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	<title>SARAF </title>
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	<description>Portail officiel de la Soci&#233;t&#233; d'Anesth&#233;sie R&#233;animation d'Afrique Francophone (SARAF), une organisation fond&#233;e le 15 d&#233;cembre 1984 &#224; Cotonou, B&#233;nin.
La SARAF vise &#224; promouvoir l'anesth&#233;sie et la r&#233;animation en Afrique francophone &#224; travers la formation, la recherche et la diffusion des connaissances.
Le site propose une vari&#233;t&#233; de ressources pour les professionnels de sant&#233;, notamment : Actualit&#233;s : Mises &#224; jour sur les &#233;v&#233;nements r&#233;cents, les congr&#232;s et les d&#233;veloppements dans le domaine de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation en Afrique francophone. Agenda : Informations sur les &#233;v&#233;nements &#224; venir, y compris les congr&#232;s, les ateliers et les formations pertinentes pour les praticiens. Biblioth&#232;que : Acc&#232;s &#224; des documents, des livrets de congr&#232;s et des ressources li&#233;es &#224; la pratique de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation. Revue Africaine d'Anesth&#233;siologie et de M&#233;decine d'Urgence (RAMUR) : La publication officielle de la SARAF, offrant des articles de recherche, des &#233;tudes de cas et des revues de litt&#233;rature. Les auteurs peuvent trouver des instructions pour la soumission de manuscrits, et les lecteurs peuvent acc&#233;der aux num&#233;ros pr&#233;c&#233;dents de la revue.</description>
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		<title>SARAF </title>
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		<title>Evaluation de la prise en charge anesth&#233;sique en chirurgie urologique</title>
		<link>https://web-saraf.net/Evaluation-de-la-prise-en-charge.html</link>
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		<dc:date>2014-07-20T21:18:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 462 - Iteke F R --&gt; Iteke F R , 184 - It&#233;k&#233; F --&gt; It&#233;k&#233; F , 695 - Kapimba B --&gt; Kapimba B , 467 - Cikwanine Buhendwa Jean Paul, --&gt; Cikwanine Buhendwa Jean Paul, , 466 - Luhiriri N L --&gt; Luhiriri N L , 469 - Mukwege M D --&gt; Mukwege M D , 470 - Ahuka O L --&gt; Ahuka O L</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Introduction &lt;br class='autobr' /&gt;
La chirurgie urologique conna&#238;t d'&#233;normes progr&#232;s ces derni&#232;res d&#233;cennies surtout avec la c&#339;lioscopie qui prend une place de plus en plus importante. [1,6] L'anesth&#233;sie (g&#233;n&#233;rale ou locor&#233;gionale) au cours de cette chirurgie constitue un challenge pour l'anesth&#233;siste-r&#233;animateur car elle reste une anesth&#233;sie de terrain avec des patients aux &#226;ges extr&#234;mes, souvent porteurs d'affections cardiaques, respiratoires ou r&#233;nales. [1] L'&#233;volution des techniques anesth&#233;siques et (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-19-no2-2014-.html" rel="directory"&gt;Tome 19 n&#176;2 - 2014&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La chirurgie urologique conna&#238;t d'&#233;normes progr&#232;s ces derni&#232;res d&#233;cennies surtout avec la c&#339;lioscopie qui prend une place de plus en plus importante. [1,6] L'anesth&#233;sie (g&#233;n&#233;rale ou locor&#233;gionale) au cours de cette chirurgie constitue un challenge pour l'anesth&#233;siste-r&#233;animateur car elle reste une anesth&#233;sie de terrain avec des patients aux &#226;ges extr&#234;mes, souvent porteurs d'affections cardiaques, respiratoires ou r&#233;nales. [1] L'&#233;volution des techniques anesth&#233;siques et chirurgicales a permis d'am&#233;liorer la prise en charge et la r&#233;duction de la morbi-mortalit&#233; p&#233;ri op&#233;ratoires en chirurgie urologique.[6] La litt&#233;rature concernant l'anesth&#233;sie en urologie &#233;tant encore rare dans notre contexte ; il nous a paru pertinent de mener cette &#233;tude qui a pour objectif d'&#233;valuer la prise en charge anesth&#233;sique pour la chirurgie urologique &#224; l'HGR de Panzi &#224; Bukavu.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Patients et methodes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il s'agissait d'une &#233;tude r&#233;trospective &#224; vis&#233;e descriptive sur une p&#233;riode de 12 mois (du 1er octobre 2012 au 31 octobre 2013) qui a inclus tous les patients qui ont b&#233;n&#233;fici&#233;s d'une chirurgie urologique au service de chirurgie g&#233;n&#233;rale de l'HGR de Panzi &#224; Bukavu et dont les dossiers &#233;taient exploitables. Nous avons exclu de cette &#233;tude, tous les cas d'urologie ou d'uro-gyn&#233;cologie op&#233;r&#233;s dans le cadre du programme des violences sexuelles de l'h&#244;pital de Panzi qui constitue un programme &#224; part avec un bloc op&#233;ratoire s&#233;par&#233; de celui de la chirurgie g&#233;n&#233;rale. Les param&#232;tres &#233;tudi&#233;s &#233;taient : les donn&#233;es sociod&#233;mographiques, l'indication op&#233;ratoire, les donn&#233;es de la consultation ou visite pr&#233; anesth&#233;sique, les donn&#233;es per et post op&#233;ratoires. Tous ces param&#232;tres &#233;taient recueillies et analys&#233;es par le logiciel EPI info 3.5.1.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h3&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Donn&#233;es sociod&#233;mographiques&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Du 1er octobre 2012 au 31 octobre 2013 (12 mois), nous avons collig&#233; 195 dossiers des patients ayant b&#233;n&#233;fici&#233; d'une chirurgie urologique sur un total de 2289 de tous les cas de chirurgie g&#233;n&#233;rale, soit 9,2%. L'&#226;ge moyen &#233;tait de 41,2 ans (extr&#234;mes 2mois &#224; 84 ans) dont 20,2% du troisi&#232;me &#226;ge selon l'OMS (&gt;60 ans) et 29,4% (&lt; 10 ans) avec une grande pr&#233;dominance du sexe masculin (SR= 39,6/1).&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Donn&#233;es op&#233;ratoires &lt;/h4&gt;&lt;h5 class=&#034;spip&#034;&gt;Types d'interventions urologiques &lt;/h5&gt;&lt;div class='spip_document_606 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH239/fig_1-13-a85e2.jpg?1734723923' width='500' height='239' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les cystostomies (13,3%), les circoncisions (10,8%), les prostatectomies (9,2%), les Cystorraphies (9,2%) &#233;taient les principales interventions pratiqu&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Les donn&#233;es pr&#233; op&#233;ratoires :&lt;/strong&gt; A l'HGR de Panzi, tous les patients b&#233;n&#233;ficient obligatoirement d'une consultation ou visite pr&#233; anesth&#233;sique avant d'&#234;tre programm&#233; pour l'intervention. Il ressort de l'&#233;valuation du risque op&#233;ratoire que plus de la moiti&#233; des patients (67,4%) ne pr&#233;sentaient pas de risque majeur (ASA I et II) contre (33,6%) qui avaient un risque potentiel (ASA &#8805; III) avec comme principaux ant&#233;c&#233;dents : HTA (36,6%), pathologies rhumatismales (19,7%), Diab&#232;te (15,4%), tableaux septiques (10,2%), troubles du rythme cardiaque (5,2%). Le risque d'intubation gr&#226;ce &#224; la classification de Mallampati ou aux crit&#232;res anatomiques &#233;tait not&#233; dans 7,8% des cas. Les patients &#224; estomac plein avec pr&#233;vision d'une induction &#224; s&#233;quence rapide &#233;taient observ&#233;s dans 4,2%. La pr&#233;m&#233;dication '&#233;tait prescrite seulement que dans 10,3% des cas et principalement chez les patients hypertendus &lt;br class='autobr' /&gt;
Donn&#233;es per op&#233;ratoires&lt;br class='autobr' /&gt;
la pr&#233;m&#233;dication sur table &#233;tait pratiqu&#233;e chez 21 patients (10,7% ; 61 patients (31,3%) avaient b&#233;n&#233;fici&#233;s d'une anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale (AG) dont 88,5% avec intubation orotrach&#233;ale, 8,2% AG en ventilation spontan&#233;e et 3,3% d'AG associ&#233;e au bloc caudal contre 134 patients (68,7%) d'anesth&#233;sie locor&#233;gionale (ALR) (rachianesth&#233;sie). Les drogues anesth&#233;siques utilis&#233;es pour l'AG &#233;taient principalement : hypnotiques (Penthotal 47%, Diprivan 28%, K&#233;tamine (25%) ; le suxam&#233;thonium comme curare d&#233;polarisant, le Rocuronium comme curare non d&#233;polarisant et le Fentanyl comme morphinomim&#233;tique chez tous les patients. L'entretien de l'anesth&#233;sie de tous les patients &#233;tait assur&#233; par les gaz halog&#233;n&#233;s (Halothane).&lt;br class='autobr' /&gt;
La rachianesth&#233;sie avait associ&#233; : la marcaine+l'adr&#233;naline (68%), marcaine + clonidine (30 %) et la marcaine + le fentanyl (2%). Les complications per op&#233;ratoires &#233;taient essentiellement h&#233;modynamiques. Elles comportaient une chute tensionnelle (48,1%), une HTA (26,9%), une tachycardie (17%) et une bradycardie (8%) .&lt;br class='autobr' /&gt;
