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	<title>SARAF </title>
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	<description>Portail officiel de la Soci&#233;t&#233; d'Anesth&#233;sie R&#233;animation d'Afrique Francophone (SARAF), une organisation fond&#233;e le 15 d&#233;cembre 1984 &#224; Cotonou, B&#233;nin.
La SARAF vise &#224; promouvoir l'anesth&#233;sie et la r&#233;animation en Afrique francophone &#224; travers la formation, la recherche et la diffusion des connaissances.
Le site propose une vari&#233;t&#233; de ressources pour les professionnels de sant&#233;, notamment : Actualit&#233;s : Mises &#224; jour sur les &#233;v&#233;nements r&#233;cents, les congr&#232;s et les d&#233;veloppements dans le domaine de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation en Afrique francophone. Agenda : Informations sur les &#233;v&#233;nements &#224; venir, y compris les congr&#232;s, les ateliers et les formations pertinentes pour les praticiens. Biblioth&#232;que : Acc&#232;s &#224; des documents, des livrets de congr&#232;s et des ressources li&#233;es &#224; la pratique de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation. Revue Africaine d'Anesth&#233;siologie et de M&#233;decine d'Urgence (RAMUR) : La publication officielle de la SARAF, offrant des articles de recherche, des &#233;tudes de cas et des revues de litt&#233;rature. Les auteurs peuvent trouver des instructions pour la soumission de manuscrits, et les lecteurs peuvent acc&#233;der aux num&#233;ros pr&#233;c&#233;dents de la revue.</description>
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		<title>SARAF </title>
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		<title>T&#233;tanos grave et sulfate de magn&#233;sium &#224; propos d'un cas en unit&#233; de soins intensifs du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville.</title>
		<link>https://web-saraf.net/Tetanos-grave-et-sulfate-de.html</link>
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		<dc:date>2013-10-01T09:52:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 243 - Essola Laurence --&gt; Essola Laurence , 308 - Ngomas Jean F&#233;lix --&gt; Ngomas Jean F&#233;lix , 363 - Ondo Mba L.B. --&gt; Ondo Mba L.B. , 42 - Akere Etoure Bilounga Z --&gt; Akere Etoure Bilounga Z , 364 - Ekoume L. --&gt; Ekoume L. , 309 - Kamel G. --&gt; Kamel G. , 39 - Sima Zu&#233; Adrien --&gt; Sima Zu&#233; Adrien</dc:creator>


		<dc:subject>cas clinique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Auteur correspondant : E-mail : laurenceessola chez yahoo.fr. Re&#769;sume&#769; [(Proble&#768;me de sante&#769; publique majeur dans les pays en de&#769;veloppement, le te&#769;tanos compte pre&#768;s d'un million de cas par an et est responsable de 500 000 morts par an. Selon l'Organisation Mondiale de la Sante&#769;, 220.000 enfants sont atteints chaque anne&#769;e avec une mortalite&#769; de 90%. Au Gabon, en de&#769;pit du programme e&#769;largi de vaccination, la couverture vaccinale est insuffisante. Les auteurs rapportent le cas d'un patient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-18-no2-2013-.html" rel="directory"&gt;Tome 18 n&#176;2 - 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://web-saraf.net/+-cas-clinique-+.html" rel="tag"&gt;cas clinique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Auteur correspondant : E-mail : laurenceessola&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;yahoo.fr.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Re&#769;sume&#769;&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Proble&#768;me de sante&#769; publique majeur dans les pays en de&#769;veloppement, le te&#769;tanos compte pre&#768;s d'un million de cas par an et est responsable de 500 000 morts par an. Selon l'Organisation Mondiale de la Sante&#769;, 220.000 enfants sont atteints chaque anne&#769;e avec une mortalite&#769; de 90%. Au Gabon, en de&#769;pit du programme e&#769;largi de vaccination, la couverture vaccinale est insuffisante. Les auteurs rapportent le cas d'un patient de 12 ans, admis en unite&#769; de soins intensifs de l'Ho&#770;pital Universitaire Central de Libreville, pour te&#769;tanos grave selon le score pronostic de Dakar. Le sulfate de magne&#769;sium e&#769;tait introduit pour la premie&#768;re fois dans la prise en charge du te&#769;tanos grave et avait permis de re&#769;duire la fre&#769;quence des spasmes et des contractures. Le sulfate de magne&#769;sium peu cou&#770;teux laisse percevoir de meilleures perspectives dans la prise en charge du te&#769;tanos grave dont la pre&#769;vention reste primordiale.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mots- cle&#769;s&lt;/strong&gt; : Te&#769;tanos, Score de Dakar, Sulfate de magne&#769;sium&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Summary&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Tetanus is a major public health problem in developing countries, affecting around one million cases every year and responsible for 500,000 mortalities yearly. According to the World Health Organization, 200,000 children are affected every year with 90% mortality rate. Despite the program of vaccination in Gabon, the coverage is still not sufficient. The authors report the case of a 12 years old patient admitted to the Intensive Care Unit of the Ho&#770;pital Universitaire Central de Libreville for severe tetanus according to the prognostic score of Dakar. Magnesium sulphate was introduced for the first time in our unit as a part of the management of severe tetanus and it allowed a reduction in the frequency of spasms and contracture. Magnesium sulphate, a relatively cheap drug, offers better perspectives in the management of severe tetanus though prevention is still of utmost importance.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Key words :&lt;/strong&gt; Tetanus, Dakar score, magnesium sulphate&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le te&#769;tanos, urgence me&#769;dicale, est une maladie infectieuse aigue&#776; non immunisante, due au bacille de Nicolai&#776;er ou Clostridium tetani [1]. Selon l'Organisation Mondiale de la Sante&#769;, 220.000 enfants sont atteints chaque anne&#769;e avec une mortalite&#769; de 90% [2]. Sa prise en charge the&#769;rapeutique passe par la se&#769;rothe&#769;rapie et la vaccinothe&#769;rapie antite&#769;tanique, l'utilisation des myorelaxants et l'antibiothe&#769;rapie. Des e&#769;tudes ont montre&#769; l'inte&#769;re&#770;t du sulfate de magne&#769;sium dans le traitement des formes se&#769;ve&#768;res de te&#769;tanos ou&#768; il permet de contro&#770;ler les contractures musculaires, de limiter les re&#769;ponses dysautonomiques et l'instabilite&#769; he&#769;modynamique des patients [3 4]. Au Gabon, en de&#769;pit du programme e&#769;largi de vaccination, la couverture vaccinale est encore insuffisante. Les auteurs rapportent le cas d'un patient de 12 ans, admis dans le service pour te&#769;tanos grave chez qui le sulfate de magne&#769;sium a e&#769;te&#769; introduit pour la premie&#768;re fois dans la prise en charge.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Observation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'enfant B. E, a&#770;ge&#769; de 12 ans, sans ante&#769;ce&#769;dents particuliers e&#769;tait admis en unite&#769; de soins intensifs pour prise en charge de contractures ge&#769;ne&#769;ralise&#769;es e&#769;voluant dans un contexte non fe&#769;brile. Le patient e&#769;tait transfe&#769;re&#769; du centre me&#769;dical re&#769;gional ou&#768; il avait e&#769;te&#769; reconduit par ses parents pour des contractures ge&#769;ne&#769;ralise&#769;es survenues neuf (9) jours apre&#768;s qu'il y avait e&#769;te&#769; suture&#769; pour une plaie du scalp par arme blanche.&lt;br class='autobr' /&gt;
