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	<title>SARAF </title>
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	<description>Portail officiel de la Soci&#233;t&#233; d'Anesth&#233;sie R&#233;animation d'Afrique Francophone (SARAF), une organisation fond&#233;e le 15 d&#233;cembre 1984 &#224; Cotonou, B&#233;nin.
La SARAF vise &#224; promouvoir l'anesth&#233;sie et la r&#233;animation en Afrique francophone &#224; travers la formation, la recherche et la diffusion des connaissances.
Le site propose une vari&#233;t&#233; de ressources pour les professionnels de sant&#233;, notamment : Actualit&#233;s : Mises &#224; jour sur les &#233;v&#233;nements r&#233;cents, les congr&#232;s et les d&#233;veloppements dans le domaine de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation en Afrique francophone. Agenda : Informations sur les &#233;v&#233;nements &#224; venir, y compris les congr&#232;s, les ateliers et les formations pertinentes pour les praticiens. Biblioth&#232;que : Acc&#232;s &#224; des documents, des livrets de congr&#232;s et des ressources li&#233;es &#224; la pratique de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation. Revue Africaine d'Anesth&#233;siologie et de M&#233;decine d'Urgence (RAMUR) : La publication officielle de la SARAF, offrant des articles de recherche, des &#233;tudes de cas et des revues de litt&#233;rature. Les auteurs peuvent trouver des instructions pour la soumission de manuscrits, et les lecteurs peuvent acc&#233;der aux num&#233;ros pr&#233;c&#233;dents de la revue.</description>
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		<title>SARAF </title>
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		<title>A propos deux cas de paludisme grave du sujet non immun en unit&#233; de soins intensifs du centre hospitalier universitaire de Libreville</title>
		<link>https://web-saraf.net/A-propos-deux-cas-de-paludisme.html</link>
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		<dc:date>2014-01-16T09:21:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 243 - Essola Laurence --&gt; Essola Laurence , 39 - Sima Zu&#233; Adrien --&gt; Sima Zu&#233; Adrien , 364 - Ekoume L. --&gt; Ekoume L. , 308 - Ngomas Jean F&#233;lix --&gt; Ngomas Jean F&#233;lix , 42 - Akere Etoure Bilounga Z --&gt; Akere Etoure Bilounga Z , 363 - Ondo Mba L.B. --&gt; Ondo Mba L.B.</dc:creator>


		<dc:subject>cas clinique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Auteur correspondant : Essola Laurence, E-mail:laurenceessola chez yahoo.fr R&#233;sum&#233; Le paludisme grave est d&#233;fini par la pr&#233;sence de formes asexu&#233;es de Plasmodium falciparum dans le sang associ&#233;e &#224;, au moins, un des crit&#232;res de gravit&#233; &#233;dit&#233;s en 2000 par l'OMS. Le paludisme grave du sujet non immun r&#233;alise une d&#233;faillance multivisc&#233;rale avec troubles de la conscience de profondeur variable. Les auteurs rapportent deux cas de paludisme grave survenu chez des patients de type caucasien, ne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-18-no3-2013-.html" rel="directory"&gt;Tome 18 n&#176;3 - 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://web-saraf.net/+-cas-clinique-+.html" rel="tag"&gt;cas clinique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Auteur correspondant :&lt;/strong&gt; Essola Laurence, E-mail :&lt;a href=&#034;#laurenceessola#mc#yahoo.fr#&#034; title=&#034;laurenceessola..&#229;t..yahoo.fr&#034; onclick=&#034;location.href=mc_lancerlien('laurenceessola','yahoo.fr'); return false;&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;laurenceessola&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Le paludisme grave est d&#233;fini par la pr&#233;sence de formes asexu&#233;es de Plasmodium falciparum dans le sang associ&#233;e &#224;, au moins, un des crit&#232;res de gravit&#233; &#233;dit&#233;s en 2000 par l'OMS. Le paludisme grave du sujet non immun r&#233;alise une d&#233;faillance multivisc&#233;rale avec troubles de la conscience de profondeur variable. Les auteurs rapportent deux cas de paludisme grave survenu chez des patients de type caucasien, ne prenant aucune chimio-prophylaxie anti-palustre. La pr&#233;vention des formes graves de paludisme chez le voyageur non immun passe par une meilleure prise en charge pr&#233;ventive avant le d&#233;part en zone end&#233;mique, pendant et apr&#232;s le s&#233;jour. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mots-cl&#233;s :&lt;/strong&gt; Paludisme grave, sujet non immun, d&#233;faillance multivisc&#233;rale, pr&#233;vention&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Summary &lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Severe malaria is defined as the presence of asexual forms of Plasmodium falciparum in blood, associated to at least one of WHO criteria of severity pubished in 2000. Severe malaria in non immune subject causes multisystem failure with variable degrees of depression consciousness. The autors report two cases of severe malaria in caucasian patients not receiving any anti-malarial prophylactic medication. The prevention of severe forms of malaria in non-immune travellers implies preventive medication before travelling to endemic areas and during their stay.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Key words :&lt;/strong&gt; Severe malaria, non immune subject, multisystem failure.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le paludisme ou malaria s&#233;vit dans la ceinture de pauvret&#233; du monde et repr&#233;sente la maladie parasitaire la plus r&#233;pandue dans le monde intertropical [1]. Des cinq esp&#232;ces pathog&#232;nes pour l'homme, seul P. falciparum est responsable des formes graves de paludisme, susceptibles de mettre en jeu le pronostic vital [2]. Les sujets vivant dans les r&#233;gions indemnes de paludisme ou sujets non immuns peuvent &#234;tre infest&#233;s lors d'un voyage en zone end&#233;mique. La symptomatologie d&#233;butera apr&#232;s le retour en zone non impalud&#233;e faisant parler de paludisme d'importation [3]. Parfois, les manifestations cliniques du paludisme peuvent survenir durant leur s&#233;jour [4,5]. Nous rapportons le cas de deux sujets de type caucasien, admis en unit&#233; de soins intensifs du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville pour paludisme grave.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Observations&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Patient 1 :&lt;/strong&gt; Mme R. V de type caucasien, &#226;g&#233;e de 38 ans aux ant&#233;c&#233;dents de spl&#233;nectomie en 2008 indiqu&#233;e devant un purpura idiopathique thrombocytop&#233;nique &#233;tait admise en unit&#233; de soins intensifs, le 14 novembre 2012 pour alt&#233;ration de l'&#233;tat de conscience dans un contexte f&#233;brile. La patiente s&#233;journait au Gabon depuis 2 mois sans suivre de chimioprophylaxie antipalustre et avait pr&#233;sent&#233; 7 jours auparavant une fi&#232;vre &#224; 40&#176;C associ&#233;e &#224; des polyarthralgies et &#224; des vomissements. Une association art&#233;m&#233;ther-lum&#233;fantrine lui avait &#233;t&#233; prescrite en traitement ambulatoire antipalustre. Devant la persistance de la fi&#232;vre et des vomissements, la patiente &#233;tait admise dans une structure sanitaire de la place, le 11 novembre 2012. Les examens biologiques mettaient en &#233;vidence &#224; la num&#233;ration formule sanguine une hyperleucocytose &#224; 16.000/mm&#179;, un taux d'h&#233;moglobine &#224; 10,9g/dl et une thrombop&#233;nie &#224; 80.000/&#181;l. L'ionogramme sanguin retrouvait une hyponatr&#233;mie s&#233;v&#232;re &#224; 109 mmol/l. La goutte &#233;paisse sans chiffre de parasit&#233;mie &#233;tait fortement positive pour Plasmodium falciparum. Le diagnostic de paludisme &#233;tait retenu. Un traitement &#224; base de quinine-base en intraveineuse &#233;tait d&#233;but&#233; associ&#233; &#224; une correction progressive de la natr&#233;mie. Deux jours plus tard, survenaient des &#233;pisodes de crises convulsives devant lesquelles une tomodensitom&#233;trie c&#233;r&#233;brale &#233;tait demand&#233;e. Cette derni&#232;re &#233;tait sans particularit&#233;. Devant ce tableau clinique, la d&#233;cision de transfert en Unit&#233; de Soins Intensifs &#233;tait prise. &lt;br class='autobr' /&gt;
A l'admission, l'examen clinique retrouvait une alt&#233;ration de l'&#233;tat de conscience avec un score de Glasgow &#224; 5/15 sans signe de localisation, un myosis bilat&#233;ral. La pression art&#233;rielle &#233;tait de 120/70 mmHg, la fr&#233;quence cardiaque &#224; 75batt/min, la fr&#233;quence respiratoire &#224; 40 cycles/min avec une saturation p&#233;riph&#233;rique en oxyg&#232;ne &#224; 92% sous oxyg&#232;ne au masque facial &#224; 6L/min. L'examen retrouvait un ict&#232;re cutan&#233;o-muqueux, des r&#226;les cr&#233;pitants bilat&#233;raux aux bases pulmonaires. Le bilan biologique notait une hyperleucocytose &#224; 18.600/&#181;L, une an&#233;mie &#224; 8,9g/dl d'h&#233;moglobine et une thrombop&#233;nie &#224; 113.000/&#181;L. Il existait une insuffisance r&#233;nale avec une ur&#233;e &#224; 40mmol/L, une cr&#233;atinine &#224; 975&#181;mol/L et une clairance de la cr&#233;atinine &#224; 10ml/min. Le bilan h&#233;patique montrait une cytolyse h&#233;patique mod&#233;r&#233;e avec des ASAT &#224; 103U/L (2,6N) et des ALAT &#224; 83U/L (2,1N). La bilirubine totale &#233;tait &#224; 135mmol/L (6,8N), la bilirubine directe &#224; 104mmol/L (34,7N). L'ionogramme retrouvait une hyponatr&#233;mie s&#233;v&#232;re &#224; 111mmol/L, une hypokali&#233;mie &#224; 3,4mmol/l et une r&#233;serve alcaline &#224; 24mmol/l. Le dosage de la glyc&#233;mie retrouvait une hypoglyc&#233;mie s&#233;v&#232;re &#224; 0,4mmol/L et la C-Reactive Protein (CRP) &#233;tait positive &#224; 81mg/L. Il n'existait pas de troubles de l'h&#233;mostase : le taux de prothrombine &#233;tait &#224; 61% et le temps de c&#233;phaline kaolin (TCK) &#233;tait &#224; 30 secondes. Les h&#233;mocultures et l'examen cytobact&#233;riologique des urines &#233;taient n&#233;gatifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le diagnostic de paludisme grave avec d&#233;faillance multivisc&#233;rale &#233;tait retenu. Le traitement associait la correction de l'hypoglyc&#233;mie, l'intubation et l'assistance ventilatoire m&#233;canique, l'administration de sels de quinine IV (25mg/kg en perfusion de 4 heures, puis 8mg/kg/4h toutes les 8 heures), l'apport hydro-&#233;lectrolytique et l'instauration d'une s&#233;ance d'&#233;puration extrar&#233;nale. L'&#233;volution clinique &#233;tait marqu&#233;e &#224; J2 d'hospitalisation par la survenue d'une instabilit&#233; h&#233;modynamique avec hypotension art&#233;rielle &#224; 60/30 mmHg n&#233;cessitant l'introduction d'amines vasopressives, une d&#233;saturation avec une saturation p&#233;riph&#233;rique en oxyg&#232;ne (SpO2) &#224; 80% sous ventilation assist&#233;e et une fraction d'oxyg&#232;ne inspir&#233;e &#224; 60%. Sur le plan biologique, l'hypoglyc&#233;mie s&#233;v&#232;re persistait, r&#233;fractaire au traitement. En d&#233;pit des man&#339;uvres de r&#233;animation, le d&#233;c&#232;s &#233;tait constat&#233; au 3&#232;me jour dans un tableau de d&#233;faillance multivisc&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Patient 2&lt;/strong&gt; : Mr P. A, patient de type caucasien &#226;g&#233; de 32 ans, sans ant&#233;c&#233;dents particuliers, s&#233;journant au Gabon depuis pr&#232;s d'un an, &#233;tait admis le 1er mars 2013 en Unit&#233; de Soins Intensifs du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville pour prise en charge d'une oligo-anurie survenue au d&#233;cours d'un paludisme grave. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au Service d'Accueil des Urgences o&#249; il avait &#233;t&#233; re&#231;u le 26 mars 2013, l'interrogatoire retrouvait une fi&#232;vre &#224; 39&#176;C &#233;voluant depuis 5 jours, des vomissements bilieux et une absence de chimioprophylaxie antipalustre. L'examen clinique mettait en &#233;vidence une alt&#233;ration de l'&#233;tat g&#233;n&#233;ral, de l'&#233;tat h&#233;modynamique avec une pression art&#233;rielle &#224; 90/40 mmHg et une tachycardie &#224; 110batt/min. La fr&#233;quence respiratoire &#233;tait &#224; 20 cycles/min. La num&#233;ration formule sanguine retrouvait une an&#233;mie avec un taux d'h&#233;moglobine &#224; 9,5g/dl et une thrombop&#233;nie s&#233;v&#232;re &#224; 13.000/mm3. La bilirubine totale &#233;tait &#224; 600&#181;mol/L (30N) et la bilirubine directe &#224; 430&#181;mol/L (143,3N). L'ur&#233;e sanguine &#233;tait &#224; 38,42mmol/L et la cr&#233;atinine &#224; 389&#181;mol/L. La goutte &#233;paisse &#233;tait positive &#224; 106.000 trophozo&#239;tes/champs &#224; Plasmodium. Falciparum. Le traitement associait sels de quinine par voie intraveineuse (IV) avec une dose de charge de 25mg/kg en perfusion de 4 heures, puis 8mg/kg/4h toutes les 8 heures et apports hydro&#233;lectrolytiques. L'apyrexie &#233;tait obtenue aux premi&#232;res heures de traitement et l'&#233;tat h&#233;modynamique s'am&#233;liorait. Au 4&#232;me jour d'admission, apparaissaient un ict&#232;re cutan&#233;o-muqueux et une oligo-anurie &#224; 200ml/24h avec urines fonc&#233;es. La num&#233;ration formule sanguine retrouvait une leucop&#233;nie &#224; 2000/&#181;l, un taux d'h&#233;moglobine &#224; 6,8g / dl. L'ur&#233;e plasmatique passait de 38,42 &#224; 49,82 mmol/L, la cr&#233;atinine de 389 &#224; 575&#181;mol/L et la clairance de la cr&#233;atinine &#233;tait &#224; 18,69ml/min. Les bandelettes urinaires ne retrouvaient ni prot&#233;inurie ni h&#233;maturie. Devant cette &#233;volution, la d&#233;cision de transfert en Unit&#233; de Soins Intensifs &#233;tait prise.&lt;br class='autobr' /&gt;
A l'admission en Unit&#233; de Soins Intensifs, l'examen retrouvait en plus de l'alt&#233;ration de l'&#233;tat g&#233;n&#233;ral, un ict&#232;re cutan&#233;o-muqueux et des l&#233;sions cutan&#233;es &#224; type de purpura localis&#233;es aux membres inf&#233;rieurs. La prise en charge consistait &#224; poursuivre la th&#233;rapie antipalustre, &#224; r&#233;tablir la diur&#232;se par des apports hydro-&#233;lectrolytiques et administration du furos&#233;mide au PSE, &#224; lutter contre les vomissements et &#224; pr&#233;venir l'ulc&#232;re de stress. Le patient recevait des concentr&#233;s &#233;rythrocytaires et des concentr&#233;s plaquettaires. L'&#233;volution &#233;tait marqu&#233;e par une alt&#233;ration progressive de la clairance de la cr&#233;atinine qui passait de 18,69 &#224; 7,24 ml/min et la survenue d'une anurie imposant la r&#233;alisation de s&#233;ances d'&#233;puration extra-r&#233;nale. La diur&#232;se se r&#233;tablissait apr&#232;s quatre (4) s&#233;ances d'h&#233;modialyse. La quinine &#233;tait arr&#234;t&#233;e apr&#232;s 5 jours de traitement, la parasit&#233;mie &#233;tait n&#233;gative au 6&#232;me jour. Devant l'&#233;volution favorable, le patient sortait &#224; J15 d'hospitalisation avec suivi n&#233;phrologique, traitement &#224; base de fer, de calcium, de furos&#233;mide et poursuite des s&#233;ances d'&#233;puration extra-r&#233;nale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En raison de l'accroissement des voyages vers les zones d'end&#233;mie, le paludisme touche non seulement les sujets vivants en zone d'end&#233;mie, mais aussi les sujets non immuns. Dans les zones de non-end&#233;mie palustre, le paludisme du sujet non immun est un paludisme d'importation. En France, l'incidence est de 4000 cas de paludisme par an avec une vingtaine de d&#233;c&#232;s [6]. Aux Etats-Unis, l'incidence serait de 1000 cas par an [7], mais on estime que 40 &#224; 70% des cas ne seraient pas d&#233;clar&#233;s [8]. Le paludisme d'importation est d&#233;crit chez les voyageurs ne prenant aucune chimioprophylaxie antipalustre ou la prenant de fa&#231;on inad&#233;quate [3, 9, 10, 11]. Ce paludisme du sujet non immun peut cependant se r&#233;v&#233;ler durant le s&#233;jour en zone d'end&#233;mie [4, 5], comme dans le cas de nos deux patients. Il est tr&#232;s proche du paludisme d'importation. Une mauvaise observance ou une absence de chimioprophylaxie est un facteur pr&#233;dictif reconnu de gravit&#233; [12]. Aucun de nos patients n'avait suivi de chimioprophylaxie antipalustre. Les autres facteurs de gravit&#233; sont les femmes enceintes, les enfants et les sujets spl&#233;nectomis&#233;s comme rapport&#233; chez notre premier patient [13]. Le paludisme grave est d&#233;fini par la pr&#233;sence de formes asexu&#233;es de Plasmodium falciparum dans le sang associ&#233;e &#224;, au moins, un des crit&#232;res de gravit&#233; &#233;dit&#233;s en 2000 par l'OMS [14]. Dans notre cas, les patients pr&#233;sentaient plus de trois crit&#232;res cliniques et biologiques de gravit&#233;. Une hypoglyc&#233;mie, comme dans la premi&#232;re observation, survient dans environ 8% des cas [15]. Elle est attribu&#233;e &#224; la consommation excessive de glucose par la charge parasitaire et un hyperinsulinisme qui varie beaucoup selon les malades. De plus, le traitement par quinine stimule la lib&#233;ration d'insuline au niveau des