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	<title>SARAF </title>
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	<description>Portail officiel de la Soci&#233;t&#233; d'Anesth&#233;sie R&#233;animation d'Afrique Francophone (SARAF), une organisation fond&#233;e le 15 d&#233;cembre 1984 &#224; Cotonou, B&#233;nin.
La SARAF vise &#224; promouvoir l'anesth&#233;sie et la r&#233;animation en Afrique francophone &#224; travers la formation, la recherche et la diffusion des connaissances.
Le site propose une vari&#233;t&#233; de ressources pour les professionnels de sant&#233;, notamment : Actualit&#233;s : Mises &#224; jour sur les &#233;v&#233;nements r&#233;cents, les congr&#232;s et les d&#233;veloppements dans le domaine de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation en Afrique francophone. Agenda : Informations sur les &#233;v&#233;nements &#224; venir, y compris les congr&#232;s, les ateliers et les formations pertinentes pour les praticiens. Biblioth&#232;que : Acc&#232;s &#224; des documents, des livrets de congr&#232;s et des ressources li&#233;es &#224; la pratique de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation. Revue Africaine d'Anesth&#233;siologie et de M&#233;decine d'Urgence (RAMUR) : La publication officielle de la SARAF, offrant des articles de recherche, des &#233;tudes de cas et des revues de litt&#233;rature. Les auteurs peuvent trouver des instructions pour la soumission de manuscrits, et les lecteurs peuvent acc&#233;der aux num&#233;ros pr&#233;c&#233;dents de la revue.</description>
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		<title>SARAF </title>
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		<title>Eclampsie retard&#233;e : &#224; propos d'un cas observ&#233; dans le service de r&#233;animation polyvalente du centre hospitalier de Libreville</title>
		<link>https://web-saraf.net/Eclampsie-retardee-a-propos-d-un.html</link>
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		<dc:date>2013-01-01T15:29:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 243 - Essola Laurence --&gt; Essola Laurence , 244 - Obame Ervais Richard --&gt; Obame Ervais Richard , 39 - Sima Zu&#233; Adrien --&gt; Sima Zu&#233; Adrien , 338 - M&#233;togho Essandone M --&gt; M&#233;togho Essandone M , 246 - K&#233;rault L --&gt; K&#233;rault L</dc:creator>


		<dc:subject>cas clinique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Auteur correspondant : Essola Laurence, E-mail : laurenceessola chez yahoo.fr R&#233;sum&#233; [(L'&#233;clampsie est une complication redoutable de la tox&#233;mie gravidique. En Afrique, elle repr&#233;sente l'une des principales causes de mortalit&#233; maternelle et constitue un v&#233;ritable probl&#232;me de sant&#233; publique. Nous rapportons le cas d'une &#233;clampsie du post-partum survenue au 21&#232;me jour d'un accouchement &#224; domicile, chez une patiente de 32 ans, 5&#232;me pare, 5&#232;me geste, aux ant&#233;c&#233;dents d'ob&#233;sit&#233; et d'hypertension (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-18-no1-2013-.html" rel="directory"&gt;Tome 18 n&#176;1 - 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://web-saraf.net/+-cas-clinique-+.html" rel="tag"&gt;cas clinique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Auteur correspondant : Essola Laurence, E-mail : &lt;a href=&#034;#laurenceessola#mc#yahoo.fr#&#034; title=&#034;laurenceessola..&#229;t..yahoo.fr&#034; onclick=&#034;location.href=mc_lancerlien('laurenceessola','yahoo.fr'); return false;&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;laurenceessola&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;L'&#233;clampsie est une complication redoutable de la tox&#233;mie gravidique. En Afrique, elle repr&#233;sente l'une des principales causes de mortalit&#233; maternelle et constitue un v&#233;ritable probl&#232;me de sant&#233; publique. Nous rapportons le cas d'une &#233;clampsie du post-partum survenue au 21&#232;me jour d'un accouchement &#224; domicile, chez une patiente de 32 ans, 5&#232;me pare, 5&#232;me geste, aux ant&#233;c&#233;dents d'ob&#233;sit&#233; et d'hypertension connue, non trait&#233;e. Elle &#233;tait admise apr&#232;s