un cas de reprise op&#233;ratoire &#224; J1 post prostatectomie pour saignement par d&#233;faut d'h&#233;mostase &#233;tai not&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La quantit&#233; de sang perdue n'&#233;tait pas pr&#233;cis&#233;e sur la fiche, mais le volume moyen du sang transfus&#233; en per et post op&#233;ratoire &#233;tait de 675,4 ml (extr&#234;mes 60 ml &#224; 2120 ml dont plus de la moiti&#233; au cours des prostatectomies (74,7%) ;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'analg&#233;sie post op&#233;ratoire &#233;tait balanc&#233;e chez tous les patients (Tramadol 36,5%, Perfalgan 22,9%, Tramadol+Perfalgan 38,6%, Diclofenac 2%). La dur&#233;e moyenne de s&#233;jour &#233;tait de 11 jours (extr&#234;mes allant de 2 &#224; 47 jours). Un cas de d&#233;c&#232;s (0,5%) &#233;tait not&#233; chez un patient &#224; J14 post prostatectomie dans un tableau de sepsis s&#233;v&#232;re p&#233;ri op&#233;ratoire et une suspicion sur base clinique d'une embolie pulmonaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Notre &#233;tude men&#233;e &#224; l'HGR de Panzi sur l'&#233;valuation de la prise en charge anesth&#233;sique en chirurgie urologique permet d'aboutir aux commentaires ci-apr&#232;s :&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#226;ge moyen &#233;tait de 41,2 ans (des extr&#234;mes allant de 2 mois &#224; 84 ans) dont 20,2% de troisi&#232;me &#226;ge et 29,4% &lt; 10 ans. Le risque op&#233;ratoire (&#8805; ASA III) &#233;tait not&#233; dans 33,6% des cas avec comme principaux ant&#233;c&#233;dents : l'HTA (36,6%), les pathologies rhumatismales (19,7%) et le diab&#232;te (15,4%). Ce constat a &#233;t&#233; fait par plusieurs auteurs qui avaient trouv&#233;s que la chirurgie urologique s'adresse aux patients des &#226;ges extr&#234;mes avec des pathologies cardiovasculaires, d&#233;g&#233;n&#233;ratives et respiratoires susceptibles d'alourdir la morbi-mortalit&#233; [5,3]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Notre &#233;tude a exclu tous les cas des victimes des violences sexuelles parmi lesquelles on d&#233;nombre plusieurs cas de fistules recto ou v&#233;sico-vaginale et qui sont prises en charge &#224; l'HGR de Panzi &#224; travers le programme &#224; part. Par contre, les autres cas d'urologie sont pris en charge au bloc op&#233;ratoire de chirurgie g&#233;n&#233;ral o&#249; nous avions comme principales indications op&#233;ratoires. Les cystostomies (13,3%), les circoncisions (10,8%), les prostatectomies (9,2%), les Cystorraphies (9,2%) &#233;taient les principales interventions. Ces observations sont variables selon les diff&#233;rents centres car dans une s&#233;rie europ&#233;enne, il ressort que les prostatectomies repr&#233;sentent plus de la moiti&#233; des interventions urologiques. Cela pourrait s'expliquer par le vieillissement de la population en occident (France 10 &#224; 20% des patients de 50 &#224; 60 ans ont une hypertrophie b&#233;nigne de la prostate). [2] Il est vrai aussi de constater dans la litt&#233;rature que certains centres ne comptabilisent pas les circoncisions et autres malformations urog&#233;nitales de l'enfant qui s'apparentent souvent &#224; la chirurgie visc&#233;rale p&#233;diatrique. [3]&lt;br class='autobr' /&gt;
Les consultations ou les visites pr&#233; anesth&#233;siques sont obligatoires &#224; l'HGR de Panzi avant toute intervention et sont faites sous la supervision d'un m&#233;decin anesth&#233;siste-r&#233;animateur. Ces consultations permettent d'adopter des strat&#233;gies p&#233;ri op&#233;ratoires. De ces strat&#233;gies, il ressort de notre &#233;tude que la majorit&#233; de nos patients avaient re&#231;u une pr&#233;paration pr&#233; op&#233;ratoire classique (pr&#233;m&#233;dication, je&#251;ne pr&#233; op&#233;ratoire, strat&#233;gie transfusionnelle&#8230;) ou selon le terrain (adaptation des traitements sp&#233;cifiques p&#233;ri op&#233;ratoires). Toutes ces mesures sont devenues une imp&#233;ratives dans les pays d&#233;velopp&#233;s o&#249; nous trouvons un nombre important de m&#233;decins anesth&#233;sistes dans les services, contrairement &#224; nos milieux o&#249; les m&#233;decins anesth&#233;sistes sont quasi inexistants m&#234;me dans les grandes provinces. &lt;br class='autobr' /&gt;
La technique d'anesth&#233;sie la plus utilis&#233;e dans notre s&#233;rie &#233;tait l'anesth&#233;sie locor&#233;gionale notamment la rachianesth&#233;sie associant essentiellement la bupivacaine &#224; un adjuvant (adr&#233;naline 68%, clonidine 30%, fentanyl 2%) bien qu'il n'&#233;tait pas rare de voir les cas d'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale (31,3%). Classiquement, l'ALR est de plus en plus conseill&#233;e pour la chirurgie urologique, mais certains facteurs tels que : un besoin important du rel&#226;chement du malade, la longue dur&#233;e de l'intervention, les envahissements locaux, le tableau septique du patient et l'utilisation des techniques coelioscopiques font pr&#233;f&#233;rer l'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale &#224; l'ALR telle que constat&#233;e dans la litt&#233;rature europ&#233;enne o&#249; la c&#339;lioscopie est pratiqu&#233;e &#224; plus de 88,7% dans les centres urologiques. [7,9]. Les drogues utilis&#233;es tant en AG qu'en ALR sont presque les m&#234;mes que dans les pays occidentaux, [9] mais des efforts restent &#224; faire afin d'&#233;laborer si possible dans nos h&#244;pitaux, des protocoles anesth&#233;siques (antibioprophylaxie, induction et entretien anesth&#233;siques&#8230;) standards en fonction de types d'interventions. Malgr&#233; l'am&#233;lioration des techniques tant anesth&#233;siques que chirurgicales, la chirurgie urologique reste &#233;maill&#233;e de complications qui sont g&#233;n&#233;ralement dues : aux &#226;ges souvent extr&#234;mes des patients dont la majorit&#233; souffre des pathologies cardiaques, respiratoires et d&#233;g&#233;n&#233;ratives ; mais aussi le caract&#232;re h&#233;morragique (prostate) et &#224; fort risque infectieux de certaines interventions. Il ressort de notre &#233;tude que les complications per et post op&#233;ratoires &#233;taient essentiellement h&#233;modynamiques (chute tensionnelle (48,1%), HTA (26,9%), tachycardie (17%), bradycardie (8%) comme l'avaient constat&#233; aussi d'autres auteurs avec les causes. Ils y ajoutaient les effets de la c&#339;lioscopie sur l'&#233;tat h&#233;modynamique. Par contre, la chirurgie urologique et principalement prostatique continue &#224; &#234;tre fortement h&#233;morragique car on note dans notre s&#233;rie, un grand besoin transfusionnel avec un volume moyen de sang transfus&#233; de 675,4 ml (extr&#234;mes 60 ml &#224; 2120 ml dont plus de la moiti&#233; au cours des prostatectomies (74,7%) quantit&#233;. Ces quantit&#233;s ont &#233;t&#233; r&#233;duites au tiers dans les pays d&#233;velopp&#233;s o&#249; la c&#339;lioscopie minimise ce risque. [8] Le TURP syndrome n'a pas &#233;t&#233; retrouv&#233; parmi les complications probablement faute de r&#233;alisation des bilans biologiques pour sa confirmation. L'analg&#233;sie multimodale est pratiqu&#233;e syst&#233;matiquement en chirurgie urologique associant une ALR ou des infiltrations locales aux antalgiques usuels en intraveineuse et est d&#233;but&#233;e une &#189; heure avant l'intervention. Cette pratique permet de r&#233;duire la morbidit&#233; post op&#233;ratoire des patients car elle facilite une lev&#233;e pr&#233;coce et par cons&#233;quent ; elle permet de r&#233;duire les complications de d&#233;cubitus qui sont fr&#233;quentes en urologie. [4] Notre pratique concernant l'analg&#233;sie post op&#233;ratoires est encore loin des recommandations, car notre &#233;tude note la pratique de l'analg&#233;sie balanc&#233;e chez tous les patients sans aucun outil d'&#233;valuation de la douleur post op&#233;ratoire. Des efforts sont &#224; consentir afin d'am&#233;liorer la prise en charge post op&#233;ratoire en g&#233;n&#233;ral et en chirurgie urologique en particulier dans nos milieux, car un des moyens efficaces pour r&#233;duire la morbi-mortalit&#233; post op&#233;ratoires n'est pas utilis&#233;. [4] Aucun patient n'a b&#233;n&#233;fici&#233; de la prophylaxie des maladies thromboemboliques qui est de pratique syst&#233;matique dans les pays occidentaux, [10] et nous pensons que cela pourrai &#234;tre li&#233; au co&#251;t des m&#233;dicaments utilis&#233;s ou au manque de protocole dans nos structures. Un cas de d&#233;c&#232;s (0,5%) &#233;tait not&#233; chez un patient &#224; J14 post prostatectomie dans un tableau de sepsis s&#233;v&#232;re p&#233;ri op&#233;ratoire et une suspicion sur base clinique d'embolie pulmonaire. Ceci nous pousse &#224; insister sur la mise en place en urologie des protocoles d'antibioprophylaxie-antibioth&#233;rapie, analg&#233;sie post op&#233;ratoire efficace avec outils d'&#233;valuation ainsi que la prophylaxie des maladies thromboemboliques p&#233;ri op&#233;ratoires afin d'am&#233;liorer la prise en charge des patients devant b&#233;n&#233;ficier d'une chirurgie urologique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La chirurgie urologique repr&#233;sente une part non n&#233;gligeable (9,2%) des interventions pratiqu&#233;es en chirurgie g&#233;n&#233;rale &#224; l'HGR de Panzi. Les techniques anesth&#233;siques et chirurgicales ne sont pas diff&#233;rentes de celles pratiqu&#233;es dans les pays d&#233;velopp&#233;s m&#234;me si la c&#339;lioscopie y est encore moins utilis&#233;e (1,03%). L'am&#233;lioration de pratique en terme de standardisation des protocoles, d'antibioprophylaxie-antibioth&#233;rapie, d'analg&#233;sie et de prophylaxie thromboembolique p&#233;ri op&#233;ratoires afin d'am&#233;liorer le pronostic des patients op&#233;r&#233;s pour chirurgie urologique dans nos milieux est indispensable. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;1.	Abbou CC, Cicco A, Gasman D, Hoznek A, Antiphon P, Chopin D et al. Retroperitoneal laparoscopic versus open radical nephrectomy. J. Urol 1999 ; 161 1776-80.&lt;br class='autobr' /&gt;
2.	Abrams PH, Shah PJR, Bryning K, Caches CCC and al. Blood loss during transurethral resection of the prostate. Anaesthesia 1982 ; 37 : 71-3.&lt;br class='autobr' /&gt;
3.	Azar I. Why anaesthesia for TURP is not always routine. Annual refresher course lectures, American society of Anesthesiologists 1990 ; 166 : 1-7.&lt;br class='autobr' /&gt;
4.	Fletcher D. Analg&#233;sie balanc&#233;e. In : conf&#233;rence d'actualisation. 38&#232;me congr&#232;s national d'Anesth&#233;sie et de r&#233;animation (Paris 1996). Soci&#233;t&#233; Fran&#231;aise d'Anesth&#233;sie et de R&#233;animation. Pais : Elsevier, 1996 : 172-78.&lt;br class='autobr' /&gt;