cellules pancr&#233;atiques &#946; [16], n&#233;cessitant un apport glucidique sous la forme de s&#233;rum glucos&#233;. Dans nos observations, Le premier patient pr&#233;sentait une hypoglyc&#233;mie s&#233;v&#232;re, r&#233;fractaire au traitement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la deuxi&#232;me observation, le tableau clinique du paludisme grave &#233;tait surtout domin&#233; par l'insuffisance r&#233;nale aigu&#235;. Cette insuffisance r&#233;nale est secondaire &#224; une n&#233;crose tubulaire aigu&#235;. Sa pr&#233;valence est estim&#233;e entre 1 et 4% en zone d'end&#233;mie et peut atteindre 60% lors d'un acc&#232;s pernicieux [17-18]. Elle est fr&#233;quemment d&#233;crite chez l'adulte et en particulier chez les sujets non immuns [19]. Les m&#233;canismes physiopathologiques de la n&#233;crose tubulaire aigu&#235; survenant lors d'un acc&#232;s pernicieux palustre sont les cons&#233;quences de la pr&#233;sence d'h&#233;maties parasit&#233;es et d'effets inflammatoires non sp&#233;cifiques [20]. L'hypovol&#233;mie est favoris&#233;e par le transfert de liquides vers le compartiment extra-vasculaire en raison d'une augmentation de la perm&#233;abilit&#233; capillaire. Par ailleurs, la baisse du taux d'h&#233;moglobine et la d&#233;shydratation extracellulaire, la lib&#233;ration de cat&#233;cholamines secondaire &#224; une activation sympathique et la stimulation du syst&#232;me r&#233;nine-angiotensine contribuent &#224; accro&#238;tre la vasoconstriction r&#233;nale &#224; l'origine d'une baisse du flux sanguin r&#233;nal. D'autres perturbations m&#233;taboliques ont des responsabilit&#233;s de degr&#233; variable : coagulopathie de consommation, l&#233;sion de l'&#233;pith&#233;lium tubulaire r&#233;nal par des pigments h&#233;moglobinuriques lib&#233;r&#233;s lors d'une h&#233;molyse massive, hyperbilirubin&#233;mie libre [18, 21, 22]. Le paludisme grave est une urgence m&#233;dicale n&#233;cessitant une prise en charge adapt&#233;e et pr&#233;coce en unit&#233; de soins intensifs. Les d&#233;lais de diagnostic et de traitement du paludisme grave d&#233;terminent le pronostic du patient. Le d&#233;c&#232;s peut survenir en 36-48h [23, 24]. Dans notre cas, le d&#233;c&#232;s de la patiente survenait 10 jours apr&#232;s le d&#233;but de la symptomatologie. Ga&#252;z&#232;re et al [25] retrouvaient un retard de diagnostic chez tous leurs patients. Ils confirmaient ainsi que le retard de diagnostic et de prise en charge majore consid&#233;rablement les risques d'&#233;volution d&#233;favorable. La rapidit&#233; d'instauration du traitement am&#233;liore le pronostic mais la mortalit&#233; reste encore &#233;lev&#233;e. Elle est de 30% en cas d'atteinte multivisc&#233;rale [21]. Le traitement symptomatique vise &#224; corriger les troubles hydro-&#233;lectrolytiques et &#224; maintenir la diur&#232;se. La prescription de furos&#233;mide ou de dopamine permet de contr&#244;ler la surcharge hydrosod&#233;e en maintenant la diur&#232;se. Mais le recours &#224; l'h&#233;modialyse ou &#224; l'h&#233;mofiltration est parfois n&#233;cessaire en attendant la phase de r&#233;cup&#233;ration de l'insuffisance r&#233;nale aigu&#235; [26, 27]. Dans notre cas, les patients avaient b&#233;n&#233;fici&#233; de s&#233;ances d'h&#233;modialyse. Ga&#252;z&#232;re, dans sa prise en charge utilisait la ventilation au monoxyde d'azote et l'h&#233;mofiltration continue [25]. Dans notre cas, nous avons utilis&#233; le protocole &#224; base de quinine pour la th&#233;rapie antipalustre. Une dose de charge de 16mg/kg de quinine-base en perfusion continue d'au moins quatre heures dans un s&#233;rum glucos&#233; &#224; 10% est administr&#233;e, suivie de 8 mg/kg r&#233;p&#233;t&#233;e toutes les huit heures durant les 24 &#224; 48 premi&#232;res heures. Les nouvelles recommandations pr&#233;conisent l'utilisation en premi&#232;re intention de l'art&#233;sunate [28]. Le paludisme grave du sujet non immun est potentiellement mortel [3,5]. Les causes de d&#233;c&#232;s sont multifactorielles domin&#233;es par l'&#339;d&#232;me c&#233;r&#233;bral, le choc septique et la d&#233;tresse respiratoire [3,29,30]. La mortalit&#233; est assez importante et varie entre 10 et 30% selon les s&#233;ries [3,5,21,29-31]. Kouam&#233; retrouve une mortalit&#233; de 18% [5]. En analyse univari&#233;e, les crit&#232;res associ&#233;s &#224; la mortalit&#233; dans la s&#233;rie de Kouam&#233; [5] &#233;taient le coma (score de Glasgow &#233;gal &#224; 7), la d&#233;tresse respiratoire, l'acidose m&#233;tabolique ; l'insuffisance r&#233;nale aigu&#235; et les convulsions r&#233;p&#233;t&#233;es. Dans notre cas, le d&#233;c&#232;s de la patiente survenait dans un tableau de d&#233;faillance multivisc&#233;rale (neurologique, h&#233;modynamique, respiratoire, r&#233;nale, h&#233;patique et h&#233;matologique).&lt;br class='autobr' /&gt;
Les co-infections bact&#233;riennes et les infections nosocomiales sont particuli&#232;rement fr&#233;quentes au cours du paludisme grave, favoris&#233;es par le s&#233;jour en r&#233;animation [3,25]. Dans notre cas, nous n'avons pas observ&#233; chez le second patient dont la dur&#233;e du s&#233;jour &#233;tait de 15 jours de co-infections bact&#233;riennes ni d'infections nosocomiales.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le paludisme grave du sujet non immun se traduit par un tableau de d&#233;faillance multivisc&#233;rale dont le pronostic repose sur un diagnostic pr&#233;coce et l'instauration rapide d'un traitement antipalustre. Au stade de d&#233;faillance multivisc&#233;rale, la prise en charge ne peut se concevoir que dans une unit&#233; de soins intensifs ou de r&#233;animation. D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t de d&#233;velopper de telles structures dans nos pays. La pr&#233;vention des formes graves de paludisme chez le voyageur non immun passe par une meilleure prise en charge pr&#233;ventive avant le d&#233;part en zone end&#233;mique, pendant et apr&#232;s le s&#233;jour&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;1.	Organisation Mondiale de la Sant&#233;. R&#233;partition g&#233;ographique du paludisme&lt;br class='autobr' /&gt;
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		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>T&#233;tanos grave et sulfate de magn&#233;sium &#224; propos d'un cas en unit&#233; de soins intensifs du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville.</title>
		<link>https://web-saraf.net/Tetanos-grave-et-sulfate-de.html</link>
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		<dc:date>2013-10-01T09:52:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 243 - Essola Laurence --&gt; Essola Laurence , 308 - Ngomas Jean F&#233;lix --&gt; Ngomas Jean F&#233;lix , 363 - Ondo Mba L.B. --&gt; Ondo Mba L.B. , 42 - Akere Etoure Bilounga Z --&gt; Akere Etoure Bilounga Z , 364 - Ekoume L. --&gt; Ekoume L. , 309 - Kamel G. --&gt; Kamel G. , 39 - Sima Zu&#233; Adrien --&gt; Sima Zu&#233; Adrien</dc:creator>


		<dc:subject>cas clinique</dc:subject>

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&lt;p&gt;Auteur correspondant : E-mail : laurenceessola chez yahoo.fr. Re&#769;sume&#769; [(Proble&#768;me de sante&#769; publique majeur dans les pays en de&#769;veloppement, le te&#769;tanos compte pre&#768;s d'un million de cas par an et est responsable de 500 000 morts par an. Selon l'Organisation Mondiale de la Sante&#769;, 220.000 enfants sont atteints chaque anne&#769;e avec une mortalite&#769; de 90%. Au Gabon, en de&#769;pit du programme e&#769;largi de vaccination, la couverture vaccinale est insuffisante. Les auteurs rapportent le cas d'un patient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-18-no2-2013-.html" rel="directory"&gt;Tome 18 n&#176;2 - 2013&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://web-saraf.net/+-cas-clinique-+.html" rel="tag"&gt;cas clinique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Auteur correspondant : E-mail : laurenceessola&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;yahoo.fr.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Re&#769;sume&#769;&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Proble&#768;me de sante&#769; publique majeur dans les pays en de&#769;veloppement, le te&#769;tanos compte pre&#768;s d'un million de cas par an et est responsable de 500 000 morts par an. Selon l'Organisation Mondiale de la Sante&#769;, 220.000 enfants sont atteints chaque anne&#769;e avec une mortalite&#769; de 90%. Au Gabon, en de&#769;pit du programme e&#769;largi de vaccination, la couverture vaccinale est insuffisante. Les auteurs rapportent le cas d'un patient de 12 ans, admis en unite&#769; de soins intensifs de l'Ho&#770;pital Universitaire Central de Libreville, pour te&#769;tanos grave selon le score pronostic de Dakar. Le sulfate de magne&#769;sium e&#769;tait introduit pour la premie&#768;re fois dans la prise en charge du te&#769;tanos grave et avait permis de re&#769;duire la fre&#769;quence des spasmes et des contractures. Le sulfate de magne&#769;sium peu cou&#770;teux laisse percevoir de meilleures perspectives dans la prise en charge du te&#769;tanos grave dont la pre&#769;vention reste primordiale.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mots- cle&#769;s&lt;/strong&gt; : Te&#769;tanos, Score de Dakar, Sulfate de magne&#769;sium&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Summary&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Tetanus is a major public health problem in developing countries, affecting around one million cases every year and responsible for 500,000 mortalities yearly. According to the World Health Organization, 200,000 children are affected every year with 90% mortality rate. Despite the program of vaccination in Gabon, the coverage is still not sufficient. The authors report the case of a 12 years old patient admitted to the Intensive Care Unit of the Ho&#770;pital Universitaire Central de Libreville for severe tetanus according to the prognostic score of Dakar. Magnesium sulphate was introduced for the first time in our unit as a part of the management of severe tetanus and it allowed a reduction in the frequency of spasms and contracture. Magnesium sulphate, a relatively cheap drug, offers better perspectives in the management of severe tetanus though prevention is still of utmost importance.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Key words :&lt;/strong&gt; Tetanus, Dakar score, magnesium sulphate&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le te&#769;tanos, urgence me&#769;dicale, est une maladie infectieuse aigue&#776; non immunisante, due au bacille de Nicolai&#776;er ou Clostridium tetani [1]. Selon l'Organisation Mondiale de la Sante&#769;, 220.000 enfants sont atteints chaque anne&#769;e avec une mortalite&#769; de 90% [2]. Sa prise en charge the&#769;rapeutique passe par la se&#769;rothe&#769;rapie et la vaccinothe&#769;rapie antite&#769;tanique, l'utilisation des myorelaxants et l'antibiothe&#769;rapie. Des e&#769;tudes ont montre&#769; l'inte&#769;re&#770;t du sulfate de magne&#769;sium dans le traitement des formes se&#769;ve&#768;res de te&#769;tanos ou&#768; il permet de contro&#770;ler les contractures musculaires, de limiter les re&#769;ponses dysautonomiques et l'instabilite&#769; he&#769;modynamique des patients [3 4]. Au Gabon, en de&#769;pit du programme e&#769;largi de vaccination, la couverture vaccinale est encore insuffisante. Les auteurs rapportent le cas d'un patient de 12 ans, admis dans le service pour te&#769;tanos grave chez qui le sulfate de magne&#769;sium a e&#769;te&#769; introduit pour la premie&#768;re fois dans la prise en charge.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Observation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'enfant B. E, a&#770;ge&#769; de 12 ans, sans ante&#769;ce&#769;dents particuliers e&#769;tait admis en unite&#769; de soins intensifs pour prise en charge de contractures ge&#769;ne&#769;ralise&#769;es e&#769;voluant dans un contexte non fe&#769;brile. Le patient e&#769;tait transfe&#769;re&#769; du centre me&#769;dical re&#769;gional ou&#768; il avait e&#769;te&#769; reconduit par ses parents pour des contractures ge&#769;ne&#769;ralise&#769;es survenues neuf (9) jours apre&#768;s qu'il y avait e&#769;te&#769; suture&#769; pour une plaie du scalp par arme blanche.&lt;br class='autobr' /&gt;
A l'admission, le patient e&#769;tait conscient et pre&#769;sentait des contractures ge&#769;ne&#769;ralise&#769;es fre&#769;quentes avec un trismus serre&#769;, une hypertonie et une attitude en opisthotonos. L'interrogatoire des proches ne retrouvait aucune se&#769;rothe&#769;rapie ni vaccinothe&#769;rapie antite&#769;tanique.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pression arte&#769;rielle e&#769;tait a&#768; 120/70 mmHg, la fre&#769;quence cardiaque a&#768; 143 battements par minute et la fre&#769;quence respiratoire a&#768; 44 cycles par minute. La tempe&#769;rature e&#769;tait a&#768; 37&#176;C et l'e&#769;tat ge&#769;ne&#769;ral e&#769;tait conserve&#769;. Les re&#769;flexes plantaires et oste&#769;otendineux e&#769;taient pre&#769;sents et normaux. L'examen physique notait par ailleurs une plaie suppure&#769;e au niveau de l'occiput. La nume&#769;ration formule sanguine montrait une hyperleucocytose a&#768; 11.000/&#956;l, une ane&#769;mie microcytaire hypochrome avec taux d'he&#769;moglobine a&#768; 10,9g/dl et un volume globulaire moyen a&#768; 82,5fL. La cre&#769;atine phosphokinase e&#769;tait a&#768; 1165 U/L (29N), l'acide urique a&#768; 503umol/L (1,2N). Le reste du bilan biologique e&#769;tait sans particularite&#769;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le diagnostic de te&#769;tanos grave du groupe III selon le score pronostic de Dakar e&#769;tait retenu. La prise en charge consistait a&#768; conditionner le patient dans un environnement calme, sans lumie&#768;re, a&#768; pratiquer des soins locaux quotidiens de la porte d'entre&#769;e et a&#768; administrer les apports hydroe&#769;lectrolytiques de base. Pour lutter contre les spasmes et les contractures, le diaze&#769;pam a&#768; la dose de 4mg/kg/h e&#769;tait administre&#769; au pousse seringue e&#769;lectrique (PSE). Une antibiothe&#769;rapie a&#768; base de me&#769;tronidazole e&#769;tait instaure&#769;e. Une se&#769;rothe&#769;rapie et une vaccinothe&#769;rapie antite&#769;tanique e&#769;taient pratique&#769;es. L'e&#769;volution e&#769;tait marque&#769;e par la persistance de spasmes et la survenue d'une de&#769;tresse respiratoire justifiant une intubation orotrache&#769;ale avec mise sous ventilation me&#769;canique avec analge&#769;sie et se&#769;dation associant du diaze&#769;pam, du fentanyl et une curarisation (avec du ve&#769;curonium). Le baclofe&#768;ne e&#769;tait introduit par voie ente&#769;rale a&#768; dose progressive jusqu'a&#768; 90 mg/j. Au 14e&#768;me jour, le sulfate de magne&#769;sium e&#769;tait introduit devant la persistance des spasmes. Il e&#769;tait administre&#769; au pousse seringue e&#769;lectrique a&#768; la dose de 1g/h pendant 48 heures. La surveillance des re&#769;flexes oste&#769;otendineux notamment le re&#769;flexe rotulien, de l'he&#769;modynamique et de la diure&#768;se e&#769;tait horaire. Durant les 48 h suivant l'introduction du sulfate de magne&#769;sium, la fre&#769;quence des paroxysmes diminuait de fac&#807;on conside&#769;rable. Les doses de diaze&#769;pam e&#769;taient abaisse&#769;es et l'extubation du patient e&#769;tait de&#769;cide&#769;e a&#768; J19. Le patient recevait e&#769;galement de l'acide ascorbique a&#768; la dose de 0.5 g /24 heures en IVL et une alimentation ente&#769;rale e&#769;tait instaure&#769;e. A J23, plus aucun spasme musculaire n'e&#769;tait note&#769;. Devant l'e&#769;volution favorable, la sortie a&#768; domicile du patient e&#769;tait de&#769;cide&#769;e a&#768; J30 avec consultation externe hebdomadaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le te&#769;tanos reste une maladie fre&#769;quente avec plus d'un million de cas recense&#769;s dans le monde annuellement [5]. Il succe&#768;de toujours a&#768; une plaie cutane&#769;e ou muqueuse, post-traumatique ou post- chirurgicale. Dans les pays industrialise&#769;s, les plaies sont accidentelles, superficielles (petites plaies ne&#769;glige&#769;es), lie&#769;es aux activite&#769;s domestiques ou au jardinage [5]. 90 cas sont rapporte&#769;s annuellement aux Centers for Disease Control aux Etats-Unis [6]. Dans les pays en de&#769;veloppement, la porte d'entre&#769;e gyne&#769;cologique (accouchements, avortements) est tre&#768;s fre&#769;quente. La persistance de coutumes et de rites archai&#776;ques (scarifications, pansement de terre et de boue), la pratique de gestes me&#769;dicaux sans asepsie (IV, IM, section du cordon ombilical), expliquent la fre&#769;quence encore e&#769;leve&#769;e dans nos re&#769;gions. Dans notre observation, le patient pre&#769;sentait une plaie du scalp suppure&#769;e. Celle-ci avait e&#769;te&#769; suture&#769;e dans un centre me&#769;dical ne disposant ni de se&#769;rum ni de vaccin antite&#769;tanique.&lt;br class='autobr' /&gt;
