%) ;- predictable difficulties of access to the peripheral venous ways. (28%).The operations of two children were postponed and only 2 patients had a prescribed transfusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Our patient staff seems low, but we noticed that very few children met in preanesthetic consultation for planned surgery, had risk factors able to fundamentally influence the anesthetic strategy.Incidentally, the pre-anesthetic consultation in pediatrics could be a privileged time of dialogue with patients' parent to make health advice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Keywords&lt;/strong&gt; : Pediatric anesthesia, preanesthetic morbidity , anesthetic risk&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La mortalit&#233; et la morbidit&#233; p&#233;riop&#233;ratoires mettent en lumi&#232;re le probl&#232;me du risque en anesth&#233;sie. Trois principaux facteurs interagissent &#224; des degr&#233;s divers pour conduire aux &#233;v&#233;nements ind&#233;sirables p&#233;riop&#233;ratoires (mineurs ou majeurs), &#224; savoir des facteurs li&#233;s &#224; l'environnement et &#224; l'&#233;quipement, des facteurs li&#233;s au terrain du patient anesth&#233;si&#233;, enfin des facteurs humains intimement d&#233;pendants de la comp&#233;tence de l'anesth&#233;siste qui reste la cl&#233; de voute [1,2].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un domaine aussi sensible qu'est la p&#233;diatrie, le risque anesth&#233;sique rev&#234;t un caract&#232;re particulier. En effet, compar&#233; &#224; l'adulte o&#249; le risque de survenue d'&#233;v&#233;nements ind&#233;sirables p&#233;rianesth&#233;siques est &#233;valu&#233; &#224; 17% [3], le risque apparait plus &#233;lev&#233; sinon doubl&#233; chez l'enfant comme le rapporte Cohen rapporte 35% [4]. De m&#234;me, le co&#251;t des indemnisations en rapport avec des dommages attribu&#233;s &#224; l'anesth&#233;sie appara&#238;t nettement plus &#233;lev&#233; quand il s'agit d'un enfant [5].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ressort de diff&#233;rents audits sur la morbidit&#233; et la mortalit&#233; p&#233;rianesth&#233;sique en p&#233;diatrie [4-10], que ces &#233;v&#233;nements ind&#233;sirables mettent au premier plan les accidents respiratoires. Ensuite viennent les accidents cardiocirculatoires, puis les naus&#233;es et vomissements postop&#233;ratoires. La douleur in&#233;vitable, reste inh&#233;rente &#224; la chirurgie et sa prise en charge reste au coeur de toutes les strat&#233;gies anesth&#233;siques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, la consultation pr&#233;anesth&#233;sique qui vise essentiellement l'&#233;valuation du risque afin d'adapter la strat&#233;gie anesth&#233;sique, dans la pratique courante, s'attache &#224; d&#233;masquer tous les facteurs de risque bien connus [11-13].&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais en r&#233;alit&#233; combien de fois sommes-nous mis en face d'informations pertinentes &#224; m&#234;me de nous emmener &#224; recourir &#224; une strat&#233;gie anesth&#233;sique particuli&#232;re ? En un mot quel est le pourcentage de patients &#224; risque d&#233;masqu&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de cette &#233;tude vise donc &#224; d&#233;terminer l'incidence des patients &#224; risques d&#233;masqu&#233;s lors de la consultation pr&#233;anesth&#233;sique au sein d'une population d'enfants de 0 &#224; 15 ans en chirurgie programm&#233;e au CHU de Yopougon sur une p&#233;riode de 6 mois.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mat&#233;riel et M&#233;thode :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'une &#233;tude transversale. Elle a consist&#233; &#224; une analyse r&#233;trospective des fiches de consultation pr&#233;anesth&#233;sique, portant sur un semestre de pratique (de f&#233;vrier 2011 &#224; Juillet 2011) chez des enfants de 0 &#224; 15 ans en chirurgie programm&#233;e au CHU de Yopougon.