A l'admission, le patient e&#769;tait conscient et pre&#769;sentait des contractures ge&#769;ne&#769;ralise&#769;es fre&#769;quentes avec un trismus serre&#769;, une hypertonie et une attitude en opisthotonos. L'interrogatoire des proches ne retrouvait aucune se&#769;rothe&#769;rapie ni vaccinothe&#769;rapie antite&#769;tanique.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pression arte&#769;rielle e&#769;tait a&#768; 120/70 mmHg, la fre&#769;quence cardiaque a&#768; 143 battements par minute et la fre&#769;quence respiratoire a&#768; 44 cycles par minute. La tempe&#769;rature e&#769;tait a&#768; 37&#176;C et l'e&#769;tat ge&#769;ne&#769;ral e&#769;tait conserve&#769;. Les re&#769;flexes plantaires et oste&#769;otendineux e&#769;taient pre&#769;sents et normaux. L'examen physique notait par ailleurs une plaie suppure&#769;e au niveau de l'occiput. La nume&#769;ration formule sanguine montrait une hyperleucocytose a&#768; 11.000/&#956;l, une ane&#769;mie microcytaire hypochrome avec taux d'he&#769;moglobine a&#768; 10,9g/dl et un volume globulaire moyen a&#768; 82,5fL. La cre&#769;atine phosphokinase e&#769;tait a&#768; 1165 U/L (29N), l'acide urique a&#768; 503umol/L (1,2N). Le reste du bilan biologique e&#769;tait sans particularite&#769;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le diagnostic de te&#769;tanos grave du groupe III selon le score pronostic de Dakar e&#769;tait retenu. La prise en charge consistait a&#768; conditionner le patient dans un environnement calme, sans lumie&#768;re, a&#768; pratiquer des soins locaux quotidiens de la porte d'entre&#769;e et a&#768; administrer les apports hydroe&#769;lectrolytiques de base. Pour lutter contre les spasmes et les contractures, le diaze&#769;pam a&#768; la dose de 4mg/kg/h e&#769;tait administre&#769; au pousse seringue e&#769;lectrique (PSE). Une antibiothe&#769;rapie a&#768; base de me&#769;tronidazole e&#769;tait instaure&#769;e. Une se&#769;rothe&#769;rapie et une vaccinothe&#769;rapie antite&#769;tanique e&#769;taient pratique&#769;es. L'e&#769;volution e&#769;tait marque&#769;e par la persistance de spasmes et la survenue d'une de&#769;tresse respiratoire justifiant une intubation orotrache&#769;ale avec mise sous ventilation me&#769;canique avec analge&#769;sie et se&#769;dation associant du diaze&#769;pam, du fentanyl et une curarisation (avec du ve&#769;curonium). Le baclofe&#768;ne e&#769;tait introduit par voie ente&#769;rale a&#768; dose progressive jusqu'a&#768; 90 mg/j. Au 14e&#768;me jour, le sulfate de magne&#769;sium e&#769;tait introduit devant la persistance des spasmes. Il e&#769;tait administre&#769; au pousse seringue e&#769;lectrique a&#768; la dose de 1g/h pendant 48 heures. La surveillance des re&#769;flexes oste&#769;otendineux notamment le re&#769;flexe rotulien, de l'he&#769;modynamique et de la diure&#768;se e&#769;tait horaire. Durant les 48 h suivant l'introduction du sulfate de magne&#769;sium, la fre&#769;quence des paroxysmes diminuait de fac&#807;on conside&#769;rable. Les doses de diaze&#769;pam e&#769;taient abaisse&#769;es et l'extubation du patient e&#769;tait de&#769;cide&#769;e a&#768; J19. Le patient recevait e&#769;galement de l'acide ascorbique a&#768; la dose de 0.5 g /24 heures en IVL et une alimentation ente&#769;rale e&#769;tait instaure&#769;e. A J23, plus aucun spasme musculaire n'e&#769;tait note&#769;. Devant l'e&#769;volution favorable, la sortie a&#768; domicile du patient e&#769;tait de&#769;cide&#769;e a&#768; J30 avec consultation externe hebdomadaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le te&#769;tanos reste une maladie fre&#769;quente avec plus d'un million de cas recense&#769;s dans le monde annuellement [5]. Il succe&#768;de toujours a&#768; une plaie cutane&#769;e ou muqueuse, post-traumatique ou post- chirurgicale. Dans les pays industrialise&#769;s, les plaies sont accidentelles, superficielles (petites plaies ne&#769;glige&#769;es), lie&#769;es aux activite&#769;s domestiques ou au jardinage [5]. 90 cas sont rapporte&#769;s annuellement aux Centers for Disease Control aux Etats-Unis [6]. Dans les pays en de&#769;veloppement, la porte d'entre&#769;e gyne&#769;cologique (accouchements, avortements) est tre&#768;s fre&#769;quente. La persistance de coutumes et de rites archai&#776;ques (scarifications, pansement de terre et de boue), la pratique de gestes me&#769;dicaux sans asepsie (IV, IM, section du cordon ombilical), expliquent la fre&#769;quence encore e&#769;leve&#769;e dans nos re&#769;gions. Dans notre observation, le patient pre&#769;sentait une plaie du scalp suppure&#769;e. Celle-ci avait e&#769;te&#769; suture&#769;e dans un centre me&#769;dical ne disposant ni de se&#769;rum ni de vaccin antite&#769;tanique.&lt;br class='autobr' /&gt;
La recrudescence estivale de la maladie, dans les pays industrialise&#769;s, est lie&#769;e aux activite&#769;s agricoles, de loisirs ou de jardinage. Les personnes a&#770;ge&#769;es et les femmes constituent dans ce cas-la&#768;, la population a&#768; risque. Dans les pays en de&#769;veloppement, le te&#769;tanos touche toutes les tranches d'a&#770;ge mais surtout les nouveaux-ne&#769;s (te&#769;tanos ne&#769;onatal). Notre patient e&#769;tait a&#770;ge&#769; de 12 ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
La symptomatologie du te&#769;tanos est lie&#769;e a&#768; la pre&#769;sence d'une neurotoxine extre&#770;mement puissante, la te&#769;tanospasmine dont la dose le&#769;tale chez l'homme est de 2,5 ng / kg [7]. Elle diffuse par voie lymphatique, sanguine, neuroge&#768;ne et bloque les neurotransmetteurs inhibiteurs du tonus et de la contraction musculaire conduisant a&#768; des contractions non contro&#770;le&#769;es. Le blocage des synapses inhibitrices dans le syste&#768;me sympathique est responsable d'une hyperactivite&#769; sympathique par augmentation de la se&#769;cre&#769;tion de cate&#769;cholamines [6]. Il existe e&#769;galement une hyperactivite&#769; parasympathique lie&#769;e a&#768; l'augmentation de la synthe&#768;se, du stockage et de la libe&#769;ration d'ace&#769;tylcholine dans certains organes, combine&#769;e a&#768; une action cholinergique propre de la toxine te&#769;tanique [8]. Ce qui explique l'e&#769;volution vers un syndrome dysautonomique dans le te&#769;tanos grave. Le te&#769;tanos grave est une urgence me&#769;dicale ne&#769;cessitant une prise en charge en unite&#769; de soins intensifs. Le traitement du te&#769;tanos est a&#768; vise&#769;e e&#769;tiologique et symptomatique. Le traitement e&#769;tiologique comprend la se&#769;ro et la vaccinothe&#769;rapie, l'antibiothe&#769;rapie a&#768; base de me&#769;tronidazole [9] et les soins locaux de la porte d'entre&#769;e. Le traitement symptomatique fait appel aux se&#769;datifs, aux myorelaxants, aux agents curarisants lorsque les paroxysmes ne sont pas contro&#770;le&#769;s par les se&#769;datifs. Les benzodiaze&#769;pines (diaze&#769;pam et midazolam) [9], le baclofe&#768;ne en intrarachidien [10] et le dantrole&#768;ne [11] sont les me&#769;dicaments actuellement recommande&#769;s dans la prise en charge du te&#769;tanos. En pratique clinique courante, le magne&#769;sium, sous forme de sulfate de magne&#769;sium (MgSO4), qui a des actions anticonvulsivante et myorelaxante est utilise&#769; dans la prise en charge the&#769;rapeutique des pathologies diverses telles que l'e&#769;clampsie, la chirurgie du phe&#769;ochromocytome et l'asthme aigu grave) [12]. Deux e&#769;tudes, celle de Attygalle [2] et Thwaites [3] re&#769;alise&#769;es sur 8 et 256 patients adultes respectivement ont de&#769;montre&#769; son efficacite&#769; dans la prise en charge du te&#769;tanos grave. Dans notre&lt;br class='autobr' /&gt;
