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	<title>SARAF </title>
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	<description>Portail officiel de la Soci&#233;t&#233; d'Anesth&#233;sie R&#233;animation d'Afrique Francophone (SARAF), une organisation fond&#233;e le 15 d&#233;cembre 1984 &#224; Cotonou, B&#233;nin.
La SARAF vise &#224; promouvoir l'anesth&#233;sie et la r&#233;animation en Afrique francophone &#224; travers la formation, la recherche et la diffusion des connaissances.
Le site propose une vari&#233;t&#233; de ressources pour les professionnels de sant&#233;, notamment : Actualit&#233;s : Mises &#224; jour sur les &#233;v&#233;nements r&#233;cents, les congr&#232;s et les d&#233;veloppements dans le domaine de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation en Afrique francophone. Agenda : Informations sur les &#233;v&#233;nements &#224; venir, y compris les congr&#232;s, les ateliers et les formations pertinentes pour les praticiens. Biblioth&#232;que : Acc&#232;s &#224; des documents, des livrets de congr&#232;s et des ressources li&#233;es &#224; la pratique de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation. Revue Africaine d'Anesth&#233;siologie et de M&#233;decine d'Urgence (RAMUR) : La publication officielle de la SARAF, offrant des articles de recherche, des &#233;tudes de cas et des revues de litt&#233;rature. Les auteurs peuvent trouver des instructions pour la soumission de manuscrits, et les lecteurs peuvent acc&#233;der aux num&#233;ros pr&#233;c&#233;dents de la revue.</description>
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		<title>SARAF </title>
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		<title>A propos deux cas de paludisme grave du sujet non immun en unit&#233; de soins intensifs du centre hospitalier universitaire de Libreville</title>
		<link>https://web-saraf.net/A-propos-deux-cas-de-paludisme.html</link>
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		<dc:date>2014-01-16T09:21:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 243 - Essola Laurence --&gt; Essola Laurence , 39 - Sima Zu&#233; Adrien --&gt; Sima Zu&#233; Adrien , 364 - Ekoume L. --&gt; Ekoume L. , 308 - Ngomas Jean F&#233;lix --&gt; Ngomas Jean F&#233;lix , 42 - Akere Etoure Bilounga Z --&gt; Akere Etoure Bilounga Z , 363 - Ondo Mba L.B. --&gt; Ondo Mba L.B.</dc:creator>


		<dc:subject>cas clinique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Auteur correspondant : Essola Laurence, E-mail:laurenceessola chez yahoo.fr R&#233;sum&#233; Le paludisme grave est d&#233;fini par la pr&#233;sence de formes asexu&#233;es de Plasmodium falciparum dans le sang associ&#233;e &#224;, au moins, un des crit&#232;res de gravit&#233; &#233;dit&#233;s en 2000 par l'OMS. Le paludisme grave du sujet non immun r&#233;alise une d&#233;faillance multivisc&#233;rale avec troubles de la conscience de profondeur variable. Les auteurs rapportent deux cas de paludisme grave survenu chez des patients de type caucasien, ne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-18-no3-2013-.html" rel="directory"&gt;Tome 18 n&#176;3 - 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://web-saraf.net/+-cas-clinique-+.html" rel="tag"&gt;cas clinique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Auteur correspondant :&lt;/strong&gt; Essola Laurence, E-mail :&lt;a href=&#034;#laurenceessola#mc#yahoo.fr#&#034; title=&#034;laurenceessola..&#229;t..yahoo.fr&#034; onclick=&#034;location.href=mc_lancerlien('laurenceessola','yahoo.fr'); return false;&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;laurenceessola&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Le paludisme grave est d&#233;fini par la pr&#233;sence de formes asexu&#233;es de Plasmodium falciparum dans le sang associ&#233;e &#224;, au moins, un des crit&#232;res de gravit&#233; &#233;dit&#233;s en 2000 par l'OMS. Le paludisme grave du sujet non immun r&#233;alise une d&#233;faillance multivisc&#233;rale avec troubles de la conscience de profondeur variable. Les auteurs rapportent deux cas de paludisme grave survenu chez des patients de type caucasien, ne prenant aucune chimio-prophylaxie anti-palustre. La pr&#233;vention des formes graves de paludisme chez le voyageur non immun passe par une meilleure prise en charge pr&#233;ventive avant le d&#233;part en zone end&#233;mique, pendant et apr&#232;s le s&#233;jour. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mots-cl&#233;s :&lt;/strong&gt; Paludisme grave, sujet non immun, d&#233;faillance multivisc&#233;rale, pr&#233;vention&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Summary &lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Severe malaria is defined as the presence of asexual forms of Plasmodium falciparum in blood, associated to at least one of WHO criteria of severity pubished in 2000. Severe malaria in non immune subject causes multisystem failure with variable degrees of depression consciousness. The autors report two cases of severe malaria in caucasian patients not receiving any anti-malarial prophylactic medication. The prevention of severe forms of malaria in non-immune travellers implies preventive medication before travelling to endemic areas and during their stay.