trois &#233;pisodes de crises convulsives survenus &#224; domicile. L'&#233;valuation neurologique retrouvait un score de Glasgow &#233;gal &#224; 10/15, une h&#233;mipar&#233;sie gauche. La biologie retrouvait une hyperuric&#233;mie et la prot&#233;inurie &#233;tait positive &#224; trois croix. La tomodensitom&#233;trie c&#233;r&#233;brale &#233;tait en faveur d'une enc&#233;phalopathie hypertensive. Sous traitement pr&#233;ventif anticonvulsivant et antihypertenseur, l'&#233;volution a &#233;t&#233; favorable. Le diagnostic d'&#233;clampsie retard&#233; doit toujours &#234;tre &#233;voqu&#233; chez toute parturiente qui pr&#233;sente des crises convulsives, apr&#232;s avoir &#233;limin&#233; d'autres causes neurologiques et m&#234;me en dehors du contexte de pr&#233; &#233;clampsie.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mots-cl&#233;s&lt;/strong&gt; : &#233;clampsie du postpartum, prot&#233;inurie, enc&#233;phalopathie hypertensive&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Summary&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Eclampsia is a serious complication of toxemia of pregnancy. It represents one of the major causes of maternal mortality in Africa, where it is a real problem of public health. We report a case of postpartum eclampsia presenting on the 21th day after home delivery in a 32 years, para 5 gravida 5, obese patient, with a history of hypertension, known but not treated. She was admitted to hospital after three episodes of convulsions at home. Neurological evaluation revealed a Glasgow coma scale 10/15 and left hemiparesis. Laboratory tests revealed high uric acid and 3+ proteinuria. A brain scanner was in favour of hypertensive encephalopathy. Under preventive anticonvulsant and antihypertensive medication, the prognosis was favorable. The diagnosis of late onset eclampsia should be suspected in all parturient who convulses after excluding any other neurological causes besides&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Keywords&lt;/strong&gt; : postpartum eclampsia, proteinuria, hypertensive encephalopathy&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Complication paroxystique des syndromes vasculo-r&#233;naux, l'&#233;clampsie se d&#233;finit comme &#233;tant la survenue, chez une patiente pr&#233;-&#233;clamptique, de convulsions et/ou de troubles de la conscience ne pouvant &#234;tre rapport&#233;s &#224; une autre cause neurologique. En Occident, sa pr&#233;valence est de 0,2 % [1]. Dans la litt&#233;rature africaine, elle oscille entre 0,2 % et 2 % [2,3]. Au Gabon, la pr&#233;valence est pass&#233;e de 0,2 % en 1989 [3] &#224; 0,5% dans le service de gyn&#233;cologie-obst&#233;trique du centre hospitalier de Libreville faisant de l'&#233;clampsie, la deuxi&#232;me cause de mortalit&#233; maternelle devant les avortements clandestins [4]. L'&#233;clampsie peut survenir en pr&#233;-, per- ou post-partum et lorsque les crises convulsives surviennent au-del&#224; de 48 heures apr&#232;s l'accouchement, on parle d'&#233;clampsie retard&#233;e. Pr&#232;s de 40 % de ces &#233;clampsies retard&#233;es ne pr&#233;sentent aucun sympt&#244;me de pr&#233;&#233;clampsie et surviennent apr&#232;s une grossesse et un accouchement normaux. Le diagnostic est alors rendu difficile. Nous rapportons le cas d'une patiente &#226;g&#233;e de 32ans, ayant pr&#233;sent&#233; une crise d'&#233;clampsie retard&#233;e &#224; j21 du post-partum apr&#232;s une grossesse non suivie et un accouchement &#224; domicile.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Observation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il s'agissait d'une patiente de 32ans multigeste, multipare (G5P5), hypertendue connue depuis 2 ans qui avait &#233;t&#233; re&#231;ue au service des urgences du centre hospitalier de Libreville pour alt&#233;ration de la conscience suite &#224; cinq &#233;pisodes de crises convulsives &#224; domicile. Ces &#233;pisodes survenaient 21 jours apr&#232;s un accouchement &#224; domicile. Aux urgences, l'interrogatoire retrouvait une non- observance du traitement antihypertenseur, une absence de suivi pr&#233;natal de la grossesse et un accouchement &#224; domicile. Des