Cas clinique observation, le patient e&#769;tait d'a&#770;ge pe&#769;diatrique. Attygalle [2] avait introduit le sulfate de magne&#769;sium de&#768;s les 24 premie&#768;res heures et n'avait pas eu recours a&#768; la ventilation me&#769;canique. Dans le cas de notre patient, la persistance de spasmes avait conduit a&#768; introduire pour la premie&#768;re fois dans notre protocole the&#769;rapeutique de prise en charge du te&#769;tanos grave le sulfate de magne&#769;sium permettant ainsi de contro&#770;ler les spasmes musculaires et de re&#769;duire les doses de diaze&#769;pam. L'introduction du sulfate de magne&#769;sium a permis de re&#769;duire les spasmes chez notre patient. Attygalle [2] avait utilise&#769; une dose de charge de 5g en IV suivie d'une dose d'entretien de 2-3 g/h. Dans notre cas, pour une premie&#768;re expe&#769;rience, aucune dose de charge n'avait e&#769;te&#769; administre&#769;e et le patient recevait uniquement une dose de 1g/h pendant 48h. La fre&#769;quence des spasmes musculaires diminuait de&#768;s les 24 premie&#768;res heures qui suivaient l'introduction du sulfate de magne&#769;sium. Pour Attygalle [2], la re&#769;gression des contractures et des spasmes survenait 2-3 heures apre&#768;s l'introduction du sulfate de magne&#769;sium. Dans la litte&#769;rature, nous n'avons pas retrouve&#769; d'e&#769;tudes portant sur l'utilisation du sulfate de magne&#769;sium dans le te&#769;tanos grave chez les enfants. Dans les e&#769;tudes de Attygalle [2] et de Thwaites [3], ils constituaient un des crite&#768;res d'exclusion. Introduit de&#768;s les premie&#768;res heures dans la prise en charge du te&#769;tanos, le sulfate de magne&#769;sium permettrait de re&#769;duire les doses de benzodiaze&#769;pines utilise&#769;es, de limiter les re&#769;ponses dysautonomiques et d'ame&#769;liorer le pronostic des patients en re&#769;animation [2, 3].&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le te&#769;tanos, pathologie greve&#769;e d'une lourde mortalite&#769; dans les pays en voie de de&#769;veloppement, ne&#769;cessite une re&#769;animation longue et difficile. Le sulfate de magne&#769;sium peu cou&#770;teux ouvre de meilleures perspectives dans la prise en charge de cette pathologie grave dont la pre&#769;vention reste primordiale. Pour l'ame&#769;lioration de la prise en charge du te&#769;tanos grave dans notre unite&#769; de soins, les protocoles the&#769;rapeutiques devraient introduire le sulfate de magne&#769;sium.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Re&#769;fe&#769;rences&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;1. Sebald M. Clostridium tetani. In : Le Minor L, Veran M eds. Bacte&#769;riologie me&#769;dicale. Me&#769;decine Sciences Flammarion. Paris. 1989 ; pp 912-917.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Releve&#769; Epide&#769;miologique de l'Hebdomadaire de l'OMS (REH), 1993 ; 38 : 277-82.&lt;br class='autobr' /&gt;
3. Attygalle D, Rodrigo N. Magnesium sulphate for control of spasms in severe tetanus. Can we avoid sedation and artificial ventilation ? Anaesthesia 1997 ; 52 : 956-62.&lt;br class='autobr' /&gt;
4. Thwaites CL, Yen LM, Loan HT. Magnesium sulphate for treatment of severe tetanus : a randomised controlled trial. Lancet. 2006 ; 368:1436-43.&lt;br class='autobr' /&gt;
5. Lombard I, Lepoutre A. Le te&#769;tanos en France en 1991 et 1992. BEH 1993 ; 28 : 125-126.&lt;br class='autobr' /&gt;
6. Rooks KL. Tetanus. Semin Neurol 1991 ; 11 : 206-14.&lt;br class='autobr' /&gt;
7. Wassilak SG, Orenstein WA. Tetanus. In : Plotkin A, Mortiner EA eds. Vaccines.&lt;br class='autobr' /&gt;
WB Saunders. Philadelphia. 1988 ; pp 45-73.&lt;br class='autobr' /&gt;
8. Dolar D. The use of continuous atropine infusio&#769;n in the management of severe tetanus. Intensive Care Med 1992 ; 18 : 26- 31.&lt;br class='autobr' /&gt;
9. Bleck TP. Tetanus. In : Scheld WM, Whitley RJ, Durack DT eds. Infections of central nervous system. Raven Press. New York. 1991 ; pp 603-624.&lt;br class='autobr' /&gt;
10. Saissy JM, Vitris M, Demazie&#768;re J et coll. Treatment of severe tetanus by intrathecal injections of baclofen without artificial ventilation. Intensive Care Med 1992 ; 18 : 241-44.&lt;br class='autobr' /&gt;
11. Quinio B, Arnaud S, Viviand X, Durbec O, Albanese J. Dantrole&#768;ne intraveineux dans le traitement du te&#769;tanos. Presse Med 1992 ; 21 : 176.&lt;br class='autobr' /&gt;
12. Sztark F, Cochard JF. Le magne&#769;sium en anesthe&#769;sie-re&#769;animation. d'actualisation SFAR 1998.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Anesth&#233;sie p&#233;diatrique en milieu africain : exp&#233;rience d'un h&#244;pital gabonais &#224; vocation adulte</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 243 - Essola Laurence --&gt; Essola Laurence , 39 - Sima Zu&#233; Adrien --&gt; Sima Zu&#233; Adrien , 244 - Obame Ervais Richard --&gt; Obame Ervais Richard , 308 - Ngomas Jean F&#233;lix --&gt; Ngomas Jean F&#233;lix , 309 - Kamel G. --&gt; Kamel G. , 310 - Bouanga Moudiba C --&gt; Bouanga Moudiba C</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Auteur correspondant : Laurence Essola, E-mail :laurenceessola chez yahoo.fr R&#233;sum&#233; [(Objectifs : &#233;valuer au centre hospitalier de Libreville la pratique de l'anesth&#233;sie p&#233;diatrique. Type d'&#233;tude : &#233;tude r&#233;trospective sur 9 ans. Patients et m&#233;thodes : Tous les enfants &#226;g&#233;s de 1 jour &#224; 16 ans ayant b&#233;n&#233;fici&#233; d'une anesth&#233;sie pour un acte chirurgical ont &#233;t&#233; inclus. Les caract&#232;res d&#233;mographiques, les techniques anesth&#233;siques utilis&#233;es, le profil professionnel des personnes ayant pratiqu&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-18-no1-2013-.html" rel="directory"&gt;Tome 18 n&#176;1 - 2013&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Auteur correspondant : Laurence Essola, E-mail :&lt;a href=&#034;#laurenceessola#mc#yahoo.fr#&#034; title=&#034;laurenceessola..&#229;t..yahoo.fr&#034; onclick=&#034;location.href=mc_lancerlien('laurenceessola','yahoo.fr'); return false;&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;laurenceessola&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Objectifs&lt;/strong&gt; : &#233;valuer au centre hospitalier de Libreville la pratique de l'anesth&#233;sie p&#233;diatrique.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Type d'&#233;tude &lt;/strong&gt; : &#233;tude r&#233;trospective sur 9 ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Patients et m&#233;thodes :&lt;/strong&gt; Tous les enfants &#226;g&#233;s de 1 jour &#224; 16 ans ayant b&#233;n&#233;fici&#233; d'une anesth&#233;sie pour un acte chirurgical ont &#233;t&#233; inclus. Les caract&#232;res d&#233;mographiques, les techniques anesth&#233;siques utilis&#233;es, le profil professionnel des personnes ayant pratiqu&#233; l'anesth&#233;sie, la morbidit&#233; et la mortalit&#233; li&#233;es &#224; l'anesth&#233;sie ont &#233;t&#233; les param&#232;tres &#233;tudi&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;R&#233;sultats&lt;/strong&gt; : 2627 patients &#226;g&#233;s de 1 jour &#224; 16 ans dont 69,2 % de gar&#231;ons et 30, 8 % de filles ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'une anesth&#233;sie. L'&#226;ge moyen des patients &#233;taient de 8 ans &#177; 3 mois avec des extr&#234;mes de 1 jour et 16 ans. 78,9 % des actes anesth&#233;siques &#233;taient r&#233;alis&#233;s dans un contexte de chirurgie r&#233;gl&#233;e. 76,8% des patients &#233;taient class&#233;s ASA I. L'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale a &#233;t&#233; la technique la plus utilis&#233;e : 98,9 % des cas contre 1,1 % des cas d'anesth&#233;sie locor&#233;gionale. L'induction anesth&#233;sique &#233;tait inhalatoire dans 71,2% des cas et intraveineuse dans 28,8% des cas. La dur&#233;e moyenne des interventions chirurgicales &#233;tait de 40,2 &#177; 26 minutes (extr&#234;mes : 10 et 198 minutes). La th&#233;rapie antalgique &#233;tait multimodale. Elle associait le parac&#233;tamol &#224; l'acide niflumique, au tramadol ou &#224; la morphine chez 28,8 %, 21, 5% et 0,4 % des patients respectivement. L'anesth&#233;sie a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e par le technicien sup&#233;rieur en anesth&#233;sie-r&#233;animation seul dans 33,6% des cas en chirurgie r&#233;gl&#233;e et dans 19 % des cas en chirurgie d'urgence. Les incidents et accidents ont compliqu&#233; 0,2 % des anesth&#233;sies. Trois d&#233;c&#232;s ont &#233;t&#233; enregistr&#233;s (0,1 %).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; : La pratique de l'anesth&#233;sie p&#233;diatrique est en d&#233;veloppement au centre hospitalier de Libreville. Des mesures correctives destin&#233;es aux insuffisances constat&#233;es devraient permettre de diminuer la morbidit&#233; et la mortalit&#233; retrouv&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mots cl&#233;s &lt;/strong&gt; : Anesth&#233;sie p&#233;diatrique, induction anesth&#233;sique inhalatoire, analg&#233;sie post op&#233;ratoire, mortalit&#233; infantile.&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Summary&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Objective&lt;/strong&gt; : To evaluate the practice of pediatric anesthesia at the hospital center of &lt;strong&gt;Libreville.&lt;br class='autobr' /&gt;