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Key words :&lt;/strong&gt; Severe malaria, non immune subject, multisystem failure.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le paludisme ou malaria s&#233;vit dans la ceinture de pauvret&#233; du monde et repr&#233;sente la maladie parasitaire la plus r&#233;pandue dans le monde intertropical [1]. Des cinq esp&#232;ces pathog&#232;nes pour l'homme, seul P. falciparum est responsable des formes graves de paludisme, susceptibles de mettre en jeu le pronostic vital [2]. Les sujets vivant dans les r&#233;gions indemnes de paludisme ou sujets non immuns peuvent &#234;tre infest&#233;s lors d'un voyage en zone end&#233;mique. La symptomatologie d&#233;butera apr&#232;s le retour en zone non impalud&#233;e faisant parler de paludisme d'importation [3]. Parfois, les manifestations cliniques du paludisme peuvent survenir durant leur s&#233;jour [4,5]. Nous rapportons le cas de deux sujets de type caucasien, admis en unit&#233; de soins intensifs du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville pour paludisme grave.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Observations&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Patient 1 :&lt;/strong&gt; Mme R. V de type caucasien, &#226;g&#233;e de 38 ans aux ant&#233;c&#233;dents de spl&#233;nectomie en 2008 indiqu&#233;e devant un purpura idiopathique thrombocytop&#233;nique &#233;tait admise en unit&#233; de soins intensifs, le 14 novembre 2012 pour alt&#233;ration de l'&#233;tat de conscience dans un contexte f&#233;brile. La patiente s&#233;journait au Gabon depuis 2 mois sans suivre de chimioprophylaxie antipalustre et avait pr&#233;sent&#233; 7 jours auparavant une fi&#232;vre &#224; 40&#176;C associ&#233;e &#224; des polyarthralgies et &#224; des vomissements. Une association art&#233;m&#233;ther-lum&#233;fantrine lui avait &#233;t&#233; prescrite en traitement ambulatoire antipalustre. Devant la persistance de la fi&#232;vre et des vomissements, la patiente &#233;tait admise dans une structure sanitaire de la place, le 11 novembre 2012. Les examens biologiques mettaient en &#233;vidence &#224; la num&#233;ration formule sanguine une hyperleucocytose &#224; 16.000/mm&#179;, un taux d'h&#233;moglobine &#224; 10,9g/dl et une thrombop&#233;nie &#224; 80.000/&#181;l. L'ionogramme sanguin retrouvait une hyponatr&#233;mie s&#233;v&#232;re &#224; 109 mmol/l. La goutte &#233;paisse sans chiffre de parasit&#233;mie &#233;tait fortement positive pour Plasmodium falciparum. Le diagnostic de paludisme &#233;tait retenu. Un traitement &#224; base de quinine-base en intraveineuse &#233;tait d&#233;but&#233; associ&#233; &#224; une correction progressive de la natr&#233;mie. Deux jours plus tard, survenaient des &#233;pisodes de crises convulsives devant lesquelles une tomodensitom&#233;trie c&#233;r&#233;brale &#233;tait demand&#233;e. Cette derni&#232;re &#233;tait sans particularit&#233;. Devant ce tableau clinique, la d&#233;cision de transfert en Unit&#233; de Soins Intensifs &#233;tait prise. &lt;br class='autobr' /&gt;
A l'admission, l'examen clinique retrouvait une alt&#233;ration de l'&#233;tat de conscience avec un score de Glasgow &#224; 5/15 sans signe de localisation, un myosis bilat&#233;ral. La pression art&#233;rielle &#233;tait de 120/70 mmHg, la fr&#233;quence cardiaque &#224; 75batt/min, la fr&#233;quence respiratoire &#224; 40 cycles/min avec une saturation p&#233;riph&#233;rique en oxyg&#232;ne &#224; 92% sous oxyg&#232;ne au masque facial &#224; 6L/min. L'examen retrouvait un ict&#232;re cutan&#233;o-muqueux, des r&#226;les cr&#233;pitants bilat&#233;raux aux bases pulmonaires. Le bilan biologique notait une hyperleucocytose &#224; 18.600/&#181;L, une an&#233;mie &#224; 8,9g/dl d'h&#233;moglobine et une thrombop&#233;nie &#224; 113.000/&#181;L. Il existait une insuffisance r&#233;nale avec une ur&#233;e &#224; 40mmol/L, une cr&#233;atinine &#224; 975&#181;mol/L et une clairance de la cr&#233;atinine &#224; 10ml/min. Le bilan h&#233;patique montrait une cytolyse h&#233;patique mod&#233;r&#233;e avec des ASAT &#224; 103U/L (2,6N) et des ALAT &#224; 83U/L (2,1N). La bilirubine totale &#233;tait &#224; 135mmol/L (6,8N), la bilirubine directe &#224; 104mmol/L (34,7N). L'ionogramme retrouvait une hyponatr&#233;mie s&#233;v&#232;re &#224; 111mmol/L, une hypokali&#233;mie &#224; 3,4mmol/l et une r&#233;serve alcaline &#224; 24mmol/l. Le dosage de la glyc&#233;mie retrouvait une hypoglyc&#233;mie s&#233;v&#232;re &#224; 0,4mmol/L et la C-Reactive Protein (CRP) &#233;tait positive &#224; 81mg/L. Il n'existait pas de troubles de l'h&#233;mostase : le taux de prothrombine &#233;tait &#224; 61% et le temps de c&#233;phaline kaolin (TCK) &#233;tait &#224; 30 secondes. Les h&#233;mocultures et l'examen cytobact&#233;riologique des urines &#233;taient n&#233;gatifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le diagnostic de paludisme grave avec d&#233;faillance multivisc&#233;rale &#233;tait retenu. Le traitement associait la correction de l'hypoglyc&#233;mie, l'intubation et l'assistance ventilatoire m&#233;canique, l'administration de sels de quinine IV (25mg/kg en perfusion de 4 heures, puis 8mg/kg/4h toutes les 8 heures), l'apport