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	<title>SARAF </title>
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	<description>Portail officiel de la Soci&#233;t&#233; d'Anesth&#233;sie R&#233;animation d'Afrique Francophone (SARAF), une organisation fond&#233;e le 15 d&#233;cembre 1984 &#224; Cotonou, B&#233;nin.
La SARAF vise &#224; promouvoir l'anesth&#233;sie et la r&#233;animation en Afrique francophone &#224; travers la formation, la recherche et la diffusion des connaissances.
Le site propose une vari&#233;t&#233; de ressources pour les professionnels de sant&#233;, notamment : Actualit&#233;s : Mises &#224; jour sur les &#233;v&#233;nements r&#233;cents, les congr&#232;s et les d&#233;veloppements dans le domaine de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation en Afrique francophone. Agenda : Informations sur les &#233;v&#233;nements &#224; venir, y compris les congr&#232;s, les ateliers et les formations pertinentes pour les praticiens. Biblioth&#232;que : Acc&#232;s &#224; des documents, des livrets de congr&#232;s et des ressources li&#233;es &#224; la pratique de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation. Revue Africaine d'Anesth&#233;siologie et de M&#233;decine d'Urgence (RAMUR) : La publication officielle de la SARAF, offrant des articles de recherche, des &#233;tudes de cas et des revues de litt&#233;rature. Les auteurs peuvent trouver des instructions pour la soumission de manuscrits, et les lecteurs peuvent acc&#233;der aux num&#233;ros pr&#233;c&#233;dents de la revue.</description>
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		<title>SARAF </title>
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		<title>Reste-t-il une place pour le thiopental ?</title>
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		<dc:date>2013-10-01T20:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 349 - Andriamasy CM --&gt; Andriamasy CM , 186 - Rakotomavo FA --&gt; Rakotomavo FA , 350 - Rakotoarison RCN --&gt; Rakotoarison RCN , 144 - Raveloson Nasolotsiry E --&gt; Raveloson Nasolotsiry E</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Auteur correspondant : Andriamasy Caroline Malala : carandriamasy chez yahoo.fr R&#233;sum&#233; [(Le Thiopental est un produit anesth&#233;sique utilis&#233; en pratique clinique depuis 1934. Il a comme caract&#233;ristique principal un d&#233;lai d'action court et maintient une stabilit&#233; h&#233;modynamique. Ses indications principales sont l'induction en s&#233;quence rapide en association avec la succinylcholine, et principalement la c&#233;sarienne en urgence, l'&#233;tat de mal r&#233;fractaire aux prises en charge initiales, ainsi que la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-18-no2-2013-.html" rel="directory"&gt;Tome 18 n&#176;2 - 2013&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Auteur correspondant : Andriamasy Caroline Malala : carandriamasy&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;yahoo.fr&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Le Thiopental est un produit anesth&#233;sique utilis&#233; en pratique clinique depuis 1934. Il a comme caract&#233;ristique principal un d&#233;lai d'action court et maintient une stabilit&#233; h&#233;modynamique. Ses indications principales sont l'induction en s&#233;quence rapide en association avec la succinylcholine, et principalement la c&#233;sarienne en urgence, l'&#233;tat de mal r&#233;fractaire aux prises en charge initiales, ainsi que la neuro-s&#233;dation dans les traumatismes cr&#226;niens graves. En 2011, le seul laboratoire qui fabrique la sp&#233;cialit&#233; de ce produit a d&#233;cid&#233; de l'arr&#234;t de commercialisation du fait surtout de son faible co&#251;t, non rentable pour le laboratoire. Les pays industrialis&#233;s de m&#234;me que les pays en voie de d&#233;veloppement, se retrouvent dans une situation d&#233;licate pour diverses raisons. Les g&#233;n&#233;riques sont l&#224; pour assurer l'approvisionnement temporaire, mais on ne saura pas jusqu'&#224; quand. C'est pourquoi il nous a sembl&#233; n&#233;cessaire de rappeler la place du thiopental au quotidien des urgences et des pays en voie de d&#233;veloppement.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mots-cl&#233;s : &lt;/strong&gt; Commercialisation, Induction, Pays en voie de d&#233;veloppement, Thiopental&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Summary&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;The thiopental is an anesthetic used in clinical practice since 1934. It has as its main characteristic a short period of work and maintains hemodynamic stability. Its main indications are rapid sequence induction in combination with succinylcholine, mainly the emergency Caesarean section, status epilepticus refractory to initial management, as well as neuro-sedation in severe head injuries. In 2011, the only company that makes the specialty of this product decided to stop marketing primarily due to its low cost, unprofitable for the laboratory. Industrialized countries as well as developing countries are in a uncomfortable situation for various reasons. Generics are there to ensure the temporary supply, but we will not know until when. That's why we thought it was necessary to remind the place of thiopental everyday emergencies and developing countries.