La recrudescence estivale de la maladie, dans les pays industrialise&#769;s, est lie&#769;e aux activite&#769;s agricoles, de loisirs ou de jardinage. Les personnes a&#770;ge&#769;es et les femmes constituent dans ce cas-la&#768;, la population a&#768; risque. Dans les pays en de&#769;veloppement, le te&#769;tanos touche toutes les tranches d'a&#770;ge mais surtout les nouveaux-ne&#769;s (te&#769;tanos ne&#769;onatal). Notre patient e&#769;tait a&#770;ge&#769; de 12 ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
La symptomatologie du te&#769;tanos est lie&#769;e a&#768; la pre&#769;sence d'une neurotoxine extre&#770;mement puissante, la te&#769;tanospasmine dont la dose le&#769;tale chez l'homme est de 2,5 ng / kg [7]. Elle diffuse par voie lymphatique, sanguine, neuroge&#768;ne et bloque les neurotransmetteurs inhibiteurs du tonus et de la contraction musculaire conduisant a&#768; des contractions non contro&#770;le&#769;es. Le blocage des synapses inhibitrices dans le syste&#768;me sympathique est responsable d'une hyperactivite&#769; sympathique par augmentation de la se&#769;cre&#769;tion de cate&#769;cholamines [6]. Il existe e&#769;galement une hyperactivite&#769; parasympathique lie&#769;e a&#768; l'augmentation de la synthe&#768;se, du stockage et de la libe&#769;ration d'ace&#769;tylcholine dans certains organes, combine&#769;e a&#768; une action cholinergique propre de la toxine te&#769;tanique [8]. Ce qui explique l'e&#769;volution vers un syndrome dysautonomique dans le te&#769;tanos grave. Le te&#769;tanos grave est une urgence me&#769;dicale ne&#769;cessitant une prise en charge en unite&#769; de soins intensifs. Le traitement du te&#769;tanos est a&#768; vise&#769;e e&#769;tiologique et symptomatique. Le traitement e&#769;tiologique comprend la se&#769;ro et la vaccinothe&#769;rapie, l'antibiothe&#769;rapie a&#768; base de me&#769;tronidazole [9] et les soins locaux de la porte d'entre&#769;e. Le traitement symptomatique fait appel aux se&#769;datifs, aux myorelaxants, aux agents curarisants lorsque les paroxysmes ne sont pas contro&#770;le&#769;s par les se&#769;datifs. Les benzodiaze&#769;pines (diaze&#769;pam et midazolam) [9], le baclofe&#768;ne en intrarachidien [10] et le dantrole&#768;ne [11] sont les me&#769;dicaments actuellement recommande&#769;s dans la prise en charge du te&#769;tanos. En pratique clinique courante, le magne&#769;sium, sous forme de sulfate de magne&#769;sium (MgSO4), qui a des actions anticonvulsivante et myorelaxante est utilise&#769; dans la prise en charge the&#769;rapeutique des pathologies diverses telles que l'e&#769;clampsie, la chirurgie du phe&#769;ochromocytome et l'asthme aigu grave) [12]. Deux e&#769;tudes, celle de Attygalle [2] et Thwaites [3] re&#769;alise&#769;es sur 8 et 256 patients adultes respectivement ont de&#769;montre&#769; son efficacite&#769; dans la prise en charge du te&#769;tanos grave. Dans notre&lt;br class='autobr' /&gt;
Cas clinique observation, le patient e&#769;tait d'a&#770;ge pe&#769;diatrique. Attygalle [2] avait introduit le sulfate de magne&#769;sium de&#768;s les 24 premie&#768;res heures et n'avait pas eu recours a&#768; la ventilation me&#769;canique. Dans le cas de notre patient, la persistance de spasmes avait conduit a&#768; introduire pour la premie&#768;re fois dans notre protocole the&#769;rapeutique de prise en charge du te&#769;tanos grave le sulfate de magne&#769;sium permettant ainsi de contro&#770;ler les spasmes musculaires et de re&#769;duire les doses de diaze&#769;pam. L'introduction du sulfate de magne&#769;sium a permis de re&#769;duire les spasmes chez notre patient. Attygalle [2] avait utilise&#769; une dose de charge de 5g en IV suivie d'une dose d'entretien de 2-3 g/h. Dans notre cas, pour une premie&#768;re expe&#769;rience, aucune dose de charge n'avait e&#769;te&#769; administre&#769;e et le patient recevait uniquement une dose de 1g/h pendant 48h. La fre&#769;quence des spasmes musculaires diminuait de&#768;s les 24 premie&#768;res heures qui suivaient l'introduction du sulfate de magne&#769;sium. Pour Attygalle [2], la re&#769;gression des contractures et des spasmes survenait 2-3 heures apre&#768;s l'introduction du sulfate de magne&#769;sium. Dans la litte&#769;rature, nous n'avons pas retrouve&#769; d'e&#769;tudes portant sur l'utilisation du sulfate de magne&#769;sium dans le te&#769;tanos grave chez les enfants. Dans les e&#769;tudes de Attygalle [2] et de Thwaites [3], ils constituaient un des crite&#768;res d'exclusion. Introduit de&#768;s les premie&#768;res heures dans la prise en charge du te&#769;tanos, le sulfate de magne&#769;sium permettrait de re&#769;duire les doses de benzodiaze&#769;pines utilise&#769;es, de limiter les re&#769;ponses dysautonomiques et d'ame&#769;liorer le pronostic des patients en re&#769;animation [2, 3].&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le te&#769;tanos, pathologie greve&#769;e d'une lourde mortalite&#769; dans les pays en voie de de&#769;veloppement, ne&#769;cessite une re&#769;animation longue et difficile. Le sulfate de magne&#769;sium peu cou&#770;teux ouvre de meilleures perspectives dans la prise en charge de cette pathologie grave dont la pre&#769;vention reste primordiale. Pour l'ame&#769;lioration de la prise en charge du te&#769;tanos grave dans notre unite&#769; de soins, les protocoles the&#769;rapeutiques devraient introduire le sulfate de magne&#769;sium.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Re&#769;fe&#769;rences&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;1. Sebald M. Clostridium tetani. In : Le Minor L, Veran M eds. Bacte&#769;riologie me&#769;dicale. Me&#769;decine Sciences Flammarion. Paris. 1989 ; pp 912-917.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Releve&#769; Epide&#769;miologique de l'Hebdomadaire de l'OMS (REH), 1993 ; 38 : 277-82.&lt;br class='autobr' /&gt;
3. Attygalle D, Rodrigo N. Magnesium sulphate for control of spasms in severe tetanus. Can we avoid sedation and artificial ventilation ? Anaesthesia 1997 ; 52 : 956-62.&lt;br class='autobr' /&gt;
4. Thwaites CL, Yen LM, Loan HT. Magnesium sulphate for treatment of severe tetanus : a randomised controlled trial. Lancet. 2006 ; 368:1436-43.&lt;br class='autobr' /&gt;
5. Lombard I, Lepoutre A. Le te&#769;tanos en France en 1991 et 1992. BEH 1993 ; 28 : 125-126.&lt;br class='autobr' /&gt;
6. Rooks KL. Tetanus. Semin Neurol 1991 ; 11 : 206-14.&lt;br class='autobr' /&gt;
7. Wassilak SG, Orenstein WA. Tetanus. In : Plotkin A, Mortiner EA eds. Vaccines.&lt;br class='autobr' /&gt;
WB Saunders. Philadelphia. 1988 ; pp 45-73.&lt;br class='autobr' /&gt;
8. Dolar D. The use of continuous atropine infusio&#769;n in the management of severe tetanus. Intensive Care Med 1992 ; 18 : 26- 31.&lt;br class='autobr' /&gt;
9. Bleck TP. Tetanus. In : Scheld WM, Whitley RJ, Durack DT eds. Infections of central nervous system. Raven Press. New York. 1991 ; pp 603-624.&lt;br class='autobr' /&gt;
10. Saissy JM, Vitris M, Demazie&#768;re J et coll. Treatment of severe tetanus by intrathecal injections of baclofen without artificial ventilation. Intensive Care Med 1992 ; 18 : 241-44.&lt;br class='autobr' /&gt;
11. Quinio B, Arnaud S, Viviand X, Durbec O, Albanese J. Dantrole&#768;ne intraveineux dans le traitement du te&#769;tanos. Presse Med 1992 ; 21 : 176.&lt;br class='autobr' /&gt;
12. Sztark F, Cochard JF. Le magne&#769;sium en anesthe&#769;sie-re&#769;animation. d'actualisation SFAR 1998.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Place de l'anesth&#233;sie p&#233;rim&#233;dullaire en chirurgie gyn&#233;cologique et obst&#233;tricale au Centre Hospitalier de Libreville (CHL)</title>
		<link>https://web-saraf.net/Place-de-l-anesthesie.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://web-saraf.net/Place-de-l-anesthesie.html</guid>
		<dc:date>2013-05-01T12:38:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 244 - Obame Ervais Richard --&gt; Obame Ervais Richard , 296 - Nzoghe Nguema P. --&gt; Nzoghe Nguema P. , 243 - Essola Laurence --&gt; Essola Laurence , 42 - Akere Etoure Bilounga Z --&gt; Akere Etoure Bilounga Z , 297 - Sima Ol&#233; B. --&gt; Sima Ol&#233; B. , 39 - Sima Zu&#233; Adrien --&gt; Sima Zu&#233; Adrien</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Auteur correspondant : Obame Richard. E-mail : obame_ozer2005 chez yahoo.fr &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
[(Introduction : La pratique de l'anesth&#233;sie p&#233;rim&#233;dullaire en chirurgie gyn&#233;co- obst&#233;trique est fr&#233;quente, et ancienne au CHL. Son choix reste cependant op&#233;rateur d&#233;pendant, malgr&#233; un impact &#233;conomique et une morbidit&#233; anesth&#233;sique faibles. Objectifs : Ils &#233;taient de d&#233;finir l'incidence et la place de l'APM en chirurgie gyn&#233;co-obst&#233;trique au CHL. Patients et m&#233;thodes : Sur une &#233;tude r&#233;trospective, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-17-no3-2012-.html" rel="directory"&gt;Tome 17 n&#176;3 - 2012&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Auteur correspondant : &lt;/strong&gt; Obame Richard. E-mail : &lt;a href=&#034;#obame_ozer2005#mc#yahoo.fr#&#034; title=&#034;obame_ozer2005..&#229;t..yahoo.fr&#034; onclick=&#034;location.href=mc_lancerlien('obame_ozer2005','yahoo.fr'); return false;&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;obame_ozer2005&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt; : La pratique de l'anesth&#233;sie p&#233;rim&#233;dullaire en chirurgie gyn&#233;co- obst&#233;trique est fr&#233;quente, et ancienne au CHL. Son choix reste cependant op&#233;rateur d&#233;pendant, malgr&#233; un impact &#233;conomique et une morbidit&#233; anesth&#233;sique faibles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Objectifs : Ils &#233;taient de d&#233;finir l'incidence et la place de l'APM en chirurgie gyn&#233;co-obst&#233;trique au CHL.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Patients et m&#233;thodes &lt;/strong&gt; : Sur une &#233;tude r&#233;trospective, descriptive r&#233;alis&#233;e au CHL du 01er janvier au 31 juillet 2011, toutes les APM r&#233;alis&#233;es en chirurgie gyn&#233;co-obst&#233;trique ont &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;es &#224; travers les indications chirurgicales et les techniques anesth&#233;siques utilis&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;R&#233;sultats&lt;/strong&gt; : 967 anesth&#233;sies ont &#233;t&#233; administr&#233;es dont 656 APM, soit 67,8% de l'activit&#233; anesth&#233;sique. La c&#233;sarienne &#233;tait la principale indication d'APM avec 611 cas, correspondant &#224; 63,2% de l'activit&#233; anesth&#233;sique, et 93,14% des APM. La rachianesth&#233;sie &#233;tait la technique la plus utilis&#233;e. Le choix de la p&#233;ridurale &#233;tait marginale.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Discussion&lt;/strong&gt; : L'APM est la premi&#232;re technique anesth&#233;sique en chirurgie gyn&#233;co- obst&#233;trique au CHL, mais elle est insuffisamment pratiqu&#233;e. La rachianesth&#233;sie, plus facile &#224; r&#233;aliser que la p&#233;ridurale b&#233;n&#233;ficie d'une indication plus large.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; : L'augmentation de l'incidence de l'APM en chirurgie gyn&#233;co- obst&#233;trique au CHL passe par l'am&#233;lioration du niveau de formation des personnels soignants.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mots cl&#233;s &lt;/strong&gt; : Anesth&#233;sie p&#233;ri m&#233;dullaire, c&#233;sarienne, rachianesth&#233;sie, p&#233;ridurale.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Summary&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt; : Peri spinal anaesth&#233;sia (PSA) in surgery gyneco-obstetrics practice is frequent, and former to the CHL. His choice is however dependent on operator, despite weak economic impact and anesthetic morbidity.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Objectives&lt;/strong&gt; : They were to define the impact and the place of the PSA in the CHL gyneco-obstetric surgery.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Patients and methods&lt;/strong&gt; : A retrospective, descriptive study conducted at the CHL from January to July 31, 2011 01er all PSA in gyneco-obstetric surgery have been studied through the surgical indications and anesthetic techniques.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Results&lt;/strong&gt; : 967 anesthesia have been administered which 656 PSA, 67.8% of the anesthetic activity. The caesarean section was the main indication of PSA with 430 cases, corresponding to 63,2% of the anesthetic activity, and 93,14% of the PSA. The rachianesthesie was the most used technique. The choice of the epidural was marginal.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Discussion&lt;/strong&gt; : The PSA is the first anesthetic technique in surgery gyneco - obstetrics at the CHL, but it is not sufficiently performed. The rachianesthesie, easier to achieve that the epidural enjoys a broader indication.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; : The increase in the incidence of the PSA in surgery gyneco - obstetrics at the CHL through the improvement of the level of training of healthcare personnel.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Keywords&lt;/strong&gt; : Peri spinal anaesth&#233;sia, cesarean section, rachianesthesie, epidural.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;media1261|vignette|left&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'optimisation de la prise en charge anesth&#233;sique, en termes de r&#233;duction des co&#251;ts et de la morbidit&#233; anesth&#233;sique, ainsi que de la gestion de la douleur p&#233;ri op&#233;ratoire a fait l'objet de quelques travaux au Gabon [1,2,3]. Les auteurs ont mis un accent particulier sur l'int&#233;r&#234;t de la pratique de l'anesth&#233;sie p&#233;ri m&#233;dullaire (APM) en chirurgie sous ombilicale en g&#233;n&#233;ral, et en gyn&#233;co-obst&#233;trique en particulier.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;sente &#233;tude recherche l'incidence de cette technique anesth&#233;sique en chirurgie gyn&#233;co- obst&#233;trique au CHL. Elle d&#233;finit sa place parmi les choix anesth&#233;siques dans cette sp&#233;cialit&#233; chirurgicale. Les facteurs d'optimisation de la pratique de l'APM ont &#233;galement &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Patients et m&#233;thodes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'une &#233;tude r&#233;trospective, et descriptive r&#233;alis&#233;e du 01er janvier au 31 juillet 2011 dans le d&#233;partement d'anesth&#233;sie-r&#233;animation du centre hospitalier de Libreville (CHL).Toutes les APM r&#233;alis&#233;es ont &#233;t&#233; analys&#233;es. Les crit&#232;res de non inclusion &#233;taient les &#233;checs de l'APM, et les associations APM- anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale.&lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;alisation de la rachianesth&#233;sie se faisait avec des aiguilles de 26 Gauge &#224; bout conique type Whitacre. La p&#233;ridurale utilisait des aiguilles de Tuohy de 18 Gauge avec cath&#233;ter multi perfor&#233;. Les p&#233;ri- rachi combin&#233;s se faisaient avec des aiguilles de 26 Gauge pour la rachianesth&#233;sie, et celles de Tuohy, pour la p&#233;ridurale. La technique &#224; deux segments &#233;tait la seule pratiqu&#233;e pour les p&#233;ri- rachi combin&#233;es. Celle de la perte de r&#233;sistance du mandrin liquide &#233;tait la technique de choix pour la r&#233;alisation des p&#233;ridurales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les protocoles utilis&#233;s &#233;taient les suivants :&lt;br class='autobr' /&gt;
Rachianesth&#233;sie pour la c&#233;sarienne : Bupivaca&#239;ne 0,5% hyperbare 10 mg+ Fentanyl 25 &#956;g+ Morphine 100 &#956;g.&lt;br class='autobr' /&gt;
P&#233;ridurale anesth&#233;sique pour la c&#233;sarienne et hyst&#233;rectomie : Ropivaca&#239;ne 0,75% : 131,25 mg+ Morphine 2 mg &#224; la fin de l'intervention.&lt;br class='autobr' /&gt;
P&#233;ri-rachi combin&#233;e pour myomectomie et hyst&#233;rectomie avec une taille de l'ut&#233;rus en dessous de l'ombilic : Bupivaca&#239;ne 0,5% hyperbare 12,5 mg+ Fentanyl 25 &#956;g et bolus de Lidoca&#239;ne 2%, 80 mg (2 fois si n&#233;cessaire apr&#232;s 2 heures d'intervention).&lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;vention de l'hypotension li&#233;e au bloc sympathique de la rachianesth&#233;sie se faisait au moyen d'un pr&#233; remplissage avec 500 mL de Ringer Lactate, suivie d'une perfusion de 30 mg d'Eph&#233;drine dilu&#233;s dans 500 mL de Ringer Lactate, d&#233;but&#233;e imm&#233;diatement apr&#232;s la r&#233;alisation de la rachianesth&#233;sie. Les indications de p&#233;ridurale pour c&#233;sarienne ont concern&#233; les parturientes ASA IIou III dans l'&#233;tude. Le cath&#233;ter &#233;tait retir&#233; apr&#232;s l'intervention chirurgicale. En chirurgie gyn&#233;cologique, les p&#233;ridurales et les p&#233;ri- rachi combin&#233;s avaient une option anesth&#233;sique compl&#233;mentaire per op&#233;ratoire, et analg&#233;sique postop&#233;ratoire. La suite de la prise en charge post op&#233;ratoire, en termes d'&#233;valuation et de traitement de la douleur, se faisait en r&#233;animation polyvalente.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les protocoles d'analg&#233;sie p&#233;ridurale postop&#233;ratoire &#233;taient : 0,05 mL.Kg-1.H-1 de Naropeine &#224; 0,1% en continue au pousse seringue &#233;lectrique, avec 2 mg de morphine toutes les 12 heures pendant 48 heures. Un dernier bolus de 2 mg de morphine &#233;tait administr&#233; &#224; l'ablation du cath&#233;ter, &#224; la 72&#232;me heure. L'analg&#233;sie multimodale de compl&#233;ment comprenait l'administration intra veineuse de parac&#233;tamol 1 gr toutes les 6 heures, associ&#233; &#224; du k&#233;toprof&#232;ne 100 mg toutes les douze heures (sauf contre- indication).&lt;br class='autobr' /&gt;