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces fiches ont &#233;t&#233; &#233;labor&#233;es sous la forme d'un questionnaire standard avec des cases que le m&#233;decin anesth&#233;siste r&#233;alisant la consultation coche selon les constatations faites au cours de l'interrogatoire, de l'examen physique, du bilan para clinique, lorsqu'il est demand&#233; et r&#233;alis&#233;. Ces questionnaires sont remplis de fa&#231;on syst&#233;matique afin de rendre homog&#232;ne les informations recueillies et qui &#233;valuent les ant&#233;c&#233;dents personnels et familiaux, l'&#233;tat physique des patients et les r&#233;sultats de bilans para cliniques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les crit&#232;res d'inclusion : &#226;ge de 0 &#224; 15 ans, patients vus pour chirurgie programm&#233;e et orient&#233;s par un chirurgien du service de chirurgie p&#233;diatrique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Crit&#232;res d'exclusion : lorsqu'une information capitale manque au dossier tel que l'&#226;ge, le poids, l'indication de l'intervention projet&#233;e, des informations en rapport avec certains facteurs de risques bien connus.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les donn&#233;es recueillies sont essentiellement des donn&#233;es &#233;pid&#233;miologiques mettant en &#233;vidence les facteurs de risques tels que : l'&#226;ge, la pr&#233;maturit&#233;, les ant&#233;c&#233;dents d'incidents anesth&#233;siques, les troubles h&#233;morragiques potentiels, les h&#233;moglobinopathies, les traitements poursuivis et &#224; m&#234;me d'interf&#233;rer avec l'anesth&#233;sie ou la chirurgie, les infections des voies a&#233;riennes, les difficult&#233;s d'intubation potentielles, les difficult&#233;s pr&#233;visibles d'acc&#232;s aux voies veineuses p&#233;riph&#233;riques, la classification ASA, la prescription de transfusion, le type d'anesth&#233;sie pr&#233;vue, le type de chirurgie et d'autres anomalies &#233;ventuelles de l'examen clinique et les d&#233;cisions majeures du m&#233;decin anesth&#233;siste, au terme des conclusions de son examen.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toutes ces donn&#233;es ont &#233;t&#233; enregistr&#233;es dans une base de donn&#233;es EPI-INFO 2011 puis analys&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Seuls 43 dossiers de consultation pr&#233;anesth&#233;sique ont pu &#234;tre retenus et analys&#233;s, pour la p&#233;riode allant de F&#233;vrier 2011 &#224; Juillet 2011.&lt;br class='autobr' /&gt;
Huit(8) dossiers ont &#233;t&#233; rejet&#233;s du fait d'informations jug&#233;es capitales manquantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces consultations ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es pour 86% par des m&#233;decins anesth&#233;sistes s&#233;niors, c'est-&#224;-dire, titulaires de leur dipl&#244;me d'anesth&#233;siste et ayant au moins cinq ans de pratique anesth&#233;sique. Les 14% restant l'ont &#233;t&#233; par des m&#233;decins en cours de formation pour le dipl&#244;me d'anesth&#233;siste et &#233;tant au moins dans la troisi&#232;me ann&#233;e du cursus qui dure 4 ans.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;mographie et &#233;tat physique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En rapport avec l'&#226;ge des patients : tr&#232;s peu de nouveau-n&#233;s (2 cas) ont &#233;t&#233; concern&#233;s par la chirurgie programm&#233;e. Il s'agissait pour les 2 nouveau-n&#233;s de my&#233;lom&#233;ningoc&#232;le. La majorit&#233; des enfants recrut&#233;s pour la chirurgie programm&#233;e rassemble ceux de 1 &#224; 10 ans (63%) comme le montre la figure 1&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une nette pr&#233;dominance des enfants de sexe masculin apparait (fig. 2)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_132 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH264/fig1-2-368e6.jpg?1734806103' width='500' height='264' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-132 '&gt;&lt;strong&gt;Fig. 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-132 '&gt;R&#233;partition selon les tranches d'Age
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_133 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;34&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH139/fig2-8cc9a.jpg?1734806103' width='500' height='139' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-133 '&gt;&lt;strong&gt;Fig. 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-133 '&gt;R&#233;partition selon le sexe
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_134 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;40&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L407xH247/fig3-99828.jpg?1734796718' width='407' height='247' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-134 '&gt;&lt;strong&gt;Fig. 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-134 '&gt;R&#233;partition selon la classe ASA