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Keywords&lt;/strong&gt; : Developing countries, Induction, Thiopental&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le thiopental sodique (Pentothal&#174;, Nesdonal&#174;) avait &#233;t&#233; d&#233;couvert au d&#233;but des ann&#233;es 1930. Il &#233;tait utilis&#233; pour la premi&#232;re fois sur l'homme le 8 mars 1934 aux Etats-Unis et avait fait l'objet trois mois plus tard d'une &#233;tude clinique par Lundy sur la demande des laboratoires Abbott [1].&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant plusieurs d&#233;cennies, le thiopental avait &#233;t&#233; l'anesth&#233;sique intraveineux le plus utilis&#233; et avait fait fonction d'agent de r&#233;f&#233;rence pour les &#233;tudes comparatives avec d'autres anesth&#233;siques.&lt;br class='autobr' /&gt;
La phase de d&#233;clin du thiopental avait d&#233;but&#233; dans les &#171; pays industrialis&#233;s &#187; avec la mise sur le march&#233; du propofol &#224; partir de 1987. Ce d&#233;clin &#233;tait all&#233; en s'acc&#233;l&#233;rant non seulement du fait des qualit&#233;s intrins&#232;ques du propofol, mais aussi du fait du conditionnement de celui-ci qui n'imposait pas une manipulation aussi complexe que la pr&#233;paration de la solution de thiopental et, probablement, surtout du fait d'une formation de plus en plus r&#233;duite des juniors &#224; sa technique d'administration [1].&lt;br class='autobr' /&gt;
En 2009 &#233;tait c&#233;l&#233;br&#233; son 75eme anniversaire de mise sur le march&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'int&#233;r&#234;t de cette revue est de montrer la place de l'utilisation du thiopental dans les pays en voie de d&#233;veloppement en notre &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Les indications du thiopental.&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Le thiopental de sodium est un hypnotique intraveineux d'action rapide, de d&#233;lai d'action court et ayant une bonne stabilit&#233; h&#233;modynamique chez le patient normovol&#233;mique [2].&lt;br class='autobr' /&gt;
Ses propri&#233;t&#233;s cliniques font qu'il demeure la r&#233;f&#233;rence pour l'induction en s&#233;quence rapide d'un patient &#224; risque d'inhalation du contenu gastrique, situation plus connue sous l'appellation d'&#171; estomac plein &#187; (crash induction) [3].&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est principalement indiqu&#233; dans le cas des urgences abdominales, dans le cas de l'anesth&#233;sie de l'ob&#232;se ou encore en obst&#233;trique dans le cas de l'anesth&#233;sie pour c&#233;sarienne d'urgence [4], d'autant plus que par mesure de pr&#233;caution, il est pr&#233;f&#233;rable de ne pas administrer le propofol pendant la grossesse (IVG except&#233;e).&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est beaucoup moins fr&#233;quemment utilis&#233; au cours de l'entretien anesth&#233;sique avec des risques d'accumulation du fait d'une &#233;limination lente, ne faisant pas de ce produit le meilleur agent d'entretien.&lt;br class='autobr' /&gt;
En r&#233;animation, le thiopental est toujours pr&#233;conis&#233; dans la prise en charge de l'&#233;tat de mal convulsif [5] ou de l'hypertension intracr&#226;nienne, r&#233;fractaire aux th&#233;rapeutiques initiales [6].&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans certains pays, le thiopental est utilis&#233; pour des indications extra-anesth&#233;siques qui m&#233;ritent d'&#234;tre rappel&#233;es ici, compte tenu des probl&#232;mes &#233;thiques qu'elles posent : l'utilisation comme &#171; s&#233;rum de v&#233;rit&#233; &#187; par la police : l'injection l&#233;tale pour l'ex&#233;cution capitale aux Etats-Unis ; l'injection l&#233;tale pour euthanasie autoris&#233;e aux Pays-Bas en 2001, en Belgique en 2002 et au Luxembourg en 2009 ; l'assistance au suicide autoris&#233;e dans les cantons suisses de Zu&#776;rich et d'Argovie, ainsi qu'aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg et dans l'&#233;tat d'Or&#233;gon (&#201;tats-Unis) [1].&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi nous pouvons dire que m&#234;me si son utilisation avait diminu&#233; au cours des derni&#232;res ann&#233;es en raison de l'introduction de nouveaux m&#233;dicaments, tels que le propofol, le thiopental sodique est toujours consid&#233;r&#233; comme un anesth&#233;sique de premi&#232;re ligne dans de nombreux cas tels que les pathologies g&#233;riatriques, neurologiques, cardio-vasculaires ainsi que chez les patientes en obst&#233;trique au cours de l'op&#233;ration c&#233;sarienne par anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale, pour lesquels les effets secondaires d'autres m&#233;dicaments peuvent entra&#238;ner de graves complications [7].