Le retour en hospitalisation gyn&#233;cologique se faisait &#224; la 72&#232;me heure postop&#233;ratoire apr&#232;s le retrait du cath&#233;ter de p&#233;ridurale. L'analyse des donn&#233;es a &#233;t&#233; faite &#224; partir du logiciel Excel 2010.&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sultats&lt;br class='autobr' /&gt;
L'activit&#233; anesth&#233;sique du bloc op&#233;ratoire de gyn&#233;co-obst&#233;trique du CHL a enregistr&#233; 967 anesth&#233;sies durant cette p&#233;riode. Les indications chirurgicales correspondant &#224; cette activit&#233; anesth&#233;sique concernaient 766 laparotomies, 131 curetages ut&#233;rins, 70 mastectomies. Les laparotomies repr&#233;sentaient les principales indications de l'APM (tableau I).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_333 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;101&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://web-saraf.net/IMG/jpg/tableau1-31.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH91/tableau1-31-ff43d.jpg?1734745986' width='500' height='91' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-333 '&gt;&lt;strong&gt;Tableau I : Principales indications chirurgicales et anesth&#233;siques en chirurgie gyn&#233;co- obst&#233;trique
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Elles se r&#233;partissaient en 675 c&#233;sariennes (sur 6871 naissances), 39 myomectomies, 32 hyst&#233;rectomies, et 20 kystectomies. L'APM a concern&#233; 656 laparotomies (67,8% de l'activit&#233; anesth&#233;sique), parmi lesquelles on retrouvait 611 c&#233;sariennes, 23 myomectomies, 17 hyst&#233;rectomies, et 5 kystectomies. La r&#233;partition des principales laparotomies r&#233;alis&#233;es sous APM est illustr&#233;e au tableau II.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_334 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;58&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://web-saraf.net/IMG/jpg/tableau2-26.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH104/tableau2-26-b9ec2.jpg?1734745986' width='500' height='104' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-334 '&gt;&lt;strong&gt;Tableau II : Principales laparotomies r&#233;alis&#233;es sous APM
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'incidence de L'APM dans ces diff&#233;rentes indications chirurgicales &#233;tait de 93,1% pour la c&#233;sarienne, 3,5% pour les myomectomies, 2,6% pour les hyst&#233;rectomies, et 0,8% pour les kystectomies. La c&#233;sarienne repr&#233;sentait 88,1% des laparotomies totales, et 93,1% de la pratique de l'APM. Elle &#233;tait la seule indication de l'APM en urgence chez 429 parturientes (63,5%). L'incidence de l'APM dans la c&#233;sarienne en urgence &#233;tait de 69,1%. Les autres APM concernaient la chirurgie r&#233;gl&#233;e &#224; risque h&#233;morragique mod&#233;r&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
On a relev&#233; 4 &#233;checs de l'APM qui non pas &#233;t&#233; inclus dans l'&#233;tude. Le manque de drogues vaso- actives (&#233;ph&#233;drine), d'aiguilles de calibre adapt&#233; ou d'anesth&#233;sique local a &#233;t&#233; rencontr&#233; 14 fois. Il y a eu enfin 7 refus de r&#233;alisation d'APM par les patientes.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'analyse des techniques d'APM utilis&#233;es a montr&#233; la r&#233;alisation de 608 (92,6%) rachianesth&#233;sies, 9(1,4%) p&#233;ridurales, et 39 (6%) p&#233;ri-rachi combin&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toutes les anesth&#233;sies p&#233;ridurales &#233;taient r&#233;alis&#233;es par un m&#233;decin anesth&#233;siste, tandis que 74% des rachianesth&#233;sies ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es par les infirmi&#232;res anesth&#233;sistes, 20% par les internes en sp&#233;cialit&#233; d'anesth&#233;sie- r&#233;animation (DES), et 6% par les m&#233;decins anesth&#233;sistes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussions&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le service de gyn&#233;co-obst&#233;trique du centre hospitalier de Libreville est la r&#233;f&#233;rence nationale, en termes de qualit&#233; de soins. L'activit&#233; chirurgicale enregistre en moyenne 1947 interventions chirurgicales et 12 000 naissances vivantes par an. La c&#233;sarienne y repr&#233;sente 81% de l'activit&#233; chirurgicale avec 1577 cas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les pays sous &#233;quip&#233;s, la gestion de l'anesth&#233;sie privil&#233;gie l'utilisation de techniques efficaces, peu on&#233;reuses, et qui minimisent la morbidit&#233;. C'est pour ces raisons que la pratique de l'APM en chirurgie gyn&#233;co-obst&#233;trique est largement utilis&#233;e au CHL. Elle a fait l'objet de quelques travaux au Gabon [1,2, 3]. Dans le cadre de la c&#233;sarienne, l'APM est recommand&#233;e en dehors de toutes contre-indications [4]. Le choix de la technique d'APM dans ce contexte d&#233;pend du caract&#232;re urgent de l'indication chirurgicale. Lorsque la souffrance physiologique materno foetale est majeure, le recours &#224; la rachianesth&#233;sie est une solution int&#233;ressante. L'anesth&#233;sie p&#233;ridurale (APD) n'est pas indiqu&#233;e en cas d'urgence, compte tenu du retard d'installation de l'anesth&#233;sie, face &#224; l'urgence de la d&#233;livrance. Le d&#233;lai moyen qui s&#233;pare la d&#233;cision de c&#233;sarienne &#224; la d&#233;livrance doit &#234;tre r&#233;duit. Il ne devrait id&#233;alement pas exc&#233;der 30 minutes dans les conditions de l'urgence vraie [5]. La c&#233;sarienne programm&#233;e peut b&#233;n&#233;ficier aussi bien de la rachianesth&#233;sie, de la p&#233;ridurale, ou de la combinaison des deux techniques. Cette derni&#232;re a concern&#233; les parturientes &#224; haut risque anesth&#233;sique (diab&#233;tiques et dr&#233;panocytaires). Elle a permis une meilleure prise en charge de la douleur p&#233;riop&#233;ratoire.&lt;br class='autobr' /&gt;
La vulgarisation de l'accouchement sous p&#233;ridurale est encore peu repandue au Gabon. La pauvret&#233; de la culture de cette technique anesth&#233;sique limite sa pratique et sa gestion par les personnels soignants impliqu&#233;s en obst&#233;trique. L'information des parturientes est de ce fait inexistante.&lt;br class='autobr' /&gt;
La c&#233;sarienne repr&#233;sente la premi&#232;re indication de laparotomie en gyn&#233;co- obst&#233;trique au CHL (88,1% des laparotomies). Son incidence (9,8% des naissances) est inf&#233;rieure &#224; la moyenne fran&#231;aise qui se situe &#224; 20% [6]. Cette faible incidence de la c&#233;sarienne est le fait, du d&#233;ficit en ressources humaines, et du faible niveau du plateau technique en salle de travail pour la surveillance de l'accouchement. Cette situation est &#224; l'origine des indications intempestives ou inappropri&#233;es de c&#233;sariennes, bas&#233;es sur l'appr&#233;ciation clinique de l'&#233;volution du travail dans les h&#244;pitaux sous &#233;quip&#233;s[7, 8,9].&lt;br class='autobr' /&gt;
L'incidence &#233;lev&#233;e de la c&#233;sarienne en urgence (63,5%) dans la pr&#233;sente &#233;tude s'explique &#233;galement par le caract&#232;re intempestif des indications chirurgicales, comparativement &#224; l'enqu&#234;te fran&#231;aise qui ne retrouve que 50% [10]. La possibilit&#233; de r&#233;alisation d'une APM chez ces parturientes pourrait faire discuter non seulement le caract&#232;re urgent de la c&#233;sarienne, mais &#233;galement l'indication chirurgicale elle m&#234;me. Toutefois, l'anesth&#233;sie p&#233;ridurale reste sous utilis&#233;e dans la c&#233;sarienne au CHL (1,2%) qu'en France o&#249; Chassard retrouve une incidence de 95% [11]. Par ailleurs, l'APD analg&#233;sique ne se pratique pas en obst&#233;trique au CHL, tandis que plus de 60% des femmes qui accouchent en France le font sous p&#233;ridurale analg&#233;sique. Ces observations mettent en &#233;vidence la marge de progression encore &#224; suivre. La principale explication &#224; cette faible pratique de l'APD est le d&#233;ficit en ressources humaines. L'activit&#233; anesth&#233;sique est assur&#233;e par deux m&#233;decins anesth&#233;siste- r&#233;animateurs, et dix infirmi&#232;res anesth&#233;sistes dipl&#244;m&#233;es d'&#233;tat. Cette situation explique l'enthousiasme observ&#233; dans la pratique de la rachianesth&#233;sie dont l'apprentissage est simple.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parmi les explications, on rel&#232;ve &#233;galement les ruptures ou l'absence de renouvellement des stocks d'aiguilles et de drogues n&#233;cessaires &#224; la r&#233;alisation d'une APD, le manque de mat&#233;riels pour perfusion continue, ou de surveillance des param&#232;tres vitaux. Il y a enfin le niveau de formation des personnels soignants qui n'est pas adapt&#233; &#224; ces pratiques anesth&#233;siques.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'apprentissage de l'APD exige la connaissance de l'anatomie du rachis, pr&#233;alable &#224; l'acquisition d'une expertise technique permettant la d&#233;tection de l'espace p&#233;ridurale. La physiologie de la femme enceinte et la pharmacologie des drogues anesth&#233;siques inject&#233;es dans cet espace doivent &#234;tre &#233;galement ma&#238;tris&#233;es par l'op&#233;rateur. Ces raisons expliquent l'exclusivit&#233; de l'enseignement de l'APD aux m&#233;decins anesth&#233;sistes. La faible d&#233;mographie m&#233;dicale et l'inhomog&#233;n&#233;it&#233; des niveaux de formation de ces praticiens rendent la pratique de l'APD op&#233;rateur d&#233;pendant. Le choix de la technique d'APM se porte assez facilement sur la rachianesth&#233;sie. Par ailleurs, la culture m&#233;dicale aux patientes et aux parturientes est faible, cela complique souvent la compr&#233;hension, et partant l'acceptation de la p&#233;ridurale.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pratique actuelle de l'APM dans la c&#233;sarienne est stable depuis plusieurs ann&#233;es.Elle est sup&#233;rieure &#224; celle de la s&#233;rie de Sima Zu&#233; [2], et de Kaboro [12] qui retrouvaient des incidences respectives de 10,3% et 3,6%. Malgr&#233; la faible incidence de l'APD en obst&#233;trique, la pratique de l'APM est assez int&#233;ressante en gyn&#233;co- obst&#233;trique au CHL avec 85,6% des laparotomies r&#233;alis&#233;es sous APM. La faible pratique de l'APD r&#233;duit les indications de l'APM en chirurgie gyn&#233;co- obst&#233;trique. Avec 9 APD et 39 p&#233;ri- rachi combin&#233;es, soit 48 r&#233;alisations sur 766 laparotomies, l'incidence de l'APD est de 6,3% sur 7 mois. L'exp&#233;rience du CHL est encourageante, puisqu'elle est assez proche de celle de Diallo &#224; Bamako avec 46,7% des laparotomies gyn&#233;cologiques r&#233;alis&#233;es sous APD en 6 ans [13], correspondant &#224; une incidence de 7,8% de laparotomies sous APD par an. Ce qui revient math&#233;matiquement &#224; une incidence de 4,5% sur 7 mois.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'extension de l'APM aux autres indications de laparotomies gyn&#233;cologiques d&#233;coule de l'efficacit&#233; de l'APM en chirurgie sous ombilicale. Pour des raisons &#233;conomiques et de s&#233;curit&#233; anesth&#233;sique, dans un pays sous &#233;quip&#233;, et pauvre en ressources humaines, il parait opportun d'&#233;tendre et de vulgariser la pratique de l'APM.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pr&#232;s de 7 interventions chirurgicales sur 10 sont r&#233;alis&#233;es sous APM en gyn&#233;co- obst&#233;trique au CHL. La pauvret&#233; en ressources humaines, et la faiblesse du plateau technique r&#233;duisent la pratique de l'APM &#224; la r&#233;alisation quasi exclusive de la rachianesth&#233;sie. La formation des personnels soignants et l'am&#233;lioration du plateau technique changerait les pratiques et augmenterait l'incidence de l'APM en chirurgie gyn&#233;co- obst&#233;trique au CHL&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;1. Ngaka Nsafu D, Nzoghe Nguema P, Matsi&#233;gui P.B. Analg&#233;sie&lt;br class='autobr' /&gt;
postop&#233;ratoire par injection p&#233;ridurale de K&#233;toprof&#232;ne. Rev. Afri. Anesth. Med.&lt;br class='autobr' /&gt;
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2. Sima Zu&#233; A, M&#233;y&#233; J F, Ma&#239;ga M. Plaidoyer pour la pratique en milieu&lt;br class='autobr' /&gt;
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2003, vol.50, n&#176;8-9, pp. 367- 70.&lt;br class='autobr' /&gt;
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12. Diallo A, Doumbia D, Coulibaly Y, Sissoko F, Cisse C, Yena S et coll.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pratique de l'anesth&#233;sie p&#233;ridurale au Mali : &#224; propos de 1780 cas.&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#233;d. d'Afr. Noire : 2000 ; 47 : 500- 04.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Rev. Afr. Anesth. M&#233;d.Urg.Tome 17. N&#176;3-2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Difficult&#233;s th&#233;rapeutiques au d&#233;cours d'une cure chirurgicale de st&#233;nose du pylore li&#233;es &#224; une tuberculose abdominale</title>
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		<dc:date>2012-01-13T21:41:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 14 - Diop M --&gt; Diop M , 42 - Akere Etoure Bilounga Z --&gt; Akere Etoure Bilounga Z , 125 - Cisse M --&gt; Cisse M , 126 - Leye A --&gt; Leye A , 127 - Toure PS --&gt; Toure PS , 128 - Ka Mm --&gt; Ka Mm</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; : &lt;br class='autobr' /&gt;
[(La tuberculose extra-pulmonaire n'est pas rare dans nos r&#233;gions (Afrique de l'Ouest). Cependant certaines de ses localisations sont inhabituelles et source de retard diagnostique. Ainsi une obstruction du gr&#234;le d'origine tuberculeuse est parfois diagnostiqu&#233;e en per op&#233;ratoire [1]. Et cette localisation peut assombrir le pronostic. &lt;br class='autobr' /&gt;
La chirurgie a donc sa place dans la prise en charge de la tuberculose abdominale. Nous rapportons un cas de st&#233;nose pyloro-duod&#233;nale dans un (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-16-no3-2011-.html" rel="directory"&gt;Tome 16 n&#176;3 - 2011&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;La tuberculose extra-pulmonaire n'est pas rare dans nos r&#233;gions (Afrique de l'Ouest). Cependant certaines de ses localisations sont inhabituelles et source de retard diagnostique. Ainsi une obstruction du gr&#234;le d'origine tuberculeuse est parfois diagnostiqu&#233;e en per op&#233;ratoire [1]. Et cette localisation peut assombrir le pronostic.
&lt;p&gt;La chirurgie a donc sa place dans la prise en charge de la tuberculose abdominale. Nous rapportons un cas de st&#233;nose pyloro-duod&#233;nale dans un contexte d'alt&#233;ration de l'&#233;tat g&#233;n&#233;ral associ&#233;e &#224; une ascite exsudative et survenant chez un jeune s&#233;n&#233;galais de 46ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exploration du tableau clinique a men&#233; &#224; une forte suspicion de tuberculose p&#233;riton&#233;ale. La laparotomie avec diff&#233;rentes biopsies du p&#233;ritoine ont permis de confirmer le diagnostic et de lever la st&#233;nose. Elles ont objectiv&#233; des granulomes g&#233;ants et une n&#233;crose cas&#233;iforme en conformit&#233; avec une tuberculose. Le tableau clinique &#233;tait grev&#233; de troubles ioniques s&#233;v&#232;res secondaires aux vomissements chroniques li&#233;s &#224; l'obstacle digestif. La prise en charge de cette complication a connu des difficult&#233;s ayant entrain&#233; le d&#233;c&#232;s du patient. Ce cas nous a permis de rappeler la possibilit&#233; de gu&#233;rison par un traitement m&#233;dico-chirurgical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mots cl&#233;s&lt;/strong&gt; : St&#233;nose duod&#233;nale, traitement m&#233;dico-chirurgie, tuberculose&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Summary&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Survey of tuberculosis out of lung is frequently described in our countries (West Africa). However unusual aspects of this disease are source of dilay diagnosis. So, duodenal obstruction due to tuberculosis is sometimes diagnosed per operating [1]. This could darken prognosis among some patients.