5.	Hosking MP, Lobdll CM, Warner MA, Offord KP, Melton LJ. Anaesthesia for patients over 90 years of age. Outcomes after regional and general anaesthesic techniques for two common surgical procedures. Anaesthesia 1989 ; 37 : 71-3.&lt;br class='autobr' /&gt;
6.	Joris JL. Anesthesia for laparoscopic surgeon. In : Miller RD, ed. Livingstone, 2000 ; 2003-2005.&lt;br class='autobr' /&gt;
7.	Lambert DH, Hurley RJ. Cauda equina syndrome and continus spinal anaesthesia. Anesth Analg 1991 ; 72 : 817-19.&lt;br class='autobr' /&gt;
8.	Lukacs B. Management of symptomatic BPH in France : Who is treated and how ? Eur urol 1999 ; 36 suppl 3 : 14-20.&lt;br class='autobr' /&gt;
9.	Pollock JE, Burkhead D, Neal JM, Liu SS, Friedman A, Stephenson C et al. Spinal nerve function in five volunteers experiencing transient neurologic symptoms after lidocaine subarachnoid anesthesia. Anesth Analg 2000 ; 90 : 658-65.&lt;br class='autobr' /&gt;
10.	Salmela L, Aromaa V. Transient radicular irritation after spinal anesthesia induced with hyperbaric solutions of cerebrospinal fluid-diluted lidocaine 50mg/ml or mepivaca&#239;ne 40mg/ml or bupivaca&#239;ne 5mg/m. Acta Anaesthesiol scand 1998 ; 42 : 765-69&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8195;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Evaluation des complications p&#233;ri operatoires de la chirurgie d'ex&#233;r&#232;se pulmonaire &#224; l'institut de cardiologie d'Abidjan.</title>
		<link>https://web-saraf.net/Evaluation-des-complications-peri.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://web-saraf.net/Evaluation-des-complications-peri.html</guid>
		<dc:date>2014-01-16T07:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 34 - Ehounoud H --&gt; Ehounoud H , 312 - Yapo YP --&gt; Yapo YP , 184 - It&#233;k&#233; F --&gt; It&#233;k&#233; F , 33 - Kohou-Kon&#233; Lebailly Landry --&gt; Kohou-Kon&#233; Lebailly Landry , 36 - Kouam&#233; KJ --&gt; Kouam&#233; KJ , 37 - N'guessan J. --&gt; N'guessan J. , 38 - Yapobi Y --&gt; Yapobi Y</dc:creator>


		<dc:subject>article original</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;sum&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
[(Objectifs : Evaluer les complications p&#233;ri op&#233;ratoires de la chirurgie d'ex&#233;r&#232;se pulmonaire &#224; l'ICA. Patients et m&#233;thodes : Etude r&#233;trospective descriptive et analytique sur une p&#233;riode de six ans. 40 dossiers complets de patients ayant b&#233;n&#233;fici&#233; d'une ex&#233;r&#232;se pulmonaire ont &#233;t&#233; retenus. Les variables &#233;tudi&#233;es : l'&#226;ge, le sexe, les ant&#233;c&#233;dents, la clinique et la para clinique pr&#233; op&#233;ratoire, le protocole anesth&#233;sique, le type de sonde d'intubation utilis&#233;e, les complications (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-18-no3-2013-.html" rel="directory"&gt;Tome 18 n&#176;3 - 2013&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://web-saraf.net/+-article-original-+.html" rel="tag"&gt;article original&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sum&#233;. &lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Objectifs&lt;/strong&gt; : Evaluer les complications p&#233;ri op&#233;ratoires de la chirurgie d'ex&#233;r&#232;se pulmonaire &#224; l'ICA.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Patients et m&#233;thodes :&lt;/strong&gt; Etude r&#233;trospective descriptive et analytique sur une p&#233;riode de six ans. 40 dossiers complets de patients ayant b&#233;n&#233;fici&#233; d'une ex&#233;r&#232;se pulmonaire ont &#233;t&#233; retenus. Les variables &#233;tudi&#233;es : l'&#226;ge, le sexe, les ant&#233;c&#233;dents, la clinique et la para clinique pr&#233; op&#233;ratoire, le protocole anesth&#233;sique, le type de sonde d'intubation utilis&#233;e, les complications per et post op&#233;ratoires et l'&#233;volution.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;R&#233;sultats&lt;/strong&gt; : l'&#226;ge moyen &#233;tait de 43,3 ans. Les sondes &#224; double &#8211;lumi&#232;re &#233;taient utilis&#233;es dans 20% des cas. La chute tensionnelle &#233;tait retrouv&#233;e dans 62,5% des cas et l'h&#233;morragie pr&#233;sente dans 15%. L'an&#233;mie (62,5%), constituait la principale complication h&#233;matologique. L'at&#233;lectasie (47,5%) et la pneumopathie (22,5%) repr&#233;sentaient les complications pulmonaires post op&#233;ratoires les plus fr&#233;quentes. L'insuffisance r&#233;nale aigue &#233;tait observ&#233;e dans 12,5% des cas. 6% des patients avaient contract&#233; une infection nosocomiale due a : Klebsiella.P et Pseudomonas (33,3%). La dur&#233;e moyenne de l'intervention &#233;tait de 5,7 heures pour les lobectomies et de 6,7 heures pour les pneumonectomies. Une diff&#233;rence significative dans la survenue des complications respiratoires &#233;tait observ&#233;e entre les patients chez qui la sonde &#224; double &#8211;lumi&#232;re &#233;tait utilis&#233;e VS ceux chez qui elle n'&#233;tait pas utilis&#233;e (P= 0,03). Un d&#233;c&#232;s (2,5%) suite &#224; un choc septique apr&#232;s une reprise chirurgicale, &#224; J3post op&#233;ratoire est survenu.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; : La chirurgie d'ex&#233;r&#232;se pulmonaire est &#224; grand risque, d'o&#249; la n&#233;cessit&#233; d'une bonne pr&#233;paration ainsi qu'une bonne gestion perioperatoire pour r&#233;duire la fr&#233;quence et la gravit&#233; des complications.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mots-Cl&#233;s &lt;/strong&gt; : Complications-p&#233;ri-op&#233;ratoires- ex&#233;r&#232;se pulmonaire&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Summary &lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Objective&lt;/strong&gt; : To evaluate the complications of lung resection surgery in the cardiologic institute of Abidjan.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt; Patients and methods&lt;/strong&gt; : Retrospective descriptive and analytical study on the period of six years. Forty complete files of patients who underwent lung resection surgery were collected. Parameters studied were : Age, sex, background, pre-operative clinic and paraclinic, anesthesia protocol, type of endo thracheal tube used, per and post complications and evolution.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Results&lt;/strong&gt; : Mean age was 43.3 years old. Double endo tracheal tubes were used in 20% of cases. Decrease of tension was observed in 62.5% of cases and hemorrhage observed in 15%. Anemia (62.5%), was the main hematological complication. Atelectasia (47.5) and pneumopathy (22.5) represented the most current post-operative pulmonary complications. Acute kidney failure was observed in 12.5% of cases. Six per cent of patients had caught nosocomial infection due to : Klebsialla P. and Pseudomonas a. in 33%. The mean operative duration was 5.7 hours for lobectomies and 6.7 hours for pneumonectomies. A significative difference was observed in the happening of respiratory complication, between patients using double luminal endo tracheal tube VS patients without double luminal endo tracheal tube (p=0.03). One death (2.5%) was observed in following a septic collapse after a re intervention, at 3 days after surgery. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; : Lung resection surgery is a high risk surgery, that's why it needs a good preparation and a good peri operative management to reduce the currency and the gravity of complications.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Key-words :&lt;/strong&gt; Complications - peri operative - lung resection&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans les pays en d&#233;veloppement , la chirurgie d'ex&#233;r&#232;se pulmonaire est en plein essor et essentiellement domin&#233;e par le traitement des maladies infectieuses[1,2,3] (tuberculeuses, bact&#233;riennes, parasitaires..), des traumatismes thoraciques (ouverts ou ferm&#233;s) ainsi que des maladies tumorales ( b&#233;nignes ou malignes).&lt;br class='autobr' /&gt;
A l'Institut de cardiologie d'Abidjan(ICA), la chirurgie d'ex&#233;r&#232;se pulmonaire (lobectomie ou pneumonectomie) repr&#233;sente 58.7% des interventions r&#233;alis&#233;es en chirurgie thoracique dont 70% ont comme principale indication les s&#233;quelles tuberculeuses. [2,4]	. &lt;br class='autobr' /&gt;
La prise en charge anesth&#233;sique a &#233;volu&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es avec orientation vers une anesth&#233;sie combin&#233;e (p&#233;ridurale thoracique + anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale), l'utilisation des bloqueurs bronchiques pour la s&#233;lectivit&#233; pulmonaire, l'am&#233;lioration de la ventilation et de l'analg&#233;sie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les complications per et post op&#233;ratoires restent d'actualit&#233; [5,6,7] et sont la hantise du m&#233;decin Anesth&#233;siste-R&#233;animateur.&lt;br class='autobr' /&gt;