Type of study :&lt;/strong&gt; Retrospective study covering 9 years.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Patients and method :&lt;/strong&gt; All children between 1 day to 16 years old requiring anesthesia for surgery were included. We reviewed the demographic characters, the anesthetic technique used, the professional profile of the personnel who administered anesthesia. The morbidity and mortality were also analysed.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Results&lt;/strong&gt; : During our study, 2627 patients between 1 day to 16 years old, with 69.2 % of boys and 30.8 % of girls required anesthesia. Mean age of patients was 8 years &#177; 3 moths with extremes of 1 days and 16 years. 76.8% patients were classified ASA I. The most common single technique used was general anesthesia (98.9 %) against 1.1 % for loco-regional anesthesia. Induction was by inhalation in 71.2% of cases and intravenous in 28.8% of cases. Mean duration of surgery was 40.2 &#177; 26 minutes with extremes of 10 and 198 minutes. Multi-modal analgesia was the rule associating paracetamol to niflumic acid, tramadol or morphine in 28.8%, 21.5% and 0.4% of cases respectively. Anesthesia was performed by the Certified Nurse Anesthetist alone in 33.6 % of elective surgery cases and in 19 % of emergency surgical cases. We registered complications in 0.2 % of cases. Three deaths were recorded (0.1 %).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; : Pediatric anesthesia practice is developing in the hospital center of Libreville. Corrective measures to observed failures should reduce the found morbidity and mortality.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Keywords&lt;/strong&gt; : Pediatric anesthesia, inhalational induction of anesthesia, post operative analgesia, infant mortality.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans la plupart des pays africains au sud du Sahara, l'anesth&#233;sie est pratiqu&#233;e dans un contexte de p&#233;nurie : sous-&#233;quipement, absence de m&#233;dicaments, sous-effectif en personnel qualifi&#233; [1]. L'enfant est un terrain particuli&#232;rement d&#233;licat dont l'anesth&#233;sie est plus exigeante que chez l'adulte en terme d'&#233;quipement et de personnes ressources. Cette p&#233;nurie est v&#233;cue comme un drame. Au Gabon o&#249; les conditions mat&#233;rielles et humaines sont superposables &#224; celles des pays voisins, cette anesth&#233;sie est pratiqu&#233;e depuis plusieurs d&#233;cennies [2]. Apr&#232;s neuf ans de pratique de l'anesth&#233;sie p&#233;diatrique dans un h&#244;pital &#224; vocation adulte, nous nous sommes propos&#233; d'&#233;valuer le travail accompli.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Patients et m&#233;thodes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'une &#233;tude r&#233;trospective r&#233;alis&#233;e au centre hospitalier de Libreville du 1er janvier 2003 au 31d&#233;cembre 2011. Cette &#233;tude portait sur les anesth&#233;sies chez l'enfant pour une intervention ou une exploration chirurgicales. Le recueil des donn&#233;es s'est fait &#224; partir des fiches et registres d'anesth&#233;sie ainsi que des comptes rendus op&#233;ratoires et des dossiers m&#233;dicaux du service de r&#233;animation. Ont &#233;t&#233; inclus dans la pr&#233;sente &#233;tude les enfants &#226;g&#233;s de 1 jour &#224; 16 ans dont les dossiers &#233;taient exploitables. L'&#226;ge, le sexe, la classe ASA, le contexte urgent ou non de l'intervention chirurgicale, le type d'intervention chirurgicale, la technique d'anesth&#233;sie, le mat&#233;riel utilis&#233;, les m&#233;dicaments administr&#233;s, le profil du praticien et les complications li&#233;es &#224; l'anesth&#233;sie ont &#233;t&#233; les param&#232;tres &#233;tudi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au cours de cette p&#233;riode, 2627 enfants ont &#233;t&#233; op&#233;r&#233;s, soit 15,9% de l'activit&#233; anesth&#233;sique du centre hospitalier de Libreville. L'&#226;ge moyen des patients &#233;tait de 8 ans &#177; 3 mois avec des extr&#234;mes &#224; 1 jour et 16 ans. Ces patients &#233;taient r&#233;partis en 1173 gar&#231;ons (69, 2%) et 522 filles (30,8 %). Les enfants de plus de 10 ans repr&#233;sentaient 44,1% des patients. La chirurgie r&#233;gl&#233;e repr&#233;sentait 78,9% des cas et la chirurgie d'urgence 21,1% des cas. 76,8% des patients &#233;taient class&#233;s ASA I. 28 patients (11,9%) &#233;taient atteints de dr&#233;panocytose SS. La r&#233;partition des actes chirurgicaux a montr&#233; que 1630 patients (62%) ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'une chirurgie visc&#233;rale, 682 (25,9%) d'une chirurgie orthop&#233;dique, 242 (9,2%) d'une chirurgie oto-rhino-laryngologique, 49 (1,8%) d'une chirurgie ophtalmologique et 24 (0,9%) d'une chirurgie maxillo-faciale. La chirurgie majeure &#233;tait le type de chirurgie le plus pratiqu&#233; (63,6%) (Tableau I)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_375 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH169/capture_d_e_cran_2013-12-26_a_16.37.41-f96da.jpg?1734792431' width='500' height='169' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Deux mille cinq cent quarante deux (2542) patients (98,9%) ont &#233;t&#233; op&#233;r&#233;s sous anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale seule. L'anesth&#233;sie locor&#233;gionale associ&#233;e ou non &#224; l'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e chez 85 patients (3,2 %) dont 63 cas (74,1 %) de bloc nerveux p&#233;riph&#233;rique, 22 cas d'anesth&#233;sie p&#233;ri-m&#233;dullaire (25,9 %). Le neurostimulateur a &#233;t&#233; utilis&#233; pour la r&#233;alisation des blocs nerveux plexiques et tronculaires. La bupivaca&#239;ne &#224; 0,5% a &#233;t&#233; utilis&#233;e pour la r&#233;alisation de la rachianesth&#233;sie. La bupivaca&#239;ne &#224; 0,25% utilis&#233;e seule ou en&lt;br class='autobr' /&gt;
association &#224; &#233;gal volume avec la lidoca&#239;ne &#224; 1% a &#233;t&#233; utilis&#233;e pour l'anesth&#233;sie caudale et les blocs p&#233;riph&#233;riques (Tableau II). Pour le bloc axillaire, 0,3 &#224; 0,5ml/kg du m&#233;lange lidoca&#239;ne 1% et bupivaca&#239;ne 0,25% &#233;taient inject&#233;s. Concernant le bloc au coude, 4ml/nerf &#224; bloquer &#233;taient administr&#233;s au patient. Concernant le bi-bloc sciatique et f&#233;moral, 1ml/kg (max : 20ml) &#233;tait inject&#233; pour le bloc du nerf sciatique et celui du nerf f&#233;moral respectivement. Pour le bloc paraombilical, 0,2ml/kg &#233;tait inject&#233; de chaque c&#244;t&#233; et au retrait de l'aiguille, 0,5 &#224; 1ml en sous-cutan&#233;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_374 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH211/capture_d_e_cran_2013-12-26_a_16.37.54-a552b.jpg?1734792432' width='500' height='211' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour la pr&#233;m&#233;dication, le sulfate d'atropine a &#233;t&#233; administr&#233; seul 342 fois ou en association soit avec le diaz&#233;pam (432 fois), soit avec le midazolam (9 fois). L'induction de l'anesth&#233;sie a &#233;t&#233; pratiqu&#233;e 1858 fois par voie inhalatoire (71,2%) et 751 fois (28,8%) par voie intraveineuse. L'halothane et l'isoflurane ont &#233;t&#233; les agents volatils utilis&#233;s dans les proportions respectives de 99,9% et 0,1% des cas. Seul l'halothane a &#233;t&#233; utilis&#233; pour l'induction par voie inhalatoire. Par voie intraveineuse, l'induction anesth&#233;sique a utilis&#233; le penthotal, le propofol et la k&#233;tamine dans 68,5%, 21,8% et 9,7% des cas respectivement. La curarisation a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e par le v&#233;curonium (95,5 % des cas) et le bromure de pancuronium (4,5% des cas) (tableau IV). Le masque facial a &#233;t&#233; utilis&#233; chez 1282 enfants (48,8%), la sonde endotrach&#233;ale chez 835 enfants (31,8%) et le masque laryng&#233; chez 508 (19,3%). 