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La plupart des enfants montrait un bon &#233;tat physique : 86% &#233;taient class&#233;s ASA1 et 14% ASA2 :( fig. 3 )&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le type de chirurgie :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les enfants &#233;taient consult&#233;s en vue d'une chirurgie digestive (55,8%), dans laquelle dominaient les hernies inguinales, inguino-scrotales, ombilicales etc. Puis venait la chirurgie urologique (25,6%), avec les hydroc&#232;les vaginales, les ectopies testiculaires, ovariennes, les r&#233;tr&#233;cissements ur&#233;traux, les kystes du cordon etc&#8230;En troisi&#232;me position figurait la chirurgie orthop&#233;dique (14%), avec essentiellement les pieds bots, les atteintes traumatiques et les maladies infectieuses. Enfin sont regroup&#233;es un certain nombre d'interventions relativement rares (4,7%) telles que les malformations de l'axe neural (Fig. 4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit pour la plupart d'entre eux de chirurgies dites mineures, peu d&#233;labrantes, durant de une &#224; deux heures avec peu de saignement&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_135 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;49&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH201/fig4-9db2a.jpg?1734806103' width='500' height='201' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-135 '&gt;&lt;strong&gt;Figure 4
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-135 '&gt;R&#233;partition selon le type de chirurgie
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les risques identifi&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le risque respiratoire identifi&#233; a concern&#233; 23,25% des enfants : 8 enfants (18,6% ) avaient une infection des voies a&#233;riennes dans la semaine pr&#233;c&#233;dant la consultation et qui persistait au moment de l'examen chez 4 d'entre eux ; 6 enfants (14% ), y compris les 4 pr&#233;c&#233;dents pr&#233;sentaient un encombrement nasal du fait d'une rhinite aigue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'a pas &#233;t&#233; rapport&#233; de terrain atopique ni de sujet asthmatique, il n'a pas &#233;t&#233; not&#233; non plus de difficult&#233; potentielle d'intubation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le risque cardio circulatoire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Des difficult&#233;s pr&#233;visibles d'acc&#232;s aux voies veineuses p&#233;riph&#233;riques ont &#233;t&#233; not&#233;s chez 28% des enfants, surtout ceux de bas &#226;ge en dessous de 5 ans [tableau1]).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'a pas &#233;t&#233; not&#233; de souffle cardiaque chez aucun des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_136 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH73/tb1-9c42f.jpg?1734806103' width='500' height='73' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les anomalies h&#233;matologiques :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il n'a pas &#233;t&#233; rapport&#233; de risque potentiel d'accident h&#233;morragique, sur la base de l'interrogatoire et de l'examen clinique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Compte tenu de la pr&#233;valence de la dr&#233;panocytose au niveau de la population g&#233;n&#233;rale qui a &#233;t&#233; &#233;valu&#233;e &#224; 12%, &#224; partir des travaux de Cabannes et Sangar&#233; [14] il est convenu de rendre syst&#233;matique la demande de l'&#233;lectrophor&#232;se de l'h&#233;moglobine et de la num&#233;ration globulaire, surtout pour les enfants au-del&#224; de six mois d'&#226;ge.&lt;br class='autobr' /&gt;