&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Arr&#234;t de la commercialisation et de la production du thiopental.&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, en mai 2011, le groupe HOSPIRA&#169; avait d&#233;cid&#233; l'arr&#234;t d&#233;finitif de la commercialisation de ses sp&#233;cialit&#233;s Penthotal 500mg, et Penthotal 1g, poudre pour solution injectable.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, le co&#251;t unitaire faible d'un produit d'anesth&#233;sie, en l'occurrence le thiopental, peu rentable commercialement est sans doute un inconv&#233;nient pour assurer la p&#233;rennit&#233; de leur commercialisation [2].&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;La place du thiopental en Europe et aux USA de nos jours.&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;De nos jours, dans les pays industrialis&#233;s, son administration en pratique courante est devenue tr&#232;s limit&#233;e. Et justement, la non-utilisation de l'association thiopental-succinylcholine, reste en France la premi&#232;re cause de mortalit&#233; r&#233;siduelle directement li&#233;e &#224; l'anesth&#233;sie [8,9].&lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne fait pratiquement plus l'objet de publications dans les revues d'anesth&#233;sie. Il survit encore dans des livres d'enseignement. Dans certains h&#244;pitaux &#224; vocation d'enseignement, il est utilis&#233; pour la formation des m&#233;decins et infirmiers(&#232;res) qui se destinent &#224; la pratique de l'anesth&#233;sie dans les pays en voie de d&#233;veloppement [1].&lt;br class='autobr' /&gt;
En France, le thiopental ne figure plus dans le dictionnaire Vidal. Malgr&#233; sa rare utilisation, les pays industrialis&#233;s paraissent toutefois boulevers&#233;s par l'arr&#234;t de mise sur le march&#233; de ce m&#233;dicament [2].&lt;br class='autobr' /&gt;
Aux Etats-Unis, l'American Society of Anesthesiology (ASA) avait fait part au cours d'un &#233;ditorial en 2011 de sa pr&#233;occupation inqui&#233;tante vis-&#224;-vis de cette d&#233;cision d'arr&#234;t de production du m&#233;dicament et m&#234;me si sa pr&#233;occupation n'est pas l'utilisation du produit anesth&#233;sique au bloc op&#233;ratoire mais plut&#244;t au cours de l'ex&#233;cution de la peine capitale [7].&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;La place du thiopental dans les pays en d&#233;veloppement&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Dans les pays en voie de d&#233;veloppement comme en Afrique, Madagascar et m&#234;me la Cor&#233;e, le Thiopental reste tr&#232;s utilis&#233;. Il tient encore une place importante au cours de l'induction de tout profil de patient lors de l'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale, &#224; d&#233;faut d'autres moyens m&#233;dicamenteux. Son anciennet&#233; est certainement un gage de s&#233;curit&#233; d'utilisation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il reste l'agent le plus utilis&#233; en milieu urbain, compte tenu de son tr&#232;s faible co&#251;t (plus li&#233; au conditionnement qu'au produit) et de sa facilit&#233; de conservation.&lt;br class='autobr' /&gt;
En milieu rural, en revanche, o&#249; la pr&#233;sence d'une personne form&#233;e &#224; l'administration de thiopental, ainsi que l'alimentation en oxyg&#232;ne et en &#233;lectricit&#233; sont tr&#232;s hypoth&#233;tiques, la k&#233;tamine est l'agent anesth&#233;sique de premier choix mais n'est pas toujours disponible [2,10].&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces m&#233;dicaments (thiopental et k&#233;tamine) peu co&#251;teux, efficaces et s&#233;curitaires, conviennent pour les patients et les budgets limit&#233;s des &#233;tablissements de soin, par opposition aux nouvelles mol&#233;cules qui sont souvent on&#233;reuses dans ces pays. Le service m&#233;dical rendu de ce produit est donc &#233;lev&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais en raison de son &#233;limination qui est prolong&#233;e, il est moins int&#233;ressant au cours de l'entretien de l'anesth&#233;sie ou par d'autres hypnotiques de plus faible dur&#233;e d'action comme le propofol, malheureusement soumis &#224; des ruptures tr&#232;s fr&#233;quentes sinon &#224; un co&#251;t trop &#233;lev&#233; par rapport au revenu moyen des patients des pays en d&#233;veloppement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour l'instant, le thiopental existe encore sous forme g&#233;n&#233;rique, m&#234;me si la sp&#233;cialit&#233; n'est plus produite. Ceci permet encore aux pays en d&#233;veloppement de s'approvisionner pour une dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e. Mais de ce m&#233;dicament d&#233;pendent l'approvisionnement des pharmacies de nos h&#244;pitaux, la survie de nos blocs op&#233;ratoires et de la quasi-totalit&#233; de nos patients les plus d&#233;munis.