2391 patients (91%) &#233;taient en ventilation spontan&#233;e/assist&#233;e et 236 patients (8%) en ventilation contr&#244;l&#233;e. Tous les patients ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'une analg&#233;sie perop&#233;ratoire par le fentanyl. L'entretien de l'anesth&#233;sie se faisait sans m&#233;lange NO2/O2 avec de l'halothane chez (86,6%), de l'isoflurane (0,1%) en circuit ferm&#233; ou avec du propofol (13,3%) au pousse seringue &#233;lectrique (PSE). La surveillance perop&#233;ratoire des patients &#233;tait r&#233;alis&#233;e gr&#226;ce &#224; un moniteur multiparam&#233;trique permettant de mesurer la pression art&#233;rielle non invasive, l'&#233;lectrocardiogramme, la fr&#233;quence cardiaque, la fr&#233;quence respiratoire, la saturation p&#233;riph&#233;rique en oxyg&#232;ne (SPO2) et la temp&#233;rature. La dur&#233;e moyenne des interventions chirurgicales &#233;tait de 40,2 &#177; 26 minutes (extr&#234;mes : 10 et 198 minutes). En per-op&#233;ratoire trois cas de rash cutan&#233;, deux cas de d&#233;saturation en oxyg&#232;ne, deux cas d'hypotension art&#233;rielle s&#233;v&#232;re et un cas de hoquet ont &#233;t&#233; observ&#233;s. Pour l'analg&#233;sie postop&#233;ratoire, tous les enfants avaient re&#231;u le parac&#233;tamol. Celui-ci &#233;tait administr&#233; seul chez 421 patients (16,5 %) et en association avec d'autres mol&#233;cules dans le cadre de l'analg&#233;sie multimodale chez 2120 patients (80,7 %). Cette association concernait les patients &#226;g&#233;s de plus de 30 mois. Les produits utilis&#233;s dans le cadre de l'analg&#233;sie multimodale &#233;taient : l'acide niflumique chez 734 enfants (28,8 %), l'acide niflumique-tramadol chez 552 enfants (21,8 %), l'acide niflumique-n&#233;fopam chez 278 enfants (11 %), le tramadol chez 546 enfants (21, 5%) et la morphine chez 10 enfants (0,4 %). La transfusion de produits sanguins labiles &#233;tait n&#233;cessaire chez 14 patients (0,5%). 2623 patients (99,8%) ont transit&#233; par la salle de surveillance post-interventionnelle avant de regagner le service d'hospitalisation. Deux patients class&#233;s ASA IV avaient pr&#233;sent&#233; au cours de l'intervention des troubles h&#233;modynamiques &#224; type d'hypotension art&#233;rielle s&#233;v&#232;re et &#233;taient admis en r&#233;animation en post-op&#233;ratoire imm&#233;diat. Au cours de la surveillance post-interventionnelle, neuf cas de retard de r&#233;veil ont &#233;t&#233; identifi&#233;s. Ce retard concernait trois patients class&#233;s ASA I, trois class&#233;s ASA II et trois class&#233;s ASA III, ASA IV et ASA V respectivement. Deux de ces patients &#233;taient admis en r&#233;animation. Trois des quatre patients admis en r&#233;animation &#233;taient d&#233;c&#233;d&#233;s, soit une mortalit&#233; de 0,1%. Deux des patients d&#233;c&#233;d&#233;s &#233;taient ASA IV et V respectivement et avaient &#233;t&#233; op&#233;r&#233;s en urgence, le troisi&#232;me &#233;tait class&#233; ASA I. Les incidents et d&#233;c&#232;s enregistr&#233;s concernaient les enfants de plus de douze mois. L'anesth&#233;sie &#233;tait r&#233;alis&#233;e par le technicien sup&#233;rieur en anesth&#233;sie-r&#233;animation, en l'absence du m&#233;decin anesth&#233;siste r&#233;animateur dans 33, 6 % des cas en chirurgie r&#233;gl&#233;e et dans 19 % des cas en chirurgie d'urgence.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_373 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH130/capture_d_e_cran_2013-12-26_a_16.38.08-37d24.jpg?1734792432' width='500' height='130' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'anesth&#233;sie p&#233;diatrique a repr&#233;sent&#233; 15,8 % de toute l'anesth&#233;sie r&#233;alis&#233;e au cours de la p&#233;riode d'&#233;tude. Ce taux est proche de celui des auteurs tunisiens (20%) [3] et de loin inf&#233;rieur &#224; celui des auteurs marocains (23 %) [4]. La pr&#233;dominance du sexe masculin dans notre &#233;tude est rapport&#233;e par d'autres auteurs africains [5,6]. La chirurgie visc&#233;rale a &#233;t&#233; la plus pratiqu&#233;e, elle &#233;tait suivie par la chirurgie orthop&#233;dique. Ces r&#233;sultats s'identifient &#224; ceux d'Otiobanda et al [7] et diff&#232;rent de ceux de Fotso et al o&#249; la chirurgie visc&#233;rale repr&#233;sente moins de la moiti&#233; de l'activit&#233; op&#233;ratoire [8]. La majorit&#233; des enfants avait un &#233;tat pr&#233;op&#233;ratoire satisfaisant, attest&#233; par l'appartenance &#224; la classe ASA I. La pr&#233;dominance de la classe ASA I est retrouv&#233;e dans d'autres s&#233;ries africaines [4,7,9]. L'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale seule a &#233;t&#233; pratiqu&#233;e dans la majorit&#233; des cas. Cette pr&#233;f&#233;rence est retrouv&#233;e dans l'&#233;tude men&#233;e &#224; l'h&#244;pital p&#233;diatrique d'Owendo au Gabon [2] et dans la plupart des &#233;tudes men&#233;es en France [10]. 91 % des patients sous anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale &#233;taient en ventilation spontan&#233;e/assist&#233;e ; ce taux est sup&#233;rieur &#224; celui rapport&#233; par Ibokl&#232;ne et al [11] qui avaient retrouv&#233; 85 %. L'utilisation du masque facial a &#233;t&#233; moins fr&#233;quente dans notre s&#233;rie que dans celle de S&#233;cka Assina et al [12]. Cette diff&#233;rence est en rapport avec l'utilisation du masque laryng&#233; chez certains de nos patients (19,3 % des cas). Cette technique &#233;tait une alternative &#224; l'intubation trach&#233;ale quand elle n'&#233;tait pas jug&#233;e utile, comme ce fut le cas en chirurgie mineure et de courte dur&#233;e. L'induction par voie inhalatoire a &#233;t&#233; majoritaire dans notre s&#233;rie, comme dans celle de Auroy et al [10]. Plusieurs &#233;tudes africaines et une &#233;tude fran&#231;aise au contraire rapportent un taux plus &#233;lev&#233; d'inductions par voie intraveineuse [8,9,11, 13,14]. En ce qui concerne l'anesth&#233;sie locor&#233;gionale, les r&#233;sultats de la pr&#233;sente &#233;tude montrent que sa pratique est encore modeste. Les m&#234;mes r&#233;sultats montrent une diversification des techniques utilis&#233;es, apportant la preuve qu'elle est bien en d&#233;veloppement. La p&#233;nurie en m&#233;dicaments se pr&#233;cise avec nos r&#233;sultats. Le protoxyde d'azote est inexistant. Le fentanyl est le seul morphinomim&#233;tique utilis&#233; pour assurer l'analg&#233;sie perop&#233;ratoire. L'halothane qui n'est plus utilis&#233; dans de nombreux pays est toujours l'anesth&#233;sique volatil de r&#233;f&#233;rence chez l'enfant au centre hospitalier de Libreville. Le bromure de pancuronium y est encore utilis&#233;, alors qu'il est de plus en plus abandonn&#233; dans plusieurs pays. La carence en mol&#233;cules de nouvelle g&#233;n&#233;ration est un des &#233;l&#233;ments capables d'expliquer la survenue de certaines complications d&#233;crites dans la pr&#233;sente &#233;tude. Par exemple, le bromure de pancuronium, le fentanyl et l'halothane sont des mol&#233;cules dont la pharmacocin&#233;tique permet d'expliquer les retards de r&#233;veil observ&#233;s [14-16]. L'acquisition des nouvelles mol&#233;cules est donc une option fondamentale pouvant permettre de revoir &#224; la baisse le taux de morbidit&#233; actuel. La mortalit&#233; observ&#233;e n'est pas &#224; mettre totalement en rapport avec une anesth&#233;sie de mauvaise qualit&#233;. La classe ASA de deux des trois patients d&#233;c&#233;d&#233;s et le contexte de l'urgence sont deux facteurs de risque qui ont &#233;t&#233; d&#233;terminants dans la survenue de ces d&#233;c&#232;s. Le r&#244;le de l'urgence dans la survenue des d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'anesth&#233;sie a &#233;t&#233; retrouv&#233; dans d'autres travaux africains [4,6,9]. Malgr&#233; les risques inh&#233;rents &#224; l'anesth&#233;sie des sujets atteints de dr&#233;panocytose [18], aucun des 28 dr&#233;panocytaires op&#233;r&#233;s n'a fait l'objet d'une complication. L'exp&#233;rience acquise durant de nombreuses ann&#233;es de pratique de l'anesth&#233;sie des sujets atteints de cette tare est un des motifs capable de justifier ces r&#233;sultats. La p&#233;nurie en personnel m&#233;dical qualifi&#233; s'est aussi pr&#233;cis&#233;e avec les r&#233;sultats de notre &#233;tude qui montrent un taux significatif d'anesth&#233;sies r&#233;alis&#233;es par les techniciens sup&#233;rieurs en anesth&#233;sie-r&#233;animation. Cette situation est superposable &#224; celles des autres pays africains au sud du Sahara [13,16]. L'effectif en m&#233;decins anesth&#233;sistes est appel&#233; &#224; augmenter dans les prochaines ann&#233;es avec l'ouverture &#224; Libreville en 2010 d'un dipl&#244;me d'&#233;tudes sp&#233;cialis&#233;es d'anesth&#233;sie-r&#233;animation. En d&#233;pit du sous-effectif constat&#233;, les r&#233;sultats en termes de qualit&#233; des anesth&#233;sies d&#233;crites dans ce travail sont encourageants.