c&#233;phal&#233;es intenses r&#233;sistantes au traitement antalgique, survenues quelques jours avant les crises convulsives et associ&#233;es &#224; une baisse de la sensibilit&#233; et de la motricit&#233; de l'h&#233;micorps gauche &#233;taient &#233;galement signal&#233;es par la patiente. A l'examen, les param&#232;tres anthropom&#233;triques &#233;taient 120kg pour 185 cm soit un indice de masse corporelle (IMC) de 35kg/m2. La tension art&#233;rielle &#233;tait &#224; 199/127mmHg, la fr&#233;quence cardiaque &#224; 90batt/min, la fr&#233;quence respiratoire &#224; 16 cycles par minute, la temp&#233;rature &#224; 38&#176;C et la saturation oxyh&#233;moglobinique &#224; 98%. A l'examen neurologique, on notait une alt&#233;ration de la conscience avec un score de Glasgow &#224; 10/15 (E3V2M5), des pupilles normodilat&#233;es avec une bonne r&#233;activit&#233; &#224; la lumi&#232;re, un d&#233;ficit sensitivomoteur gauche &#224; type d'h&#233;mipar&#233;sie. L'auscultation cardiaque et celle des vaisseaux du cou &#233;taient sans particularit&#233;. L'examen retrouvait des oed&#232;mes des membres inf&#233;rieurs prenant le godet. Sur le plan biologique, on notait une &#233;l&#233;vation du taux d'acide urique &#224; 706&#956;mol/l et de la cr&#233;atinine plasmatique &#224; 172 &#956;mol/l, une hypocalc&#233;mie &#224; 2,08mmol/l, une hypomagn&#233;s&#233;mie &#224; 0,46mmol/l. Les transaminases, la glyc&#233;mie et l'ionogramme sanguin &#233;taient dans les limites de la normale. La prot&#233;inurie &#224; la bandelette &#233;tait &#224; 3 croix sans glucosurie. La tomodensitom&#233;trie c&#233;r&#233;brale mettait en &#233;vidence un effacement des sillons corticaux, des vall&#233;es sylviennes, des citernes de la base et une hypodensit&#233; parenchymateuse pr&#233;dominant sur la substance blanche responsable d'un oed&#232;me vasog&#233;nique diffus. Ces images &#233;taient &#233;vocatrices d'une enc&#233;phalopathie hypertensive. Le diagnostic d'&#233;clampsie retard&#233;e &#233;voqu&#233;, la patiente &#233;tait transf&#233;r&#233;e dans le service de r&#233;animation polyvalente pour prise en charge th&#233;rapeutique. A l'admission, apr&#232;s monitorage, examen clinique et v&#233;rification de la prot&#233;inurie &#224; la bandelette, le sulfate de magn&#233;sium &#224; vis&#233;e anticonvulsivant et la nicardipine, antihypertenseur associ&#233;s &#224; des apports hydro-&#233;lectrolytiques ont &#233;t&#233; administr&#233;s &#224; la patiente par voie intraveineuse au pousse seringue &#233;lectrique. L'&#233;volution a &#233;t&#233; favorable, marqu&#233;e par l'am&#233;lioration de l'&#233;tat de conscience &#224; J2, la ma&#238;trise des chiffres tensionnels &#224; J4, la r&#233;cup&#233;ration du d&#233;ficit sensitivomoteur et l'am&#233;lioration des donn&#233;es biologiques, justifiant la d&#233;cision de transfert dans le service de cardiologie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;clampsie est une complication redoutable de la tox&#233;mie gravidique. Elle peut survenir en pr&#233;-, per- ou post-partum et lorsque les crises convulsives surviennent au-del&#224; de 48 heures apr&#232;s l'accouchement, on parle d'&#233;clampsie retard&#233;e [5]. L'&#233;clampsie du post-partum repr&#233;sente 11 &#224; 44% des &#233;clampsies [6]. La part des formes de survenue tardive entre 48 heures et quatre semaines apr&#232;s un accouchement est difficile &#224; estimer. Les taux rapport&#233;s sont de 47 &#224; 79% des &#233;clampsies du post-partum [6]. Dans une &#233;tude cas-t&#233;moins, Mayi retrouvait 3% d'&#233;clampsie de postpartum, sans pr&#233;ciser le taux d'&#233;clampsie retard&#233;e [4]. Dicko et al rapportaient un cas d'&#233;clampsie retard&#233;e &#224; 90 jours [7]. Dans notre cas, la patiente avait pr&#233;sent&#233; une &#233;clampsie retard&#233;e survenue 21 jours apr&#232;s l'accouchement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un certain nombre de facteurs de risque de pr&#233;&#233;clampsie tels que le jeune &#226;ge (&lt; 20 ans), la primiparit&#233;, les chiffres tensionnels sup&#233;rieurs &#224; 160/110 mmHg et le manque de surveillance pr&#233;natale sont classiquement reconnus [8] . Ces facteurs de risque ont retrouv&#233;s dans l'&#233;tude de Mayi au Gabon [4] et dans plusieurs autres &#233;tudes africaines [2,3]. La survenue de l'&#233;clampsie chez la jeune primipare est li&#233;e &#224; certains facteurs tels que l'inadaptation de l'organisme maternel aux modifications h&#233;modynamiques et r&#233;nales ainsi qu'&#224; l'hypoplasie ut&#233;rine fr&#233;quente chez la jeune gestante. Le deuxi&#232;me pic d'&#233;clampsie relev&#233; chez les patientes &#226;g&#233;es de 30 &#224; 34 ans comme dans l'&#233;tude de Baeta [9] pourrait &#234;tre li&#233; &#224; une HTA chronique m&#233;connue chez des multipares souvent &#226;g&#233;es. Notre patiente associait plusieurs facteurs de risque : un &#226;ge &#233;lev&#233;, une ob&#233;sit&#233; morbide (BMI &#224; 35kg/m2) et une hypertension chronique. Elle n'avait aucun suivi th&#233;rapeutique et n'avait fait aucune visite pr&#233;natale. Le moment de survenue de l'&#233;clampsie est particuli&#232;rement r&#233;v&#233;lateur du mauvais suivi de la grossesse dans nos pays [4, 10, 11]. Les patientes qui n&#233;gligent les consultations pr&#233;natales ne sont pas sensibilis&#233;es sur les signes pr&#233;dictifs d'&#233;clampsie et ne peuvent pas les reconna&#238;tre lorsqu'ils surviennent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les c&#233;phal&#233;es, les troubles visuels, les douleurs &#233;pigastriques et des r&#233;flexes ost&#233;otendineux vifs sont les seuls signes cliniques pr&#233;dictifs d'&#233;clampsie. L'un d'eux au moins est retrouv&#233; dans 85% des cas [8]. Les patientes pr&#233;sentant une &#233;clampsie retard&#233;e signalent dans les heures qui pr&#233;c&#232;dent la crise, la survenue de ces signes pr&#233;dictifs et reconnaissent ne pas avoir consult&#233; de m&#233;decin [12]. Elles rattachent ces sympt&#244;mes &#224; la fatigue de la p&#233;riode postnatale. La patiente, dans notre cas, signalait des c&#233;phal&#233;es r&#233;sistantes aux antalgiques habituels, des troubles visuels et d&#233;clarait qu'elle n'avait pas consult&#233; de m&#233;decin pour ses c&#233;phal&#233;es rebelles aux th&#233;rapeutiques habituelles. L'hyperuric&#233;mie et la prot&#233;inurie sont des facteurs de risque d'&#233;clampsie. Mais certaines &#233;tudes n'ont trouv&#233; aucune corr&#233;lation significative entre prot&#233;inurie, quelle que soit sa quantit&#233;, et &#233;clampsie [13, 14]. Le diagnostic d'&#233;clampsie retard&#233;e est donc difficile &#224; pr&#233;voir et &#224; pr&#233;venir [5].&lt;br class='autobr' /&gt;
La tomodensitom&#233;trie et/ou l'IRM ne sont pas n&#233;cessaires au diagnostic ou au traitement. Si elles s'av&#232;rent indiqu&#233;es, l'IRM est plus performante. La crise &#233;clamptique est le plus souvent li&#233;e &#224; un vasospasme c&#233;r&#233;bral, l'enc&#233;phalopathie hypertensive &#233;tant plus rare [8]. Dans notre observation, l'image tomodensitom&#233;trique &#233;tait en faveur d'une enc&#233;phalopathie hypertensive.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le traitement, outre celui de l'hypertension art&#233;rielle mena&#231;ante, repose sur la lutte contre le vasospasme c&#233;r&#233;bral et la neuro-protection. Si au d&#233;cours de la premi&#232;re crise, le sulfate de magn&#233;sium est le traitement de r&#233;f&#233;rence en pr&#233;vention de la r&#233;cidive [6,5,15-17], le diaz&#233;pam reste le m&#233;dicament de choix en pr&#233;sence d'une crise convulsive. La nicardipine, la dihydralazine occupent actuellement une place de choix dans la th&#233;rapie antihypertensive. La patiente a b&#233;n&#233;fici&#233; dans le service d'un traitement &#224; base de sulfate de magn&#233;sium et de nicardipine, conform&#233;ment aux recommandations de la SFAR [8].&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;clampsie est responsable d'une lourde morbi-mortalit&#233; materno-foetale. Dans les pays industrialis&#233;s, son incidence diminue chaque ann&#233;e gr&#226;ce &#224; la prise en charge adapt&#233;e et pr&#233;coce des pr&#233;-&#233;clampsies [18,19]. Elle reste tr&#232;s &#233;lev&#233;e dans les &#233;tudes africaines variant de 2 &#224; 10 % [4,20]. L'&#233;volution, dans notre cas, a &#233;t&#233; favorable sous traitement avec am&#233;lioration des chiffres tensionnels et r&#233;gression du d&#233;ficit h&#233;micorporel.