<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://web-saraf.net/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>SARAF </title>
	<link>https://web-saraf.net/</link>
	<description>Portail officiel de la Soci&#233;t&#233; d'Anesth&#233;sie R&#233;animation d'Afrique Francophone (SARAF), une organisation fond&#233;e le 15 d&#233;cembre 1984 &#224; Cotonou, B&#233;nin.
La SARAF vise &#224; promouvoir l'anesth&#233;sie et la r&#233;animation en Afrique francophone &#224; travers la formation, la recherche et la diffusion des connaissances.
Le site propose une vari&#233;t&#233; de ressources pour les professionnels de sant&#233;, notamment : Actualit&#233;s : Mises &#224; jour sur les &#233;v&#233;nements r&#233;cents, les congr&#232;s et les d&#233;veloppements dans le domaine de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation en Afrique francophone. Agenda : Informations sur les &#233;v&#233;nements &#224; venir, y compris les congr&#232;s, les ateliers et les formations pertinentes pour les praticiens. Biblioth&#232;que : Acc&#232;s &#224; des documents, des livrets de congr&#232;s et des ressources li&#233;es &#224; la pratique de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation. Revue Africaine d'Anesth&#233;siologie et de M&#233;decine d'Urgence (RAMUR) : La publication officielle de la SARAF, offrant des articles de recherche, des &#233;tudes de cas et des revues de litt&#233;rature. Les auteurs peuvent trouver des instructions pour la soumission de manuscrits, et les lecteurs peuvent acc&#233;der aux num&#233;ros pr&#233;c&#233;dents de la revue.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://web-saraf.net/spip.php?id_auteur=695&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>SARAF </title>
		<url>https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L144xH148/siteon0-3ead2.png?1734715107</url>
		<link>https://web-saraf.net/</link>
		<height>148</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Evaluation de la prise en charge anesth&#233;sique en chirurgie urologique</title>
		<link>https://web-saraf.net/Evaluation-de-la-prise-en-charge.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://web-saraf.net/Evaluation-de-la-prise-en-charge.html</guid>
		<dc:date>2014-07-20T21:18:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 462 - Iteke F R --&gt; Iteke F R , 184 - It&#233;k&#233; F --&gt; It&#233;k&#233; F , 695 - Kapimba B --&gt; Kapimba B , 467 - Cikwanine Buhendwa Jean Paul, --&gt; Cikwanine Buhendwa Jean Paul, , 466 - Luhiriri N L --&gt; Luhiriri N L , 469 - Mukwege M D --&gt; Mukwege M D , 470 - Ahuka O L --&gt; Ahuka O L</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Introduction &lt;br class='autobr' /&gt;
La chirurgie urologique conna&#238;t d'&#233;normes progr&#232;s ces derni&#232;res d&#233;cennies surtout avec la c&#339;lioscopie qui prend une place de plus en plus importante. [1,6] L'anesth&#233;sie (g&#233;n&#233;rale ou locor&#233;gionale) au cours de cette chirurgie constitue un challenge pour l'anesth&#233;siste-r&#233;animateur car elle reste une anesth&#233;sie de terrain avec des patients aux &#226;ges extr&#234;mes, souvent porteurs d'affections cardiaques, respiratoires ou r&#233;nales. [1] L'&#233;volution des techniques anesth&#233;siques et (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-19-no2-2014-.html" rel="directory"&gt;Tome 19 n&#176;2 - 2014&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La chirurgie urologique conna&#238;t d'&#233;normes progr&#232;s ces derni&#232;res d&#233;cennies surtout avec la c&#339;lioscopie qui prend une place de plus en plus importante. [1,6] L'anesth&#233;sie (g&#233;n&#233;rale ou locor&#233;gionale) au cours de cette chirurgie constitue un challenge pour l'anesth&#233;siste-r&#233;animateur car elle reste une anesth&#233;sie de terrain avec des patients aux &#226;ges extr&#234;mes, souvent porteurs d'affections cardiaques, respiratoires ou r&#233;nales. [1] L'&#233;volution des techniques anesth&#233;siques et chirurgicales a permis d'am&#233;liorer la prise en charge et la r&#233;duction de la morbi-mortalit&#233; p&#233;ri op&#233;ratoires en chirurgie urologique.