En Afrique, et particuli&#232;rement en Afrique noire subsaharienne, la litt&#233;rature est assez pauvre en donn&#233;es concernant les complications p&#233;ri op&#233;ratoires de la chirurgie d'ex&#233;r&#232;se pulmonaire. Aussi nous est-il apparu n&#233;cessaire de faire part de notre exp&#233;rience des complications de la chirurgie d'ex&#233;r&#232;se pulmonaire &#224; l'Institut de Cardiologie&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Patients et m&#233;thodes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Il s'agit d'une &#233;tude r&#233;trospective descriptive et analytique sur une p&#233;riode de six ans. 40 dossiers des patients ayant b&#233;n&#233;fici&#233; d'une ex&#233;r&#232;se pulmonaire &#233;taient collig&#233;s et analys&#233;s. Tous les patients qui avaient b&#233;n&#233;fici&#233; d'une ex&#233;r&#232;se pulmonaire et dont les dossiers &#233;taient complets, &#233;taient inclus dans l'&#233;tude. Les variables suivantes &#233;taient &#233;tudi&#233;es : l'&#226;ge, le sexe, les ant&#233;c&#233;dents, l'&#233;tat clinique et le bilan pr&#233; op&#233;ratoires, le protocole anesth&#233;sique, le type de sonde d'intubation utilis&#233;e, le protocole d'analg&#233;sie, la transfusion per et post op&#233;ratoire, les complications per et post op&#233;ratoires ainsi que l'&#233;volution.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les donn&#233;es recueillies &#233;taient contr&#244;l&#233;es puis saisies et analys&#233;es avec le logiciel Epi Info 2008, version 3.5.1. L'analyse avait comport&#233; :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une &#233;tude descriptive par le calcul des fr&#233;quences, des moyennes et des &#233;cart-types.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une &#233;tude analytique par le test de Student pour la comparaison des variables quantitatives avec un seuil de signification de 5%.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Resultats&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;40 ex&#233;r&#232;ses pulmonaires ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es sur un total de 118 interventions effectu&#233;es en chirurgie thoracique, soit une fr&#233;quence de 33,9%. L'&#226;ge moyen &#233;tait de 43,3% avec un &#233;cart type de 14,4. Les extr&#234;mes allaient de 11 &#224; 73 ans. On note une pr&#233;dominance masculine (sex-ratio = 2,6). Les poumons d&#233;truits, s&#233;quelles de tuberculose, constituaient le principal diagnostic pr&#233; op&#233;ratoire (62,5%). 85% des patients &#233;taient aux stades II et III de la classification de l'ASA .Seulement 55% des patients avaient b&#233;n&#233;fici&#233; d'une kin&#233;sith&#233;rapie respiratoire pr&#233; op&#233;ratoire avec une dur&#233;e moyenne de pr&#233;paration de 6,8 jours. L'an&#233;mie &#233;tait retrouv&#233;e en pr&#233; op&#233;ratoire dans 45% des cas. Tous les patients avaient une fonction respiratoire pr&#233; op&#233;ratoire acceptable &#224; la spirom&#233;trie et &#224; la gazom&#233;trie (VEMS &gt; 50% de la valeur th&#233;orique). La Pression Art&#233;rielle Invasive &#233;tait monitor&#233;e seulement dans 5% des cas. L'association : Propofol +Fentanyl +Vecuronium &#233;tait le plus utilis&#233;e &#224; l'induction (87,5%) avec des doses moyennes respectives de 2,42 mg/Kg, 2,9 microgrammes/Kg et 0,1 mg/kg. Les sondes &#224; double-lumi&#232;re &#233;taient utilis&#233;es dans 20% des cas. L'entretien &#233;tait fait par les halog&#233;n&#233;s (Halothane, Isoflurane) ainsi que des r&#233;injections des curares, des morphiniques et d'hypnotiques. Les principaux incidents per op&#233;ratoires sont pr&#233;sent&#233;s dans le tableau I.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_483 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH158/tab1-18-bbda4.jpg?1734752660' width='500' height='158' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La chute tensionnelle &#233;tait l'incident le plus observ&#233; (62,5%), suivie des d&#233;saturations (42,5%) et des troubles du rythme cardiaques (37,5%).&lt;br class='autobr' /&gt;
La dur&#233;e moyenne de l'intervention &#233;tait de 4,9 heures pour les lobectomies et 5,7 heures pour les pneumonectomies. Par contre, la dur&#233;e moyenne de l'anesth&#233;sie &#233;tait de 5,7 heures pour les lobectomies et de 6,7 heures pour les pneumonectomies. L'extubation &#233;tait diff&#233;r&#233;e dans 77,5% des cas et l'an&#233;mie+l'instabilit&#233; h&#233;modynamique (42,1%) en &#233;taient les principales causes. Les lobectomies &#233;taient les plus r&#233;alis&#233;es (70%). Aucun patient n'avait b&#233;n&#233;fici&#233; d'une analg&#233;sie p&#233;ridurale ni celle contr&#244;l&#233;e par le patient (PCA) ; l'analg&#233;sie &#233;tait assur&#233;e dans 57,5% des cas par l'association morphinique+pro parac&#233;tamol. La quantit&#233; de sang perdue en per op&#233;ratoire &#233;tait en moyenne de 1134,2 ml avec un &#233;cart-type de 337,4. Le tableau II montre la r&#233;partition des patients selon les complications pleuro-pulmonaires post- op&#233;ratoires&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_484 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH115/tab2-16-ef071.jpg?1734752660' width='500' height='115' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les complications pleuro pulmonaires post op&#233;ratoires &#233;taient domin&#233;es principalement par les at&#233;lectasies (47,5%) suivies des bullages (32,5%) et des pneumopathies (22,5%). Les troubles du rythme cardiaque (53,3%) &#233;taient la complication cardiovasculaire la plus pr&#233;pond&#233;rante avec 62,7% de tachycardies supra ventriculaires et 18,2% de fibrillations auriculaires. 62,5% de ces complications &#233;taient observ&#233;es au cours des pneumonectomies (p=0,442) (Tableau III).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_485 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH75/tab3-13-24763.jpg?1734752660' width='500' height='75' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'hyponatr&#233;mie &#233;tait la principale complication m&#233;tabolique (40,7%). L'an&#233;mie &#233;tait retrouv&#233;e dans 62,5% des cas et constituait la principale complication h&#233;matologique. L'insuffisance r&#233;nale aigue &#233;tait not&#233;e dans 12,5% des cas. 6% des patients avaient contract&#233; une infection nosocomiale avec comme principaux germes en cause : Pseudomonas.A (33,3%) et Klebsiella.P (33,3%).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#226;ge moyen de notre population d'&#233;tude (43,3 ans) est sup&#233;rieur &#224; celui de Bouchikh et al. (36,7 ans)[4] et de Blaise Demine et al. (35 ans)[8]. Cette diff&#233;rence pourrait s'expliquer par le fait que les s&#233;quelles de tuberculose (poumon d&#233;truit) sont fr&#233;quemment rencontr&#233;es autour de 40 ans. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les poumons d&#233;truits constituaient la principale indication op&#233;ratoire dans notre &#233;tude. Ces r&#233;sultats concordent avec ceux de El Ftouh.M et al. [3] qui l'avaient retrouv&#233; dans 40,1% des cas. La spirom&#233;trie (VEMS th&#233;orique) coupl&#233;e &#224; la gazom&#233;trie art&#233;rielle constituent les meilleurs indicateurs permettant d'&#233;valuer la fonction respiratoire et l'adaptation de la th&#233;rapeutique lors des insuffisances respiratoires post op&#233;ratoires [9] [10]. Notre &#233;tude avait not&#233; que tous les patients avaient une fonction pulmonaire acceptable &#224; la spirom&#233;trie avec un VEMS th&#233;orique pr&#233; op&#233;ratoire sup&#233;rieur &#224; 50% (1,5Litres). Par ailleurs, une hypox&#233;mie et une hypercapnie avaient &#233;t&#233; retrouv&#233;es dans respectivement 5 et 2,5% des cas, avec une pr&#233;dominance de l'acidose respiratoire (10%) et un syndrome restrictif (32,5). Les facteurs pr&#233;dictifs de mortalit&#233; ou de morbidit&#233; sont pour la plupart communs. Parmi eux, on peut citer les stades 3 ou 4 de la classification de l'ASA. Notre &#233;tude avait trouv&#233; que la majeure partie de notre population (90%) n'avait pas une atteinte s&#233;v&#232;re d'une grande fonction (ASA&gt;3). Ceci est contraire &#224; la litt&#233;rature europ&#233;enne [11] qui note que la plupart des patients op&#233;r&#233;s pour ex&#233;r&#232;se pulmonaire avait un stade de la classification de l'ASA sup&#233;rieur &#224; 3. Cela serait li&#233; &#224; l'&#226;ge et aux indications op&#233;ratoires (cancers) des patients op&#233;r&#233;s en Europe pour r&#233;sections pulmonaires &lt;br class='autobr' /&gt;
La kin&#233;sith&#233;rapie respiratoire constitue la base de la pr&#233;paration pr&#233; op&#233;ratoire sur une dur&#233;e moyenne de 14 jours. On lui associe souvent le drainage bronchique postural, l'a&#233;rosolth&#233;rapie ainsi que d'autres mesures selon le terrain [6]. Il ressort de notre &#233;tude que l'a&#233;rosolth&#233;rapie (95%) et le drainage bronchique postural (75%) &#233;taient les plus pratiqu&#233;s dans la pr&#233;paration des patients sur une dur&#233;e moyenne de 6,8 jours. Par ailleurs, la kin&#233;sith&#233;rapie respiratoire &#233;tait pratiqu&#233;e seulement dans 55% des cas. Deux protocoles d'induction en discontinue ont &#233;t&#233; utilis&#233;s avec comme narcotique pr&#233;dominant, le Propofol (87,5%) &#224; la dose moyenne de 2,42 mg/kg. Tous les auteurs s'accordent &#224; l'utilisation pr&#233;f&#233;rentielle du Propofol car il n'a aucun effet sur la vasoconstriction pulmonaire hypoxique [12]. Le Fentanyl, le seul morphinique utilis&#233; dans notre &#233;tude &#224; une dose moyenne de 2,86&#947;/Kg, procure une stabilit&#233; h&#233;modynamique &#224; l'induction. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'entretien combinait les halog&#233;n&#233;s (Halothane) et des r&#233;injections de curares, de morphiniques et d'hypnotiques. Certains auteurs utilisent le plus souvent l'AIVOC (Propofol - Sufentanyl, Propofol - Remifentanil) pour l'entretien de l'anesth&#233;sie. L'utilisation de tubes &#224; double lumi&#232;re permet un acc&#232;s facile du poumon non d&#233;pendant et rend sa dissection plus facile et plus rapide. 20% de nos patients en ont b&#233;n&#233;fici&#233;s. (80% des patients &#233;taient intub&#233;s avec une sonde classique, augmentant le risque de complications respiratoires post op&#233;ratoires (p&lt;5%). &lt;br class='autobr' /&gt;