hydro-&#233;lectrolytique et l'instauration d'une s&#233;ance d'&#233;puration extrar&#233;nale. L'&#233;volution clinique &#233;tait marqu&#233;e &#224; J2 d'hospitalisation par la survenue d'une instabilit&#233; h&#233;modynamique avec hypotension art&#233;rielle &#224; 60/30 mmHg n&#233;cessitant l'introduction d'amines vasopressives, une d&#233;saturation avec une saturation p&#233;riph&#233;rique en oxyg&#232;ne (SpO2) &#224; 80% sous ventilation assist&#233;e et une fraction d'oxyg&#232;ne inspir&#233;e &#224; 60%. Sur le plan biologique, l'hypoglyc&#233;mie s&#233;v&#232;re persistait, r&#233;fractaire au traitement. En d&#233;pit des man&#339;uvres de r&#233;animation, le d&#233;c&#232;s &#233;tait constat&#233; au 3&#232;me jour dans un tableau de d&#233;faillance multivisc&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Patient 2&lt;/strong&gt; : Mr P. A, patient de type caucasien &#226;g&#233; de 32 ans, sans ant&#233;c&#233;dents particuliers, s&#233;journant au Gabon depuis pr&#232;s d'un an, &#233;tait admis le 1er mars 2013 en Unit&#233; de Soins Intensifs du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville pour prise en charge d'une oligo-anurie survenue au d&#233;cours d'un paludisme grave. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au Service d'Accueil des Urgences o&#249; il avait &#233;t&#233; re&#231;u le 26 mars 2013, l'interrogatoire retrouvait une fi&#232;vre &#224; 39&#176;C &#233;voluant depuis 5 jours, des vomissements bilieux et une absence de chimioprophylaxie antipalustre. L'examen clinique mettait en &#233;vidence une alt&#233;ration de l'&#233;tat g&#233;n&#233;ral, de l'&#233;tat h&#233;modynamique avec une pression art&#233;rielle &#224; 90/40 mmHg et une tachycardie &#224; 110batt/min. La fr&#233;quence respiratoire &#233;tait &#224; 20 cycles/min. La num&#233;ration formule sanguine retrouvait une an&#233;mie avec un taux d'h&#233;moglobine &#224; 9,5g/dl et une thrombop&#233;nie s&#233;v&#232;re &#224; 13.000/mm3. La bilirubine totale &#233;tait &#224; 600&#181;mol/L (30N) et la bilirubine directe &#224; 430&#181;mol/L (143,3N). L'ur&#233;e sanguine &#233;tait &#224; 38,42mmol/L et la cr&#233;atinine &#224; 389&#181;mol/L. La goutte &#233;paisse &#233;tait positive &#224; 106.000 trophozo&#239;tes/champs &#224; Plasmodium. Falciparum. Le traitement associait sels de quinine par voie intraveineuse (IV) avec une dose de charge de 25mg/kg en perfusion de 4 heures, puis 8mg/kg/4h toutes les 8 heures et apports hydro&#233;lectrolytiques. L'apyrexie &#233;tait obtenue aux premi&#232;res heures de traitement et l'&#233;tat h&#233;modynamique s'am&#233;liorait. Au 4&#232;me jour d'admission, apparaissaient un ict&#232;re cutan&#233;o-muqueux et une oligo-anurie &#224; 200ml/24h avec urines fonc&#233;es. La num&#233;ration formule sanguine retrouvait une leucop&#233;nie &#224; 2000/&#181;l, un taux d'h&#233;moglobine &#224; 6,8g / dl. L'ur&#233;e plasmatique passait de 38,42 &#224; 49,82 mmol/L, la cr&#233;atinine de 389 &#224; 575&#181;mol/L et la clairance de la cr&#233;atinine &#233;tait &#224; 18,69ml/min. Les bandelettes urinaires ne retrouvaient ni prot&#233;inurie ni h&#233;maturie. Devant cette &#233;volution, la d&#233;cision de transfert en Unit&#233; de Soins Intensifs &#233;tait prise.&lt;br class='autobr' /&gt;
A l'admission en Unit&#233; de Soins Intensifs, l'examen retrouvait en plus de l'alt&#233;ration de l'&#233;tat g&#233;n&#233;ral, un ict&#232;re cutan&#233;o-muqueux et des l&#233;sions cutan&#233;es &#224; type de purpura localis&#233;es aux membres inf&#233;rieurs. La prise en charge consistait &#224; poursuivre la th&#233;rapie antipalustre, &#224; r&#233;tablir la diur&#232;se par des apports hydro-&#233;lectrolytiques et administration du furos&#233;mide au PSE, &#224; lutter contre les vomissements et &#224; pr&#233;venir l'ulc&#232;re de stress. Le patient recevait des concentr&#233;s &#233;rythrocytaires et des concentr&#233;s plaquettaires. L'&#233;volution &#233;tait marqu&#233;e par une alt&#233;ration progressive de la clairance de la cr&#233;atinine qui passait de 18,69 &#224; 7,24 ml/min et la survenue d'une anurie imposant la r&#233;alisation de s&#233;ances d'&#233;puration extra-r&#233;nale. La diur&#232;se se r&#233;tablissait apr&#232;s quatre (4) s&#233;ances d'h&#233;modialyse. La quinine &#233;tait arr&#234;t&#233;e apr&#232;s 5 jours de traitement, la parasit&#233;mie &#233;tait n&#233;gative au 6&#232;me jour. Devant l'&#233;volution favorable, le patient sortait &#224; J15 d'hospitalisation avec suivi n&#233;phrologique, traitement &#224; base de fer, de calcium, de furos&#233;mide et poursuite des s&#233;ances d'&#233;puration extra-r&#233;nale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En raison de l'accroissement des voyages vers les zones d'end&#233;mie, le paludisme touche non seulement les sujets vivants en zone d'end&#233;mie, mais aussi les sujets non immuns. Dans les zones de non-end&#233;mie palustre, le paludisme du sujet non immun est un paludisme d'importation. En France, l'incidence est de 4000 cas de paludisme par an avec une vingtaine de d&#233;c&#232;s [6]. Aux Etats-Unis, l'incidence serait de 1000 cas par an [7], mais on estime que 40 &#224; 70% des cas