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le diagnostic d'&#233;clampsie retard&#233; peut &#234;tre rendu difficile en dehors du contexte de pr&#233;-&#233;clampsie. Il doit toujours &#234;tre &#233;voqu&#233; chez toute patiente pr&#233;sentant des crises convulsives dans le postpartum. Un accent particulier doit &#234;tre mis sur le d&#233;pistage des facteurs de risque au cours des consultations pr&#233;natales mais plus encore lors de l'admission en salle d'accouchement. Des campagnes de sensibilisation et des consultations pr&#233;natales devraient &#234;tre men&#233;es par les sages-femmes et les gyn&#233;cologues obst&#233;triciens pour diminuer l'incidence de cette pathologie responsable d'une mortalit&#233; et une morbidit&#233; maternelle et foetale importante&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;1. Ales K, Charlson ME. Epidemiology of preeclampsia and eclampsia. Am J Obstet Gynecol 1991 ; 165 : 238-40&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Faye A, Picaud A, Ogowet-Igumu N, Nlome Nz&#233; RA, Nicolas PH. L'&#233;clampsie au Centre Hospitalier de Libreville. 53 cas pour 41.285 accouchements de 1985-1989. Rev Fr Gyn&#233;col Obst 1991 ; 86 : 503-10.&lt;br class='autobr' /&gt;
3. Ben Salem F. Ben Salem K, Grati L et al. Facteurs de risque de l'&#233;clampsie : &#233;tude cas-t&#233;moins. Ann Fr Anesth R&#233;a 2003 : 865-69.&lt;br class='autobr' /&gt;
4. Mayi-Tsonga S, Akouo L, Ngou-Mv&#233;-Ngou JP, Meye JF. Facteurs de risque de l'&#233;clampsie &#224; Libreville (Gabon) : &#233;tude cas-t&#233;moins. Cahier Sant&#233; 2006 ; 16 : 197-200.&lt;br class='autobr' /&gt;
5. Valentin M et al. Eclampsie retard&#233;e : le&#231;ons &#224; tirer d'un cas survenue &#224; J11 post partum. Gyn&#233;cologie Obst&#233;trique &amp; Fertilit&#233;. 2008 ; 36 : 641-43.&lt;br class='autobr' /&gt;
6. Sibai BM. Diagnosis, Prevention and Management of Eclampsia. Obstet Gynecol 2005 ; 105 : 402-10.&lt;br class='autobr' /&gt;
7. Dicko H, Diallo B, Go&#239;ta D, Diallo D, Camara B, Keita M, Doumbia D, Coulibaly Y. Des crises convulsives &#224; distance d'une grossesse et d'un accouchement normal, faut-il toujours penser &#224; l'&#233;clampsie retard&#233;e du post partum ? Rev Afr Anesth Med Urg 2011 ; 16 : 69-71.&lt;br class='autobr' /&gt;
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Med Afr Noire 1999 ; 46 : 508-512&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Accident vasculaire h&#233;morragique spontan&#233; chez l'enfant : &#224; propos d'un cas observe au service de r&#233;animation polyvalente du centre hospitalier de Libreville</title>
		<link>https://web-saraf.net/Accident-vasculaire-hemorragique.html</link>
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		<dc:date>2012-07-01T21:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 39 - Sima Zu&#233; Adrien --&gt; Sima Zu&#233; Adrien , 243 - Essola Laurence --&gt; Essola Laurence , 244 - Obame Ervais Richard --&gt; Obame Ervais Richard , 245 - B&#233;kal&#233; B&#233; Engone J --&gt; B&#233;kal&#233; B&#233; Engone J , 246 - K&#233;rault L --&gt; K&#233;rault L</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Auteur correspondant : laurenceessola chez yahoo.fr R&#233;sum&#233; Les accidents vasculaires c&#233;r&#233;braux repr&#233;sentent une urgence m&#233;dico-chirurgicale qui doit &#234;tre reconnue rapidement pour am&#233;liorer le pronostic &#224; court, moyen et long terme. Ilssont rares chez l'enfant. Les cas rapport&#233;s sont la plupart du temps d&#233;crits chez les enfants dr&#233;panocytaires et 75% de ces accidents vasculaires c&#233;r&#233;braux sont isch&#233;miques. Au Gabon, l'incidence des accidents vasculaires chez l'enfant n'est pas connue. Nous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-17-no2-2012-.html" rel="directory"&gt;Tome 17 n&#176;2 - 2012&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Auteur correspondant : &lt;a href=&#034;#laurenceessola#mc#yahoo.fr#&#034; title=&#034;laurenceessola..