La num&#233;ration globulaire a &#233;t&#233; obtenue chez 100% des patients. Nous avons consid&#233;r&#233; comme an&#233;mi&#233;s des enfants qui avaient un taux d'h&#233;moglobine &lt; 10 g/dl. L'incidence de l'an&#233;mie &#233;tait alors de 23, 30%, dont 4,7% d'an&#233;mie s&#233;v&#232;re (taux d'h&#233;moglobine &#61603; 7g/dl).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lectrophor&#232;se de l'h&#233;moglobine a &#233;t&#233; obtenue chez 26 patients et nous avons not&#233; 2 cas d'anomalies : 1 cas de dr&#233;panocytose (SSFA2) et un cas de trait dr&#233;panocytaire (AS).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Informations accessoires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le suivi vaccinal s'est av&#233;r&#233; &#234;tre de mauvaise qualit&#233; : 42,5% des enfants avaient leurs vaccins non &#224; jour, surtout au niveau des rappels, en majorit&#233; chez les enfants au-del&#224; de la cinqui&#232;me ann&#233;e. Au-del&#224; du fait en lui-m&#234;me, nous consid&#233;rons cette information comme un indice de mauvais suivi m&#233;dical des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tat nutritionnel a &#233;t&#233; &#233;valu&#233; sur la courbe de poids selon l'&#226;ge et nous avons enregistr&#233; 9,3% de sous poids et 2,3% de surpoids.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;cisions majeures :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le choix de l'anesth&#233;sie a &#233;t&#233; l'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale chez 95% des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux (2) enfants ont vu leurs interventions report&#233;es : l'un pour une infection des voies respiratoires avec toux et encombrement nasal, l'autre pour an&#233;mie s&#233;v&#232;re (taux d'h&#233;moglobine &#224; 4,5 g/dl).&lt;br class='autobr' /&gt;
Deux (2) cas de transfusion ont &#233;t&#233; not&#233;s : le premier cas est un nourrisson de 8 mois qui &#233;tait programm&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
pour une ost&#233;oarthrite et qui &#233;tait hypotrophe et an&#233;mi&#233; &#224; 6,4 g/dl d'h&#233;moglobine ; le deuxi&#232;me cas est aussi un nourrisson de 11 mois, dr&#233;panocytaire SSFA2, an&#233;mi&#233; &#224; 8,5 g d'h&#233;moglobine et qui &#233;tait programm&#233; aussi pour une ost&#233;oarthrite.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_137 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH245/tb2-eedec.jpg?1734806103' width='500' height='245' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Notre effectif parait faible pour six mois d'activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette faiblesse d'activit&#233; peut s'expliquer par le fait que la p&#233;riode de l'&#233;tude se superpose avec celle de la grave crise qu'a v&#233;cu le pays et qui a entrain&#233; des graves perturbations dans tous les secteurs d'activit&#233; et particuli&#232;rement au CHU de Yopougon. En outre certaines chirurgies telles la chirurgie ORL et la neurochirurgie qui une forte activit&#233; infantile ne sont pas repr&#233;sent&#233;es ici. La chirurgie visc&#233;rale, surtout digestive, comme il ressort dans notre &#233;tude et &#224; l'image de ce que rapportent la plupart des auteurs [5,7,9] reste le domaine de chirurgie o&#249; l'activit&#233; est la plus &#233;lev&#233;e. Il apparait toutefois qu'une tr&#232;s large majorit&#233; des enfants vus en consultation pr&#233;anesth&#233;sique au CHU de Yopougon pour chirurgie programm&#233;e sont des enfants en bon &#233;tat physique (86% ASA1), sans ant&#233;c&#233;dent particulier. Ce profil physiologique de notre population est semblable &#224; celui des populations des &#233;tudes qui font r&#233;f&#233;rences en ce qui concerne l'&#233;valuation de la morbidit&#233; et de la mortalit&#233; p&#233;rianesth&#233;siques en p&#233;diatrie. Ainsi chez Cohen [5], 76,7% et 18,1% des enfants &#233;taient cot&#233;s respectivement ASA1 et ASA2 ; chez Murat et al [9] 93% &#233;taient ASA1 ou 2 ; chez Edomwonyi [8], 73% &#233;taient ASA1 et 19% ASA2. La pr&#233;dominance masculine semble &#233;galement partag&#233;e par beaucoup d'auteurs [5, 8,9], ainsi que la pr&#233;valence majoritaire de la tranche d'&#226;ge de 1 &#224; 10 ans [5,9]. Pour certains auteurs [8-10, 17,18,], la survenue des &#233;v&#233;nements ind&#233;sirables ne serait pas forcement corr&#233;l&#233;e au statut physique de l'enfant, refl&#233;t&#233; par le score ASA, mais celui-ci apparaitrait plut&#244;t d&#233;terminant dans l'issue des complications p&#233;rio&#233;ratoires, lorsqu'elles surviennent. L'&#226;ge des enfants par contre est reconnu comme un facteur ind&#233;pendant de risque, surtout la tranche qui se situe en dessous de 1 an o&#249; la morbidit&#233; et tout autre &#233;v&#233;nement confondus a la plus forte incidence [5-7, 9, 10, 14, 17,18]. Il