[6] La litt&#233;rature concernant l'anesth&#233;sie en urologie &#233;tant encore rare dans notre contexte ; il nous a paru pertinent de mener cette &#233;tude qui a pour objectif d'&#233;valuer la prise en charge anesth&#233;sique pour la chirurgie urologique &#224; l'HGR de Panzi &#224; Bukavu.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Patients et methodes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il s'agissait d'une &#233;tude r&#233;trospective &#224; vis&#233;e descriptive sur une p&#233;riode de 12 mois (du 1er octobre 2012 au 31 octobre 2013) qui a inclus tous les patients qui ont b&#233;n&#233;fici&#233;s d'une chirurgie urologique au service de chirurgie g&#233;n&#233;rale de l'HGR de Panzi &#224; Bukavu et dont les dossiers &#233;taient exploitables. Nous avons exclu de cette &#233;tude, tous les cas d'urologie ou d'uro-gyn&#233;cologie op&#233;r&#233;s dans le cadre du programme des violences sexuelles de l'h&#244;pital de Panzi qui constitue un programme &#224; part avec un bloc op&#233;ratoire s&#233;par&#233; de celui de la chirurgie g&#233;n&#233;rale. Les param&#232;tres &#233;tudi&#233;s &#233;taient : les donn&#233;es sociod&#233;mographiques, l'indication op&#233;ratoire, les donn&#233;es de la consultation ou visite pr&#233; anesth&#233;sique, les donn&#233;es per et post op&#233;ratoires. Tous ces param&#232;tres &#233;taient recueillies et analys&#233;es par le logiciel EPI info 3.5.1.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h3&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Donn&#233;es sociod&#233;mographiques&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Du 1er octobre 2012 au 31 octobre 2013 (12 mois), nous avons collig&#233; 195 dossiers des patients ayant b&#233;n&#233;fici&#233; d'une chirurgie urologique sur un total de 2289 de tous les cas de chirurgie g&#233;n&#233;rale, soit 9,2%. L'&#226;ge moyen &#233;tait de 41,2 ans (extr&#234;mes 2mois &#224; 84 ans) dont 20,2% du troisi&#232;me &#226;ge selon l'OMS (&gt;60 ans) et 29,4% (&lt; 10 ans) avec une grande pr&#233;dominance du sexe masculin (SR= 39,6/1).&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Donn&#233;es op&#233;ratoires &lt;/h4&gt;&lt;h5 class=&#034;spip&#034;&gt;Types d'interventions urologiques &lt;/h5&gt;&lt;div class='spip_document_606 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH239/fig_1-13-a85e2.jpg?1734723923' width='500' height='239' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les cystostomies (13,3%), les circoncisions (10,8%), les prostatectomies (9,2%), les Cystorraphies (9,2%) &#233;taient les principales interventions pratiqu&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Les donn&#233;es pr&#233; op&#233;ratoires :&lt;/strong&gt; A l'HGR de Panzi, tous les patients b&#233;n&#233;ficient obligatoirement d'une consultation ou visite pr&#233; anesth&#233;sique avant d'&#234;tre programm&#233; pour l'intervention. Il ressort de l'&#233;valuation du risque op&#233;ratoire que plus de la moiti&#233; des patients (67,4%) ne pr&#233;sentaient pas de risque majeur (ASA I et II) contre (33,6%) qui avaient un risque potentiel (ASA &#8805; III) avec comme principaux ant&#233;c&#233;dents : HTA (36,6%), pathologies rhumatismales (19,7%), Diab&#232;te (15,4%), tableaux septiques (10,2%), troubles du rythme cardiaque (5,2%). Le risque d'intubation gr&#226;ce &#224; la classification de Mallampati ou aux crit&#232;res anatomiques &#233;tait not&#233; dans 7,8% des cas. Les patients &#224; estomac plein avec pr&#233;vision d'une induction &#224; s&#233;quence rapide &#233;taient observ&#233;s dans 4,2%. La pr&#233;m&#233;dication '&#233;tait prescrite seulement que dans 10,3% des cas et principalement chez les patients hypertendus &lt;br class='autobr' /&gt;
Donn&#233;es per op&#233;ratoires&lt;br class='autobr' /&gt;