&lt;p&gt;Surgical perspective has dominating place for care of such cases. We report a case of duodenal stenosis in a context of change of the general state with exudative peritoneal effusion at a forty-six-year-old Senegalese. &lt;br class='autobr' /&gt;
Despite Bacteriological proof, global evolution leads to strong suspicion of peritoneal tuberculosis. Laparotomy with biopsies leads to set up diagnosis of tuberculosis and raise duodenal obstruction. Indeed histological examination showed giants granulomas and caseous necrosis.&lt;br class='autobr' /&gt;
Because of chronic vomits secondary to digestive stenosis, ionic disorders were fatal for the patient. A difficulty occurs during care of this complication and leads regrettably to death.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This present case allowed us to remind possibility of cure by both medical and surgical treatment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Keywords&lt;/strong&gt; : Duodenal stenosis-medico-surgical-treatment-tuberculosis&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Auteur correspondant : Email : &lt;a href=&#034;#maxmadoky#mc#hotmail.com#&#034; title=&#034;maxmadoky..&#229;t..hotmail.com&#034; onclick=&#034;location.href=mc_lancerlien('maxmadoky','hotmail.com'); return false;&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;maxmadoky&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;hotmail.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La tuberculose demeure une maladie infectieuse, end&#233;mo-&#233;pid&#233;mique. Ses formes extra pulmonaires ne sont pas rares mais difficiles &#224; diagnostiquer t&#244;t. Parmi elles, la localisation abdominale avec st&#233;nose pyloroduod&#233;nale a &#233;t&#233; d&#233;crite. Et la chirurgie a une place de choix dans le traitement de cette forme. [1, 2].Nous rapportons un cas de st&#233;nose pyloroduod&#233;nale qui a r&#233;v&#233;l&#233; une tuberculose abdominale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Observation :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 20 Mars 2011 monsieur A F, 46ans &#233;tait admis dans le service de chirurgie visc&#233;rale de l'h&#244;pital Le Dantec pour une laparotomie exploratrice &#224; vis&#233;e diagnostique et th&#233;rapeutique. Transf&#233;r&#233; du service de M&#233;decine de l'h&#244;pital r&#233;gional de Thi&#232;s o&#249; il &#233;tait pour une alt&#233;ration de l'&#233;tat g&#233;n&#233;ral et subf&#233;brile, le tableau clinique &#233;voluait depuis 2 mois avec des vomissements post prandiaux faisant &#233;voquer un ulc&#232;re gastroduod&#233;nal. Il s&#233;journait depuis 15 jours &#224; l'h&#244;pital r&#233;gional de Thi&#232;s pour une dyspepsie douloureuse ancienne avec ascite de grande abondance et une d&#233;shydratation globale.Le reste de l'examen clinique &#233;tait sans particularit&#233;s. Le bilan biologique effectu&#233; dans cet h&#244;pital montrait une hyperleucocytose mod&#233;r&#233;e &#224; 11000 Globules blancs avec une formule normale ; une fonction h&#233;patique normale avec notamment un taux de Prothrombine &#224; 100%, et des transaminases &#224; des taux normaux. On notait &#233;galement l'absence d'Antig&#232;ne Hbs &#224; la s&#233;rologie, de m&#234;me que l'absence d'anticorps anti-VIH. La glyc&#233;mie &#233;tait normale &#224; 0,80g /L. La fonction r&#233;nale &#233;tait normale avec une cr&#233;atinin&#233;mie &#224; 12 mg/L. L'ionogramme sanguin montrait une hypokali&#233;mie &#224; 3mmol/L et une hyponatr&#233;mie &#224; 130mmol/L. Le liquide d'ascite &#233;tait exsudative avec 35g/l de prot&#233;ines. La fibroscopie &#339;sogastroduod&#233;nale avec biopsies montrait une st&#233;nose pyloroduod&#233;nale infranchissable (figure1).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_91 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;66&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L302xH229/figure_1-54ed6.jpg?1734726468' width='302' height='229' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-91 '&gt;&lt;strong&gt;Figure 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-91 '&gt;St&#233;nose pyloroduod&#233;nale infranchissable par l'endoscope
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'examen histologique montrait un aspect de pangastrite chronique atrophiante sans signe de malignit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;chographie et la tomodensitom&#233;trie abdomino-pelviennes montraient une ascite de grande abondance sans dysmorphie h&#233;patique, ad&#233;nopathies ou processus tissulaire suspect de n&#233;oformation. L'hypoth&#232;se d'une tuberculose p&#233;riton&#233;ale est alors &#233;voqu&#233;e devant une habitude de consommation de lait de vache non pasteuris&#233; connu comme r&#233;servoir de mycobact&#233;rium bovis. Egalement, le patient n'&#233;tait pas vaccin&#233; au BCG (Bacille de Calmette Gu&#233;rin). Devant ce tableau, le patient est transf&#233;r&#233; dans un service de chirurgie digestive. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les examens biologiques effectu&#233;s &#224; l'h&#244;pital Le Dantec montraient une absence de bacilles de Koch &#224; l'examen des crachats, une alt&#233;ration de la fonction r&#233;nale avec une cr&#233;atin&#233;mie &#224; 52 mg/l. Les troubles ioniques &#233;taient &#233;galement plus s&#233;v&#232;res &#224; type d'hyponatr&#233;mie &#224; 123mmo/l, et d'hypokali&#233;mie &#224; 2.6mmol/l. Ceci a motiv&#233; son admission en r&#233;animation. Apr&#232;s r&#233;&#233;quilibration hydro-&#233;lectrolytique, une laparotomie exploratrice a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e le 08 avril 2011. L'exploration chirurgicale a montr&#233; un blindage de l'abdomen avec des anses digestives &#233;paissies, si&#232;ge par endroits de t&#226;ches noir&#226;tres et fix&#233;es entre elles. Cet aspect de p&#233;ritonite plastique sugg&#233;rait la possibilit&#233; d'une tuberculose ou d'une carcinose p&#233;riton&#233;ales (figure2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#226;ches noir&#226;tres au niveau des anses&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_92 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L435xH312/figure_2-3ddd2.jpg?1734726468' width='435' height='312' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On notait aussi une ascite exsudative de grande abondance. Apr&#232;s avoir r&#233;alis&#233; une gastrotomie,la st&#233;nose pyloroduod&#233;nale d&#233;crite &#224; l'endoscopie &#233;tait objectiv&#233;e. Ainsi, elle a &#233;t&#233; dilat&#233;e au doigt (pyloroclasie). Cet acte &#233;tait suivi de la confection d'une gastrotomie &#224; l'aide d'une sonde de Foley n&#176;22 pass&#233;e au travers du pylore. Il n'y avait aucune possibilit&#233; de dissection des anses digestives. Une biopsie du grand &#233;piploon &#233;paissi a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e. L'examen histologique ne montrait toujours pas de signes de malignit&#233; mais quelques granulomes g&#233;ants avec beaucoup de zones de n&#233;crose cas&#233;iforme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En per op&#233;ratoire, le patient a pr&#233;sent&#233; une instabilit&#233; h&#233;modynamique corrig&#233;e par le remplissage et un bolus d'&#233;ph&#233;drine. Il a &#233;t&#233; r&#233;admis en r&#233;animation en post op&#233;ratoire. Au 5&#232;me jour suivant l'intervention, son transit avait repris. Cependant les troubles ioniques &#233;taient persistants. Un traitement antituberculeux a &#233;t&#233; d&#233;but&#233; le 13 avril 2011 (protocole RHZE : Rifampicine Isoniazide Pyrazinamide Ethambutol). Au 8&#232;me jour post op&#233;ratoire, le patient a arrach&#233; son cath&#233;ter central, remplac&#233; par une voie p&#233;riph&#233;rique en attendant la disponibilit&#233; d'un kit de voie centrale. Le patient est d&#233;c&#233;d&#233; le 17 avril 2011 dans ce contexte d'alt&#233;ration de l'&#233;tat g&#233;n&#233;ral et de troubles hydro-&#233;lectrolytiques.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussions :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La tuberculose est une maladie infectieuse, end&#233;mo-&#233;pid&#233;mique. Elle pose encore un probl&#232;me de sant&#233; publique. [2]Les formes extra pulmonaires sont de plus en plus rencontr&#233;es et repr&#233;sentent 15 &#224; 30% des tuberculoses dans le monde [3]. La difficult&#233; &#224; &#233;tablir le diagnostic de TEP (Tuberculose Extra Pulmonaire) peut amener les praticiens &#224; initier son traitement de fa&#231;on empirique [4]. Cette difficult&#233; a aussi pour cons&#233;quence un long d&#233;lai de prise en charge. Ce temps d'errance diagnostique est estim&#233; &#224; 3 mois en moyenne par certains auteurs. [5]&lt;br class='autobr' /&gt;
Le contage tuberculeux et l'absence de vaccination restent des &#233;l&#233;ments de pr&#233;somption tr&#232;s utiles au diagnostic &#233;tiologique. [6] Notre patient avait dans ses ant&#233;c&#233;dents une notion de consommation de lait de vache non pasteuris&#233; r&#233;servoir de mycobacterium bovis. Il n'avait pas &#233;t&#233; vaccin&#233; non plus contre la tuberculose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les facteurs de risque identifi&#233;s de TEP sont : le Diab&#232;te, l'&#233;thylisme chronique ; les maladies immunosuppressives telle que VIH ou les traitements immunosuppresseurs. Le patient n'en avait aucun et &#233;tait immunocomp&#233;tent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tuberculose p&#233;riton&#233;ale est fr&#233;quente au S&#233;n&#233;gal et se manifeste le plus souvent par une ascite exsudative comme c'est le cas chez notre patient [7]. Une obstruction du gr&#234;le proximal due &#224; une atteinte tuberculeuse de la r&#233;gion gastroduod&#233;nale est &#233;galement rapport&#233;e jusqu'&#224; 61% dans certaines s&#233;ries. Cette st&#233;nose peut aussi &#234;tre d'origine extrins&#232;que.Ainsi, une st&#233;nose pyloroduod&#233;nale avait r&#233;v&#233;l&#233; une tuberculose ganglionnaire comprimant le duod&#233;num chez un jeune s&#233;n&#233;galais de 18ans. Toutefois, ce mode de pr&#233;sentation inhabituelle serait toujours li&#233; &#224; un retard diagnostic et curable par prise en charge m&#233;dicale ou m&#233;dico-chirurgicale [8,9]. Cependant, elle est rare chez le sujet immunocomp&#233;tent et lorsque la r&#233;gion pyloro-duod&#233;nale est int&#233;ress&#233;e le diagnostic pr&#233;op&#233;ratoire est difficile &#224; &#233;tablir [3,9]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces deux faits &#233;taient r&#233;unis chez notre patient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acharnement &#233;tait justifi&#233; puisque le traitement m&#233;dical &#233;tait accessible et la gu&#233;rison possible. Malheureusement la pr&#233;sentation atypique de ce cas retarde le plus souvent une prise en charge efficiente [1].La chirurgie a une place pr&#233;pond&#233;rante dans ces cas d'obstacle. Elle permet une biopsie cibl&#233;e sur des l&#233;sions massives, ensuite la gastroent&#233;roanastomose est l'acte le plus souvent pratiqu&#233;e [8]. Chez notre patient nous avons effectu&#233; une laparotomie exploratrice avec biopsie effectu&#233;e lors de l'acte. L'obstacle digestif a &#233;t&#233; lev&#233; par pyloroclasie permettant de d&#233;buter le traitement sp&#233;cifique.La tuberculose extrapulmonaire au niveau de la r&#233;gion pyloroduod&#233;nale et son &#233;volution fulgurante doivent faire envisager un diagnostic pr&#233;coce et avec diligence. Pour ce faire, la d&#233;marche s'appuiera d'abord sur des arguments de pr&#233;somption orientant vers cette maladie. Ensuite les causes habituelles de st&#233;nose haute seront &#233;limin&#233;es telles l'ulc&#232;re chronique et le carcinome gastrique [1]. Chez notre malade les troubles hydro &#233;lectrolytiques li&#233;s &#224; la st&#233;nose et l'errance diagnostique ont contribu&#233; &#224; retarder la laparotomie et la prise en charge efficiente de la maladie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La localisation abdominale de la tuberculose associ&#233;e &#224; une st&#233;nose duod&#233;nale peut survenir. Mais leur pr&#233;sence exige un diagnostic pr&#233;coce et diligent. La gu&#233;rison est &#224; ce prix. La collaboration m&#233;dico-chirurgicale reste un atout n&#233;cessaire dans ce cas pour une bonne prise en charge.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;f&#233;rence :&lt;/h3&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Ko CY, Schmit PJ, Petrie B, Thompson JE. Abdominal tuberculosis : The surgical Perspective Am Surg1996 ; 62 : 865-8.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Aubry P, Kamanfu G, MILIKA-KABENNAN et al.La tuberculose &#224; l'heure du SIDA en Afrique sub-saharienne. Exp&#233;rience d'un pays d'Afrique Central : Le Burundi. Med. Trop, 1994 ; 54 : 67-74&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Lacut J.Y, Dupont M, Paty M C. Tuberculoses extra-pulmonaires : revue et possibilit&#233;s de diminution des d&#233;lais d'intervention th&#233;rapeutique. Medecine et Maladies Infectieuses 1995 ; 25 : 304-320 Marjorie P. Gomden, olenarasipur P.Vikram Medecin Fam Am. 2005 ; 72 : 1761 - 1768&lt;/li&gt;&lt;li&gt; FAIN Olivier. Tuberculose extrathoracique Rev Prat 2002 ;52 : 2127-32.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sefiani S, Regragui A, Zouaida F, Laraki L et al. Place de l'anatomie pathologique dans le diagnostic de la tuberculose Med Maghreb, 2001 ;87 : 29-32.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Fall F, Ndiaye A, Ndiaye B et al. La tuberculose p&#233;riton&#233;ale : &#233;tude r&#233;trospective de 61 cas &#224; l'h&#244;pital principal de Dakar.Jour Afr d'HGE 2010 ; 1 : 38-43. Le Gouvernement du Yukon Rao, Pande GK, Sahni P, Chattopadhyay TK. Gastroduodenaltuberculosis management guidelines, based on a large experience and a review of the literature Can J Surg. 2004 ; 47 : 364-8.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Pouye A, Dia D, Ka MM et al. Tuberculose ganglio-cutan&#233;e r&#233;v&#233;l&#233;e par une st&#233;nose pyloroduod&#233;nale Dakar Med .2000 ; 45 : 196-8.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La transfusion sanguine en urgence dans une maternit&#233; isol&#233;e de Libreville (Gabon) de 2000 &#224; 2009</title>
		<link>https://web-saraf.net/La-transfusion-sanguine-en-urgence.html</link>
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		<dc:date>2011-07-27T14:28:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 39 - Sima Zu&#233; Adrien --&gt; Sima Zu&#233; Adrien , 40 - Bang Ntamack JA --&gt; Bang Ntamack JA , 41 - Mandji Lawson JM --&gt; Mandji Lawson JM , 42 - Akere Etoure Bilounga Z --&gt; Akere Etoure Bilounga Z , 43 - Eya'ama Mv&#233; R --&gt; Eya'ama Mv&#233; R</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Correspondance simazuesima chez yahoo.fr R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Objectif : &#233;valuer la pratique transfusionnelle en urgence &#224; la maternit&#233; Jos&#233;phine Bongo (MJB). &lt;br class='autobr' /&gt;
Patientes et M&#233;thodes : L'&#233;tude a &#233;t&#233; &#224; la fois r&#233;trospective et prospective. Toutes les patientes n&#233;cessitant une transfusion sanguine en urgence entre le 1er janvier 2000 et le 31 d&#233;cembre 2009 &#224; la (MJB) ont &#233;t&#233; incluses. S'agissant de l'&#233;tude r&#233;trospective, les param&#232;tres &#233;tudi&#233;s ont &#233;t&#233; les suivants : la fr&#233;quence des transfusions, l'&#226;ge (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-16-no1-2011-.html" rel="directory"&gt;Tome 16 n&#176;1 - 2011&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Correspondance &lt;a href=&#034;#simazuesima#mc#yahoo.fr#&#034; title=&#034;simazuesima..&#229;t..yahoo.fr&#034; onclick=&#034;location.href=mc_lancerlien('simazuesima','yahoo.fr'); return false;&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;simazuesima&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;R&#233;sum&#233;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Objectif&lt;/strong&gt; : &#233;valuer la pratique transfusionnelle en urgence &#224; la maternit&#233; Jos&#233;phine Bongo (MJB).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Patientes et M&#233;thodes &lt;/strong&gt; : L'&#233;tude a &#233;t&#233; &#224; la fois r&#233;trospective et prospective. Toutes les patientes n&#233;cessitant une transfusion sanguine en urgence entre le 1er janvier 2000 et le 31 d&#233;cembre 2009 &#224; la (MJB) ont &#233;t&#233; incluses. S'agissant de l'&#233;tude r&#233;trospective, les param&#232;tres &#233;tudi&#233;s ont &#233;t&#233; les suivants : la fr&#233;quence des transfusions, l'&#226;ge des patientes, les signes cliniques et biologiques, les groupes sanguins, les causes d'h&#233;morragies, la prise en charge, les accidents et enfin la mortalit&#233; en rapport avec la non disponibilit&#233; des produits sanguins. Au niveau de l'&#233;tude prospective, nous avons &#233;tudi&#233; les d&#233;lais de transfusion, c'est - &#224; - dire les temps &#233;coul&#233;s entre la d&#233;cision de transfuser et l'administration de la premi&#232;re poche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sultats&lt;/strong&gt; : sur les 450 patientes dont l'&#233;tat n&#233;cessitait une transfusion sanguine, 148 l'ont re&#231;ue soit 32,9 %. L'&#226;ge moyen des patientes &#233;tait de 26,5 &#177; 6 ans. La tachycardie &#233;tait pr&#233;sente dans 74,3% des cas. Le taux moyen d'h&#233;moglobine &#233;tait de 5,6 &#177; 1 g/dl Le groupe sanguin O positif a &#233;t&#233; le plus fr&#233;quent. La grossesse extra-ut&#233;rine a &#233;t&#233; la 1&#232;re cause d'h&#233;morragie (50 %). La prise en charge a associ&#233; traitement &#233;tiologique, r&#233;animation cardio-circulatoire et transfusion de globules rouges et de plasma frais congel&#233;. Un seul cas d'allergie a &#233;t&#233; not&#233;. La mortalit&#233; en rapport avec la non disponibilit&#233; des produits sanguins a &#233;t&#233; de 4 %. Le d&#233;lai moyen de transfusion a &#233;t&#233; de 262 &#177; 106 minutes soit 4 heures et 22 minutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; : Il ressort de notre &#233;tude que la MJB re&#231;oit un grand nombre d'urgences n&#233;cessitant une transfusion sanguine qu'elle n'est pas en mesure d'assumer convenablement. Cette situation est responsable d'une mortalit&#233; importante. La cr&#233;ation d'une mini-banque de sang s'impose donc dans cette structure &#233;loign&#233;e du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mots cl&#233;s&lt;/strong&gt; : urgences h&#233;morragiques obst&#233;tricales, transfusion sanguine, mortalit&#233; maternelle.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Abstract
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Objective&lt;/strong&gt; : The aim of this study was to evaluate emergency blood transfusion practice in an isolated maternity of Libreville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Patients and Methods&lt;/strong&gt; : The study was both retrospective and prospective. All the patients who required an emergency blood transfusion over the period between 1st January 2000 and 31 December 2009 at the Josephine Bongo maternity were included. As a retrospective study, the studied parameters included the following : frequency of the transfusions, age of the patients, clinical and biological signs, blood groups, and causes of the haemorrhages, management accidents and finally mortality due to the unavailability of blood products. As a prospective study, we studied the time of the transfusion, i.e. the elapsed time between the decision of blood transfusion and the administration of the first blood pack.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Results&lt;/strong&gt; : the frequency of blood transfusion was 32,9 %. The average age of the patients was 26,5 &#177; 6 years. Tachycardia occurred in 74,3% of the cases. The average haemoglobin rate was of 5,6 &#177; 1 g/dl. The O positive blood type was the most commonly used. Ectopic pregnancy was the leading cause of haemorrhages (50%). The cure combined aetiological treatment, cardio-circulatory reanimation and transfusion of erythrocytes and fresh frozen plasma. There was a single case of allergy. Mortality in relation to the unavailability of blood products was of 4%. The average limit time of transfusion was of 262 &#177; 106 minutes that is to say 4 hours and 22 minutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; : It emerges from our study that the Josephine Bongo maternity receives a great number of emergency cases requiring a blood transfusion that it cannot take on properly. This situation is responsible of a high mortality. The setting up of a mini blood bank is compelling in that structure isolated from the national blood transfusion centre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Keywords : obstetrical hemorrhagic emergencies, blood transfusion, maternal mortality.&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La transfusion sanguine est un acte consistant &#224; injecter &#224; un sujet, dit receveur, par voie intraveineuse du sang (ou des d&#233;riv&#233;s sanguins) pr&#233;lev&#233;s chez un autre sujet appel&#233; donneur. Au cours de ces derni&#232;res d&#233;cennies, cette transfusion sanguine a connu un d&#233;veloppement important b&#233;n&#233;fique pour la chirurgie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si dans les pays d&#233;velopp&#233;s cette th&#233;rapeutique s'est beaucoup am&#233;lior&#233;e, elle reste &#224; optimiser dans les pays en voie de d&#233;veloppement, notamment ceux de l'Afrique au sud du Sahara. En effet, dans ces pays, la transfusion sanguine pose un probl&#232;me de sant&#233; publique en rapport avec la p&#233;nurie des produits sanguins. En obst&#233;trique, cette p&#233;nurie permet de comprendre pourquoi les h&#233;morragies obst&#233;tricales font partie des principales causes de mortalit&#233; maternelle [1, 2].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La maternit&#233; Jos&#233;phine Bongo (MJB) est situ&#233;e dans la banlieue sud de Libreville (Gabon), loin du Centre National de Transfusion Sanguine et elle n'est pas dot&#233;e d'une banque de sang. Le but de ce travail a &#233;t&#233; d'&#233;valuer la pratique transfusionnelle au niveau de cette structure dans le contexte d'urgence.