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce travail a permis de montrer que le centre hospitalier de Libreville, bien qu'&#233;tant une structure &#224; vocation adulte, est suffisamment impliqu&#233; dans l'anesth&#233;sie des enfants devant b&#233;n&#233;ficier d'une intervention chirurgicale. Les protocoles et techniques d'anesth&#233;sie d&#233;crites dans le pr&#233;sent travail montrent que cette anesth&#233;sie est en d&#233;veloppement et que sa qualit&#233; est d'un niveau encourageant, en d&#233;pit du faible effectif en m&#233;decins anesth&#233;sistes. Des mesures correctives destin&#233;es aux insuffisances constat&#233;es devraient permettre de r&#233;duire la morbidit&#233; et la mortalit&#233; observ&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;1. Chobli M. R&#233;duire la morbidit&#233; et la mortalit&#233; anesth&#233;siques dans les pays en d&#233;veloppement : priorit&#233; &#224; l'obst&#233;trique et &#224; la chirurgie p&#233;diatrique. Ann Fr Anesth R&#233;anim 1999 ; 18 : 619-20.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Sima Zu&#233; A, Obame R, Kaba M.M, Mba Ella R, Mouba J, Vane MT et al. Pratique anesth&#233;sique en milieu p&#233;diatrique gabonais : &#233;tat des lieux &#224; l'H&#244;pital P&#233;diatrique d'Owendo. Bull Med Owendo 2005 ; 26 : 10-13.&lt;br class='autobr' /&gt;
3. Hamamouchi B, Nejmi S, Benkhalifa S, Dehdouh A, Chilek A. Morbi-mortalit&#233; en anesth&#233;sie p&#233;diatrique au Maghreb. Ann Fr Anesth R&#233;anim 2009 ; 28 : 671-73.&lt;br class='autobr' /&gt;
4. Belkrezia R, Kabbaj S, Isma&#239;li H, Maazouzi W. Enqu&#234;te sur la pratique de l'anesth&#233;sie au Maroc. Ann Fr d'Anesth R&#233;anim 2002 ; 21 : 20-26.&lt;br class='autobr' /&gt;
5. Samak&#233; B. Ev&#233;nements ind&#233;sirables de l'anesth&#233;sie en chirurgie p&#233;diatrique programm&#233;e &#224; l'h&#244;pital Gabriel TOURE. Mali M&#233;dical 2009 ; 24 : 1-4.&lt;br class='autobr' /&gt;
6. Otiobanda G F., Mahoungou-Nguimbi K C, Odzebe AW S, Mboutol Mandavo C, Ekouya Bowassa G, Kangni Freitas N. Pratique de l'anesth&#233;sie p&#233;diatrique au Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville. Rev Anesth Med Urg R&#233;anim 2011 ; 16 : 3-6.&lt;br class='autobr' /&gt;
7. Fotso Kamdjo G M. Incidents et accidents &#224; l'H&#244;pital du Point G : Profil &#233;pid&#233;miologique, clinique et pronostique. Th&#232;se de M&#233;decine, Bamako, Juin 2005.&lt;br class='autobr' /&gt;
8. Brouh Y, Kouadio SA., Soro L, Y&#233;o T L P, Amonkou A A, Agu&#233;hounde C et al. Anesth&#233;sie p&#233;diatrique en Afrique : 7 ans d'exp&#233;rience au CHU de Yopougon, R&#233;publique de C&#244;te d'Ivoire. Rev Afr Anesth Med Urg 2002 ; 7 : 8-13.&lt;br class='autobr' /&gt;
9. Auroy Y, Clergue F, Laxenaire M C, Lienhart A, Pequignot F, Jougla I. Anesth&#233;sie en chirurgie (enqu&#234;te sur la pratique de l'anesth&#233;sie en France. Ann Fr Anesth R&#233;anim 1998 ; 17 : 1324-41.&lt;br class='autobr' /&gt;
10. S&#233;cka Assina G. Pratique de l'anesth&#233;sie au Tchad en 2001 : Situation actuelle et perspectives d'am&#233;lioration. Th&#232;se de Doctorat en M&#233;decine, Facult&#233; des Sciences de la Sant&#233;, B&#233;nin 2001.&lt;br class='autobr' /&gt;
11. Murat I. Anesth&#233;sie du nouveau-n&#233;. In manuel d'anesth&#233;sie p&#233;diatrique 2&#232; Ed. Ed Pradel PP : 233-264.Sima Zu&#233; A, Ovono F, Mouba J F, Allogo J J, Ondo N'dong F, Ngou Milama E et al. Dr&#233;panocytose et chirurgie en milieu africain. Evaluation du risque anesth&#233;sique. Cah Anesth&#233;siol 2000 ; 48 : 243-44.&lt;br class='autobr' /&gt;
12. Donati F. Pharmacologie compar&#233;e des curares. In : Gosgnac M, Chauvin M, Riou B. Pharmacologie en anesth&#233;sie-r&#233;animation, Paris : Arnette. 1998 : 515-27.&lt;br class='autobr' /&gt;
13. Chauvin M. Pharmacologie compar&#233;e des morphiniques et antagonistes de la morphine. In : Gosgnac M, Chauvin M, Riou B. Pharmacologie en anesth&#233;sie-r&#233;animation, Paris : Arnette. 1998 : 433-54.&lt;br class='autobr' /&gt;
14. Deriaz H, Lienhart A. Pharmacologie compar&#233;e des agents anesth&#233;siques par inhalation. In : Gosgnac M, Chauvin M, Riou B. Pharmacologie en anesth&#233;sie-r&#233;animation, Paris : Arnette. 1998, p 23-28.&lt;br class='autobr' /&gt;
15. Adnet P, Diallo A, Sanou J, Chobli M, Murat E, Fian E. Pratiques de l'anesth&#233;sie en Afrique francophone subsaharienne. Ann Fr Anesth R&#233;anim 1999 ; 18 : 636-41.&lt;br class='autobr' /&gt;
16. Sanou I, Vilasco B, Obey A, Binam F, Chobli M, Tour&#233; M K, Adnet P. Evolution de la d&#233;mographie des praticiens d'anesth&#233;sie en Afrique francophone au sud du Sahara. Ann Fr Anesth R&#233;anim 1999 ; 18 : 642-46&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Plaidoyer pour une prescription pr&#233;op&#233;ratoire de sang rationalis&#233;e en milieu chirurgical africain</title>
		<link>https://web-saraf.net/Plaidoyer-pour-une-prescription.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://web-saraf.net/Plaidoyer-pour-une-prescription.html</guid>
		<dc:date>2013-01-01T15:08:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 39 - Sima Zu&#233; Adrien --&gt; Sima Zu&#233; Adrien , 243 - Essola Laurence --&gt; Essola Laurence , 308 - Ngomas Jean F&#233;lix --&gt; Ngomas Jean F&#233;lix , 244 - Obame Ervais Richard --&gt; Obame Ervais Richard , 309 - Kamel G. --&gt; Kamel G. , 310 - Bouanga Moudiba C --&gt; Bouanga Moudiba C</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Auteur correspondant : Adrien Sima Zu&#233;, E-mail : simazuesima chez yahoo.fr R&#233;sum&#233; [(Objectif : Pr&#233;ciser si la tendance &#224; commander des concentr&#233;s de globules rouges avant une chirurgie programm&#233;e se justifie au centre hospitalier universitaire de Libreville. Patients et m&#233;thodes : il s'agit d'une &#233;tude r&#233;trospective allant de janvier 2010 &#224; juin 2012. Elle a concern&#233; les patients ayant b&#233;n&#233;fici&#233; d'une chirurgie r&#233;gl&#233;e et ayant fait l'objet d'une commande de concentr&#233;s de globules rouges (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-18-no1-2013-.html" rel="directory"&gt;Tome 18 n&#176;1 - 2013&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Auteur correspondant : Adrien Sima Zu&#233;, E-mail : &lt;a href=&#034;#simazuesima#mc#yahoo.fr#&#034; title=&#034;simazuesima..&#229;t..yahoo.fr&#034; onclick=&#034;location.href=mc_lancerlien('simazuesima','yahoo.fr'); return false;&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;simazuesima&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Objectif&lt;/strong&gt; : Pr&#233;ciser si la tendance &#224; commander des concentr&#233;s de globules rouges avant une chirurgie programm&#233;e se justifie au centre hospitalier universitaire de Libreville.