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le thiopental est utilis&#233; en pratique clinique depuis 1934. Le laboratoire HOSPIRA&#169; d&#233;tenteur du brevet avait d&#233;cid&#233; de son arr&#234;t de commercialisation en 2011. Les pays en voie de d&#233;veloppement sont les plus affect&#233;s &#233;tant donn&#233; que les vieux produits anesth&#233;siques y sont les plus disponibles et donc les plus utilis&#233;s. En attendant, les g&#233;n&#233;riques ont pris le relais des sp&#233;cialit&#233;s, mais la p&#233;rennisation est encore al&#233;atoire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;1. Cazala&#224; JB, Haberer JP, Otteni JC. 75e anniversaire de l'introduction du thiopental en pratique clinique. Ann Fr Anesth R&#233;anim. 2009 ; 28 : 725-27.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Plaud B. Arr&#234;t de la commercialisation du thiopental (Pentothal&#174;) par les laboratoires Hospira&#8482; -France : une mauvaise nouvelle qui en annonce probablement d'autres. Ann Fr Anesth R&#233;anim. 2011 ; 30 : 617-18.&lt;br class='autobr' /&gt;
3. Debaene B, Bruder N, Chollet-Rivier M. Agents d'induction : agents intraveineux, agents halog&#233;n&#233;s, morphiniques et curares ; monitorage. Ann Fr Anesth R&#233;anim 2003 ; 22 : 53s-9s.&lt;br class='autobr' /&gt;
4. Ronald D. Miller, Lars I. Eriksson, Lee A. Fleisher, Jeanine P. Wiener-Kronish, William L. Young. Anesthesia for Obstetris.Miller's Anesthesia, 7th Ed, Philadelphia, Churchill Livingstone, 2221.&lt;br class='autobr' /&gt;
5. Navarro N, Mazoit JX. Etat de mal &#233;pileptique : &#233;tat de la question. Pharmacologie des agents utilis&#233;s dans l'&#233;tat de mal &#233;pileptique. Rev Neurol. 2009 ; 165 : 355-65.&lt;br class='autobr' /&gt;
6. Samir H Haddad, Yaseen M Arabi. Critical care management of severe traumatic brain injury in adults Haddad and Arabi Scandinavian Journal of Trauma, Resuscitation and Emergency Medicine. 2012, 20 : 12.&lt;br class='autobr' /&gt;
7. ASA statement on Sodium Thiopental's Removal from the Market Chicago. Stat News Service. 2011 ;.&lt;br class='autobr' /&gt;
8. Auroy Y, Benhamou D, P&#233;quignot F, Jougla E, Lienhart A. Enqu&#234;te mortalit&#233; Sfar-Inserm : analyse secondaire des d&#233;c&#232;s par inhalation de liquide gastrique. Ann Fr Anesth R&#233;anim 2009 ; 28 : 200-5.&lt;br class='autobr' /&gt;
9. Chassard D, Mercier FJ. Quelles strat&#233;gies appliquer pour diminuer le risque d'une inhalation pulmonaire de liquide gastrique pendant une anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale ? Ann Fr Anesth R&#233;anim. 2009 ; 28 : 197-9.&lt;br class='autobr' /&gt;
10. Craven R. Ketamine. Anesthesia. Suppl.1 2007 ; 62 : s48-53&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un cas d'oed&#232;me pulmonaire neurog&#233;nique au d&#233;cours d'un traumatisme cr&#226;nien grave</title>
		<link>https://web-saraf.net/Un-cas-d-oedeme-pulmonaire.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://web-saraf.net/Un-cas-d-oedeme-pulmonaire.html</guid>
		<dc:date>2012-05-05T23:36:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 186 - Rakotomavo FA --&gt; Rakotomavo FA , 187 - Riel AM --&gt; Riel AM , 188 - Raoelijaona L --&gt; Raoelijaona L , 189 - Randriamiarana JM --&gt; Randriamiarana JM</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; L'oed&#232;me pulmonaire neurog&#233;nique est une complication grave des l&#233;sions du syst&#232;me nerveux central d'origines multiples. Il se pr&#233;sente sous forme de d&#233;faillance respiratoire aigu&#235;. Le diagnostic est essentiellement clinique apr&#232;s &#233;limination des diagnostics diff&#233;rentiels, et radiologique par l'individualisation du syndrome alv&#233;olaire. Le traitement repose sur une diminution de l'hypertension intracr&#226;nienne et une r&#233;gression de la surcharge pulmonaire par l'abaissement de la pr&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-17-no1-2012-.html" rel="directory"&gt;Tome 17 n&#176;1 - 2012&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;L'oed&#232;me pulmonaire neurog&#233;nique est une complication grave des l&#233;sions du syst&#232;me nerveux central d'origines multiples. Il se pr&#233;sente sous forme de d&#233;faillance respiratoire aigu&#235;. Le diagnostic est essentiellement clinique apr&#232;s &#233;limination des diagnostics diff&#233;rentiels, et radiologique par l'individualisation du syndrome alv&#233;olaire. Le traitement repose sur une diminution de l'hypertension intracr&#226;nienne et une r&#233;gression de la surcharge pulmonaire par l'abaissement de la pr&#233; charge et de la post charge ainsi que par l'usage des inotropes positifs. Nous rapportons le cas d'un patient qui a d&#233;velopp&#233; un oed&#232;me pulmonaire neurog&#233;nique &#224; la suite d'un traumatisme cr&#226;nien grave, notre objectif est de rapporter notre cas puis de discuter la pr&#233;sentation clinique et la prise en charge par rapports aux donn&#233;es de la litt&#233;rature.