Les complications per op&#233;ratoires &#233;taient essentiellement h&#233;modynamiques &#224; type de chute tensionnelle (TA &lt; 9 mmhg) dans 62,5% des cas. Ces r&#233;sultats sont similaires &#224; ceux trouv&#233;s par Kane.O et al. [7] qui l'avaient retrouv&#233;e dans 71,4% des cas. Ceci s'explique par le fait que plusieurs facteurs alt&#232;rent l'&#233;tat h&#233;modynamique per op&#233;ratoire notamment : le passage en d&#233;cubitus lat&#233;ral avec la mont&#233;e du billot, l'hyperinflation dynamique caus&#233;e par la ventilation uni pulmonaire ainsi que le clampage de l'art&#232;re pulmonaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'analyse des r&#233;sultats de notre &#233;tude avait montr&#233; que les complications pleuro pulmonaires post op&#233;ratoires &#233;taient domin&#233;es par les at&#233;lectasies (47,5%), suivies des bullages (32,5%) et des pneumopathies (22,5%). N&#233;anmoins, il n'&#233;tait pas tr&#232;s rare (10,8%) de retrouver l'&#339;d&#232;me pulmonaire. les at&#233;lectasies &#233;galement pr&#233;dominantes dans les &#233;tudes de Kane.O et al. [7], sont souvent favoris&#233;es par la lev&#233;e insuffisante des zones d'at&#233;lectasies du poumon op&#233;r&#233; lors de la reventilation des deux poumons, la g&#234;ne &#224; l'expectoration et l'alitement. La g&#234;ne &#224; l'expectoration est souvent la cons&#233;quence de la douleur qui ne permet pas une kin&#233;sith&#233;rapie efficace. Nos patients ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'une analg&#233;sie balanc&#233;e (Morphine et Propacetamol)&lt;br class='autobr' /&gt;
Les troubles du rythme cardiaque (53,3%) (TSV 62,7%, FA 18,2%) [13][14] &#233;taient les principales complications cardiovasculaires rencontr&#233;es en per op&#233;ratoire, dans 62,5% apr&#232;s pneumonectomies et dans 37,5% apr&#232;s lobectomies. L'an&#233;mie constituait la complication h&#233;matologique la plus importante (62,5%) suivie de la thrombop&#233;nie (5%). Ces observations &#233;taient aussi faites par Kane.O et al. [7] qui avaient trouv&#233; l'an&#233;mie dans 52,7% des cas. Cela s'explique par le fait que la chirurgie d'ex&#233;r&#232;se pulmonaire est h&#233;morragique et les patients sont souvent an&#233;mi&#233;s en pr&#233; op&#233;ratoire (45%) &lt;br class='autobr' /&gt;
L'insuffisance r&#233;nale aigue &#233;tait la seule complication r&#233;nale observ&#233;e (12,5%) probablement li&#233; aux instabilit&#233;s h&#233;modynamiques (bas d&#233;bits cardiaques) ou au sepsis. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'hyponatr&#233;mie observ&#233;e dans 40,7% des cas pourrait &#234;tre une hyponatr&#233;mie de dilution apr&#232;s des apports liquidiens excessifs ou li&#233;e &#224; la s&#233;cr&#233;tion inappropri&#233;e de l'hormone anti diur&#233;tique (SIHAD) rencontr&#233;e au cours des pathologies pulmonaires. [15], &lt;br class='autobr' /&gt; L'infection nosocomiale &#233;tait retrouv&#233;e dans 15% des cas et les principaux germes incrimin&#233;s &#233;taient le pseudomonas aeruginosa (33,3%) et klebsiella pneumoniae (33,3%) qui sont ceux rencontr&#233;s dans les infections nosocomiales pulmonaires en r&#233;animation (pseudomonas aeruginosa, haemophilus influenzae, klebsiella pneumoniae). &lt;br class='autobr' /&gt;
Notre &#233;tude avait not&#233; un cas de d&#233;c&#232;s (soit 2,5%) au bloc op&#233;ratoire, suite &#224; un choc septique d&#233;compens&#233; apr&#232;s une reprise chirurgicale au troisi&#232;me jour post op&#233;ratoire d'une pneumonectomie. Les donn&#233;es de la litt&#233;rature montrent une grande diff&#233;rence entre les s&#233;ries en termes de mortalit&#233;. Dans les s&#233;ries europ&#233;ennes et am&#233;ricaines, on note une mortalit&#233; hospitali&#232;re (ou dans les 30 jours post op&#233;ratoire) de l'ordre de 2% apr&#232;s lobectomie (1,2% &#224; 4,4%, de 6% apr&#232;s pneumonectomie (1,6% &#224; 11,5% )[16][17]. La cause fr&#233;quemment &#233;voqu&#233;e est d'origine respiratoire (sepsis, insuffisance respiratoire aigue), cardiovasculaire ou h&#233;morragique. Le risque de survenue des complications est identique apr&#232;s lobectomie ou pneumonectomie. Ces observations &#233;taient faites aussi dans la litt&#233;rature africaine, notamment, l'&#233;tude de Kane.O et al. [7] avaient trouv&#233; une mortalit&#233; de 2,9% suite &#224; une h&#233;morragie post op&#233;ratoire non maitris&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La chirurgie d'ex&#233;r&#232;se pulmonaire est &#233;maill&#233;e de complications tant per que post op&#233;ratoires. En p&#233;riode per op&#233;ratoire, l'instabilit&#233; h&#233;modynamique et les &#233;pisodes d'hypox&#233;mie dominent. La p&#233;riode post op&#233;ratoire est &#224; haut risque de complications respiratoires (at&#233;lectasies, pneumopathie) et cardiovasculaires (troubles du rythme,..). Une bonne s&#233;lection des patients, une bonne prise en charge p&#233;ri op&#233;ratoire (anesth&#233;sie, analg&#233;sie p&#233;ridurale, kin&#233;sith&#233;rapie) ainsi que l'&#233;quipement ad&#233;quat des structures o&#249; sont r&#233;alis&#233;es ces types d'intervention sont indispensables pour la r&#233;duction des complications.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;f&#233;rences &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;1.	Tanauh Y, Kendja F. L'aspergillome pulmonaire sympt&#244;matique &#224; propos de 71 cas op&#233;r&#233;s. Med Afr Noire 1994 ; 41 : 315-8.&lt;br class='autobr' /&gt;
2.	Kendja K.F., Tanauh Y., Ehounoud H., Demine B., Kangah M., Metras D. La chirurgie des s&#233;quelles pulmonaires de la tuberculose. L'exp&#233;rience ivoirienne : &#224; propos de 217 cas. J. chir. Th Cardiovasculaire 2005 ; 9 : 141-4&lt;br class='autobr' /&gt;
3.	M. El Ftouh, S. Mouline, J. Bernard, A. Badsi, A.S. Alaziz, A. El Masslout, A. Benotman, M.T. El Fassy Fihry. Poumons d&#233;truits post-tuberculeux. A propos de 181 cas. M&#233;decine du Maghreb 1997 ; 66:31-33 &lt;br class='autobr' /&gt;
4.	Bouchikh M, Smahi M, Ouadnouni Y, Achir A, Msougar Y, Lakranbi M, Herrak L, EL Aziz S, EL Malki Ho, Benosman A. &lt;br class='autobr' /&gt;
5.	La pneumonectomie pour les formes actives et s&#233;quellaires de la tuberculose. Revue des Maladies Respiratoires 2009 ; 26 : 505-13. &lt;br class='autobr' /&gt;
6.	Benumof JL. One-lung ventilation and hypoxic pulmonary vasoconstriction : implications for anesthesic management. Anesth analg 1985 ; 64 : 821-23.&lt;br class='autobr' /&gt;
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8.	Kane O.,Othman R.,Beye Sa.,Naouani L.,Guimbi K.,Hazim M.,Cisse N.,Diarra O.,Ndiaye A.,Ba Ps.,Ndiaye M.,Ka/Sall B. Les complications p&#233;ri op&#233;ratoires de la chirurgie pleuro-pulmonaire.JAMU 2008 ; 1:30-2&lt;br class='autobr' /&gt;
9.	Demine B, Kendja F, Tanauh Y, Amani A, Souaga A, Yapo P, Kangah M, Yapobi Y. Morbidit&#233; et mortalit&#233; en chirurgie thoracique non cardiaque &#224; Abidjan. Ann Chir Thor Cardiovasc 2006 ; 10 : 31-36..&lt;br class='autobr' /&gt;
10. Bolliger CT, Wyser C, Roser H, Soler M, Perruchoud AP. Lung scanning and exercise testing for the prediction post operative Performance in lung resection candidates at increased risk complications. Chest 1995 ; 108:341-48.&lt;br class='autobr' /&gt;
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12.	Ferguson MK, Reeder LB, Micck R. Optimizing selection of patients for major lung resection. J Thorac Cardiovasc Surg 1995 ;109 : 275 &#8211; 281&lt;br class='autobr' /&gt;
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15.	Amar D, Roistacher N, Burt ME, Reinsel RA, Geinsberg RJ, Wilson RS. Clinical and echocardiographic correlates of symptomatic dysrhytmias after non cardiac thoracic surgery. Chest 1995 ; 108 : 349 &#8211; 354..&lt;br class='autobr' /&gt;
16.	Wijdicks EF, Larson TS. Absence of post operative hyponatremia syndrom in young health females. Ann Neurol 1994 ; 35 : 626-28.&lt;br class='autobr' /&gt;
17.	Wada H,Nakamura T,Nakamoto K,Mada M,Watanabe Y. Thirty day operative mortality for thoracothomy in lung cancer.J Thorac Cardiovasc Surg 1998 ; 115 : 70-73&lt;br class='autobr' /&gt;
18.	Swartz De, Lachapelle K, Sampalis J, Mulder Ds, Chiu Rc, Wilson J. Perioperative mortality after pneumonectomy : analysis of risk factors and review of the litt&#233;rature. Can J Surg 1997 ; 40 : 437-44&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>C&#233;sariennes en urgence : pronostic materno-foetal au CHU de Cocody d'Abidjan.</title>
		<link>https://web-saraf.net/Cesariennes-en-urgence-pronostic.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://web-saraf.net/Cesariennes-en-urgence-pronostic.html</guid>
		<dc:date>2012-05-05T23:35:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 50 - Pete Ya&#239;ch D Cesar --&gt; Pete Ya&#239;ch D Cesar , 51 - Ouattara Abdoulaye --&gt; Ouattara Abdoulaye , 52 - Koffi N. --&gt; Koffi N. , 54 - Abh&#233; Chiak&#233; --&gt; Abh&#233; Chiak&#233; , 101 - Sanou Joachim --&gt; Sanou Joachim , 184 - It&#233;k&#233; F --&gt; It&#233;k&#233; F , 185 - Kane M --&gt; Kane M</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
[(Objectif : d&#233;terminer les facteurs influen&#231;ant le pronostic materno-foetal au cours des c&#233;sariennes en urgence. &lt;br class='autobr' /&gt;
Patientes et m&#233;thodes : il s'agissait d'une &#233;tude r&#233;trospective descriptive portant sur l'ann&#233;e 2010, &#224; partir des dossiers anesth&#233;siques et obst&#233;tricaux CHU de Cocody. &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sultats : sur 618 c&#233;sariennes, 513 (83%) ont &#233;t&#233; pratiqu&#233;es en urgence. Le d&#233;lai moyen entre l'admission et la consultation pr&#233; anesth&#233;sique (CPA) &#233;tait de 90 minutes. L'an&#233;mie &#233;tait la principale (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-17-no1-2012-.html" rel="directory"&gt;Tome 17 n&#176;1 - 2012&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Objectif :&lt;/strong&gt; d&#233;terminer les facteurs influen&#231;ant le pronostic materno-foetal au cours des c&#233;sariennes en urgence.