est mis en relief la mortalit&#233; beaucoup plus marqu&#233;e en p&#233;riode n&#233;onatale [6,17-19]. Les &#233;v&#233;nements cardiocirculatoires ind&#233;pendamment du type de chirurgie semblent rattach&#233;s &#224; la petite enfance ; les naus&#233;es et vomissements post op&#233;ratoires seraient beaucoup plus fr&#233;quents chez les grands enfants au-del&#224; de 5 ans [5,9,12,14,20] ; alors que les incidents et accidents respiratoires sont l'apanage des enfants de 1 &#224; 5 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre population d'&#233;tude, les facteurs de risque de survenue d'&#233;v&#233;nements ind&#233;sirables respiratoires p&#233;ri anesth&#233;siques sont remarquablement r&#233;pertori&#233;s (23,25%), notamment les infections des voies a&#233;riennes. Les incidents et accidents respiratoires sont quasi unanimement reconnus comme la premi&#232;re cause g&#233;n&#233;ratrice de morbidit&#233; p&#233;rianesth&#233;sique chez les enfants [5-7,9,14,21]. Il est bien connu la fr&#233;quence plus grande des apn&#233;es chez les pr&#233;matur&#233;s au d&#233;cours d'une anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale, surtout en dessous de 60 semaines d'&#226;ge post conceptionnel ; ce qui a amen&#233; certains auteurs &#224; privil&#233;gier l'anesth&#233;sie locor&#233;gionale autant que possible [13,21,22]. Les situations d'hyperr&#233;activit&#233; bronchique telles que rencontr&#233;es sur les terrains atopiques, asthmatiques mais surtout lors des infections des voies a&#233;riennes surexposent &#224; ces accidents [23-25]. L'enfant enrhum&#233; est une situation particuli&#232;re et fr&#233;quente qui continue d'alimenter les d&#233;bats. Jusqu'&#224; une p&#233;riode r&#233;cente, l'attitude privil&#233;gi&#233;e &#233;tait le report quasi-syst&#233;matique, de l'anesth&#233;sie pour 4 semaines au moins, en raison de l'hyperr&#233;activit&#233; bronchique provoqu&#233;e par l'infection virale des voies respiratoires. Il semblerait que ces infections provoqueraient des alt&#233;rations fonctionnelles et anatomiques au niveau de l'arbre bronchique, le rendant hyper-r&#233;actif aux stimuli et ceci sur une p&#233;riode de 6 &#224; 8 semaines, m&#234;me apr&#232;s gu&#233;rison. Les accidents respiratoires qui leur sont imput&#233;s sont nombreux : hypox&#233;mies p&#233;ri-op&#233;ratoires, laryngospasmes, bronchospasmes, at&#233;lectasies, surinfections broncho-pulmonaires etc. Tait et collaborateurs se sont abondamment pench&#233;s sur la question. Il ressort de leurs travaux des attitudes beaucoup plus nuanc&#233;es prenant en compte la gravit&#233; de la toux, la pr&#233;sence d'un &#233;cart thermique &gt; 38&#176;, l'abondance des crachats mais surtout l'exp&#233;rience de l'anesth&#233;siste [26-32]. C'est cette attitude nuanc&#233;e que nous adoptons, ce qui nous fait observer que parmi les enfants qui pr&#233;sentaient une infection des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures, un seul a vu son intervention report&#233;e. Les difficult&#233;s d'acc&#232;s aux voies veineuses au cours de l'anesth&#233;sie peuvent &#234;tre un handicap pour la r&#233;alisation de l'acte anesth&#233;sique. Dans notre &#233;valuation, 28% des enfants pr&#233;sentent une susceptibilit&#233; &#224; pr&#233;senter des difficult&#233;s d'acc&#232;s aux voies veineuses. Si une tr&#232;s large majorit&#233; des enfants vus en consultation pr&#233;anesth&#233;sique au CHU de Yopougon pr&#233;sente un profil rassurant de bon &#233;tat physique, il ne faudrait pas occulter le fait qu'ils ont pour un grand nombre, un mauvais suivi m&#233;dical, si nous devons interpr&#233;ter comme un indice de mauvais suivi m&#233;dical le fait que leur suivi vaccinal soit aussi m&#233;diocre (42,5% non &#224; jour), ce qui pose le probl&#232;me de la fiabilit&#233; de leur histoire m&#233;dicale recueillie &#224; l'interrogatoire, quand on sait que dans nos contr&#233;es, le recours &#224; la m&#233;decine traditionnelle est largement r&#233;pandu. Ce qui souligne face &#224; ce type des patients l'int&#233;r&#234;t d'un interrogatoire minutieux, fouill&#233;, fait avec beaucoup de patience et qui n&#233;cessite beaucoup de tact et d'exp&#233;rience afin de recueillir l'information juste &#224; m&#234;me de mettre &#224; jour des facteurs de risques. En outre, la pr&#233;valence de l'an&#233;mie