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mots cl&#233;s&lt;/strong&gt; : OEd&#232;me pulmonaire, neurog&#233;nique, traumatisme cr&#226;nien, h&#233;morragie sous-arachno&#239;dienne&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Summary&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Neurogenic pulmonary edema is a life-threatening complication of many central nervous system injuries. It appears as an acute respiratory distress. Diagnosis is essentially clinic after exclusion of differential diagnosis, and radiologic by individualization of alveolar syndrom. Treatment consists on reducing intracranial pressure and pulmonary overload by decrease of pr&#233;- and after-load and by improvement of cardiac contractility by inotropes. We report a case of a patient who developed a neurogenic pulmonary edema after a severe head injury, and our aim is to relate and to discuss the clinical features and the treatment through literature
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Keywords&lt;/strong&gt; : Pulmonary edema, neurogenic, head injury, subarachnoid haemorrhage&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'oed&#232;me pulmonaire neurog&#233;nique est d&#233;crit comme une dyspn&#233;e aigu&#235; ou une diminution de la pression partielle art&#233;rielle en oxyg&#232;ne (Pa02) due &#224; une congestion interstitielle et alv&#233;olaire apr&#232;s une agression du syst&#232;me nerveux central [1,2]. Il s'agit d'une affection relativement fr&#233;quente mais souvent non ou sous-diagnostiqu&#233;e par le praticien. La mortalit&#233; y aff&#233;rente est &#233;lev&#233;e [1], en cas de survie, il compromet l'avenir neurologique du patient du fait de l'hypoxie qu'il provoque. Nous rapportons le cas d'un patient qui a d&#233;velopp&#233; un oed&#232;me pulmonaire neurog&#233;nique au d&#233;cours d'un traumatisme cr&#226;nien grave&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Observation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un homme de 60 ans &#233;tait admis au service des urgences puis au service de r&#233;animation chirurgicale du CHU Joseph Ravoahangy Andrianavalona, le 24 Juillet 2008, &#224; la suite d'une chute dans un ravin, sans point d'impact pr&#233;cis. Le patient &#233;tait &#233;thylique, tabagique &#224; 10 paquets ann&#233;es et pr&#233;sentait dans les ant&#233;c&#233;dents une notion de crises convulsives apyr&#233;tiques. Il n'avait pas d'ant&#233;c&#233;dents cardiovasculaires ni respiratoires ant&#233;rieurs. A l'entr&#233;e, la pression art&#233;rielle &#233;tait de 140/80 mm Hg, la fr&#233;quence cardiaque &#233;tait &#224; 90 battements par minute, la fr&#233;quence respiratoire &#224; 30 cycles par minute et le patient &#233;tait color&#233;. La saturation p&#233;riph&#233;rique en oxyg&#232;ne (Sp02) &#233;tait de 97%. L'examen neurologique avait r&#233;v&#233;l&#233; un score de Glasgow &#224; 8/15, des pupilles en myosis r&#233;actives sym&#233;triques, un d&#233;ficit moteur gauche et une raideur de la nuque. Le reste de l'examen &#233;tait normal. L'h&#233;mogramme avait montr&#233; une l&#233;g&#232;re an&#233;mie normochrome normocytaire, et une hyperleucocytose &#224; pr&#233;dominance neutrophile. L'ionogramme sanguin et le reste de l'examen sanguin &#233;taient normaux. La tomodensitom&#233;trie c&#233;r&#233;brale effectu&#233;e en urgence avait objectiv&#233; une volumineuse h&#233;morragie intrac&#233;r&#233;brale droite avec oed&#232;me p&#233;ri l&#233;sionnel compliqu&#233;e d'une h&#233;morragie sous-arachno&#239;dienne et d'une inondation intra ventriculaire. On notait &#233;galement une fracture multi fragmentaire de la paroi du sinus maxillaire droit. (figure1)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_154 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;116&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH346/fig1-3-36fe2.jpg?1734777656' width='500' height='346' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-154 '&gt;&lt;strong&gt;Fig. 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-154 '&gt;Volumineuse h&#233;morragie intrac&#233;r&#233;brale droite avec inondation ventriculaire &#224; la tomodensitom&#233;trie c&#233;r&#233;brale