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Patientes et m&#233;thodes&lt;/strong&gt; : il s'agissait d'une &#233;tude r&#233;trospective descriptive portant sur l'ann&#233;e 2010, &#224; partir des dossiers anesth&#233;siques et obst&#233;tricaux CHU de Cocody.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sultats&lt;/strong&gt; : sur 618 c&#233;sariennes, 513 (83%) ont &#233;t&#233; pratiqu&#233;es en urgence. Le d&#233;lai moyen entre l'admission et la consultation pr&#233; anesth&#233;sique (CPA) &#233;tait de 90 minutes. L'an&#233;mie &#233;tait la principale anomalie observ&#233;e en pr&#233; op&#233;ratoire. 7,4% des patientes &#233;taient class&#233;es ASA&#8805;3. Une r&#233;animation pr&#233; op&#233;ratoire &#233;tait effectu&#233;e dans 6,9% des cas (remplissage vasculaire 69,3%, transfusion 3,6%, amines vasopressives 0,5%). Le d&#233;lai moyen de prise en charge (CPA-acte chirurgical) &#233;tait de 105 minutes. Les indications &#233;taient r&#233;parties en 2 groupes selon le degr&#233; d'urgence : 217 urgences absolues (42,3%) et 296 urgences relatives (57,7%). Ces indications &#233;taient domin&#233;es respectivement par les souffrances foetales aigu&#235;s (58,8%) et les dystocies dynamiques (32,4%). L'anesth&#233;sie &#233;tait r&#233;alis&#233;e par un m&#233;decin aid&#233; par un infirmier anesth&#233;siste. En l'absence de contre indications, la rachianesth&#233;sie associant la bupivacaine &#224; la morphine &#233;tait la plus pratiqu&#233;e (79,4%). En cas d'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale, le protocole &#233;tait domin&#233; par l'association Propofol+Fentanyl+Norcuron. Le collapsus &#233;tait le principal facteur de morbidit&#233; per op&#233;ratoire (18,7%). En post op&#233;ratoire, la morbidit&#233; maternelle &#233;tait repr&#233;sent&#233;e par 9 cas d'&#233;clampsie du post partum, 3 cas (0,6%) de HELLP syndrome et 4 cas (0,9%) d'insuffisance r&#233;nale aigu&#776;e ; dont 1 patiente d&#233;c&#233;d&#233;e apr&#232;s la troisi&#232;me s&#233;ance de dialyse suite &#224; un choc septique d&#233;compens&#233;. Deux patientes ont &#233;t&#233; reprises pour h&#233;morragie du post partum (1 RU et 1 HRP). Au total, 5 patientes (0,9%) &#233;vacu&#233;es toutes pour une urgence absolue (RU 3/5, &#233;clampsie 1/5, HRP 1/5), &#233;taient d&#233;c&#233;d&#233;es. La mortalit&#233; n&#233;onatale &#233;tait observ&#233;e chez 29 enfants (5,7%) dont 6 (20,7%) en ant&#233;natal et 23 (79,3%) en n&#233;onatal. Le score d'APGAR moyen &#224; 5 minutes &#233;tait de 6 et de 8 &#224; 10 minutes. 198 nouveau-n&#233;s ont &#233;t&#233; r&#233;anim&#233;s en salle de naissance, et 33 d'entre eux (16,7%) transf&#233;r&#233;s en n&#233;onatologie. L'&#233;volution en n&#233;onatologie &#233;tait marqu&#233;e par 23 d&#233;c&#232;s (11,6%) et 5 cas (2,5%) de s&#233;quelles neurologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; : la morbi-mortalit&#233; materno-infantile &#233;tait le reflet essentiellement de la gravit&#233; du tableau obst&#233;trical initial et du retard de la prise en charge. L'am&#233;lioration du pronostic passe par l'organisation des soins dans les structures publiques, l'&#233;quipement et l'entretien des infrastructures sanitaires et par la formation continue du personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mots cl&#233;s :&lt;/strong&gt; C&#233;sarienne-Urgence-morbidit&#233;-Mortalit&#233;-Maternelle-p&#233;diatrique&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Summary&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Objective&lt;/strong&gt; : To determine the factors influencing the prognosis of mother and child during emergency cesarean sections
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Patients and methods&lt;/strong&gt; : This was a descriptive retrospective study covered from January 1 to December 31, 2010, on anesthetic and obstetric records of all parturients who underwent caesarean Emergency Hospital of Cocody in Abidjan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Results&lt;/strong&gt; : a total of 618 cesarean sections, 513 (83%) were performed in an emergency. The admission was directly or after removal of other health facilities without medical transport. The average time from admission to the CPA was 90 minutes. 7.4% of patients had a severe impairment of a major function (ASA &#8805; 3). Preoperative resuscitation was performed in 6.9% of cases (69.3% volume replacement, transfusion 3.6%, 0.5% pressor amines). Anemia was the main laboratory abnormality observed pre-operatively. The average time of treatment (CPA-surgery) was 105 minutes. The indications were divided into 2 groups according to degree of urgency : 217 emergencies absolute (42.3%) and 296 for emergencies (57.7%), dominated respectively by the SFA (58.8%) and dynamic dystocia (32.4%). Anesthesia was performed by a physician specialist, an internal or an assistant guard helped by a nurse anesthetist. In the absence of evidence against the combined spinal bupivacaine + morphine was the most practiced (79.4%). If general anesthesia, the protocol was dominated by the association : Propofol + Fentanyl + Norcuron. The collapse was the main factor for intraoperative morbidity (18.7%) and changes in vascular filling were good associated with a vasoconstrictor. After surgery, maternal morbidity was represented by : 9 cases of postpartum eclampsia, 3 cases (0.6%) of HELLP syndrome and 4 cases (0.9%) of acute renal failure, including 1 patient died after the third dialysis session after decompensated septic shock. 2 patients were taken for post partum hemorrhage (1 RU 1 and HRP). A total of 5 patients (0.9%) all evacuated to an absolute emergency (RU 3 / 5, eclampsia 1 / 5, HRP 1 / 5), had died. Neonatal mortality was observed in 29 children (5.7%) of which six (20.7%) in antenatal and 23 (79.3%) in neonatal. The average Apgar score at 5 minutes to 6 and 8 to 10 minutes. 198 infants were resuscitated in the delivery room, and 33 of them (16.7%) were transferred in neonatology. The evolution of neonatal death was marked by 23 (11.6%) and 5 cases (2.5%) neurologic sequelae.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; : The morbidity and maternal and infant mortality was mainly a reflection of the seriousness of the table obstetrical initial and delayed care. The improved prognosis through : the organization of care in public facilities, equipment and maintenance of health infrastructure, training of staff.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Keywords&lt;/strong&gt; : CHU-Cocody-emergency Cesarean-morbidity-mortality-pediatric&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La c&#233;sarienne en urgence est une technique d'accouchement artificiel permettant l'extraction foetale apr&#232;s ouverture chirurgicale de l'ut&#233;rus. La classification de la c&#233;sarienne en urgence a &#233;t&#233; valid&#233;e par les anesth&#233;sistes et les obst&#233;triciens, et ils consid&#232;rent qu'elle devient urgente, lorsque le pronostic vital de la m&#232;re et/ou du foetus sont compromis imm&#233;diatement ou quasiment imm&#233;diatement (classe 1 et 2 de Lucas) [1]. En Afrique sub saharienne, les taux de mortalit&#233; materno-infantile au cours des c&#233;sariennes sont parmi les plus &#233;lev&#233;s au monde [2,3]. Une des principales causes de d&#233;c&#232;s est la difficult&#233; d'acc&#232;s &#224; des soins obst&#233;tricaux d'urgence, en particulier les c&#233;sariennes en urgence ; la carence des consultations pr&#233;natales ; le retard aux soins et les mauvaises conditions d'&#233;vacuation vers les centres de r&#233;f&#233;rence. Dans les pays en d&#233;veloppement, plusieurs progr&#232;s ont &#233;t&#233; not&#233;s au niveau des techniques anesth&#233;siques et obst&#233;tricales pour offrir une bonne s&#233;curit&#233; materno-foetale au cours des c&#233;sariennes en urgence. Cependant, les donn&#233;es int&#233;ressant les aspects anesth&#233;siques, obst&#233;tricaux et surtout p&#233;diatriques, sont encore pauvres dans notre milieu. C'est pourquoi, nous avons men&#233; cette &#233;tude qui a pour objectif de d&#233;terminer le taux des c&#233;sariennes en urgence dans notre service et de d&#233;gager les facteurs influen&#231;ant le pronostic materno-foetal.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mat&#233;riels et m&#233;thodes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'une &#233;tude r&#233;trospective &#224; vis&#233;e descriptive sur une p&#233;riode de 12 mois allant du 1er janvier au 31 d&#233;cembre 2010. Sur un total de 618 c&#233;sariennes, 513 dossiers (83%) de patientes ayant accouch&#233; par c&#233;sarienne en urgence au bloc op&#233;ratoire des urgences du CHU de Cocody, ont &#233;t&#233; analys&#233;s. Etaient incluses dans ce travail, toute patiente chez qui une c&#233;sarienne &#233;tait r&#233;alis&#233;e en urgence et dont les dossiers &#233;taient complets. Nous n'avons pas inclus les c&#233;sariennes &#233;lectives ainsi que les patientes dont les dossiers &#233;taient incomplets. Les variables &#233;tudi&#233;es &#233;taient : l'&#226;ge, le sexe, les ant&#233;c&#233;dents, la classe ASA, la r&#233;animation pr&#233; op&#233;ratoire, le d&#233;lai entre l'admission et la CPA, l'indication de la c&#233;sarienne, le d&#233;roulement de la c&#233;sarienne, les complications per et post op&#233;ratoires, le score d'APGAR, l'&#233;volution materno-foetale. Les indications de la c&#233;sarienne &#233;taient class&#233;es en deux groupes [3] : les urgences absolues requ&#233;rant pour la m&#232;re et/ou pour l'enfant, une extraction foetale au plus vite, et les urgences relatives, situations laissant un d&#233;lai pour la r&#233;alisation de la c&#233;sarienne. L'analyse de la mortalit&#233; n&#233;onatale a &#233;t&#233; restreinte aux enfants n&#233;s de grossesse unique pour homog&#233;n&#233;iser la population d'&#233;tude. Les param&#232;tres ont &#233;t&#233; analys&#233;s &#224; l'aide d'un logiciel EPI INFO version 3.5.1. L'analyse consistait au calcul des moyennes, des pourcentages et des &#233;cart-types.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Durant la p&#233;riode de l'&#233;tude, 513 c&#233;sariennes ont &#233;t&#233; pratiqu&#233;es en urgence sur un total de 618 (83%). L'admission &#233;tait directe ou apr&#232;s &#233;vacuation d'autres structures sanitaires. L'&#226;ge moyen des m&#232;res &#233;tait de 29,1 ans (extr&#234;mes : 14-46 ans), la gestit&#233; moyenne &#233;tait de 2,9 (extr&#234;mes : 1-12) et la parit&#233; de 2,1 en moyenne (extr&#234;me : 0-11). Seize pour cent (16%) des parturientes avaient un ant&#233;c&#233;dent de c&#233;sarienne parmi lesquelles 26% &#233;taient venues dans un tableau de rupture ut&#233;rine. Le diab&#232;te &#233;tait retrouv&#233; chez 0,9% des parturientes, l'asthme chez 3,1%, 11% des patientes &#233;taient hypertendues (73% gravidiques et 27% chroniques) et 8 % &#233;taient en &#233;tat de choc h&#233;morragique. Le d&#233;lai moyen entre l'admission et la consultation pr&#233;-anesth&#233;sique &#233;tait de 90 minutes (extr&#234;mes : 5-1560 minutes). 7,4% des parturientes avaient une atteinte s&#233;v&#232;re d'une grande fonction (ASA&#8805;3). Une r&#233;animation pr&#233; op&#233;ratoire &#233;tait effectu&#233;e chez 6,9% des parturientes (transfusion 3,6%, Remplissage vasculaire 69,3%, Amines vasopressives 0,5%). Seulement 1,6% des parturientes avaient un bilan pr&#233; op&#233;ratoire et l'an&#233;mie en constituait la principale anomalie (44,7%). Le d&#233;lai moyen entre la consultation pr&#233;-anesth&#233;sique et l'acte chirurgical &#233;tait 105,4 minutes (extr&#234;mes : 28-360 minutes). En cas de long d&#233;lai, l'indisponibilit&#233; du kit op&#233;ratoire en &#233;tait la principale raison (88,3%).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_153 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;63&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH149/t1-3-fd27f.jpg?1734754379' width='500' height='149' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-153 '&gt;&lt;strong&gt;Tableau I