est relativement &#233;lev&#233;e (23,3%) dans notre population, comparativement &#224; celles que bon nombre d'auteurs utilisant la m&#234;me d&#233;finition (taux d'h&#233;moglobine &lt;100g/dl) rapportent dans la litt&#233;rature et la situent entre 0,5% et 1,9% [33-35]. Il s'agit dans nos cas et comme le rapportent aussi Roy et al [34], en grande partie d'an&#233;mies jug&#233;es mod&#233;r&#233;es, qui ont peu d'impact sur le d&#233;roulement de l'anesth&#233;sie [34,35], vu le type de chirurgie en g&#233;n&#233;ral mineure pour laquelle nos enfants sont programm&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, la pr&#233;valence de l'an&#233;mie relativement &#233;lev&#233;e (avec 5% d'an&#233;mie profonde), associ&#233;e &#224; des situations de carence nutritionnelle r&#233;v&#233;l&#233;es chez environ 10% de nos patients, en plus de la pr&#233;valence forte de la dr&#233;panocytose dans la population g&#233;n&#233;rale [16], nous confortent dans notre attitude de rendre syst&#233;matique la prescription de la num&#233;ration globulaire et l'&#233;lectrophor&#232;se de l'h&#233;moglobine dans le bilan pr&#233;op&#233;ratoire. Il ne s'agit pas d'une remise en cause des &#233;vidences fortes qui courent depuis au moins deux d&#233;cennies [35,36] et qui soutiennent la non n&#233;cessit&#233; de prescription du bilan para clinique pr&#233;op&#233;ratoire syst&#233;matique. Surtout que cela est bas&#233; sur des arguments &#233;conomiques, de rentabilit&#233; diagnostique et d'impact notable sur le d&#233;roulement de l'anesth&#233;sie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le profil des enfants consult&#233;s au CHU de Yopougon durant la p&#233;riode de l'&#233;tude a montr&#233; des enfants dans une large majorit&#233; en bon &#233;tat physique, sans ant&#233;c&#233;dents m&#233;dicaux particuliers. Il apparait donc que tr&#232;s peu de ces enfants pr&#233;sentent des facteurs de risque &#224; m&#234;me de modifier fondamentalement la strat&#233;gie anesth&#233;sique. Cependant, bon nombre d'auteurs soulignent le fait que la survenue des &#233;v&#233;nements ind&#233;sirables p&#233;rianesth&#233;siques n'est pas forc&#233;ment corr&#233;l&#233;e &#224; l'&#233;tat physique initial des patients mais que ce dernier apparaitrait plut&#244;t d&#233;terminant dans l'issue des complications quand elles surviennent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre la forte pr&#233;valence de l'an&#233;mie au sein de cette population, dans un contexte de carence nutritionnelle larv&#233;e associ&#233;e &#224; l'end&#233;micit&#233; de la dr&#233;panocytose dans la population g&#233;n&#233;rale, nous confortent dans l'attitude de rendre syst&#233;matiques la prescription de la num&#233;ration globulaire et de l'&#233;lectrophor&#232;se de l'h&#233;moglobine en consultation pr&#233;anesth&#233;sique en anesth&#233;sie p&#233;diatrique. Accessoirement au-del&#224; m&#234;me du r&#244;le purement technique dans lequel voudrait se maintenir le m&#233;decin anesth&#233;siste, et vu les probl&#232;mes de sant&#233; publique sus mentionn&#233;s, la consultation pr&#233;anesth&#233;sique en p&#233;diatrie pourrait tirer avantage d'&#234;tre un moment privil&#233;gi&#233; de dialogue avec les parents pour r&#233;aliser des conseils de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;f&#233;rences.&lt;/h3&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; George M. Hoffman, MD Outcomes of pediatric anesthesia Pediatric Surgery 2008 ; 17 : 141-51&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Kazuo I., Koichi T., Tomohiro S., Michiyoshi S., Hideki N., Koshi M., Kiyoshi M. The state of pediatric anesthesia in Japan : An analysis of the Japanese society of anesthesiologist's survey of critical incidents in the operating room. Masui 2007 ; 56 : 93-02&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Marsha M. Cohen, Peter G. Duncan, William D.B. Pope, Christopher Wolkenstein A survey of 112000 anaesthetics at one teaching hospital (1975-83) Can Anesth Soc J. 1986 ; 33 : 22-31&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Marsha M. Cohen, Cal B. Cameron, Peter G. Duncan. Pediatric Anesthesia Morbidity and Mortality in the Perioperative Period Anesth Analg 1990 ; 70:160-7&lt;/li&gt;&lt;li&gt; J.P.Morray, J.M. Geiduschek, R.A.Caplan, K.L.Posner, W.M.Gild, F.W.Cheney. A comparison of paediatric and adult anaesthesia, closed malpractice claims Anesthesiology 1993 ; 78 : 461-467&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L. Tiret, Y. Nivoche, F. Hatton F, J. M. Desmonts,G. Vourc'h Complications related to anaesthesia in infants and children : A Prospective Survey of 40240 Anaesthetics Br. J. Anesth. 