ne seraient pas d&#233;clar&#233;s [8]. Le paludisme d'importation est d&#233;crit chez les voyageurs ne prenant aucune chimioprophylaxie antipalustre ou la prenant de fa&#231;on inad&#233;quate [3, 9, 10, 11]. Ce paludisme du sujet non immun peut cependant se r&#233;v&#233;ler durant le s&#233;jour en zone d'end&#233;mie [4, 5], comme dans le cas de nos deux patients. Il est tr&#232;s proche du paludisme d'importation. Une mauvaise observance ou une absence de chimioprophylaxie est un facteur pr&#233;dictif reconnu de gravit&#233; [12]. Aucun de nos patients n'avait suivi de chimioprophylaxie antipalustre. Les autres facteurs de gravit&#233; sont les femmes enceintes, les enfants et les sujets spl&#233;nectomis&#233;s comme rapport&#233; chez notre premier patient [13]. Le paludisme grave est d&#233;fini par la pr&#233;sence de formes asexu&#233;es de Plasmodium falciparum dans le sang associ&#233;e &#224;, au moins, un des crit&#232;res de gravit&#233; &#233;dit&#233;s en 2000 par l'OMS [14]. Dans notre cas, les patients pr&#233;sentaient plus de trois crit&#232;res cliniques et biologiques de gravit&#233;. Une hypoglyc&#233;mie, comme dans la premi&#232;re observation, survient dans environ 8% des cas [15]. Elle est attribu&#233;e &#224; la consommation excessive de glucose par la charge parasitaire et un hyperinsulinisme qui varie beaucoup selon les malades. De plus, le traitement par quinine stimule la lib&#233;ration d'insuline au niveau des cellules pancr&#233;atiques &#946; [16], n&#233;cessitant un apport glucidique sous la forme de s&#233;rum glucos&#233;. Dans nos observations, Le premier patient pr&#233;sentait une hypoglyc&#233;mie s&#233;v&#232;re, r&#233;fractaire au traitement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la deuxi&#232;me observation, le tableau clinique du paludisme grave &#233;tait surtout domin&#233; par l'insuffisance r&#233;nale aigu&#235;. Cette insuffisance r&#233;nale est secondaire &#224; une n&#233;crose tubulaire aigu&#235;. Sa pr&#233;valence est estim&#233;e entre 1 et 4% en zone d'end&#233;mie et peut atteindre 60% lors d'un acc&#232;s pernicieux [17-18]. Elle est fr&#233;quemment d&#233;crite chez l'adulte et en particulier chez les sujets non immuns [19]. Les m&#233;canismes physiopathologiques de la n&#233;crose tubulaire aigu&#235; survenant lors d'un acc&#232;s pernicieux palustre sont les cons&#233;quences de la pr&#233;sence d'h&#233;maties parasit&#233;es et d'effets inflammatoires non sp&#233;cifiques [20]. L'hypovol&#233;mie est favoris&#233;e par le transfert de liquides vers le compartiment extra-vasculaire en raison d'une augmentation de la perm&#233;abilit&#233; capillaire. Par ailleurs, la baisse du taux d'h&#233;moglobine et la d&#233;shydratation extracellulaire, la lib&#233;ration de cat&#233;cholamines secondaire &#224; une activation sympathique et la stimulation du syst&#232;me r&#233;nine-angiotensine contribuent &#224; accro&#238;tre la vasoconstriction r&#233;nale &#224; l'origine d'une baisse du flux sanguin r&#233;nal. D'autres perturbations m&#233;taboliques ont des responsabilit&#233;s de degr&#233; variable : coagulopathie de consommation, l&#233;sion de l'&#233;pith&#233;lium tubulaire r&#233;nal par des pigments h&#233;moglobinuriques lib&#233;r&#233;s lors d'une h&#233;molyse massive, hyperbilirubin&#233;mie libre [18, 21, 22]. Le paludisme grave est une urgence m&#233;dicale n&#233;cessitant une prise en charge adapt&#233;e et pr&#233;coce en unit&#233; de soins intensifs. Les d&#233;lais de diagnostic et de traitement du paludisme grave d&#233;terminent le pronostic du patient. Le d&#233;c&#232;s peut survenir en 36-48h [23, 24]. Dans notre cas, le d&#233;c&#232;s de la patiente survenait 10 jours apr&#232;s le d&#233;but de la symptomatologie. Ga&#252;z&#232;re et al [25] retrouvaient un retard de diagnostic chez tous leurs patients. Ils confirmaient ainsi que le retard de diagnostic et de prise en charge majore consid&#233;rablement les risques d'&#233;volution d&#233;favorable. La rapidit&#233; d'instauration du traitement am&#233;liore le pronostic mais la mortalit&#233; reste encore &#233;lev&#233;e. Elle est de 30% en cas d'atteinte multivisc&#233;rale [21]. Le traitement symptomatique vise &#224; corriger les troubles hydro-&#233;lectrolytiques et &#224; maintenir la diur&#232;se. La prescription de furos&#233;mide ou de dopamine permet de contr&#244;ler la surcharge hydrosod&#233;e en maintenant la diur&#232;se. Mais le recours &#224; l'h&#233;modialyse ou &#224; l'h&#233;mofiltration est parfois n&#233;cessaire en attendant la phase de r&#233;cup&#233;ration de l'insuffisance r&#233;nale aigu&#235; [26, 27]. Dans notre cas, les patients avaient b&#233;n&#233;fici&#233; de s&#233;ances d'h&#233;modialyse. Ga&#252;z&#232;re, dans sa prise en charge utilisait la ventilation au monoxyde d'azote et l'h&#233;mofiltration continue [25]. Dans notre cas, nous avons utilis&#233; le protocole &#224; base de quinine pour la th&#233;rapie antipalustre. Une dose de charge de 16mg/kg de quinine-base en perfusion continue d'au moins quatre heures dans un s&#233;rum glucos&#233; &#224; 10% est administr&#233;e, suivie de 8 mg/kg r&#233;p&#233;t&#233;e toutes les huit heures durant les 24 &#224; 48 premi&#232;res heures. Les nouvelles recommandations pr&#233;conisent l'utilisation en premi&#232;re intention de l'art&#233;sunate [28]. Le paludisme grave du sujet non immun est potentiellement mortel [3,5]. Les causes de d&#233;c&#232;s sont multifactorielles domin&#233;es par l'&#339;d&#232;me c&#233;r&#233;bral, le choc septique et la d&#233;tresse respiratoire [3,29,30]. La mortalit&#233; est assez importante et varie entre 10 et 30% selon les s&#233;ries [3,5,21,29-31]. Kouam&#233; retrouve une mortalit&#233; de 18% [5]. En analyse univari&#233;e, les crit&#232;res associ&#233;s &#224; la mortalit&#233; dans la s&#233;rie de Kouam&#233; [5] &#233;taient le coma (score de Glasgow &#233;gal &#224; 7), la d&#233;tresse respiratoire, l'acidose m&#233;tabolique ; l'insuffisance r&#233;nale aigu&#235; et les convulsions r&#233;p&#233;t&#233;es. Dans notre cas, le d&#233;c&#232;s de la patiente survenait dans un tableau de d&#233;faillance multivisc&#233;rale (neurologique, h&#233;modynamique, respiratoire, r&#233;nale, h&#233;patique et h&#233;matologique).&lt;br class='autobr' /&gt;
Les co-infections bact&#233;riennes et les infections nosocomiales sont particuli&#232;rement fr&#233;quentes au cours du paludisme grave, favoris&#233;es par le s&#233;jour en r&#233;animation [3,25]. Dans notre cas, nous n'avons pas observ&#233; chez le second patient dont la dur&#233;e du s&#233;jour &#233;tait de 15 jours de co-infections bact&#233;riennes ni d'infections nosocomiales.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le paludisme grave du sujet non immun se traduit par un tableau de d&#233;faillance multivisc&#233;rale dont le pronostic repose sur un diagnostic pr&#233;coce et l'instauration rapide d'un traitement antipalustre. Au stade de d&#233;faillance multivisc&#233;rale, la prise en charge ne peut se concevoir que dans une unit&#233; de soins intensifs ou de r&#233;animation. D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t de d&#233;velopper de telles structures dans nos pays. La pr&#233;vention des formes graves de paludisme chez le voyageur non immun passe par une meilleure prise en charge pr&#233;ventive avant le d&#233;part en zone end&#233;mique, pendant et apr&#232;s le s&#233;jour&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;1.	Organisation Mondiale de la Sant&#233;. R&#233;partition g&#233;ographique du paludisme&lt;br class='autobr' /&gt;
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		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>T&#233;tanos grave et sulfate de magn&#233;sium &#224; propos d'un cas en unit&#233; de soins intensifs du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville.</title>
		<link>https://web-saraf.net/Tetanos-grave-et-sulfate-de.html</link>
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		<dc:date>2013-10-01T09:52:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 243 - Essola Laurence --&gt; Essola Laurence , 308 - Ngomas Jean F&#233;lix --&gt; Ngomas Jean F&#233;lix , 363 - Ondo Mba L.B. --&gt; Ondo Mba L.B. , 42 - Akere Etoure Bilounga Z --&gt; Akere Etoure Bilounga Z , 364 - Ekoume L. --&gt; Ekoume L. , 309 - Kamel G. --&gt; Kamel G. , 39 - Sima Zu&#233; Adrien --&gt; Sima Zu&#233; Adrien</dc:creator>


		<dc:subject>cas clinique</dc:subject>

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&lt;p&gt;Auteur correspondant : E-mail : laurenceessola chez yahoo.fr. Re&#769;sume&#769; [(Proble&#768;me de sante&#769; publique majeur dans les pays en de&#769;veloppement, le te&#769;tanos compte pre&#768;s d'un million de cas par an et est responsable de 500 000 morts par an. Selon l'Organisation Mondiale de la Sante&#769;, 220.000 enfants sont atteints chaque anne&#769;e avec une mortalite&#769; de 90%. Au Gabon, en de&#769;pit du programme e&#769;largi de vaccination, la couverture vaccinale est insuffisante. Les auteurs rapportent le cas d'un patient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-18-no2-2013-.html" rel="directory"&gt;Tome 18 n&#176;2 - 2013&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://web-saraf.net/+-cas-clinique-+.html" rel="tag"&gt;cas clinique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Auteur correspondant : E-mail : laurenceessola&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;yahoo.fr.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Re&#769;sume&#769;&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Proble&#768;me de sante&#769; publique majeur dans les pays en de&#769;veloppement, le te&#769;tanos compte pre&#768;s d'un million de cas par an et est responsable de 500 000 morts par an. Selon l'Organisation Mondiale de la Sante&#769;, 220.000 enfants sont atteints chaque anne&#769;e avec une mortalite&#769; de 90%. Au Gabon, en de&#769;pit du programme e&#769;largi de vaccination, la couverture vaccinale est insuffisante. Les auteurs rapportent le cas d'un patient de 12 ans, admis en unite&#769; de soins intensifs de l'Ho&#770;pital Universitaire Central de Libreville, pour te&#769;tanos grave selon le score pronostic de Dakar. Le sulfate de magne&#769;sium e&#769;tait introduit pour la premie&#768;re fois dans la prise en charge du te&#769;tanos grave et avait permis de re&#769;duire la fre&#769;quence des spasmes et des contractures. Le sulfate de magne&#769;sium peu cou&#770;teux laisse percevoir de meilleures perspectives dans la prise en charge du te&#769;tanos grave dont la pre&#769;vention reste primordiale.