&#229;t..yahoo.fr&#034; onclick=&#034;location.href=mc_lancerlien('laurenceessola','yahoo.fr'); return false;&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;laurenceessola&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Les accidents vasculaires c&#233;r&#233;braux repr&#233;sentent une urgence m&#233;dico-chirurgicale qui doit &#234;tre reconnue rapidement pour am&#233;liorer le pronostic &#224; court, moyen et long terme. Ilssont rares chez l'enfant. Les cas rapport&#233;s sont la plupart du temps d&#233;crits chez les enfants dr&#233;panocytaires et 75% de ces accidents vasculaires c&#233;r&#233;braux sont isch&#233;miques. Au Gabon, l'incidence des accidents vasculaires chez l'enfant n'est pas connue. Nous rapportons ici, le cas d'un accident vasculaire c&#233;r&#233;bral h&#233;morragique spontan&#233; chez un enfant de 16 ans, sans ant&#233;c&#233;dents particuliers. La tomodensitom&#233;trie c&#233;r&#233;brale qui fait actuellement partie des examens radiologiques de premi&#232;re intention devant de graves troubles de la conscience a permis le diagnostic.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mots-cl&#233;s&lt;/strong&gt; : Accident vasculaire c&#233;r&#233;bral, enfant, tomodensitom&#233;trie c&#233;r&#233;brale&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Summary&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Acute stroke represent a medico and surgical emergency which has to be diagnosed quickly to improve prognosis. They are a rare occurrence in children. They are mostly reported in sickle cell anemia children and 75% of them are ischemic. The incidence of stroke in children in Gabon is unknown. We report a case of spontaneous hemorrhagic stroke in a 16 years old child with no particular previous history. A brain scan permitted diagnosis.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Keywords&lt;/strong&gt; : Acute stroke, children, brain scan&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les accidents vasculaires c&#233;r&#233;braux sont rares chez l'enfant. A l'&#226;ge p&#233;diatrique, ils concernent surtout les patients dr&#233;panocytaires homozygotes et dans 75% des cas, ils sont isch&#233;miques [1]. L'incidence des accidents vasculaires c&#233;r&#233;braux h&#233;morragiques chez l'enfant est de 1,1/100000 par an dont 0,8/100000 par an pour les h&#233;matomes intrac&#233;r&#233;braux [2].&lt;br class='autobr' /&gt;
Au Gabon, les chiffres ne sont pas connus. Nous rapportons un cas d'accident vasculaire c&#233;r&#233;bral h&#233;morragique spontan&#233; chez un patient de 16 ans.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Observation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'enfant K H, &#226;g&#233; de 16 ans, sans ant&#233;c&#233;dents pathologiques particuliers &#233;tait admis en r&#233;animation polyvalente du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville pour prise en charge d'une alt&#233;ration de l'&#233;tat de conscience dans un contexte f&#233;brile. Le patient &#233;tait transf&#233;r&#233; d'un h&#244;pital r&#233;gional o&#249; il avait &#233;t&#233; admis quatre jours auparavant pour convulsions tonico-cliniques g&#233;n&#233;ralis&#233;es f&#233;briles avec perte d'urines, suivies d'une perte de connaissance post critique. L'examen &#224; l'h&#244;pital r&#233;gional retrouvait une alt&#233;ration de la conscience avec un score de Glasgow &#224; 12/15, une raideur de la nuque avec signes de Brudzenski et de Kernig positifs, un trismus et des spasmes musculaires. L'examen notait &#233;galement la pr&#233;sence de phlyct&#232;nes au niveau de la main droite. Le diagnostic &#233;voqu&#233; &#233;tait un t&#233;tanos ayantpour point de d&#233;part, une plaie de la main associ&#233; &#224; une m&#233;ningite. Un traitement probabiliste &#224; base de C&#233;phalosporine de 3&#232;me g&#233;n&#233;ration associ&#233; &#224; du m&#233;tronidazole &#233;tait mis en route. Une s&#233;roth&#233;rapie et une vaccinoth&#233;rapie antit&#233;tanique avaient &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;animation polyvalente du Centre Hospitalier, l'interrogatoire retrouvait la survenue deux mois auparavant d'une hypersomnie et la notion d'une