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-153 '&gt;R&#233;partition des c&#233;sariennes selon le type d'urgence
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La rachi anesth&#233;sie &#233;tait le type d'anesth&#233;sie le plus pratiqu&#233; (79,4%) dont 3 (1,2%) &#233;taient converties en anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale faute de rep&#233;rage de l'espace sous dural. L'intubation &#233;tait difficile dans 0,8% des cas, bien que r&#233;ussie apr&#232;s plusieurs tentatives. Le protocole anesth&#233;sique &#233;tait domin&#233; par l'association : bupivacaine+morphine (89,7%) pour la rachi anesth&#233;sie, et Propofol+fentanyl+norcuron (46,9%) pour l'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale. La technique d'abord par voie segmentaire horizontale, &#233;tait pratiqu&#233;e chez toutes les op&#233;r&#233;es et la dur&#233;e moyenne d'extraction, &#233;tait de 14 minutes (extr&#234;mes : 4-26 minutes). Les principales complications per op&#233;ratoires &#233;taient : collapsus (18,7%), pouss&#233;e HTA (7,2%), an&#233;mie s&#233;v&#232;re (5,6%). 2 cas de collapsus s&#233;v&#232;re &#233;tait en rapport avec la rachi anesth&#233;sie et&lt;br class='autobr' /&gt;
l'&#233;volution &#233;tait favorable apr&#232;s un remplissage vasculaire associ&#233; aux bolus d'un vasoconstricteur (&#233;ph&#233;drine). En post op&#233;ratoire, il avait &#233;t&#233; not&#233; : 9 cas (1,8%) d'&#233;clampsie du post partum, 3 cas (0,6%) de HELLP syndrome et 4 cas (0,8%) d'insuffisance r&#233;nale aigue dont 2 (50%) &#233;taient dialys&#233;es. Une patiente &#233;tait d&#233;c&#233;d&#233;e apr&#232;s la troisi&#232;me s&#233;ance de dialyse suite &#224; un choc septique d&#233;compens&#233;. 2 patientes (0,4%) avaient &#233;t&#233; reprises suite &#224; une h&#233;morragie du post partum (1 cas de rupture ut&#233;rine et 1 cas d'H&#233;matome r&#233;tro placentaire). L'&#233;volution &#233;tait favorable apr&#232;s une r&#233;animation p&#233;ri op&#233;ratoire (remplissage vasculaire, transfusion sanguine). Le d&#233;c&#232;s &#233;tait observ&#233; chez 5 femmes (0,9%). Elles &#233;taient toutes &#233;vacu&#233;es pour une urgence absolue (rupture ut&#233;rine 3/5, &#233;clampsie 1/5, HRP 1/5). Le tableau ci-dessous montre la r&#233;partition de la population selon le degr&#233; d'urgence ainsi que l'issue materno-infantile.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_152 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;86&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH54/t2-3-9a90c.jpg?1734754379' width='500' height='54' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-152 '&gt;&lt;strong&gt;Tableau II
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-152 '&gt;R&#233;partition de la population selon l'urgence et l'issue materno-infantile
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Parmi les 484 nouveau-n&#233;s, le score d'APGAR moyen &#224; 5 minutes &#233;tait de 6 et de 8 &#224; 10 minutes. La r&#233;animation en salle de naissance &#233;tait effectu&#233;e chez 198 (38,5%) nouveau-n&#233;s, dont 33 d'entre eux (16,7%), &#233;taient transf&#233;r&#233;s en n&#233;onatologie pour diverses raisons : grande pr&#233;maturit&#233; (57%), d&#233;tresse respiratoire (19%), infection materno foetale (14,3%), ict&#232;re (8%), malformation n&#233;onatale (1,7%). L'&#233;volution de ces nouveau-n&#233;s r&#233;anim&#233;s, &#233;tait favorable chez 175 d'entre eux (88,3%) avec 5 cas (2,5%) de s&#233;quelles neurologiques et 23 (11,6%) &#233;taient d&#233;c&#233;d&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La morbi-mortalit&#233; materno-infantile des c&#233;sariennes en urgence, constitue un r&#233;el probl&#232;me de sant&#233; publique. Ces c&#233;sariennes comportent pour la m&#232;re, un risque de complications quatre fois plus &#233;lev&#233; qu'un accouchement normal [9]. L'anesth&#233;sie, et particuli&#232;rement l'AG, est une cause fr&#233;quente de d&#233;c&#232;s maternels au cours des c&#233;sariennes, surtout dans les pays en d&#233;veloppement [12, 18]. En Afrique sub saharienne, les donn&#233;es sont encore pauvres concernant l'&#233;valuation du pronostic materno-p&#233;diatrique au cours des c&#233;sariennes r&#233;alis&#233;es en urgence. [18] L'objectif de notre &#233;tude &#233;tait d'&#233;valuer l'issue maternelle et infantile au cours des c&#233;sariennes en urgence&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Donn&#233;es socio d&#233;mographiques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#226;ge moyen des m&#232;res &#233;tait de 29,1 ans (extr&#234;mes : 14 &#224; 46 ans). 28% des femmes provenaient de la p&#233;riph&#233;rie. Aucune &#233;vacuation n'&#233;tait faite par un transport m&#233;dicalis&#233; et les d&#233;lais d'admission n'&#233;taient pas bien pr&#233;cis&#233;s. Cette donn&#233;e rend compte de l'&#233;puisement des parturientes &#224; l'arriv&#233;e, ce qui peut rendre souvent une c&#233;sarienne plus urgente pour la m&#232;re et l'enfant. L'&#226;ge jeune, les transports non m&#233;dicalis&#233;s et le long d&#233;lai d'admission &#233;taient observ&#233;s dans diff&#233;rentes s&#233;ries [2,3], et refl&#232;tent les conditions socio &#233;conomiques des pays en d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Donn&#233;es Obst&#233;tricales&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les ant&#233;c&#233;dents de c&#233;sarienne &#233;taient not&#233;s dans 16% des cas (dont 26 % d'entre elles &#233;taient admises dans un tableau de rupture ut&#233;rine). Cela s'expliquerait par le fait que la pratique des &#233;preuves ut&#233;rines est encore fr&#233;quente dans nos maternit&#233;s, mais aussi l'utilisation excessive des ocytociques. Cette r&#233;alit&#233; est partag&#233;e par plusieurs auteurs [4,5]. La gestit&#233; et la parit&#233; &#233;taient respectivement de 2,9 et 2,1 en moyenne. Tous les auteurs s'accordent &#224; dire que la politique de planning familial a r&#233;duit sensiblement le taux de grossesses dans le monde et surtout en Afrique [6].&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Donn&#233;es pr&#233;-anesth&#233;siques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;lai moyen entre l'admission des parturientes en salle de naissance et la consultation pr&#233;-anesth&#233;sique para&#238;t encore long dans notre milieu. Il ressort de notre &#233;tude qu'il &#233;tait de 90 minutes en moyenne (extr&#234;mes : 5-1560 minutes). Certaines raisons peuvent l'expliquer dans notre contexte notamment : les indications tardives des c&#233;sariennes suite aux expectatives ou &#224; l'attente d'un s&#233;nior de garde, la non disponibilit&#233; du m&#233;decin anesth&#233;siste ou du gyn&#233;cologue de garde, l'afflux massif des parturientes en salle de naissance ou aux urgences. Cette r&#233;alit&#233; est commune aux structures sanitaires des pays en d&#233;veloppement o&#249; les ressources humaines et mat&#233;rielles posent encore probl&#232;me [3, 7, 10]. La majorit&#233; des parturientes n'avait pas d'atteinte s&#233;v&#232;re d'une grande fonction (ASA &#8805; 3). Les femmes chez qui une atteinte s&#233;v&#232;re d'une grande fonction &#233;tait observ&#233;e (7,4%), avaient b&#233;n&#233;fici&#233; d'une r&#233;animation pr&#233; op&#233;ratoire. Seuls 1,6% des parturientes vues en consultation pr&#233; anesth&#233;sique, avaient un bilan pr&#233; op&#233;ratoire et l'an&#233;mie en constituait la principale anomalie (44,7%). Cela s'explique par la pr&#233;dominance des urgences h&#233;morragiques en Obst&#233;trique dans notre &#233;tude et dans d'autres s&#233;ries [2, 4, 8,9].&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Indications de la c&#233;sarienne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il ressort de notre &#233;tude, comme dans plusieurs s&#233;ries africaines [2,10], que les indications maternelles sont majoritaires, repr&#233;sentant les 2/3 des indications des c&#233;sariennes en urgence au CHU de Cocody &#224; Abidjan. La classification selon le degr&#233; d'urgence de la c&#233;sarienne a &#233;t&#233; adapt&#233;e &#224; celle propos&#233;e par les r&#233;animateurs [11]. Les urgences absolues repr&#233;sentaient 42,3 % avec comme principales indications : la SFA (58,8%) suivie de l'&#233;clampsie (18,4%) et l'h&#233;matome r&#233;tro-placentaire (12,4%). Par ailleurs, les urgences relatives (56,7%) avaient comme principales indications : les dystocies dynamiques (32,4%) suivies de la disproportion foeto-pelvienne (19,9%). Ces observations ne concordent pas avec celles des autres s&#233;ries notamment, l'&#233;tude s&#233;n&#233;galaise [2], qui avait trouv&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