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quelques heures apr&#232;s l'accident, on notait la survenue brutale d'une dyspn&#233;e avec chute de la saturation art&#233;rielle en oxyg&#232;ne &#224; 88% malgr&#233; une oxyg&#233;nation &#224; 5 litres par minutes. L'examen physique r&#233;v&#233;lait une cyanose discr&#232;te des extr&#233;mit&#233;s, des expectorations saumon&#233;es, une tachycardie &#224; 120 battements par minutes et des gros cr&#233;pitants en mar&#233;e montante au niveau des deux champs pulmonaires. On n'avait not&#233; ni galop ni souffle cardiaque. La radiographie pulmonaire avait montr&#233; des opacit&#233;s alv&#233;olaires bilat&#233;rales pr&#233;dominant au niveau hilaire (figure 2).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_155 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;99&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L487xH507/fig2-2-9425e.jpg?1734726381' width='487' height='507' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-155 '&gt;&lt;strong&gt;Fig. 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-155 '&gt;Opacit&#233;s alv&#233;olaires bilat&#233;rales pr&#233;dominant au niveau hilaire &#224; la radiographie du thorax
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lectrocardiographie &#233;tait normale &#224; part la tachycardie sinusale. L'&#233;chocardiographie &#233;tait normale. Une intubation orotrach&#233;ale suivie de ventilation m&#233;canique avec une pression positive de fin d'expiration de 8mmHg avait &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e. Le patient avait b&#233;n&#233;fici&#233; d'une administration de diur&#233;tiques, de cortico&#239;des : Methylprednisolone &#224; 1 mg/kg ainsi que d'anti- H2 (Ranitidine) pour la pr&#233;vention de l'ulc&#232;re de stress, concomitante &#224; l'administration d'anti-oed&#233;mateux (mannitol). Les mesures g&#233;n&#233;rales et les soins de nursing communs &#224; tous traumatismes cr&#226;niens graves avaient &#233;t&#233; respect&#233;s. Par ailleurs, la pr&#233;vention des agressions c&#233;r&#233;brales secondaires d'origine syst&#233;mique &#233;tait effectu&#233;e. Malgr&#233; cela, le patient &#233;tait d&#233;c&#233;d&#233; au troisi&#232;me jour d'hospitalisation d'oed&#232;me aigu du poumon.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussions&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'oed&#232;me pulmonaire neurog&#233;nique a &#233;t&#233; d&#233;crit pour la premi&#232;re fois par Shanahan en 1908 sur des patients ayant pr&#233;sent&#233; des convulsions g&#233;n&#233;ralis&#233;es graves [3]. Depuis, la litt&#233;rature rapporte des cas r&#233;sultants de causes diverses (tumeurs c&#233;r&#233;brales, m&#233;ningites, isch&#233;mie c&#233;r&#233;brales,&#8230;). La principale cause est l'h&#233;morragie sous-arachno&#239;dienne, traumatique comme celle rencontr&#233;e chez notre patient ou par rupture d'an&#233;vrysme intracr&#226;nien ; 43 &#224; 73% des oed&#232;mes pulmonaires r&#233;sultent d'une h&#233;morragie sous-arachno&#239;dienne. Il est &#233;galement rencontr&#233; dans pr&#232;s de 20% des traumatismes cr&#226;niens graves [1,4]. L'explication physiopathologique reste hypoth&#233;tique mais deux m&#233;canismes plus ou moins intriqu&#233;s sont les plus &#233;voqu&#233;s [1, 5,6]. L'hypoth&#232;se h&#233;modynamique suppose qu'&#224; la suite d'une &#233;l&#233;vation de la pression intracr&#226;nienne ou lors de l&#233;sion ou stimulation sp&#233;cifique des centres responsables de l'autor&#233;gulation du tonus capillaire pulmonaire (hypothalamus, neurones cat&#233;cholaminergiques A1 de la medulla oblongata, centres pr&#233; ganglionnaires cervicaux), il y a une hyperstimulation sympathique par d&#233;charge cat&#233;cholaminergique accrue. Cela va entrainer une vasoconstriction pulmonaire et une &#233;l&#233;vation rapide de la pression hydrostatique capillaire pulmonaire &#224; l'origine d'une inondation interstitielle puis alv&#233;olaire quand la pression transmurale s'&#233;l&#232;ve au-del&#224; de 40 mm Hg. D'un autre c&#244;t&#233;, le &#171; blast theory &#187; suppose que l'oed&#232;me initialement hydrostatique puisse secondairement entrainer un oed&#232;me de perm&#233;abilit&#233; par fracture secondaire de la paroi capillaire, et l'inflammation provoqu&#233;e serait &#224; l'origine de largage de prot&#233;ines de l'inflammation qui favoriserait l'exsudation au niveau des alv&#233;oles. Depuis quelques