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Patients et m&#233;thodes &lt;/strong&gt; : il s'agit d'une &#233;tude r&#233;trospective allant de janvier 2010 &#224; juin 2012. Elle a concern&#233; les patients ayant b&#233;n&#233;fici&#233; d'une chirurgie r&#233;gl&#233;e et ayant fait l'objet d'une commande de concentr&#233;s de globules rouges avant l'intervention chirurgicale. Les patients transfus&#233;s et non transfus&#233;s ont &#233;t&#233; identifi&#233;s. Les effectifs des deux groupes ont &#233;t&#233; exprim&#233;s en pourcentages puis compar&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;R&#233;sultats&lt;/strong&gt; : Durant la p&#233;riode d'&#233;tude, 230 patients &#226;g&#233;s de 41 &#177; 16 ans ont r&#233;pondu aux crit&#232;res d'inclusion. L'activit&#233; chirurgicale &#233;tait r&#233;partie en 114 cas (50 %) de chirurgie gyn&#233;co-obst&#233;tricale, 69 cas (30 %) de chirurgie orthop&#233;dique, 20 cas (9 %) de chirurgie visc&#233;rale, 19 cas (8 %) de chirurgie urologique et 8 cas (3 %) de chirurgies diverses. 210 patients (91,3 %) ont fait l'objet d'une commande de concentr&#233;s de globules rouges avant l'intervention chirurgicale. Toute chirurgie confondue, les concentr&#233;s de globules rouges command&#233;s ont &#233;t&#233; utilis&#233;s dans 60 % des cas. En chirurgie oto-rhino-laryngologique, aucune transfusion n'&#233;tait not&#233;e alors qu'elle &#233;tait de 15% en chirurgie visc&#233;rale et de 44,5% en chirurgie urologique.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; : Ce travail montre qu'il existe un taux &#233;lev&#233; de prescriptions inutiles de concentr&#233;s de globules rouges. En chirurgie programm&#233;e, il est souhaitable que la d&#233;cision de commander du sang fasse l'objet d'un avis consensuel entre le chirurgien et l'anesth&#233;siste-r&#233;animateur.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mots cl&#233;s&lt;/strong&gt; : Chirurgie programm&#233;e - Concentr&#233;s de globules rouges - Examen clinique - Num&#233;ration formule sanguine&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Summary&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Objective&lt;/strong&gt; : Evaluate if the tendency to order red blood cells units before surgery was justified at the teaching hospital of Libreville&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Patients and Methods&lt;/strong&gt; : This was a retrospective study, from January 2010 to December 2012. Patients undergoing elective surgery from which red blood cells units were ordered before surgery were included. Transfused patients and those not transfused were both identified. The numbers found were expressed in percentage and compared.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Results&lt;/strong&gt; : During the study period, 230 patients aged 41 &#177;16 years had elective surgery. This surgical activity included 114 cases (50 %) in gynaecology and obstetrics, 69 cases (30 %) in orthopaedic, 20 cases (9 %) of general surgery, 19 cases (8 %) of urology surgery and 8 cases (3 %) of various surgeries. Out of these, 210 patients had ordered for red blood cells units before surgery (91.3 %). In all types of surgery, only 60 % of ordered red blood cells units were transfused. In ear-nose-throat, general and urology surgery, the red blood cells units ordered were not used in 100 %, 85 % and 55.5 % of cases respectively.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; : This work shows that there is a high rate of unnecessary prescriptions of RBC. In elective surgery, it is desirable that the decision to order blood is the subject of a consensus view between the surgeon and the anesthetist.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Keywords&lt;/strong&gt; : Blood picture - Clinical examination - Elective surgery - Red blood cells units&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La transfusion sanguine pose un probl&#232;me de sant&#233; publique en Afrique et plus particuli&#232;rement dans les pays au sud du Sahara o&#249; la p&#233;nurie de sang est un ph&#233;nom&#232;ne fr&#233;quent, tr&#232;s souvent &#224; l'origine dans les situations d'urgence de nombreux d&#233;c&#232;s, notamment dans les services d'obst&#233;trique et de traumatologie [1,2]. Au centre hospitalier universitaire de Libreville qui n'&#233;chappe pas &#224; cette p&#233;nurie, il est fr&#233;quent de retrouver dans les r&#233;frig&#233;rateurs des services d'hospitalisation ou des blocs op&#233;ratoires du sang p&#233;rim&#233;. Il s'agit du sang pay&#233; par les patients op&#233;r&#233;s mais n'ayant pas &#233;t&#233; utilis&#233; parce que la transfusion sanguine n'&#233;tait pas n&#233;cessaire. Ce constat nous a conduits &#224; mener une r&#233;flexion sur la pertinence des commandes de sang faites aux patients avant l'intervention chirurgicale. Le but de ce travail &#233;tait de pr&#233;ciser si la tendance des chirurgiens &#224; commander des concentr&#233;s de globules rouges (CGR) avant une intervention chirurgicale programm&#233;e au centre hospitalier universitaire de Libreville se justifiait.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Patients et m&#233;thodes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'une &#233;tude r&#233;trospective, r&#233;alis&#233;e au centre hospitalier de Libreville du 1er janvier 2010 au 30 juin 2012. Elle concernait les dossiers des patients ayant b&#233;n&#233;fici&#233; d'une intervention chirurgicale. L'&#233;tude consistait &#224; retrouver les dossiers de patients &#224; qui une commande de CGR avait &#233;t&#233; faite avant l'intervention chirurgicale, puis &#224; identifier ceux d'entre eux ayant b&#233;n&#233;fici&#233; d'une transfusion perop&#233;ratoire. Le recueil des donn&#233;es s'est fait &#224; partir des demandes de consultation pr&#233;-anesth&#233;sique et des fiches d'anesth&#233;sie. La demande de consultation pr&#233;anesth&#233;sique, &#224; laquelle &#233;tait assujettie la consultation en question &#233;tait remplie par le chirurgien ; elle pr&#233;cisait la pathologie, le type d'intervention chirurgicale, sa dur&#233;e, la date souhait&#233;e pour la r&#233;alisation de l'acte op&#233;ratoire et faisait mention de la n&#233;cessit&#233; ou non pour le patient de s'approvisionner en CGR, tout en d&#233;terminant le nombre de poches. La fiche d'anesth&#233;sie faisait &#233;tat ou non de la transfusion sanguine perop&#233;ratoire. Ont &#233;t&#233; inclus dans cette &#233;tude les patients ayant b&#233;n&#233;fici&#233; d'une chirurgie programm&#233;e, d'une consultation pr&#233;anesth&#233;sique effectu&#233;e par un m&#233;decin anesth&#233;siste-r&#233;animateur et dont les dossiers &#233;taient exploitables. L'&#226;ge, le sexe, le type de chirurgie, le niveau de prescription des CGR et le niveau d'utilisation de ces derniers ont &#233;t&#233; les param&#232;tres &#233;tudi&#233;s. Les r&#233;sultats obtenus ont &#233;t&#233; exprim&#233;s en pourcentage. La comparaison de ces diff&#233;rents pourcentages a utilis&#233; le test du Chi deux. La diff&#233;rence &#233;tait consid&#233;r&#233;e comme significative quand la valeur de p &#233;tait inf&#233;rieure &#224; 0,05.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Du 1er janvier 2010 au 30 juin 2012, 230 patients &#226;g&#233;s de 41 &#177; 16 ans (extr&#234;mes 1 et 84 ans), dont 171 patients de sexe f&#233;minin (74 %) et 59 de sexe masculin (26 %), ont r&#233;pondu aux crit&#232;res d'inclusion. L'activit&#233; chirurgicale &#233;tait r&#233;partie en 114 cas (50 %) de chirurgie gyn&#233;co-obst&#233;tricale, 69 cas (30 %) de chirurgie orthop&#233;dique, 20 cas (9 %) de chirurgie visc&#233;rale, 19 cas (8 %) de chirurgie urologique et 8 cas (3 %) de chirurgie diverse. Le tableau I donne la r&#233;partition des patients en fonction du type de chirurgie.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_400 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH127/capture_d_e_cran_2013-12-30_a_16.04.55-51e5d.jpg?1734792432' width='500' height='127' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Deux cent dix patients (91,3 %) ont fait l'objet d'une commande de CGR avant l'intervention chirurgicale dont 126 (60 %) ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'une transfusion perop&#233;ratoire. Les patients transfus&#233;s &#233;taient significativement plus nombreux que les patients non transfus&#233;s (p = 0,004). La r&#233;partition des patients transfus&#233;s et des patients non transfus&#233;s selon le type de chirurgie et toute chirurgie confondue est donn&#233;e par le tableau II.