une pr&#233;dominance de l'h&#233;matome r&#233;tro placentaire suivi de l'&#233;clampsie comme principales indications. Cette diff&#233;rence s'expliquerait par le fait que dans la s&#233;rie s&#233;n&#233;galaise, 26,6% des parturientes avaient une HTA &#224; l'admission d'o&#249; la pr&#233;dominance des HRP et des &#233;clampsies. Les consultations pr&#233;natales de mauvaise qualit&#233;, le long d&#233;lai de prise en charge suite &#224; la non disponibilit&#233; du kit op&#233;ratoire ou &#224; un afflux massif des parturientes, pourraient expliquer un taux &#233;lev&#233; des SFA dans notre milieu.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;roulement de la c&#233;sarienne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La prise en charge p&#233;ri op&#233;ratoire des patientes &#233;tait souvent initi&#233;e sur les constatations cliniques. L'assistance ventilatoire, le remplissage vasculaire associ&#233; souvent aux amines vasopressives, ainsi que la transfusion sanguine &#233;taient initi&#233;s en pr&#233; op&#233;ratoire. Le choix du protocole d'anesth&#233;sie ob&#233;issait aux recommandations habituelles [11, 12]. L'anesth&#233;sie &#233;tait r&#233;alis&#233;e par un m&#233;decin sp&#233;cialiste en formation ou un Interne de garde aid&#233; par un Infirmier anesth&#233;siste, contrairement &#224; d'autres r&#233;gions o&#249; elle est pratiqu&#233;e par un infirmier seul [11, 14]. La rachi-anesth&#233;sie &#233;tait la technique la plus pratiqu&#233;e (79,4%), compte tenu de ses larges indications en obst&#233;trique. En cas de contre indication (&#233;clampsie, rupture ut&#233;rine&#8230;), l'AG &#233;tait pratiqu&#233;e. L'association Bupivacaine + chlorhydrate de morphine &#233;tait la plus utilis&#233;e pour la rachi-anesth&#233;sie (87,3%). Le d&#233;lai moyen d'extraction doit &#234;tre le plus court possible afin de limiter la SFA et permettre au nouveau-n&#233; d'&#234;tre r&#233;anim&#233; le plus rapidement possible. Certains auteurs, notamment Lucas [1], pr&#233;conisent un d&#233;lai de 5-10 minutes pour les urgences absolues et sup&#233;rieur &#224; 3 minutes pour les urgences diff&#233;rables. Ce d&#233;lai a &#233;t&#233; relativement long dans notre &#233;tude, 90 minutes en moyenne (extr&#234;mes 5 et 1560 minutes) pour toutes les urgences. Ce retard &#233;tait principalement d&#251; &#224; la non disponibilit&#233; du Kit op&#233;ratoire (anesth&#233;sique et/ou chirurgical) ainsi qu'&#224; l'occupation du bloc op&#233;ratoire des urgences.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Morbidit&#233; et mortalit&#233; maternelles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les complications observ&#233;es en per op&#233;ratoire &#233;taient classiques tant pour l'AG que la RA. Au cours de l'AG : l'intubation difficile &#233;tait not&#233;e chez 04 patientes (0,8 %) et avait n&#233;cessit&#233; plusieurs tentatives. Par ailleurs, le collapsus cardiovasculaire &#233;tait observ&#233; dans 18,7 % des cas et &#233;tait corrig&#233; par l'all&#233;gement de l'anesth&#233;sie, le remplissage vasculaire et l'utilisation d'un vasoconstricteur (&#233;ph&#233;drine). Les complications post op&#233;ratoires &#233;taient rares et d'&#233;volution favorable, gr&#226;ce &#224; une bonne organisation des soins. Cependant, il a &#233;t&#233; not&#233; 09 cas (1,8 %) d'&#233;clampsies du post partum qui avaient n&#233;cessit&#233; une prise en charge en r&#233;animation. Parmi celles-ci, 3 cas (33,3%) de HELLP syndrome et 4 cas d'insuffisance r&#233;nale, dont 2 (50%) &#233;taient dialys&#233;s. Deux patientes (0,4%) &#233;taient reprises au bloc op&#233;ratoire pour h&#233;morragie du post partum (1 rupture ut&#233;rine et 1 HRP).&lt;br class='autobr' /&gt;
La mortalit&#233; &#233;tait observ&#233;e chez 5 femmes (0,9%), qui &#233;taient toutes &#233;vacu&#233;es pour une urgence absolue : rupture ut&#233;rine 3/5, &#233;clampsie 1/5, HRP 1/5. Ces complications sont connues pour leur l&#233;talit&#233; &#233;lev&#233;e dans les pays en d&#233;veloppement [5,16]. L'&#233;tat initial des patientes, les modalit&#233;s de transfert, les errances &#224; la recherche d'un service d'urgence, l'absence d'une prise en charge anesth&#233;sique et obst&#233;tricale pr&#233;coce et ad&#233;quate pourraient expliquer la survenue des complications souvent causes de d&#233;c&#232;s maternels dans les c&#233;sariennes en urgence surtout en milieu rural [12,15]. La contribution de l'anesth&#233;siste-r&#233;animateur dans la r&#233;duction de la morbi-mortalit&#233; lors des c&#233;sariennes en urgence est d&#233;terminante, car comparativement &#224; d'autres s&#233;ries africaines [2, 11] et europ&#233;ennes [11], les complications &#233;taient rares dans notre &#233;tude, et notre taux de mortalit&#233; est relativement bas malgr&#233; la crise socio &#233;conomique que traverse la C&#244;te d'ivoire depuis une d&#233;cennie. Ceci refl&#232;te une bonne organisation des soins bien que quelques difficult&#233;s mat&#233;rielles persistent.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Morbidit&#233; et mortalit&#233; infantiles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les complications maternelles au cours des c&#233;sariennes en urgence sont en g&#233;n&#233;ral, responsables d'un pronostic d&#233;favorable chez les enfants [15, 17, 18]. Il ressort de notre &#233;tude que : la mortalit&#233; p&#233;diatrique globale &#233;tait de 5,7%. La mortalit&#233; ant&#233;natale &#233;tait plus &#233;lev&#233;e chez les femmes admises pour une urgence absolue (6-,7%). La mortalit&#233; n&#233;onatale &#233;tait plus &#233;lev&#233;e (87%) dans les urgences absolues comme dans la s&#233;rie s&#233;n&#233;galaise [2] ainsi que dans d'autres travaux [18,19], la rupture ut&#233;rine et la SFA en &#233;tait les principales causes. L'obtention des moyens modernes d'&#233;valuation de l'asphyxie foetale [8] et la rapidit&#233; d'ex&#233;cution de l'op&#233;ration pourraient am&#233;liorer ces r&#233;sultats. Parmi les 484 nouveau-n&#233;s, plus de la moiti&#233; avaient un APGAR moyen &#8805; 6 &#224; 5 minutes et &#8805; 8 &#224; 10 minutes. Cent quatre vingt dix huit d'entre eux (40,9%) avaient &#233;t&#233; r&#233;anim&#233;s en salle de naissance et 33 d'entre eux (16,7%), &#233;taient transf&#233;r&#233;s en n&#233;onatologie pour diverses raisons : pr&#233;maturit&#233; (57%), d&#233;tresse respiratoire (19%), infection n&#233;onatale (14,3%), ict&#232;re n&#233;onatal (8%), hydroc&#233;phalie (1,7%). Parmi les enfants r&#233;anim&#233;s &#224; la naissance, l'&#233;volution &#233;tait favorable chez 175 d'entre eux (88,4%). N&#233;anmoins, 5 cas (2,5%) de s&#233;quelles neurologiques &#233;taient not&#233;s. Les taux de morbi-mortalit&#233; trouv&#233;s dans notre travail n'&#233;taient pas diff&#233;rents de ceux trouv&#233;s dans d'autres s&#233;ries africaines [2, 20, 22]. Par contre, dans la litt&#233;rature anglo-saxonne, [21] le taux de mortalit&#233; &#233;tait bas, car dans les pays d&#233;velopp&#233;s, la prise en charge est pr&#233;coce et optimale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La c&#233;sarienne en urgence constitue encore un probl&#232;me crucial dans notre milieu, bien que des efforts remarquables soient not&#233;s en termes d'organisation des soins dans les structures sanitaires publiques. Abaisser le taux de morbidit&#233; et de mortalit&#233;, repose sur la reorganisation de l'&#233;quipe soignante, une bonne liaison entre les h&#244;pitaux ruraux et urbains, une formation continue du personnel ainsi que l'&#233;quipement et l'entretien des infrastructures sanitaires. L'am&#233;lioration de la qualit&#233; des soins anesth&#233;siques constitue un &#233;l&#233;ment majeur dans la gestion des c&#233;sariennes en urgence.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Lucas DN, Yentis SM, Kinsella SM et al.Urgency of caesarean section : a new classification. J R Soc Med 2000 ; 93:346-50.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Imbert P, Berger F, Diallo N.S, Cellier, Goumbala M, Ka A.S, Petrognani R. Pronostic maternel et p&#233;diatrique des c&#233;sariennes en urgence : &#233;tude prospective &#224; l'h&#244;pital principal de Dakar, S&#233;n&#233;gal. Med Trop 2003 ; 63 : 351-7.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Vangeenderhuysen C, Souidi A &#8211; Rupture ut&#233;rine sur ut&#233;rus gravide : &#233;tude d'une s&#233;rie continue de 63 cas &#224; la maternit&#233; de r&#233;f&#233;rence de Niamey. Med Trop 2002 ; 62 : 615-18.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Schoeffler P, Dominique C, Weber B &#8211; Anesth&#233;sie pour c&#233;sarienne en urgence. In &#171; conf&#233;rences d'actualisation 1991. 33&#232; Congr&#232;s national d'anesth&#233;sie et de r&#233;animation &#187;. Elsevier Ed et Sfar, Paris, 2001 : 9-24.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Murray C J, Lopez Ad &#8211; Mortality by cause for eight regions of the world : Global Burden of disease study. Lancet 1997a ; 349 : 1269-76.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; WHO- Appropriate technology for birth. Lancet 1985 : 24 : 436-7.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Lankoande J, Ouedraogo Cm, Ouedraogo A et coll. &#8211; Evacuations sanitaires obst&#233;tricales et mortalit&#233; foeto-maternelles au Burkina-Faso. Med Trop 1997 ; 57 : 311.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Haberer Jp, Dieumunsch P &#8211; Anesth&#233;sie obst&#233;tricale. Encycl Med Chir &#8211; Anesth&#233;sie-R&#233;animation, 36-595-A-10, 1992, 10p.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Dumont A, De Bernis L, Bouvier-Colle Mh, Breart G &#8211; Caesarean section rate for maternel indication in sub-saharan Africa : a systematic review. Lancet 2001 ; 358 : 1328-33.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Arvieux Cc, Rossignol B, Gueret G, Havaux M &#8211; Anesth&#233;sie pour c&#233;sarienne en urgence. In &#171; conf&#233;rences d'actualisation 2001. 43&#232; Congr&#232;s national d'anesth&#233;sie et de r&#233;animation &#187;. Elsevier ed et SFAR, paris, 2001, pp 9-24.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Binam F, Lemarde Ley P, Blatt A, Arvis T &#8211; pratiques anesth&#233;siques &#224; Yaound&#233; (Cameroun). Ann Fr Anesth Reanim 1999 ; 18 : 647-656.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Carpentier Jp, Banos Jp, Brau R Et Coll. &#8211; pratique et complications de la rachianesth&#233;sie en milieu tropical africain. Ann Fr Ann Reanim 2000 ; 20 : 16-22.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Adnet P, Diallo A, Sanou J et coll. &#8211; pratique de l'anesth&#233;sie par les infirmier(e)s en Afrique francophone subsaharienne. Ann Fr Anesth Reanim 1999 ; 18 : 636-641.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Bouillin D, Fournier G, Gueye A et coll. &#8211; Surveillance &#233;pid&#233;miologique et couverture chirurgicale des dystocies obst&#233;tricales au S&#233;n&#233;gal. Sant&#233; 1994 ; 4 : 399-406.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Cisse Ct, Faye Eo, De Bernis L, Diadhiou F &#8211; Rupture ut&#233;rine au S&#233;n&#233;gal. Epid&#233;miologie et qualit&#233; de la prise en charge ; med trop 2002 ; 62 : 619-622.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Bellier G &#8211; 390 c&#233;sariennes en deux ans &#224; la maternit&#233; de Ndjam&#233;na. Med Trop 1975 ; 35 : 301-304.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ekoundzola Jr, Buambo S, Nkihouabonga G, Mayanda Hf &#8211; enfants n&#233;s par c&#233;sarienne au centre hospitalier universitaire de Brazaville. Arch Pediatr 2001 ; 8 : 1265-1273.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Saissy Jm &#8211; l'h&#233;matome r&#233;tro placentaire &#8211; In &#171; SAISSY JM &#8211; R&#233;animation tropicale &#187;. arnette ed, paris, 1997, pp 267-282.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ayivi B, Badirou F, Alihonou E &#8211; Prise en charge du nouveau-n&#233; &#224; Cotonou. Etat actuel et difficult&#233;s. Arch Pediatr 1999 ; 6 Suppl 2 : 272S-274S.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Greenwood Am, Greenwood BM, Bradley AK et Coll &#8211; A prospective survey of the outcome of pregnancy in a rural area of the Gambia. Bull World Health Organ 1987 ; 65 : 95-104.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mcdermott J, Steketee R, Wirima R &#8211; perinatal morbidity in rural Malawi. Bull World Health Organ 1996 ; 74 : 165-171.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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