ann&#233;es, on pense qu'une dysfonction cardiaque r&#233;sultant d'une lib&#233;ration exag&#233;r&#233;e de cat&#233;cholamines et des perturbations m&#233;taboliques serait &#233;galement impliqu&#233;e dans la survenue de l'oed&#232;me pulmonaire [7]. Cliniquement il se pr&#233;sente comme tout oed&#232;me pulmonaire sous forme de tachypn&#233;e, tachycardie, &#233;mission d'expectorations roses saumon&#233;es et on retrouve des r&#226;les alv&#233;olaires &#224; l'auscultation pulmonaire. Ces signes &#233;taient pr&#233;sents chez notre patient. Parfois une fi&#232;vre mod&#233;r&#233;e peut se rencontrer [6]. L'oed&#232;me pulmonaire neurog&#233;nique se distingue des autres oed&#232;mes par sa survenue quelques minutes &#224; quelques heures apr&#232;s une agression s&#233;v&#232;re du syst&#232;me nerveux central, par sa r&#233;solution rapide en 2 &#224; 3 jours, par l'absence d'ant&#233;c&#233;dents cardio-pulmonaires pr&#233;existant et par l'absence d'une origine cardiog&#233;nique [1,4,8]. La biologie est peu sp&#233;cifique. Parfois, on rencontre comme chez notre patient une l&#233;g&#232;re hyperleucocytose [6] ainsi qu'une &#233;l&#233;vation des enzymes cardiaques [9,10]. Le gaz du sang peut montrer une diminution de la pression partielle en oxyg&#232;ne et du pH sanguin. G&#233;n&#233;ralement, la radiographie pulmonaire montre un syndrome alv&#233;olaire bilat&#233;ral avec une aire cardiaque normale. Mais une localisation unilat&#233;rale peut se rencontrer comme dans le cas rapport&#233; par Perrin [11]. Les explorations cardiaques comme l'&#233;lectrocardiographie, l'&#233;chocardiographie, la scintigraphie cardiaque et les explorations h&#233;modynamiques invasives sont souvent normales. Mais des anomalies peuvent se remarquer lors de dysfonction cardiaque neurog&#233;nique associ&#233;e [4,7]. Il faut &#233;liminer les diagnostics diff&#233;rentiels comme les pneumonies d'aspiration, les infections respiratoires, les exc&#232;s de remplissage et l'oed&#232;me cardiog&#233;nique. L'absence d'aspiration fr&#233;quente, l'apparence des secr&#233;tions trach&#233;ales, le rapide d&#233;veloppement et r&#233;solution de l'oed&#232;me, l'absence d'&#233;l&#233;vation de la procalcitonine et la survenue apr&#232;s un stress neurologique sont en faveur de l'origine neurog&#233;nique de l'oed&#232;me [4]. Le traitement est &#224; la fois causal en diminuant la pression intracr&#226;nienne et symptomatique, consistant en une am&#233;lioration de la fonction respiratoire et en une optimisation de l'&#233;tat h&#233;modynamique [1,4,12]. La diminution de la pression intracr&#226;nienne peut &#234;tre obtenue chirurgicalement (&#233;vacuation d'un h&#233;matome, volet de d&#233;compression,&#8230;) ou m&#233;dicalement par l'usage d'un anti-oed&#233;mateux. Parfois, une hypercapnie mod&#233;r&#233;e ou une hypothermie peuvent &#234;tre propos&#233;es. L'am&#233;lioration de la fonction respiratoire passe par une oxyg&#233;noth&#233;rapie, &#224; l'usage de diur&#233;tiques, de bronchodilatateurs, et parfois par la mise en position ventrale sous couvert d'un bon monitorage de la pression intracr&#226;nienne. Un support ventilatoire est souvent utile. Autant que possible, la ventilation non invasive est privil&#233;gi&#233;e. Sinon, le recours &#224; la ventilation invasive avec pression positive de fin d'expiration est de mise, utilis&#233;e avec pr&#233;caution car elle peut diminuer le retour veineux et compromettre la perfusion c&#233;r&#233;brale. L'optimisation de l'&#233;tat h&#233;modynamique consiste &#224; abaisser la pr&#233; et la post charge surtout en diminuant la r&#233;sistance vasculaire par l'administration d'alpha adr&#233;nolytiques (chlorpromazine, labetalol,&#8230;). Exp&#233;rimentalement l'oxyde nitrique a aussi montr&#233; son efficacit&#233;. Une augmentation de la contractilit&#233; myocardique peut &#234;tre obtenue par l'administration d'inotropes positifs essentiellement la dobutamine. En effet, le patient avec oed&#232;me pulmonaire neurog&#233;nique pr&#233;sente une diminution du volume circulant et est donc consid&#233;r&#233; comme &#224; haut risque d'isch&#233;mie c&#233;r&#233;brale. Le traitement devrait donc &#234;tre balanc&#233; par rapport aux risques d'hypovol&#233;mie [13]. A ce jour, aucun traitement pr&#233;ventif n'est bien individualis&#233;. Pourtant, Sedy a sugg&#233;r&#233; que l'administration pr&#233;coce d'une forte dose d'atropine pourrait diminuer la survenue d'oed&#232;me pulmonaire neurog&#233;nique en att&#233;nuant la diminution de la fr&#233;quence cardiaque [14]. Notre patient &#233;tait d&#233;c&#233;d&#233; au troisi&#232;me jour malgr&#233; le traitement. G&#233;n&#233;ralement, l'oed&#232;me pulmonaire neurog&#233;nique se r&#233;sout en 48 &#224; 72 heures [4]. Le pronostic de survie est corr&#233;l&#233; avec l'&#233;tat neurologique du patient. La mortalit&#233; r&#233;ellement attribuable &#224; l'oed&#232;me pulmonaire est de l'ordre de 7 &#224; 10% [4,5,8].