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mots- cle&#769;s&lt;/strong&gt; : Te&#769;tanos, Score de Dakar, Sulfate de magne&#769;sium&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Summary&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Tetanus is a major public health problem in developing countries, affecting around one million cases every year and responsible for 500,000 mortalities yearly. According to the World Health Organization, 200,000 children are affected every year with 90% mortality rate. Despite the program of vaccination in Gabon, the coverage is still not sufficient. The authors report the case of a 12 years old patient admitted to the Intensive Care Unit of the Ho&#770;pital Universitaire Central de Libreville for severe tetanus according to the prognostic score of Dakar. Magnesium sulphate was introduced for the first time in our unit as a part of the management of severe tetanus and it allowed a reduction in the frequency of spasms and contracture. Magnesium sulphate, a relatively cheap drug, offers better perspectives in the management of severe tetanus though prevention is still of utmost importance.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Key words :&lt;/strong&gt; Tetanus, Dakar score, magnesium sulphate&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le te&#769;tanos, urgence me&#769;dicale, est une maladie infectieuse aigue&#776; non immunisante, due au bacille de Nicolai&#776;er ou Clostridium tetani [1]. Selon l'Organisation Mondiale de la Sante&#769;, 220.000 enfants sont atteints chaque anne&#769;e avec une mortalite&#769; de 90% [2]. Sa prise en charge the&#769;rapeutique passe par la se&#769;rothe&#769;rapie et la vaccinothe&#769;rapie antite&#769;tanique, l'utilisation des myorelaxants et l'antibiothe&#769;rapie. Des e&#769;tudes ont montre&#769; l'inte&#769;re&#770;t du sulfate de magne&#769;sium dans le traitement des formes se&#769;ve&#768;res de te&#769;tanos ou&#768; il permet de contro&#770;ler les contractures musculaires, de limiter les re&#769;ponses dysautonomiques et l'instabilite&#769; he&#769;modynamique des patients [3 4]. Au Gabon, en de&#769;pit du programme e&#769;largi de vaccination, la couverture vaccinale est encore insuffisante. Les auteurs rapportent le cas d'un patient de 12 ans, admis dans le service pour te&#769;tanos grave chez qui le sulfate de magne&#769;sium a e&#769;te&#769; introduit pour la premie&#768;re fois dans la prise en charge.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Observation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'enfant B. E, a&#770;ge&#769; de 12 ans, sans ante&#769;ce&#769;dents particuliers e&#769;tait admis en unite&#769; de soins intensifs pour prise en charge de contractures ge&#769;ne&#769;ralise&#769;es e&#769;voluant dans un contexte non fe&#769;brile. Le patient e&#769;tait transfe&#769;re&#769; du centre me&#769;dical re&#769;gional ou&#768; il avait e&#769;te&#769; reconduit par ses parents pour des contractures ge&#769;ne&#769;ralise&#769;es survenues neuf (9) jours apre&#768;s qu'il y avait e&#769;te&#769; suture&#769; pour une plaie du scalp par arme blanche.&lt;br class='autobr' /&gt;
A l'admission, le patient e&#769;tait conscient et pre&#769;sentait des contractures ge&#769;ne&#769;ralise&#769;es fre&#769;quentes avec un trismus serre&#769;, une hypertonie et une attitude en opisthotonos. L'interrogatoire des proches ne retrouvait aucune se&#769;rothe&#769;rapie ni vaccinothe&#769;rapie antite&#769;tanique.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pression arte&#769;rielle e&#769;tait a&#768; 120/70 mmHg, la fre&#769;quence cardiaque a&#768; 143 battements par minute et la fre&#769;quence respiratoire a&#768; 44 cycles par minute. La tempe&#769;rature e&#769;tait a&#768; 37&#176;C et l'e&#769;tat ge&#769;ne&#769;ral e&#769;tait conserve&#769;. Les re&#769;flexes plantaires et oste&#769;otendineux e&#769;taient pre&#769;sents et normaux. L'examen physique notait par ailleurs une plaie suppure&#769;e au niveau de l'occiput. La nume&#769;ration formule sanguine montrait une hyperleucocytose a&#768; 11.000/&#956;l, une ane&#769;mie microcytaire hypochrome avec taux d'he&#769;moglobine a&#768; 10,9g/dl et un volume globulaire moyen a&#768; 82,5fL. La cre&#769;atine phosphokinase e&#769;tait a&#768; 1165 U/L (29N), l'acide urique a&#768; 503umol/L (1,2N). Le reste du bilan biologique e&#769;tait sans particularite&#769;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le diagnostic de te&#769;tanos grave du groupe III selon le score pronostic de Dakar e&#769;tait retenu. La prise en charge consistait a&#768; conditionner le patient dans un environnement calme, sans lumie&#768;re, a&#768; pratiquer des soins locaux quotidiens de la porte d'entre&#769;e et a&#768; administrer les apports hydroe&#769;lectrolytiques de base. Pour lutter contre les spasmes et les contractures, le diaze&#769;pam a&#768; la dose de 4mg/kg/h e&#769;tait administre&#769; au pousse seringue e&#769;lectrique (PSE). Une