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_401 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH127/capture_d_e_cran_2013-12-30_a_16.05.03-20419.jpg?1734792432' width='500' height='127' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au centre hospitalier universitaire de Libreville, la consultation pr&#233;anesth&#233;sique est assujettie dans le cadre de la chirurgie programm&#233;e &#224; la demande de consultation pr&#233;anesth&#233;sique qui se pr&#233;sente sous la forme d'un imprim&#233;. Ce document de dialogue entre le chirurgien qui le remplit et le m&#233;decin anesth&#233;siste-r&#233;animateur qui en exploite les donn&#233;es fait &#233;tat de la n&#233;cessit&#233; ou non pour le patient de s'approvisionner en concentr&#233;s de globules rouges. Il est remis aux patients en m&#234;me temps que les bons d'examens compl&#233;mentaires pr&#233;op&#233;ratoires. Les r&#233;sultats de notre &#233;tude montrent une tendance tr&#232;s &#233;lev&#233;e des chirurgiens &#224; prescrire aux patients les CGR. La crainte de se retrouver devant l'obligation de compenser les pertes sanguines pendant l'intervention chirurgicale sans en avoir la possibilit&#233; parce que les CGR ne sont pas &#224; port&#233;e de main est l'un des arguments souvent avanc&#233;s par les chirurgiens pour justifier leur habitude. En effet, les proc&#233;dures relatives &#224; l'obtention d'une poche de CGR sont si lourdes qu'il est souvent impossible d'honorer une commande dans les d&#233;lais souhait&#233;s quand une transfusion s'av&#232;re n&#233;cessaire. Une &#233;tude men&#233;e au centre hospitalier de Libreville avait montr&#233; que les d&#233;lais d'attente de la prise en charge des urgences chirurgicales &#233;taient anormalement longs [3]. Parmi les principales causes de retard identifi&#233;es, il y'avait l'absence de produits sanguins. Les produits sanguins sont fournis par le centre national de transfusion sanguine. Afin de les livrer quand ils sont command&#233;s, ce centre exige du receveur potentiel en plus de son &#233;chantillon sanguin un donneur en vue du remplacement des produits sanguins &#224; fournir, or, la possibilit&#233; de trouver un donneur demande souvent beaucoup de temps, en raison du nombre &#233;lev&#233; des personnes r&#233;ticentes au don de sang. Les difficult&#233;s &#224; se procurer des produits sanguins ne sont pas seulement d'ordre proc&#233;dural, il y'a aussi le facteur co&#251;t qui est de 10 000 FCFA (15,2 Euro) la poche, une somme souvent difficile &#224; rassembler par les patients qui sont pour la plupart des d&#233;munis. Malgr&#233; ces arguments qui justifient l'attitude des chirurgiens, les 40 % de CGR command&#233;s mais non utilis&#233;s sont inacceptables dans un contexte o&#249; la p&#233;nurie de sang pose un probl&#232;me de sant&#233; publique. Ce r&#233;sultat pourrait &#234;tre moins alarmant si le sang non utilis&#233; &#233;tait r&#233;cup&#233;r&#233; par le centre national de transfusion sanguine. Ce qui n'est pas le cas, le non respect des conditions de conservation de ce sang ne le lui permettant pas. Les r&#233;sultats de cette &#233;tude mettent en &#233;vidence une prescription exag&#233;r&#233;e des CGR, plaidant ainsi pour un changement des habitudes. Deux attitudes pourraient permettre de diminuer cette surprescription. La premi&#232;re est celle qui consisterait &#224; associer &#224; la d&#233;cision de commander du sang l'avis du m&#233;decin anesth&#233;siste-r&#233;animateur qui se sert, lors de la consultation pr&#233;anesth&#233;sique, des donn&#233;es cliniques et des r&#233;sultats de la num&#233;ration formule sanguine. Cette proc&#233;dure m&#233;riterait toutefois d'&#234;tre &#233;valu&#233;e par des &#233;tudes ult&#233;rieures. La deuxi&#232;me attitude est celle qui consisterait &#224; abandonner progressivement l'utilisation du sang des donneurs au d&#233;triment des nombreuses proc&#233;dures d'&#233;pargne sanguine d&#233;crites dans la litt&#233;rature [4-10]. Si la r&#233;cup&#233;ration du sang &#233;panch&#233; et son traitement en vue de le transfuser [11,12] sont difficiles &#224; r&#233;aliser dans notre contexte, car n&#233;cessitant une logistique co&#251;teuse et donc inaccessible compte tenu des faibles moyens financiers dont disposent nos h&#244;pitaux, la transfusion autologue programm&#233;e [13,14] est une technique qui peut &#234;tre vulgaris&#233;e. En effet, cette technique n&#233;cessite quatre semaines et la plupart des interventions chirurgicales retrouv&#233;es dans notre &#233;tude sont compatibles avec ce d&#233;lai. L'h&#233;modilution normovol&#233;mique pr&#233;op&#233;ratoire [15-18] est aussi &#224; encourager. Comme la transfusion autologue programm&#233;e, il s'agit d'une technique simple et peu co&#251;teuse car elle ne fait pas intervenir une technologie sp&#233;ciale. Elle est parfaitement adapt&#233;e &#224; notre contexte.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce travail a permis de montrer qu'il existe un taux &#233;lev&#233; de prescriptions inutiles de CGR au centre hospitalier universitaire de Libreville, causant ainsi aux patients des d&#233;penses injustifi&#233;es. La r&#233;duction de ces prescriptions est possible avec deux options fondamentales. La premi&#232;re est de permettre que la d&#233;cision de transfuser fasse l'objet d'un avis consensuel entre le chirurgien et l'anesth&#233;siste-r&#233;animateur. La deuxi&#232;me option est de diminuer progressivement la transfusion du sang des donneurs au d&#233;triment des techniques d'&#233;pargne sanguine.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;1. Sima Zu&#233; A, Bang Ntamack JA, Mandji Lawson JM, Eyama'a Mve R, Akere Etoure Bilounga Z. La transfusion sanguine en urgence dans une maternit&#233; isol&#233;e de Libreville (Gabon) de 2000 &#224; 2009. Rev Anesth Med Urg 2011 ; 16 (1) : 40-44.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Sima Zu&#233; A, Benamar B, Ngaka Nsafu D, Mbini J C, Nzoghe JJ. Urgences traumatiques en milieu africain. Analyse de 66 dossiers de patients admis en r&#233;animation. R&#233;a Urg 1999 ; 8 : 75-8.&lt;br class='autobr' /&gt;
3. Sima Zu&#233; A, Josseaume A, Ngaka Nsafu D, Galoisy-Guibal L, Carpentier JP. Les urgences chirurgicales au centre hospitalier de Libreville. Ann Fr Anesth R&#233;anim 2003 ; 22 :189-95.&lt;br class='autobr' /&gt;
4. Bricard H, Zerr C, Levesque C, Thmassin C. Transfusion autologue : techniques Encyclop Med Chir (elsevier Paris) 1992 ; 36736 A10 : 1-17.&lt;br class='autobr' /&gt;
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6. Pape A, Habler O. Alternatives to allogenic blood transfusions. Best Pract res Clin Anaesthsiol 2007 ; 21 (2) : 221-39.&lt;br class='autobr' /&gt;
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12. Ouaknine B, Rosencher N, Ozier Y, Belbachir A et al. Efficacit&#233; et tol&#233;rance du sang lav&#233;, r&#233;cup&#233;r&#233; en postop&#233;ratoire apr&#232;s proth&#232;se totale de genou. Ann Fr Anesth R&#233;anim 1996 ; 15 : 971 (R442).&lt;br class='autobr' /&gt;
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14. Henri D A, Carless P A, Moxey A J, O' Connel D, Forgie M A, Wells P S, Fergusson D. Pre-operative autolougous donation for minimizing perioperative allogenic blood transfusion. Cochrane Database Syst rev 2002 ; 2 : CD003602.&lt;br class='autobr' /&gt;
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17. Segal J B, Blasco-Colmenares E, Norris E J, Guallar E. Preoperative acute normovolemic hemodilution : a meta-analysis. Transfusion 2004 ; 44 : 632-44.&lt;br class='autobr' /&gt;
18. Daniel J C. L'h&#233;modilution normovol&#233;mique. Can J Anaesth 1991 ; 38. : 243-51&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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