&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'oed&#232;me pulmonaire neurog&#233;nique est une complication relativement fr&#233;quente mais sous-diagnostiqu&#233;e des atteintes graves touchant le syst&#232;me nerveux central. Le praticien devrait toujours y penser devant la survenue de dyspn&#233;e ou d'une hypoxie apr&#232;s une agression c&#233;r&#233;brale afin d'entamer les mesures ad&#233;quates qui pr&#233;sentent certaines particularit&#233;s par rapport &#224; celles requises dans les autres causes d'oed&#232;me pulmonaire. La connaissance des m&#233;canismes physiopathologiques a permis d'optimiser la prise en charge. Mais le traitement institu&#233; devrait toujours veiller &#224; ne pas aggraver les l&#233;sions c&#233;r&#233;brales initiales.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Baumann A, Audibert G, Mc Donell J, Mertes PM. Neurogenic pulmonary edema. Acta Anaestegiol Scand 2007 ;51:447-455&lt;/li&gt;&lt;li&gt; O'Leary R, McKinley J. Neurogenic pulmonary edema. Contin Educ Anaesth Crit Care Pain 2011 ; 11 : 87-92&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Figueiredo EG, Oliveira AMP, De Almeida RCE, Teixeira MJ.Subarachnoid hemorrhage and hydrocephalus causing neurogenic pulmonary edema. Arq Neuropsyquiatre. 2010 ; 68 : 461-62&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Shanahan WT. Acute pulmonary oedema as a complication of epileptic seizures. NY Med J 1908 ; 87 : 54-56&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sedy J, Zicha J, Kunes J, Jendelova P, Sykova E. Mechanisms of neurogenic pulmonary edema development. Physiol Res 2008 ; 57 : 499-506&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Agrawal A, Timothy J, Pandit L, Kumar A, Singh GK, L akshmi R. Neurogenic pulmonary oedema. Eur J Gen Med 2007 ; 4:25-32&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Bahloul M, Chaari A, Chabchoub I, Chtara K, Abid L, Kallel H, Bouaziz M. Place de l'atteinte cardiaque lors de l'oed&#232;me pulmonaire neurog&#233;nique. R&#233;animation 2010 ; 19:111-120&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Fontes RB, Agular PH, Zanetti MV, Andrade F, Mandel M, Teixeira MJ. Acute neurogenic pulmonary edema : case&lt;/li&gt;&lt;li&gt; reports and litterature review. J Neurosurg Anesthesiol 2003 ; 15 : 144-150&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Meaudre E, Polycarpe A, Pernod G, Salinier L, Cantais E, Bruder N. OEd&#232;me pulmonaire neurog&#233;nique au cours des h&#233;morragies sous-arachnoidiennes et brain natriuretic peptide. Ann Fr Anesth Reanim 2004 ; 23 : 1076-1079&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mun SH, Choi WJ, Mok JM, Yang JY, Woo CH. Neurogenic-stunned myocardium and pulmonary edema following a ruptured cerebral aneurysm. Korean J Crit Med 2010 ; 25 : 93-97&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Perrin C, Jullien V, V&#233;nissac N, Lonjon M, Blaive B. un cas d'oed&#232;me pulmonaire neurog&#233;nique unilat&#233;ral. Rev pneumol clin 2004 ; 60 : 43-45&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Seric V, Roje-Bedekovic M, Demarin V. Neurogenic pulmonary edema. Acta Clin Croat 2004 ; 43 : 389- 395&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Hoff RG, Rinkel GJE, Verweij BH, Algra A, Kalkman CJ. Pulmonary edema and blood volume after aneurismal subarachnoid hemorrhage : a prospective observational study. Crit care 2010 ; 14 : R43&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sedy J, Zicha J, Kunes J, Sykova E. Atropine may prevent the development of neurogenic pulmonary oedema. Med hypotheses 2009 ; 73 : 42-44&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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