1988 ; 61 : 263-269.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; N.P Edomwonyi, I.T Ekwere, R. Egbekun, And B. Eluwa Anesthesia-related complications in children M.E.J. Anesth 2006 ;18 : 915-28&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Isabelle Murat, Isabelle Constant, H&#233;l&#232;ne Maud'Huy Perioperative anaesthetic morbidity in children : a database of 24 165 anaesthetics over a 30-month period. Pediatric Anesthesia 2004, 14 : 158-66&lt;/li&gt;&lt;li&gt; C.L.M. Tay, G.M. TanAnd S.B.A. Ng Critical incidents in paediatric anaesthesia : an audit of 10 000 anaesthetics in Singapore Paediatric Anaesthesia, 2001 ; 11 : 711-18&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Neil Paterson and Peter Waterhouse Risk in pediatric anesthesia Pediatric Anesthesia 2011 ; 21 : 848&#8211;57&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Anne H&#233;brard Consultation d'anesth&#233;sie p&#233;diatrique &lt;a href=&#034;http://www.adarpef.fr/site/activites/conferences/consultation-anesthesie.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.adarpef.fr/site/activites/conferences/consultation-anesthesie.htm&lt;/a&gt; 25/05/2009&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Britta S., Von Ungern-Sternberg, Walid Habre. Pediatric anesthesia potential risks and their assessment : part I Pediatric Anesthesia 2007 ; 17 : 206&#8211;15&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Natasha Clark, Judith Nolan The principles of paediatric anaesthesia Anaesthesia and Intensive Care Medicine 2010 ; 11 : 205-09&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Cabannes R et Sangar&#233; A Les h&#233;moglobinopathies en Afrique de l'Ouest. Ann Univ Abidjan 1971 ; 189-98.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Morray JP, Geiduschek JM, Ramamoorthy C, Haberkern CM, Hackel A, Caplan RA, Domino KB, Posner K, Cheney FW. Anesthesia-related cardiac arrest in children : initial findings of the Pediatric Perioperative Cardiac Arrest (POCA) Registry. Anesthesiology 2000 ; 93:6&#8211;14&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sanjay M. Bhananker, Chandra Ramamoorthy, Jeremy M. et coll.Anesthesia-Related Cardiac Arrest in Children : Update from the Pediatric Perioperative Cardiac Arrest Registry Anesth. Analg. 2007 ; 105 : 344-50.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 17. E. Karlsson, L. E. Larsson And K. Nilsson Postanaesthetic nausea in children Acta Anaesthesiol Scand 1990 ; 34 : 515-18&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 18. Chantal Mamie, Walid Habre, C&#233;cile Delhumeau, Constance Barazzone Argiroffo, Alfredo Morabia Incidence and risk factors of perioperative respiratory adverse events in children undergoing elective surgery. Pediatric Anesthesia 2004 14 : 218&#8211;24&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 19. Elliot J. Krane, Charles M.Haberkern, Lawrence E. Jacobson. Postoperative apnea, bradycardia, and oxygen desaturation in formerly premature infants : Prospective comparison of spinal and general anesthesia Anesth Analg 1995 ; 80 : 7-13&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Tait AR, Malviya S, Voepel-Lewis T, Munro HM, Seiwert M, Pandit UA. Risk factors for perioperative adverse respiratory events in children with upper respiratory tract infections. Anesthesiology. 2001 ; 95 : 299-06,.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Lejus C., Le Roux C., Surbled M. Bilan para-clinique pr&#233;op&#233;ratoire &lt;a href=&#034;http://www.adarpef.fr/site/activites/conferences/bilan-paraclinique&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.adarpef.fr/site/activites/conferences/bilan-paraclinique&lt;/a&gt; peroperatoire.htm 25/05/2009&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Roy W.L, Lerman J., Mclntyre B.G. Is preoperative haemoglobin testing justified in children undergomg minor elective surgery ? Can J Anaesth 1991 ; 38 : 700-3&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;/div&gt;
		
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