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Patientes et m&#233;thodes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous avons men&#233; une &#233;tude r&#233;trospective par l'analyse des dossiers d'anesth&#233;sie, de chirurgie et des carnets de bons de transfusion des patientes enregistr&#233;es entre le 1er janvier 2000 et le 30 avril 2009. Toutes les patientes admises &#224; la MJB au cours de cette p&#233;riode et ayant pr&#233;sent&#233; une indication de transfusion sanguine en urgence ont &#233;t&#233; incluses dans cette &#233;tude. De mani&#232;re prospective, nous avons, du 1er mai au 31 ao&#251;t 2009, &#233;valu&#233; le temps &#233;coul&#233; entre la d&#233;cision de transfuser et l'administration de la premi&#232;re poche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fr&#233;quence des transfusions, l'&#226;ge des patientes, les signes cliniques et biologiques, les groupes sanguins, les causes d'h&#233;morragies, la prise en charge, les accidents et enfin la mortalit&#233; sont des variables que nous avons exploit&#233;es. Les signes cliniques recueillis &#233;taient ceux de l'an&#233;mie et d'hypovol&#233;mie. L'an&#233;mie se traduisait par la p&#226;leur conjonctivale et l'hypovol&#233;mie par l'alt&#233;ration des constantes h&#233;modynamiques (tachycardie, hypotension art&#233;rielle). Les signes biologiques comportaient la diminution des taux d'h&#233;moglobine et d'h&#233;matocrite.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Durant la p&#233;riode d'&#233;tude, 450 patientes pr&#233;sentant une urgence h&#233;morragique avec indications de transfusion ont &#233;t&#233; trait&#233;es &#224; la maternit&#233; Jos&#233;phine Bongo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cent quarante-huit (32,9 %) ont pu b&#233;n&#233;ficier d'une transfusion sanguine. L'&#226;ge moyen des patientes &#233;tait de 26,5 &#177; 6 ans avec des extr&#234;mes de 14 et 42 ans. La tachycardie et la p&#226;leur ont &#233;t&#233; les signes cliniques les plus retrouv&#233;s avec des fr&#233;quences respectives de 74,3% et 62,2% (tableau I).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau I : Signes cliniques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Signes cliniques&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;n&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; %&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Signes fonctionnels&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Soif&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;40&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;27&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Obnubilation&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;10&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;6,7&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Signes g&#233;n&#233;raux&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;P&#226;leur&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;98&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;62,2&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Hypotension art&#233;rielle&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;76&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;51,3&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Tachycardie&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;110&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;74,3&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Polypn&#233;e&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;37&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;25&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Oligurie&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3,4&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Signes physiques&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Extr&#233;mit&#233;s froides&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;43&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;29&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Le groupe sanguin majoritaire &#233;tait le groupe sanguin O Rh&#233;sus positif. La r&#233;partition des patientes transfus&#233;es en fonction du groupe sanguin et du facteur rh&#233;sus est donn&#233;e par le tableau II.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau II : R&#233;partition des patientes transfus&#233;es en fonction du groupe sanguin et du facteur Rh&#233;sus&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Groupe Sanguin&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Rh&#233;sus positif&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Rh&#233;sus n&#233;gatif&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;n (%)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;n (%)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;A&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;25 (16,7 %)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1(0,8 %)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;B&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;32 (21,6 %)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1(0,7 %)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;AB&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;4 (2,7 %)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0 (0 %)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;O&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;83 (56,1 %)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2 (2,9 %)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Les taux moyens d'h&#233;moglobine et d'h&#233;matocrite &#233;taient respectivement de 5,60 &#177; 1,30 g/dl (extr&#234;mes : 3 et 7g/dl) et de 16,9 &#177; 3,4% (extr&#234;mes : 9 et 27%). Les grossesses extra ut&#233;rines venaient en premi&#232;re position des urgences h&#233;morragiques avec 74 cas (50%), suivies des h&#233;morragies du post-partum imm&#233;diat (r&#233;tention placentaire, atonie ut&#233;rine, d&#233;chirure du col et du vagin) et des avortements dans les proportions respectives de 16,2% et 14,2%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au plan th&#233;rapeutique, 224 poches de produits sanguins dont 217 (96, 8 %) pour les concentr&#233;s &#233;rythrocytaires et 7 (3, 1 %) pour le plasma frais congel&#233; ont &#233;t&#233; utilis&#233;es. La consommation moyenne par patient en concentr&#233;s &#233;rythrocytaires a &#233;t&#233; de 1,47 &#177; 0,6 poches (extr&#234;mes : 1 et 4 poches) et la consommation moyenne en plasma frais congel&#233; de 1,4 &#177; 0,5 poches (extr&#234;mes : 1 et 4 poches).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La salpingectomie a &#233;t&#233; l'acte chirurgical le plus pratiqu&#233; avec 74 cas soit 50%. Nous avons regroup&#233; les d&#233;livrances artificielles et les r&#233;visions ut&#233;rines sous le terme de man&#339;uvres endo-ut&#233;rines. Elles &#233;taient r&#233;parties en 12 cas (8 %) de d&#233;livrance artificielle et 5 cas (3, 4 %) de r&#233;vision ut&#233;rine (tableau III).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau III : Actes chirurgicaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Interventions&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;n&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; %&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Hyst&#233;rectomie&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;5,4&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;C&#233;sarienne&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;22&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;14,8&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Salpingectomie&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;74&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;50&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Curetage h&#233;mostatique&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;21&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;14,2&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;R&#233;paration des D&#233;chirures col/vagin&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;4&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Man&#339;uvres endo-ut&#233;rines&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;17&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;11,4&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Total&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;148&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;100&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;S'agissant des complications, un cas (0,7%) d'allergie apr&#232;s transfusion de globules rouges a &#233;t&#233; observ&#233;. Six d&#233;c&#232;s maternels (4%) ont &#233;t&#233; enregistr&#233;s par manque de produit sanguin. Les pathologies &#224; l'origine des h&#233;morragies responsables des d&#233;c&#232;s sont pr&#233;cis&#233;es dans le tableau IV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau IV : Pathologies responsables des h&#233;morragies mortelles &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Pathologies&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Nombre de d&#233;c&#232;s (n)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; %&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Rupture ut&#233;rine&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;50&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;HRP&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;33,3&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;H&#233;morragie de La d&#233;livrance&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;16,7&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Total&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;100&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;HRP : H&#233;matome r&#233;tro-placentaire&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du 1er mai au 31 ao&#251;t 2008, 19 patientes ont fait l'objet d'une &#233;valuation des d&#233;lais de transfusion. Le d&#233;lai moyen de la transfusion de la premi&#232;re poche &#233;tait de 262,7 &#177; 106 minutes (04 h 22 &#177; 1 h 46 min) avec des extr&#234;mes &#224; 95 minutes (1 h 35 min) et 600 minutes (10 heures).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le nombre de patientes transfus&#233;es, c'est-&#224;-dire moins de la moiti&#233; des patientes n&#233;cessiteuses, traduit les difficult&#233;s de la maternit&#233; &#224; satisfaire les besoins en produits sanguins en situation d'urgence. La p&#233;nurie des produits sanguins en situation d'urgence est rapport&#233;e par d'autres auteurs africains travaillant dans les structures sanitaires au sud du Sahara. Dans une analyse des causes de d&#233;c&#232;s maternels en Afrique de l'Ouest, Ou&#233;draogo et al [3] ont not&#233; l'absence ou l'insuffisance de produits d'urgence au premier rang desquels les produits sanguins. Cette pr&#233;occupation est &#233;galement soulign&#233;e par Chobli M [4], dans son &#233;ditorial paru dans les annales fran&#231;aises d'anesth&#233;sie et de r&#233;animation. Dans notre &#233;tude, les besoins transfusionnels touchent majoritairement les patientes de moins de 30 ans. Cela s'explique par le fait que c'est dans cette population que la fr&#233;quence des pathologies h&#233;morragiques est aussi la plus importante. Ces pathologies ont &#233;t&#233; les grossesses extra-ut&#233;rines rompues. Leur prise en charge pose, comme le soulignent Meye et al [5] un r&#233;el probl&#232;me de sant&#233; publique qui touche le Gabon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe O Rh&#233;sus positif a &#233;t&#233; celui qui a le moins pos&#233; des probl&#232;mes d'approvisionnement. C'est le groupe majoritaire au niveau de la population g&#233;n&#233;rale comme le rapportent Mbanya et al [6]. Le groupe qui a pos&#233; le plus de probl&#232;mes est le groupe AB. La multiplication des campagnes en faveur des collectes de sang par le Centre National de Transfusion Sanguine est une op&#233;ration qui pourrait augmenter les chances de disposer des groupes rares.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grossesse extra ut&#233;rine (GEU) est la plus fr&#233;quente des affections h&#233;morragiques de notre &#233;chantillon. L'h&#233;morragie repr&#233;sente la premi&#232;re cause de mortalit&#233; maternelle en Europe [2], la premi&#232;re cause en Afrique de l'Ouest [3]. Au Gabon, elle repr&#233;sente la deuxi&#232;me cause de d&#233;c&#232;s maternels et c'est la grossesse extra-ut&#233;rine rompue qui se situe au premier plan des pathologies h&#233;morragiques [7]. Cette derni&#232;re n'a pas entra&#238;n&#233; de d&#233;c&#232;s parmi nos patientes ; elle a certes pos&#233; des probl&#232;mes de transfusion, mais la laparotomie d'h&#233;mostase a &#233;t&#233; pratiqu&#233;e assez rapidement. La pr&#233;vention de la grossesse extra-ut&#233;rine m&#233;rite de faire l'objet d'une sensibilisation sans cesse r&#233;p&#233;t&#233;e. Celle-ci repose essentiellement sur la pr&#233;vention des maladies sexuellement transmissibles, principales causes de la GEU [8 - 11].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les h&#233;morragies de la d&#233;livrance (HDD) font partie du cadre g&#233;n&#233;ral des h&#233;morragies obst&#233;tricales [12] avec une tr&#232;s importante mortalit&#233; maternelle dans tous les pays [13, 14]. La mortalit&#233; maternelle li&#233;e &#224; L'HDD demeure &#233;lev&#233;e malgr&#233; les progr&#232;s des soins obst&#233;tricaux : 28 % de d&#233;c&#232;s maternels en France sont li&#233;s &#224; une h&#233;morragie de la d&#233;livrance [15]. Dans notre &#233;tude, nous avons not&#233; 18 cas d'h&#233;morragie de la d&#233;livrance. Deux patientes ont pr&#233;sent&#233; des troubles de la coagulation de type coagulation intra vasculaire diss&#233;min&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transfusion de nos patientes &#233;tait justifi&#233;e. En effet, &#224; c&#244;t&#233; des taux d'h&#233;moglobine qui &#233;taient bas, les signes cliniques traduisant l'importance des pertes sanguines &#233;taient pris en compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;lai moyen de transfusion de la premi&#232;re poche de sang a &#233;t&#233; de 4 heures 22 minutes avec des extr&#234;mes &#224; 1 h 35 minutes et 10 heures. Les d&#233;lais de transfusion en fonction du degr&#233; d'urgence ont &#233;t&#233; clairement d&#233;finis par l'Agence Fran&#231;aise de S&#233;curit&#233; Sanitaire des Produits sanguins [16]. Dans l'urgence vitale, le d&#233;lai de transfusion est inf&#233;rieur &#224; 30 minutes et dans l'urgence relative, le d&#233;lai de transfusion est inf&#233;rieur &#224; 2 ou 3 heures. Notre &#233;tude a montr&#233; que les d&#233;lais de transfusion sont largement au-del&#224; des normes internationalement admises. Le retard ou l'impossibilit&#233; de transfuser n'est pas l'apanage de la seule maternit&#233; Jos&#233;phine Bongo. Dans une &#233;tude portant sur les d&#233;lais de prise en charge de 325 urgences chirurgicales dont 211 urgences relatives et 114 urgences absolues dans un h&#244;pital de Libreville, Sima Zu&#233; et al [17] ont mesur&#233; cinq param&#232;tres : de l'arriv&#233;e du patient au premier contact avec l'interne de garde des urgences (E1), de la prise en charge par l'interne &#224; la d&#233;cision op&#233;ratoire (E2), de la d&#233;cision op&#233;ratoire jusqu'au transfert au bloc op&#233;ratoire (E3), du transfert au bloc op&#233;ratoire au d&#233;but de l'intervention (E4). La dur&#233;e moyenne de prise en charge d'une urgence chirurgicale a &#233;t&#233; de 503,90 &#177; 85,47 min, soit 8 h 23 min. La dur&#233;e th&#233;orique a &#233;t&#233; d&#233;pass&#233;e 257 fois (79,08 %). Les probl&#232;mes d'approvisionnement parmi lesquels l'absence des produits sanguins faisait partie des principales causes de retard. Nos d&#233;lais sont superposables &#224; ceux de Mayi et al [7]. Pour ces auteurs, le d&#233;lai moyen de transfusion de la premi&#232;re poche de sang a &#233;t&#233; de 3 heures et 40 minutes avec des extr&#234;mes &#224; 30 minutes et 72 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'impossibilit&#233; de transfuser nos patientes a entra&#238;n&#233; 6 d&#233;c&#232;s maternels dans un tableau de choc h&#233;morragique, soit un taux de mortalit&#233; de 4 %. Des taux de mortalit&#233; plus &#233;lev&#233;s en obst&#233;trique et en rapport avec la non disponibilit&#233; des produits sanguins sont rapport&#233;s par d'autres auteurs africains [18]. Tous les d&#233;c&#232;s sont consid&#233;r&#233;s comme des d&#233;c&#232;s &#233;vitables. Il n'y a pas eu de retard au traitement chirurgical, mais le traitement symptomatique du choc h&#233;morragique n'a pu avoir lieu, faute de sang disponible. L'approvisionnement optimal en produits sanguins au niveau de la maternit&#233; Jos&#233;phine Bongo est un objectif qui m&#233;rite d'&#234;tre atteint. Il est souhaitable que le projet de convention d'approvisionnement entre la maternit&#233; Jos&#233;phine Bongo et le Centre National de Transfusion Sanguine se concr&#233;tise. Il appara&#238;t aussi urgent de r&#233;fl&#233;chir sur la n&#233;cessit&#233; de cr&#233;er une mini banque de sang au niveau de cette structure.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce travail a permis de montrer que les besoins transfusionnels en urgence sont importants &#224; la maternit&#233; Jos&#233;phine Bongo et que ces besoins qui ne sont pas couverts ni en quantit&#233;, ni dans les d&#233;lais sont responsables d'une mortalit&#233; maternelle importante. Il s'agit l&#224; d'un probl&#232;me majeur de sant&#233; publique qui n&#233;cessite la cr&#233;ation au sein de cet &#233;tablissement d'une mini banque de sang.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Bohoussou KM, Boni AW, Anongba S, Djanhan Y, Sangaret M. La mortalit&#233; maternelle au cours de la parturition et le post-partum imm&#233;diat. Afr Med 1986 ; 238:125-30.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Coeurret-Pellicier M, Bouvier-Colle MH, Salanave B et le groupe MOMS. Les causes obst&#233;tricales de d&#233;c&#232;s expliquent-elles les diff&#233;rences de mortalit&#233; maternelle entre la France et l'Europe ? J Gyn&#233;col Obstet Biol Reprod 1999 ; 28 : 62-8.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ou&#233;draogo C, Bouvier-Colle MH. Mortalit&#233; maternelle en Afrique de l'Ouest : comment, combien et pourquoi ? J Gynecol Obstet Biol Reprod 2002 ; 31 : 80-9.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Chobli M. R&#233;duire la morbidit&#233; et la mortalit&#233; anesth&#233;siques dans les pays en d&#233;veloppement : priorit&#233; &#224; l'obst&#233;trique et &#224; la chirurgie p&#233;diatrique. Ann Fr Anesth R&#233;anim 1999 ; 18 : 619-20.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Meye JF, Sima Zu&#233; A, Sima ol&#233; B et al. Aspects actuels de la Grossesse Extra-Ut&#233;rine &#224; Libreville &#224; propos de 153 cas. Cahier de sant&#233; 2002 ; 12 : 405-8.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mbanya DN, Kaptuel L. L'utilisation de la transfusion sanguine dans un h&#244;pital de Yaound&#233; (Cameroun). Med Afr Noire 1994 ; 41 : 439-41.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mayi-Tsonga S, Mey&#233; JF et al. Audit de la morbidit&#233; obst&#233;tricale grave (near miss) au Gabon. Cahiers d'&#233;tudes et de recherches francophones/Sant&#233;. 2007 ; 17 : 111-5.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Picaud A, Nlome-Nze AR, Ogowet-Igumu N, Faye A, Loundou J. La grossesse extra-ut&#233;rine. Etude de 509 cas trait&#233;s chirurgicalement au CHU de Libreville. J Gynecol Obstet Biol Reprod 1980 ; 18 : 714-20.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Diallo FB, Idi N, Vangeenderhuysen C et al. La grossesse extra-ut&#233;rine (GEU) &#224; la maternit&#233; de r&#233;f&#233;rence de Niamey (Niger) : aspects diagnostique, th&#233;rapeutique et pronostique. Med Afr Noire 1998 ; 45 : 365-69.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Fignon A, Body G, Descamps P, Avidgor S, Alle C, Lansac J. Grossesse extra ut&#233;rine : nouveaux aspects th&#233;rapeutiques. Rev Med de Tours 1994 ; 28 : 314.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sebban E, Sitbon D, Benifla JL, Lenolleau C, Dara&#239; E, Maddelinat P. Grossesse extra ut&#233;rine. Encycl Med Chir 1996, 5032- A-30-13p.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Boulay G, Mercier J. H&#233;morragie en obst&#233;trique. In : Anesth&#233;sie-R&#233;animation Chirurgicale.S.K. &#201;d, Flammarion, Paris, 2003 : 1198-1210.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Abouzahr C. Ante-partum and post-partum hemmorrhage. In : Health dimension of sex and reproduction.L.A.Murray C.J.L.ed., Harvard University Press, Boston, 1998 : 172-4.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Moussa H, Walkinshaw S. Major post-partum haemorrhage. Curr Opin Obstet Gynecol 2001 ; 13 : 595-603.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Gaubert P, Dufour P, Vanderstichele S, Ducloy AS, Codaccioni X, Monnier J. Prise en charge diagnostique et th&#233;rapeutique des h&#233;morragies de la d&#233;livrance. Contracept Fertil Sex 1999 ; 27 : 335-44.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Langeron O, Fleury N, Nguyen L. Organisation de la transfusion en urgence. JEPU 2004 : 43-9.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sima Zu&#233; A, Josseaume A, Ngaka Nsafu D, Carpentier JP. Les urgences chirurgicales au Centre Hospitalier de Libreville. Ann Fr Anesh R&#233;anim 2003 ; 22 : 189-95.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Diouf A, Dao B, Gaye A, Diallo D, Moreira P, Diadhiou F. Les ruptures ut&#233;rines au cours du travail en Afrique Noire. Exp&#233;rience d'une maternit&#233; de r&#233;f&#233;rence &#224; Dakar (S&#233;n&#233;gal). Med Afr Noire 1995 ; 42 : 592-7.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le HELLP syndrome : &#224; propos de neuf cas trait&#233;s dans une unit&#233; de r&#233;animation obst&#233;tricale gabonaise</title>
		<link>https://web-saraf.net/Le-HELLP-syndrome-a-propos-de-neuf.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://web-saraf.net/Le-HELLP-syndrome-a-propos-de-neuf.html</guid>
		<dc:date>2011-07-27T13:57:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 39 - Sima Zu&#233; Adrien --&gt; Sima Zu&#233; Adrien , 40 - Bang Ntamack JA --&gt; Bang Ntamack JA , 41 - Mandji Lawson JM --&gt; Mandji Lawson JM , 42 - Akere Etoure Bilounga Z --&gt; Akere Etoure Bilounga Z , 43 - Eya'ama Mv&#233; R --&gt; Eya'ama Mv&#233; R</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Correspondance simazuesima chez yahoo.fr &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sum&#233;
&lt;br class='autobr' /&gt;
Introduction : Le but de ce travail a &#233;t&#233; d'&#233;valuer la prise en charge th&#233;rapeutique du HELLP syndrome &#224; l'unit&#233; de r&#233;animation obst&#233;tricale de la Maternit&#233; Jos&#233;phine BONGO (MJB).