an&#233;mie non chiffr&#233;e, trait&#233;e par administration orale de fer. A l'admission la pression art&#233;rielle &#233;tait &#224; 140/90mmHg, le pouls &#224; 120batt/min, la fr&#233;quence respiratoire &#224; 16cycles/min, la temp&#233;rature &#224; 38&#176;C et la SpO2 &#224; 98% &#224; l'air ambiant. L'&#233;tat g&#233;n&#233;ral &#233;tait conserv&#233; et l'examen neurologique mettait en &#233;vidence un score de Glasgow &#224; 12/15, des membres en flexion et une photophobie. Il n'y avait pas de d&#233;ficit sensitivo-moteur. La ponction lombaire r&#233;alis&#233;e ramenait un liquide trouble dont la biochimie mettait en &#233;vidence une hypoglycorachie et une hyperprot&#233;inorachie. L'examen cyto-bact&#233;riologique du liquide c&#233;phalo-rachidien retrouvait &#224; la cytologie quantitative les leucocytes &#224; 100/mm3, les h&#233;maties &#224; 80/mm3 tandis que la cytologie qualitative retrouvait des polynucl&#233;aires neutrophiles &#224; 80/mm3 et des lymphocytes &#224; 20/mm3. L'examen ne retrouvait pas d'antig&#232;ne soluble et la culture &#233;tait st&#233;rile. La NFS montrait une hyperleucocytose &#224; 11,4x103/&#956;l, le taux d'h&#233;moglobine &#224; 11,1g/dl, un taux de plaquettes &#224; 141000/mm3. Les transaminases &#233;taient &#233;lev&#233;es avec des GOT &#224; 148U/L (3,7N) et GPT &#224; 57U/L (1,1N). L'ionogramme mettait en &#233;vidence une hyponatr&#233;mie s&#233;v&#232;re &#224; 125 mEq/l. Le bilan d'h&#233;mostase retrouvait un taux de prothrombine &#224; 80%, un taux de c&#233;phaline activ&#233;e &#224; 30 secondes (t&#233;moins &#224; 30 secondes). La cr&#233;atinine &#233;tait &#224; 62 &#956;mol/l et l'ur&#233;e &#224; 2,72 mmol/l. La s&#233;rologie r&#233;trovirale &#233;tait n&#233;gative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le diagnostic &#233;voqu&#233; &#233;tait une m&#233;ningite d&#233;capit&#233;e associ&#233;e &#224; des troubles &#233;lectrolytiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prise en charge initiale avait consist&#233; &#224; poursuivre l'antibioth&#233;rapie probabiliste, &#224; corriger de fa&#231;on progressive l'hyponatr&#233;mie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;volution &#233;tait marqu&#233;e au 4&#232;me jour de son admission par la r&#233;gression du syndrome infectieux, la persistance de la raideur m&#233;ning&#233;e et un ralentissement psychomoteur justifiant la r&#233;alisation d'une tomodensitom&#233;trie c&#233;r&#233;brale. Celle-ci mettait en &#233;vidence un h&#233;matome capsulo-thalamique gauche avec inondation ventriculaire. (Figure 1)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_219 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;9&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH328/fig_1-2-8e2e8.jpg?1734794081' width='500' height='328' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-219 '&gt;&lt;strong&gt;Figure1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Devant la stabilit&#233; de l'&#233;tat clinique, le patient est transf&#233;r&#233; apr&#232;s 15 jours d'hospitalisation en unit&#233; de neurologie pour la poursuite de la prise en charge.&lt;br class='autobr' /&gt;
Discussion :&lt;br class='autobr' /&gt;
Les accidents vasculaires c&#233;r&#233;braux chez l'enfant sont rares. Dans notre contexte &#233;pid&#233;miologique, les troubles de la conscience feront &#233;voquer en premier lieu un neuro-paludisme ou une m&#233;ningite, surtout s'ils &#233;voluent dans un contexte f&#233;brile. La pr&#233;sentation des sympt&#244;mes peut &#234;tre aigu&#235; (53%) ou subaigu&#235; dans les heures, voire les jours, avant l'hospitalisation [3]. Dans le cas pr&#233;sent, le patient avait pr&#233;sent&#233; 60 jours avant, des signes d'hypersomnie mise sous le compte d'une asth&#233;nie li&#233;e &#224; une an&#233;mie. La symptomatologie r&#233;v&#233;latrice des accidents vasculaires c&#233;r&#233;braux h&#233;morragiques est domin&#233;e par les c&#233;phal&#233;es qui ont un caract&#232;re isol&#233; dans seulement 9% des cas. La plupart du temps elles s'accompagnent d'autres manifestations neurologiques telles que la diplopie, les troubles de l'&#233;quilibre, un d&#233;ficit