antibiothe&#769;rapie a&#768; base de me&#769;tronidazole e&#769;tait instaure&#769;e. Une se&#769;rothe&#769;rapie et une vaccinothe&#769;rapie antite&#769;tanique e&#769;taient pratique&#769;es. L'e&#769;volution e&#769;tait marque&#769;e par la persistance de spasmes et la survenue d'une de&#769;tresse respiratoire justifiant une intubation orotrache&#769;ale avec mise sous ventilation me&#769;canique avec analge&#769;sie et se&#769;dation associant du diaze&#769;pam, du fentanyl et une curarisation (avec du ve&#769;curonium). Le baclofe&#768;ne e&#769;tait introduit par voie ente&#769;rale a&#768; dose progressive jusqu'a&#768; 90 mg/j. Au 14e&#768;me jour, le sulfate de magne&#769;sium e&#769;tait introduit devant la persistance des spasmes. Il e&#769;tait administre&#769; au pousse seringue e&#769;lectrique a&#768; la dose de 1g/h pendant 48 heures. La surveillance des re&#769;flexes oste&#769;otendineux notamment le re&#769;flexe rotulien, de l'he&#769;modynamique et de la diure&#768;se e&#769;tait horaire. Durant les 48 h suivant l'introduction du sulfate de magne&#769;sium, la fre&#769;quence des paroxysmes diminuait de fac&#807;on conside&#769;rable. Les doses de diaze&#769;pam e&#769;taient abaisse&#769;es et l'extubation du patient e&#769;tait de&#769;cide&#769;e a&#768; J19. Le patient recevait e&#769;galement de l'acide ascorbique a&#768; la dose de 0.5 g /24 heures en IVL et une alimentation ente&#769;rale e&#769;tait instaure&#769;e. A J23, plus aucun spasme musculaire n'e&#769;tait note&#769;. Devant l'e&#769;volution favorable, la sortie a&#768; domicile du patient e&#769;tait de&#769;cide&#769;e a&#768; J30 avec consultation externe hebdomadaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le te&#769;tanos reste une maladie fre&#769;quente avec plus d'un million de cas recense&#769;s dans le monde annuellement [5]. Il succe&#768;de toujours a&#768; une plaie cutane&#769;e ou muqueuse, post-traumatique ou post- chirurgicale. Dans les pays industrialise&#769;s, les plaies sont accidentelles, superficielles (petites plaies ne&#769;glige&#769;es), lie&#769;es aux activite&#769;s domestiques ou au jardinage [5]. 90 cas sont rapporte&#769;s annuellement aux Centers for Disease Control aux Etats-Unis [6]. Dans les pays en de&#769;veloppement, la porte d'entre&#769;e gyne&#769;cologique (accouchements, avortements) est tre&#768;s fre&#769;quente. La persistance de coutumes et de rites archai&#776;ques (scarifications, pansement de terre et de boue), la pratique de gestes me&#769;dicaux sans asepsie (IV, IM, section du cordon ombilical), expliquent la fre&#769;quence encore e&#769;leve&#769;e dans nos re&#769;gions. Dans notre observation, le patient pre&#769;sentait une plaie du scalp suppure&#769;e. Celle-ci avait e&#769;te&#769; suture&#769;e dans un centre me&#769;dical ne disposant ni de se&#769;rum ni de vaccin antite&#769;tanique.&lt;br class='autobr' /&gt;
La recrudescence estivale de la maladie, dans les pays industrialise&#769;s, est lie&#769;e aux activite&#769;s agricoles, de loisirs ou de jardinage. Les personnes a&#770;ge&#769;es et les femmes constituent dans ce cas-la&#768;, la population a&#768; risque. Dans les pays en de&#769;veloppement, le te&#769;tanos touche toutes les tranches d'a&#770;ge mais surtout les nouveaux-ne&#769;s (te&#769;tanos ne&#769;onatal). Notre patient e&#769;tait a&#770;ge&#769; de 12 ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
La symptomatologie du te&#769;tanos est lie&#769;e a&#768; la pre&#769;sence d'une neurotoxine extre&#770;mement puissante, la te&#769;tanospasmine dont la dose le&#769;tale chez l'homme est de 2,5 ng / kg [7]. Elle diffuse par voie lymphatique, sanguine, neuroge&#768;ne et bloque les neurotransmetteurs inhibiteurs du tonus et de la contraction musculaire conduisant a&#768; des contractions non contro&#770;le&#769;es. Le blocage des synapses inhibitrices dans le syste&#768;me sympathique est responsable d'une hyperactivite&#769; sympathique par augmentation de la se&#769;cre&#769;tion de cate&#769;cholamines [6]. Il existe e&#769;galement une hyperactivite&#769; parasympathique lie&#769;e a&#768; l'augmentation de la synthe&#768;se, du stockage et de la libe&#769;ration d'ace&#769;tylcholine dans certains organes, combine&#769;e a&#768; une action cholinergique propre de la toxine te&#769;tanique [8]. Ce qui explique l'e&#769;volution vers un syndrome dysautonomique dans le te&#769;tanos grave. Le te&#769;tanos grave est une urgence me&#769;dicale ne&#769;cessitant une prise en charge en unite&#769; de soins intensifs. Le traitement du te&#769;tanos est a&#768; vise&#769;e e&#769;tiologique et symptomatique. Le traitement e&#769;tiologique comprend la se&#769;ro et la vaccinothe&#769;rapie, l'antibiothe&#769;rapie a&#768; base de me&#769;tronidazole [9] et les soins locaux de la porte d'entre&#769;e. Le traitement symptomatique fait appel aux se&#769;datifs, aux myorelaxants, aux agents curarisants lorsque les paroxysmes ne sont pas contro&#770;le&#769;s par les se&#769;datifs. Les benzodiaze&#769;pines (diaze&#769;pam et midazolam) [9], le baclofe&#768;ne en intrarachidien [10] et le dantrole&#768;ne [11] sont les me&#769;dicaments actuellement recommande&#769;s dans la prise en charge du te&#769;tanos. En pratique clinique courante, le magne&#769;sium, sous forme de sulfate de magne&#769;sium (MgSO4), qui a des actions anticonvulsivante et myorelaxante est utilise&#769; dans la prise en charge the&#769;rapeutique des pathologies diverses telles que l'e&#769;clampsie, la chirurgie du phe&#769;ochromocytome et l'asthme aigu grave) [12]. Deux e&#769;tudes, celle de Attygalle [2] et Thwaites [3] re&#769;alise&#769;es sur 8 et 256 patients adultes respectivement ont de&#769;montre&#769; son efficacite&#769; dans la prise en charge du te&#769;tanos grave. Dans notre&lt;br class='autobr' /&gt;