&lt;br class='autobr' /&gt;
Patientes et m&#233;thodes : L'&#233;tude a &#233;t&#233; r&#233;trospective. Toutes les patientes hospitalis&#233;es dans l'unit&#233; de r&#233;animation de la MJB entre le 1er janvier 2006 et le 31 d&#233;cembre 2009 pour HELLP syndrome ont &#233;t&#233; incluses. Les param&#232;tres suivants ont &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;s : l'&#226;ge, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-16-no1-2011-.html" rel="directory"&gt;Tome 16 n&#176;1 - 2011&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Correspondance&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;#simazuesima#mc#yahoo.fr#&#034; title=&#034;simazuesima..&#229;t..yahoo.fr&#034; onclick=&#034;location.href=mc_lancerlien('simazuesima','yahoo.fr'); return false;&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;simazuesima&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sum&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt; : Le but de ce travail a &#233;t&#233; d'&#233;valuer la prise en charge th&#233;rapeutique du HELLP syndrome &#224; l'unit&#233; de r&#233;animation obst&#233;tricale de la Maternit&#233; Jos&#233;phine BONGO (MJB).&lt;br class='autobr' /&gt;
Patientes et m&#233;thodes : L'&#233;tude a &#233;t&#233; r&#233;trospective. Toutes les patientes hospitalis&#233;es dans l'unit&#233; de r&#233;animation de la MJB entre le 1er janvier 2006 et le 31 d&#233;cembre 2009 pour HELLP syndrome ont &#233;t&#233; incluses. Les param&#232;tres suivants ont &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;s : l'&#226;ge, la parit&#233;, la gestit&#233;, le suivi pr&#233;natal, le terme de survenue, les signes cliniques et biologiques, le traitement, les complications, la mortalit&#233; materno-f&#339;tale et n&#233;onatale ainsi que la dur&#233;e du s&#233;jour en r&#233;animation.
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sultats&lt;/strong&gt; : Neuf patientes essentiellement primipares &#226;g&#233;es de 29,7 &#177; 6,5 ans en moyenne ont &#233;t&#233; hospitalis&#233;es en r&#233;animation. Le terme moyen du diagnostic de HELLP syndrome &#233;tait de 32,6 &#177; 2,7 semaines d'am&#233;norrh&#233;e. Les signes cliniques retrouv&#233;s &#233;taient les suivants : l'ict&#232;re (100%), les c&#233;phal&#233;es (100%), la douleur &#233;pigastrique en barre (66,6%). La biologie montrait : un taux moyen d'h&#233;moglobine &#224; 8,7 &#177; 1,2 g/dl, un taux moyen de plaquettes &#224; 70 888,8 &#177; 27 052,9 /mm3 et des taux moyens de transaminases de 119,8 &#177; 60 UI/l pour les aspartate aminotransf&#233;rases et de 99,3 &#177; 41,1 UI/l pour les alanines aminotransf&#233;rases. L'hypertension art&#233;rielle &#233;tait trait&#233;e par la nicardipine par voie veineuse continue. La maturation pulmonaire f&#339;tale &#233;tait assur&#233;e par la b&#233;tam&#233;thasone. Quatre patientes (44,4%) ont accouch&#233; par c&#233;sarienne et cinq (55,6%) par voie basse. Un d&#233;c&#232;s maternel li&#233; &#224; une rupture d'h&#233;matome sous capsulaire du foie a &#233;t&#233; not&#233;. Cinq morts f&#339;tales in ut&#233;ro et quatre d&#233;c&#232;s n&#233;onatals ont &#233;t&#233; rapport&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; : Au regard de l'importance de la morbi-mortalit&#233; materno-f&#339;tale li&#233;e au HELLP syndrome, une &#233;chographie abdominale &#224; la recherche d'un h&#233;matome sous capsulaire du foie devrait &#234;tre pratiqu&#233;e pour permettre une &#233;vacuation de l'ut&#233;rus dans les meilleurs d&#233;lais. Il appara&#238;t aussi opportun de doter la MJB d'une unit&#233; de r&#233;animation n&#233;onatale de qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mots cl&#233;s&lt;/strong&gt; : HELLP syndrome, mortalit&#233; maternelle, mortalit&#233; foetale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Abstract &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt; : The aim of this study was to evaluate the therapeutical management of HELLP syndrome at the intensive care unit of Josephine BONGO maternity.
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Patients and methods&lt;/strong&gt; : it was a retrospective study. All the patients admitted at the intensive care unit of Josephine BONGO maternity between the 1st January 2006 and the 30 December 2009 for HELLP syndrome was included. The studied parameters included the following : age, parity, period of gestation, antenatal monitoring, term of the occurrence, clinical and biological signs, treatment, complications, perinatal and neonatal mortality as well as duration of the stay in the intensive care unit.&lt;br class='autobr' /&gt;
Results : Nine patients mainly primiparas with an average age of 29,7 &#177; 6,5 years old were admitted to the intensive care unit. The average term of the diagnosis for HELLP syndrome was of 32,6 &#177; 2,7 weeks of amenorrhea. The clinical signs noted included the following : icterus (100%), headaches (100%), epigastric pain (66,6%). The biological analysis showed : an average haemoglobin rate of 8,7 &#177; 1,2 g/dl, an average rate of platelets of 70 888,8 &#177; 27 052,9 /mm3 , average transaminase rates of 119,8 &#177; 60 UI/l for the aspartate aminotransferases (AST) and 99,3 &#177; 41,1 UI/l for the alanine aminotransferases (ALT). Arterial hypertension was treated with nicardipine by continuous intravenous administration. The foetus pulmonary development was ensured with betamethasone. Four patients (44,4%) gave birth by caesarean section and five others (55,6%) by vaginal delivery. One maternal death related to a rupture of sub capsular haematoma of liver was noted.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; : In the eyes of the importance of the perinatal morbidity or mortality related to the HELLP syndrome, an abdominal ultrasonography to detect any sub capsular haematoma of liver should be performed in order to allow the removal from the uterus as quickly as possible. It would be appropriate to provide the Josephine Bongo maternity with a quality neonatal intensive care unit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Key words&lt;/strong&gt; : HELLP syndrome, maternal mortality, foetal mortality.&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La survenue au cours de la grossesse du HELLP syndrome, complication s&#233;v&#232;re de la pr&#233;&#233;clampsie, est une situation obst&#233;tricale grave. Elle est responsable d'une morbidit&#233; et d'une mortalit&#233; maternelle et f&#339;tale importante, en particulier dans les pays en voie de d&#233;veloppement [1- 4]. D&#233;crit pour la premi&#232;re fois par Weinstein en 1982, le HELLP syndrome est l'acronyme de Hemolysis, Elevated Liver enzymes and Low Platelets count [5]. Il fait partie des pathologies maternelles graves observ&#233;es &#224; la maternit&#233; Jos&#233;phine Bongo (MJB). Sa prise en charge est assur&#233;e dans l'unit&#233; de r&#233;animation de cette maternit&#233;. Le but de ce travail a &#233;t&#233; d'&#233;valuer cette prise en charge.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Mat&#233;riels et m&#233;thodes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous avons men&#233; une &#233;tude r&#233;trospective par l'analyse des registres d'hospitalisation de l'unit&#233; de r&#233;animation de la MJB et des dossiers de parturientes enregistr&#233;es entre le 1er janvier 2006 et le 31 d&#233;cembre 2009. Toutes les patientes ayant pr&#233;sent&#233; un HELLP syndrome au cours de cette p&#233;riode ont &#233;t&#233; incluses dans cette &#233;tude. Le diagnostic de ce syndrome &#233;tait retenu sur la base des anomalies biologiques sp&#233;cifiques qui le caract&#233;risent. L'&#226;ge des patientes, la parit&#233;, l'&#226;ge gestationnel, les signes cliniques et paracliniques, les moyens de traitement maternel (antihypertenseur, produits sanguins et de remplissage) et f&#339;tal (maturation pulmonaire), le mode d'accouchement ainsi que la dur&#233;e du s&#233;jour en r&#233;animation sont les variables que nous avons exploit&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au niveau des examens biologiques, nous avons individualis&#233; ceux qui sont sp&#233;cifiques du HELLP syndrome (taux d'h&#233;moglobine et de bilirubine libre, transaminases et plaquettes) et ceux qui sont en rapport avec la tox&#233;mie gravidique (prot&#233;inurie pour confirmation diagnostique, ur&#233;e et cr&#233;atinine pour son retentissement r&#233;nal). Le taux de prothrombine et le temps de c&#233;phaline kaolin &#233;taient r&#233;alis&#233;s dans le cadre du bilan pr&#233;op&#233;ratoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sultats&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant la p&#233;riode d'&#233;tude, 6304 accouchements ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s &#224; la MJB. Neuf parturientes ont pr&#233;sent&#233; un HELLP syndrome soit une incidence hospitali&#232;re de 0,1%. Rapport&#233;e au nombre total de patientes hospitalis&#233;es en r&#233;animation qui &#233;tait de 215, la fr&#233;quence du HELLP syndrome &#233;tait de 4,1%. L'&#226;ge moyen des patientes &#233;tait de 29,7 &#177; 6,5 ans (extr&#234;mes : 18 et 38 ans). Six patientes (66,6%) &#233;taient primipares et trois (33,4%) multipares. L'&#226;ge gestationnel moyen de survenue &#233;tait de 32,6 &#177; 2,7 semaines d'am&#233;norrh&#233;e (extr&#234;mes : 28 et 37 semaines d'am&#233;norrh&#233;e). Le tableau I r&#233;sume le profil &#233;pid&#233;miologique des parturientes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau I : Profil &#233;pid&#233;miologique des parturientes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Param&#232;tres&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Moyenne&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&#177;SD&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Extr&#234;mes&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Age (ans)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;29,7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;6,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;18-38&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Parit&#233;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1-6&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Gestit&#233;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2 ,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1-6&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Age gestationnel (SA)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;32,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2,7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;28-37&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Visites pr&#233;natales&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1-6&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Au niveau des signes fonctionnels, toutes les patientes se plaignaient de c&#233;phal&#233;es, six (66,6%) d'une douleur de l'hypochondre droit, trois (33,3%) des acouph&#232;nes et deux (22,2%) des phosph&#232;nes. Le tableau II donne la tension art&#233;rielle des patientes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau II : Tension art&#233;rielle des parturientes (mmHg) &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Patientes&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;TAS&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;TAD&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;PAM&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;180&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;120&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;140&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;160&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;110&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;140&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;160&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;110&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;126,6&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;190&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;120&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;143,3&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;190&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;130&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;150&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;200&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;160&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;173,3&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;200&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;110&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;140&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;190&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;110&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;136,6&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;150&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;120&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;130&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;TAS : Tension art&#233;rielle systolique, TAD : Tension art&#233;rielle diastolique, PAM : Pression art&#233;rielle moyenne&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ict&#232;re &#233;tait pr&#233;sent chez toutes les patientes. Le tableau III fait &#233;tat des param&#232;tres biologiques sp&#233;cifiques du HELLP syndrome chez les neuf patientes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau III : Param&#232;tres biologiques sp&#233;cifiques du HELLP syndrome&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Patientes&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;H&#233;moglobine&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;H&#233;matocrite&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Plaquettes&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Bilirubine libre&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ASAT&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ALAT&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;(g/dl)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;(%)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;(/mm3)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;(&#181;mol/l)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;(UI/l)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;(UI/l)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;10&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;23&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;44000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;38,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;98&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;92&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;7,7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;24&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;52000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;70&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;98&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;80&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;8,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;29&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;92000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;69&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;90&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;89&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;9,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;39,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;100000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;70&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;87&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;90&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;6,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;19,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;47000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;76,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;273&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;207&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;10&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;29&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;72000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;52&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;144&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;91&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;27&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;52000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;62&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;96&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;88&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;7,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;21,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;59000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;80&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;80&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;90&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;10&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;34&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;120000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;61&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;61&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;61&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; ASAT : aspartate aminotransf&#233;rase - ALAT : alanine aminotransf&#233;rase&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au plan th&#233;rapeutique, le contr&#244;le de l'hypertension art&#233;rielle &#233;tait assur&#233; par la nicardipine administr&#233;e par voie veineuse continue au moyen d'une seringue auto pousseuse. Les doses variaient entre 1 et 4mg /h. Le maintien de la vol&#233;mie &#233;tait obtenu gr&#226;ce au Ringer lactate dans tous les cas. Dans un cas (11%), le Ringer lactate a &#233;t&#233; associ&#233; au G&#233;loplasma&#174;. Trois patientes (33,3%) ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'une transfusion de concentr&#233;s de globules rouges, quatre (44.4%) de plasma frais congel&#233; et deux (22,2%) de concentr&#233;s plaquettaires. La maturation pulmonaire f&#339;tale a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e dans quatre cas (44,4%) au moyen de la b&#233;tam&#233;thasone. La posologie &#233;tait de 12 mg par jour administr&#233;es par voie intramusculaire pendant deux jours successifs. Cinq patientes (55,6%) ont accouch&#233; par voie basse et quatre (44,4%) par c&#233;sarienne r&#233;alis&#233;e sous anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'insuffisance r&#233;nale dans deux cas 22,2%, l'h&#233;matome sous capsulaire du foie (1 cas soit 11,1%), l'&#233;clampsie (1 cas soit 11,1%) et la coagulation intravasculaire diss&#233;min&#233;e (1 cas soit 11,1%) ont &#233;t&#233; les principales complications maternelles observ&#233;es. Trois cas (33,3%) de retard de croissance intra-ut&#233;rin ont &#233;t&#233; not&#233;s ainsi que trois cas (33,3%) de grande pr&#233;maturit&#233; et un cas (11,1%) de souffrance n&#233;onatale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un d&#233;c&#232;s maternel (11 ,1%) a &#233;t&#233; enregistr&#233; ; il faisait suite &#224; une rupture d'h&#233;matome sous-capsulaire du foie. Il y'a eu cinq cas (55,5%) de mort f&#339;tale in utero et quatre (44,4%) d&#233;c&#232;s n&#233;onatals. La dur&#233;e moyenne du s&#233;jour en r&#233;animation &#233;tait de 6,3 &#177; 3,9 jours (extr&#234;mes : 2 et 15 jours).