neurologique focal, un h&#233;misyndrome, des crises d'&#233;pilepsie, une alt&#233;ration de l'&#233;tat de conscience [4]. L'&#233;tat de conscience est alt&#233;r&#233; de mani&#232;re aigu&#235; dans la moiti&#233; des cas, rendant compte de l'effet de masse de l'h&#233;morragie sur les structures enc&#233;phaliques profondes responsables de l'&#233;veil [4].Dans notre cas, la symptomatologie est marqu&#233;e par un syndrome f&#233;brile orientant plus vers une cause infectieuse responsable de l'alt&#233;ration de la conscience. Il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; que chez l'enfant, le d&#233;lai diagnostique est plus court pour les accidents vasculaires h&#233;morragiques que pour les accidents vasculaires isch&#233;miques (14,3 heures versus 42,8 heures) [5]. Dans notre observation, le diagnostic a &#233;t&#233; retard&#233; non seulement par le tableau clinique mais aussi par la r&#233;alisation tardive du scanner c&#233;r&#233;bral au 13&#232;me jour d'hospitalisation. Par d&#233;faut d'assurance maladie, cet examen devait &#234;tre financ&#233; par la famille du patient.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le plan &#233;tiologique, les malformations art&#233;rio-veineuses repr&#233;sentent la pathologie vasculaire c&#233;r&#233;brale la plus fr&#233;quente en &#226;ge p&#233;diatrique [6]. Un rapport de 10/1 entre malformations art&#233;rio-veineuses et an&#233;vrismes est rapport&#233; chez les enfants. L'origine tumorale c&#233;r&#233;brale est responsable de 3% &#224; 13% des AVC h&#233;morragiques [3,7].Les coagulopathies repr&#233;sentent &#233;galement une &#233;tiologie significative, en cas d'atteinte h&#233;patique, de coagulation intravasculaire diss&#233;min&#233;e ou d'h&#233;mophilie [8]. Dans notre cas, le diagnostic &#233;tiologique par &#233;tude de l'arbre art&#233;riel (utilisation de s&#233;quences angiographiques en IRM) ainsi que du phl&#233;bogramme n'a pu &#234;tre pos&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le pronostic d&#233;pend essentiellement du d&#233;lai de diagnostic et de la qualit&#233; de la prise en charge. La mortalit&#233; &#224; la phase aigu&#235; ou subaigu&#235; se situe entre 8 et 36% [4] tandis que la morbidit&#233; est chiffr&#233;e &#224; 42% [9]. Certains facteurs sont pr&#233;dictifs d'une mortalit&#233; plus importante : &#226;ge inf&#233;rieur &#224; trois ans, saignement intracr&#226;nien d&#251; &#224; des troubles h&#233;matologiques ou des pathologies an&#233;vrismales ; localisation sous-tentorielle et score de Glasgow &#224; l'admission inf&#233;rieur ou &#233;gal &#224; 7 [3]. Dans notre observation, sous traitement, l'&#233;volution a &#233;t&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
favorable et le patient a pu &#234;tre transf&#233;r&#233; en neurologie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Conclusion&lt;br class='autobr' /&gt;
L'accident vasculaire c&#233;r&#233;bral chez l'enfant est rare. Dans nos r&#233;gions, les co-morbidit&#233;s peuvent masquer le diagnostic d'accident vasculaire c&#233;r&#233;bral d'o&#249; l'int&#233;r&#234;t de r&#233;aliser un examen tomodensitom&#233;trique c&#233;r&#233;bral devant des troubles de la conscience. Des moyens devraient &#234;tre mis en oeuvre pour l'acquisition d'une IRM dans notre structure &#224; vocation publique et pour la formation d'&#233;quipes pluridisciplinaires (neurochirurgien, neuroradiologue endovasculaire et radioth&#233;rapeute, anesth&#233;siste-r&#233;animateur) en vued'optimiser la prise en charge.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;1. Chekoury A, Laporte M, Dupuy E.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les accidents vasculaires c&#233;r&#233;braux dans la dr&#233;panocytose. STV. Sang thrombose vaisseaux 2008 ; 20 : 77-81.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Fullerton HJ, Wu YW, Zhao S, Johnston SC.&lt;br class='autobr' /&gt;
Risk of stroke in children : Ethnic and gender disparities. Neurology 2003 ; 61 : 189-94.&lt;br class='autobr' /&gt;
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		</content:encoded>


		

	</item>



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