Cas clinique observation, le patient e&#769;tait d'a&#770;ge pe&#769;diatrique. Attygalle [2] avait introduit le sulfate de magne&#769;sium de&#768;s les 24 premie&#768;res heures et n'avait pas eu recours a&#768; la ventilation me&#769;canique. Dans le cas de notre patient, la persistance de spasmes avait conduit a&#768; introduire pour la premie&#768;re fois dans notre protocole the&#769;rapeutique de prise en charge du te&#769;tanos grave le sulfate de magne&#769;sium permettant ainsi de contro&#770;ler les spasmes musculaires et de re&#769;duire les doses de diaze&#769;pam. L'introduction du sulfate de magne&#769;sium a permis de re&#769;duire les spasmes chez notre patient. Attygalle [2] avait utilise&#769; une dose de charge de 5g en IV suivie d'une dose d'entretien de 2-3 g/h. Dans notre cas, pour une premie&#768;re expe&#769;rience, aucune dose de charge n'avait e&#769;te&#769; administre&#769;e et le patient recevait uniquement une dose de 1g/h pendant 48h. La fre&#769;quence des spasmes musculaires diminuait de&#768;s les 24 premie&#768;res heures qui suivaient l'introduction du sulfate de magne&#769;sium. Pour Attygalle [2], la re&#769;gression des contractures et des spasmes survenait 2-3 heures apre&#768;s l'introduction du sulfate de magne&#769;sium. Dans la litte&#769;rature, nous n'avons pas retrouve&#769; d'e&#769;tudes portant sur l'utilisation du sulfate de magne&#769;sium dans le te&#769;tanos grave chez les enfants. Dans les e&#769;tudes de Attygalle [2] et de Thwaites [3], ils constituaient un des crite&#768;res d'exclusion. Introduit de&#768;s les premie&#768;res heures dans la prise en charge du te&#769;tanos, le sulfate de magne&#769;sium permettrait de re&#769;duire les doses de benzodiaze&#769;pines utilise&#769;es, de limiter les re&#769;ponses dysautonomiques et d'ame&#769;liorer le pronostic des patients en re&#769;animation [2, 3].&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le te&#769;tanos, pathologie greve&#769;e d'une lourde mortalite&#769; dans les pays en voie de de&#769;veloppement, ne&#769;cessite une re&#769;animation longue et difficile. Le sulfate de magne&#769;sium peu cou&#770;teux ouvre de meilleures perspectives dans la prise en charge de cette pathologie grave dont la pre&#769;vention reste primordiale. Pour l'ame&#769;lioration de la prise en charge du te&#769;tanos grave dans notre unite&#769; de soins, les protocoles the&#769;rapeutiques devraient introduire le sulfate de magne&#769;sium.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Re&#769;fe&#769;rences&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;1. Sebald M. Clostridium tetani. In : Le Minor L, Veran M eds. Bacte&#769;riologie me&#769;dicale. Me&#769;decine Sciences Flammarion. Paris. 1989 ; pp 912-917.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Releve&#769; Epide&#769;miologique de l'Hebdomadaire de l'OMS (REH), 1993 ; 38 : 277-82.&lt;br class='autobr' /&gt;
3. Attygalle D, Rodrigo N. Magnesium sulphate for control of spasms in severe tetanus. Can we avoid sedation and artificial ventilation ? Anaesthesia 1997 ; 52 : 956-62.&lt;br class='autobr' /&gt;
4. Thwaites CL, Yen LM, Loan HT. Magnesium sulphate for treatment of severe tetanus : a randomised controlled trial. Lancet. 2006 ; 368:1436-43.&lt;br class='autobr' /&gt;
5. Lombard I, Lepoutre A. Le te&#769;tanos en France en 1991 et 1992. BEH 1993 ; 28 : 125-126.&lt;br class='autobr' /&gt;
6. Rooks KL. Tetanus. Semin Neurol 1991 ; 11 : 206-14.&lt;br class='autobr' /&gt;
7. Wassilak SG, Orenstein WA. Tetanus. In : Plotkin A, Mortiner EA eds. Vaccines.&lt;br class='autobr' /&gt;
WB Saunders. Philadelphia. 1988 ; pp 45-73.&lt;br class='autobr' /&gt;
8. Dolar D. The use of continuous atropine infusio&#769;n in the management of severe tetanus. Intensive Care Med 1992 ; 18 : 26- 31.&lt;br class='autobr' /&gt;
9. Bleck TP. Tetanus. In : Scheld WM, Whitley RJ, Durack DT eds. Infections of central nervous system. Raven Press. New York. 1991 ; pp 603-624.&lt;br class='autobr' /&gt;
10. Saissy JM, Vitris M, Demazie&#768;re J et coll. Treatment of severe tetanus by intrathecal injections of baclofen without artificial ventilation. Intensive Care Med 1992 ; 18 : 241-44.&lt;br class='autobr' /&gt;
11. Quinio B, Arnaud S, Viviand X, Durbec O, Albanese J. Dantrole&#768;ne intraveineux dans le traitement du te&#769;tanos. Presse Med 1992 ; 21 : 176.&lt;br class='autobr' /&gt;
12. Sztark F, Cochard JF. Le magne&#769;sium en anesthe&#769;sie-re&#769;animation. d'actualisation SFAR 1998.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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