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le HELLP syndrome est une complication fr&#233;quente de la pr&#233; &#233;clampsie [3, 6- 8]. Dans notre s&#233;rie, son incidence hospitali&#232;re est de 0,1%. Ce r&#233;sultat est proche de ceux des uteurs am&#233;ricains [9]. Rapport&#233;e au nombre de patientes admises en r&#233;animation, l'incidence est de 4,1% ; elle est superposable &#224; celle de certains auteurs africains [1, 2, 10]. Le HELLP syndrome est une pathologie de la femme jeune. Dans notre s&#233;rie, l'&#226;ge maternel moyen &#233;tait de 29,7 &#177; 6,5 ans, proche de celui retrouv&#233; par Diallo et al [10] et Beye et al [1]. Au Maghreb et en Europe, l'&#226;ge de survenue du HELLP syndrome est plus &#233;lev&#233; [2, 11] ; ceci pourrait s'expliquer par la survenue tardive de la premi&#232;re grossesse dans ces r&#233;gions [12].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos r&#233;sultats confirment que le HELLP syndrome est une pathologie du troisi&#232;me trimestre de la grossesse, le terme moyen de survenue chez nos patientes &#233;tant de 32,6 &#177; 2 ,7 semaines d'am&#233;norrh&#233;e. Il varie selon les auteurs entre 29 et 34 semaines d'am&#233;norrh&#233;e [1, 6, 9, 11]. C'est une pathologie de la primipare comme le rapporte G&#246;ppinger et al [13] et Vallejo et al [11] qui retrouvent respectivement 90% et 57,4% de primipares. D'autres &#233;tudes font &#233;tat de r&#233;sultats contraires avec une incidence plus forte des multipares [2, 10].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre &#233;tude, la symptomatologie &#233;tait domin&#233;e par les c&#233;phal&#233;es et la douleur &#233;pigastrique en barre. L'ict&#232;re &#233;tait constant. Ces donn&#233;es cliniques sont retrouv&#233;es par la plupart des auteurs [2, 5, 9, 14]. Les autres signes comme les naus&#233;es, les vomissements ou la diarrh&#233;e d&#233;crite par certains auteurs [6, 8] sont absents dans notre &#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons pos&#233; le diagnostic d'h&#233;molyse sur la base d'une diminution du taux d'h&#233;moglobine et d'une augmentation du taux de bilirubine s&#233;rique libre. Les autres examens &#224; vis&#233;e diagnostique en ce qui concerne l'h&#233;molyse comme le dosage de l'haptoglobine &lt;br class='autobr' /&gt;
[2, 3], la recherche de schizocytes [14] n'ont pas &#233;t&#233; effectu&#233;s. Ces examens ne sont pas r&#233;alisables dans notre structure. Une an&#233;mie &#233;tait retrouv&#233;e chez toutes les parturientes. Elle est d&#233;crite par d'autres auteurs [1, 2, 10]. La cytolyse est la cons&#233;quence des micro- infarcissements du tissu h&#233;patique [15]. Nous avons retrouv&#233; une augmentation des transaminases (aspartate aminotransf&#233;rase et alanine aminotransf&#233;rase) dans des proportions respectives de quatre et trois fois la normale. Des valeurs identiques sont rapport&#233;es par d'autres s&#233;ries [1, 2]. Les valeurs de la thrombop&#233;nie sont tr&#232;s variables. La valeur moyenne de la thrombop&#233;nie dans notre &#233;tude est plus importante que celle de Beye et al [1] et Ben Letaifa et al [2]. La valeur moyenne publi&#233;e par Diallo et al [10] est sup&#233;rieure &#224; la n&#244;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au plan th&#233;rapeutique, le contr&#244;le de l'hypertension art&#233;rielle &#233;tait assur&#233; par la nicardipine. Les doses utilis&#233;es sont superposables &#224; celles retrouv&#233;es dans la litt&#233;rature [10, 11]. Son principal effet secondaire a &#233;t&#233; la tachycardie retrouv&#233;e chez toutes nos patientes. D'autres antihypertenseurs comme le lab&#233;talol et l'hydralazine sont largement pr&#233;conis&#233;s [16]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avant 34 semaines d'am&#233;norrh&#233;e, la maturation pulmonaire f&#339;tale &#224; base de b&#233;tam&#233;thasone a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e par de nombreux auteurs [6]. Nous l'avons r&#233;alis&#233;e dans quatre cas (44,4%). Cette corticoth&#233;rapie permettrait en plus pour certains auteurs une am&#233;lioration des param&#232;tres cliniques et biologiques du HELLP syndrome [16-18]. Il d&#233;coule de cette attitude une extraction f&#339;tale diff&#233;r&#233;e avec am&#233;lioration du pronostic materno-f&#339;tal [19].&lt;br class='autobr' /&gt;
Trente-trois pour cent de nos parturientes ont b&#233;n&#233;fici&#233; de culots &#233;rythrocytaires, 44,4% de plasma frais congel&#233; et 22,3% de concentr&#233;s plaquettaires. G&#246;ppinger [13], Hupuczi et Hadad [21] ont transfus&#233; dans les proportions respectives de 62%, 77%, et 33,3%. A la MJB, la transfusion sanguine pose un probl&#232;me de sant&#233; publique. Les produits sanguins sont obtenus tardivement, l'achat de ces derniers &#233;tant &#224; la charge des patientes qui sont pour la plupart des d&#233;munies. Ces produits sanguins sont en outre fournis par le Centre National de Transfusion Sanguine dont l'&#233;loignement retarde l'approvisionnement.&lt;br class='autobr' /&gt; Le taux de c&#233;sariennes dans notre s&#233;rie est de 44,4%. La c&#233;sarienne est l'attitude th&#233;rapeutique qui a pr&#233;valu dans les s&#233;ries de Ben Letaifa et al [2], G&#246;ppinger et al [13] et Vallejo et al [11].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une complication majeure a &#233;maill&#233; l'&#233;volution du HELLP syndrome chez une de nos patientes ; il s'agit de l'h&#233;matome sous capsulaire du foie. Sa d&#233;couverte s'est faite dans le post partum lorsque le tableau s'est compliqu&#233; d'un &#233;tat de choc, signant sa rupture. Comme pour la patiente concern&#233;e, de nombreux auteurs s'accordent sur les difficult&#233;s de diagnostic de cette complication [22]. Alors que le taux de mortalit&#233; maternelle li&#233;e &#224; l'h&#233;matome sous capsulaire du foie rompu a diminu&#233; dans les pays du Nord de 70% &#224; 10% entre 1960 et 1990, en milieu africain, son pronostic reste p&#233;joratif comme le cas rapport&#233; qui a entra&#238;n&#233; le d&#233;c&#232;s de la patiente. Au Maroc, El Youssouffi [22] a rapport&#233; le d&#233;c&#232;s de cinq patientes sur huit pr&#233;sentant un h&#233;matome sous capsulaire du foie dont quatre par rupture d'h&#233;matome. Cette complication pose en effet un probl&#232;me de prise en charge en rapport avec l'impossibilit&#233; de r&#233;aliser au niveau de nos structures les techniques chirurgicales appropri&#233;es. Celles-ci vont du packing &#224; la transplantation h&#233;patique en passant par la ligature de l'art&#232;re h&#233;patique ou de l'une de ses branches et &#224; l'embolisation art&#233;rielle [22, 23].&lt;br class='autobr' /&gt;
Notre &#233;tude retrouve une mortalit&#233; f&#339;tale importante, proche de celle rapport&#233;e par Diallo et al [10]. Nous manquons de structures adapt&#233;es &#224; la prise en charge des nouveau-n&#233;s n&#233;cessitant une r&#233;animation de qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
De par la mortalit&#233; materno-f&#339;tale &#233;lev&#233;e dans notre s&#233;rie, notre &#233;tude confirme que le HELLP syndrome est une complication grave de la pr&#233;&#233;clampsie. Sa pr&#233;sence devrait faire pratiquer une &#233;chographie abdominale &#224; la recherche d'un h&#233;matome sous capsulaire du foie, pour permettre en cas de diagnostic positif, une &#233;vacuation de l'ut&#233;rus dans les meilleurs d&#233;lais. Cette &#233;tude dresse &#233;galement un plaidoyer pour l'ouverture au niveau de la Maternit&#233; Jos&#233;phine BONGO d'une r&#233;animation n&#233;onatale de qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;auteurs am&#233;ricains [9]. Rapport&#233;e au nombre de patientes admises en r&#233;animation, l'incidence est de 4,1% ; elle est superposable &#224; celle de certains auteurs africains [1, 2, 10]. Le HELLP syndrome est une pathologie de la femme jeune. Dans notre s&#233;rie, l'&#226;ge maternel moyen &#233;tait de 29,7 &#177; 6,5 ans, proche de celui retrouv&#233; par Diallo et al [10] et Beye et al [1]. Au Maghreb et en Europe, l'&#226;ge de survenue du HELLP syndrome est plus &#233;lev&#233; [2, 11] ; ceci pourrait s'expliquer par la survenue tardive de la premi&#232;re grossesse dans ces r&#233;gions [12].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos r&#233;sultats confirment que le HELLP syndrome est une pathologie du troisi&#232;me trimestre de la grossesse, le terme moyen de survenue chez nos patientes &#233;tant de 32,6 &#177; 2 ,7 semaines d'am&#233;norrh&#233;e. Il varie selon les auteurs entre 29 et 34 semaines d'am&#233;norrh&#233;e [1, 6, 9, 11]. C'est une pathologie de la primipare comme le rapporte G&#246;ppinger et al [13] et Vallejo et al [11] qui retrouvent respectivement 90% et 57,4% de primipares. D'autres &#233;tudes font &#233;tat de r&#233;sultats contraires avec une incidence plus forte des multipares [2, 10].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre &#233;tude, la symptomatologie &#233;tait domin&#233;e par les c&#233;phal&#233;es et la douleur &#233;pigastrique en barre. L'ict&#232;re &#233;tait constant. Ces donn&#233;es cliniques sont retrouv&#233;es par la plupart des auteurs [2, 5, 9, 14]. Les autres signes comme les naus&#233;es, les vomissements ou la diarrh&#233;e d&#233;crite par certains auteurs [6, 8] sont absents dans notre &#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons pos&#233; le diagnostic d'h&#233;molyse sur la base d'une diminution du taux d'h&#233;moglobine et d'une augmentation du taux de bilirubine s&#233;rique libre. Les&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;entre 1960 et 1990, en milieu africain, son pronostic reste p&#233;joratif comme le cas rapport&#233; qui a entra&#238;n&#233; le d&#233;c&#232;s de la patiente. Au Maroc, El Youssouffi [22] a rapport&#233; le d&#233;c&#232;s de cinq patientes sur huit pr&#233;sentant un h&#233;matome sous capsulaire du foie dont quatre par rupture d'h&#233;matome. Cette complication pose en effet un probl&#232;me de prise en charge en rapport avec l'impossibilit&#233; de r&#233;aliser au niveau de nos structures les techniques chirurgicales appropri&#233;es. Celles-ci vont du packing &#224; la transplantation h&#233;patique en passant par la ligature de l'art&#232;re h&#233;patique ou de l'une de ses branches et &#224; l'embolisation art&#233;rielle [22, 23].&lt;br class='autobr' /&gt;
Notre &#233;tude retrouve une mortalit&#233; f&#339;tale importante, proche de celle rapport&#233;e par Diallo et al [10]. Nous manquons de structures adapt&#233;es &#224; la prise en charge des nouveau-n&#233;s n&#233;cessitant une r&#233;animation de qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion&lt;br class='autobr' /&gt;
De par la mortalit&#233; materno-f&#339;tale &#233;lev&#233;e dans notre s&#233;rie, notre &#233;tude confirme que le HELLP syndrome est une complication grave de la pr&#233;&#233;clampsie. Sa pr&#233;sence devrait faire pratiquer une &#233;chographie abdominale &#224; la recherche d'un h&#233;matome sous capsulaire du foie, pour permettre en cas de diagnostic positif, une &#233;vacuation de l'ut&#233;rus dans les meilleurs d&#233;lais. Cette &#233;tude dresse &#233;galement un plaidoyer pour l'ouverture au niveau de la Maternit&#233; Jos&#233;phine BONGO d'une r&#233;animation n&#233;onatale de qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; R&#233;f&#233;rences &lt;/h3&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Beye MD, Diouf E, Bah M, Ndoye-Diop M, Kane O, Sall-K B. Prise en charge du HELLP syndrome en r&#233;animation &#224; Dakar. Ann Fr Anesth Reanim 2006 ; 25 : 29111.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ben Letaifa D, Ben Hamada S, Salem N, Ben Jazia K , Slama A, Mansali L et al. Morbidit&#233; et mortalit&#233; materno-foetales associ&#233;es au HELLP syndrome. Ann Fr R&#233;anim 2000 ; 19 :712-8.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Iloki LH, Gbala- Sapoulou MV. Le HELLP syndrome : &#224; propos de 2 cas observ&#233;s au CHU de Brazzaville (Congo). J Gyn&#233;col Obstet Biol Reprod 1995 ; 24 : 422- 5.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sima Zu&#233; A, Bang Ntamack J, Toung Mv&#233; M,Lass&#233;gu&#233; D, Tchibenet Rapotchombo A. Les formes graves de pr&#233;&#233;clampsie en milieu africain : analyse des dossiers de 61 patientes admises en reanimation obst&#233;tricale. Bull Med Owendo 2008 ; 12(32) : 48-51.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Weinstein L. Syndrome of hemolysis, elevated liver enzymes and low platelet count : a severe consequence of hypertension in pregnancy. Am J Obstet Gynecol 1982 ; 142 : 159-67.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Audibert F, Coffineau A, Edouard D et al. Prise en charge du HELLP syndrome avant 32 semaines d'am&#233;norrh&#233;e : 22 observations. Presse med 1996 ; 25 : 235-9.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Pottecher T. R&#233;animation des formes graves de pr&#233;&#233;clampsie. J Gyn&#233;col Obstet Biol Reprod 2001 ; 30 : 121-32.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sima Zu&#233; A, Meye JF, Engongah-Beka T, Maiga M, Ngaka Nsafu D. Hellp syndrome et hypertension art&#233;rielle gravidique. Prise en charge &#224; la Maternit&#233; Jos&#233;phine Bongo de Libreville. Rev Afr Anesth M&#233;d Urg 2003 ; 8 : 62-7.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Capellino MF, Galetto S, Sad Larcher JM, Travela C, Ferrevra M, Ruiz Orrico G. Nine cases of HELLP syndrome (hemolysis, elevated liver enzymes and low platelets). Medecina (B Aires) 2003 ; 63 : 383-7.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Diallo A, Doumbie D, Sahar&#233; F, Traor&#233; J, Maiga I, Coulibaly Y et al. HELLP syndrome in Mali. The internet journal of gynecology and obstetrics 2005 ; 4 : Number 1.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Vallejo Maroto I, Miranda Guisado ML, Stiefel Garcia-Junco P, Pamies Andreu E, Marenco ML, Castro de Gavilan D et al. Clinical and biological characteristics of a group of 54 pregnant women with HELLP syndrome. Med Clin (Barc) 2004 ; 122 : 259-61.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Tebeu P, Major A, Ludick F, Obam M, Kouam L, Doh A. Devenir de l'accouchement aux &#226;ges extr&#234;mes de la vie reproductive. Rev Med Li&#232;ge 2004 ; 59 : 455-9.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Goppinger A, Ikenberg H, Birmelin G, Ouaas L. Experiences with HELLP syndrome. Z Geburtshilfe perinatol 1992 ; 196 : 193-8.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sibai BM. The HELLP syndrome (Hemolysis, Elevated Liver Enzymes, and Low Platelets) : much a do about nothing ? Am J Obstet Gynecol 1990 ; 162 : 311-6.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Samuels P, Cohen AW. Pregnancies complicated by liver disease and liver dysfunction. Obstet Gynecol Clin North Am 1992 ; 19:745-63.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Hanff LM, Vulto AG , Bartels PA, Roofthooft DW, Bijvank BN, Steegers EA et al.Intravenous use of the calcium-channel blocker nicardipine treatement as second-line treatment in severe, early-onset pre-eclamptic patients. J Hypertens 2005 ; 23 : 2319-26.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Tompkins MJ, Thiagarajah S. HELLP (hemolysis, elevated liver enzymes and low platelet count) syndrome : the benefit of corticosteroids. Am J Obstet Gynecol 1999 ; 181 : 304-9.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; O'brien JM, Milligan DA, Barton JR. Impact of high- dose corticosteroid therapy for patients with HELLP (hemolysis, elevated liver enzymes and low platelet count) syndrome. 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Transplantation h&#233;patique pour h&#233;matome sous capsulaire rompu lors d'un HELLP syndrome. Ann Fr Anesth Reanim (2009), doi : 10.1016/j. annfar.2009.09.013.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;/div&gt;
		
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