la pr&#233;m&#233;dication sur table &#233;tait pratiqu&#233;e chez 21 patients (10,7% ; 61 patients (31,3%) avaient b&#233;n&#233;fici&#233;s d'une anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale (AG) dont 88,5% avec intubation orotrach&#233;ale, 8,2% AG en ventilation spontan&#233;e et 3,3% d'AG associ&#233;e au bloc caudal contre 134 patients (68,7%) d'anesth&#233;sie locor&#233;gionale (ALR) (rachianesth&#233;sie). Les drogues anesth&#233;siques utilis&#233;es pour l'AG &#233;taient principalement : hypnotiques (Penthotal 47%, Diprivan 28%, K&#233;tamine (25%) ; le suxam&#233;thonium comme curare d&#233;polarisant, le Rocuronium comme curare non d&#233;polarisant et le Fentanyl comme morphinomim&#233;tique chez tous les patients. L'entretien de l'anesth&#233;sie de tous les patients &#233;tait assur&#233; par les gaz halog&#233;n&#233;s (Halothane).&lt;br class='autobr' /&gt;
La rachianesth&#233;sie avait associ&#233; : la marcaine+l'adr&#233;naline (68%), marcaine + clonidine (30 %) et la marcaine + le fentanyl (2%). Les complications per op&#233;ratoires &#233;taient essentiellement h&#233;modynamiques. Elles comportaient une chute tensionnelle (48,1%), une HTA (26,9%), une tachycardie (17%) et une bradycardie (8%) .&lt;br class='autobr' /&gt;
un cas de reprise op&#233;ratoire &#224; J1 post prostatectomie pour saignement par d&#233;faut d'h&#233;mostase &#233;tai not&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La quantit&#233; de sang perdue n'&#233;tait pas pr&#233;cis&#233;e sur la fiche, mais le volume moyen du sang transfus&#233; en per et post op&#233;ratoire &#233;tait de 675,4 ml (extr&#234;mes 60 ml &#224; 2120 ml dont plus de la moiti&#233; au cours des prostatectomies (74,7%) ;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'analg&#233;sie post op&#233;ratoire &#233;tait balanc&#233;e chez tous les patients (Tramadol 36,5%, Perfalgan 22,9%, Tramadol+Perfalgan 38,6%, Diclofenac 2%). La dur&#233;e moyenne de s&#233;jour &#233;tait de 11 jours (extr&#234;mes allant de 2 &#224; 47 jours). Un cas de d&#233;c&#232;s (0,5%) &#233;tait not&#233; chez un patient &#224; J14 post prostatectomie dans un tableau de sepsis s&#233;v&#232;re p&#233;ri op&#233;ratoire et une suspicion sur base clinique d'une embolie pulmonaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Notre &#233;tude men&#233;e &#224; l'HGR de Panzi sur l'&#233;valuation de la prise en charge anesth&#233;sique en chirurgie urologique permet d'aboutir aux commentaires ci-apr&#232;s :&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#226;ge moyen &#233;tait de 41,2 ans (des extr&#234;mes allant de 2 mois &#224; 84 ans) dont 20,2% de troisi&#232;me &#226;ge et 29,4% &lt; 10 ans. Le risque op&#233;ratoire (&#8805; ASA III) &#233;tait not&#233; dans 33,6% des cas avec comme principaux ant&#233;c&#233;dents : l'HTA (36,6%), les pathologies rhumatismales (19,7%) et le diab&#232;te (15,4%). Ce constat a &#233;t&#233; fait par plusieurs auteurs qui avaient trouv&#233;s que la chirurgie urologique s'adresse aux patients des &#226;ges extr&#234;mes avec des pathologies cardiovasculaires, d&#233;g&#233;n&#233;ratives et respiratoires susceptibles d'alourdir la morbi-mortalit&#233; [5,3]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Notre &#233;tude a exclu tous les cas des victimes des violences sexuelles parmi lesquelles on d&#233;nombre plusieurs cas de fistules recto ou v&#233;sico-vaginale et qui sont prises en charge &#224; l'HGR de Panzi &#224; travers le programme &#224; part. Par contre, les autres cas d'urologie sont pris en charge au bloc op&#233;ratoire de chirurgie g&#233;n&#233;ral o&#249; nous avions comme principales indications op&#233;ratoires. Les cystostomies (13,3%), les circoncisions (10,8%), les prostatectomies (9,2%), les Cystorraphies (9,2%) &#233;taient les principales interventions. Ces observations sont variables selon les diff&#233;rents centres car dans une s&#233;rie europ&#233;enne, il ressort que les prostatectomies repr&#233;sentent plus de la moiti&#233; des interventions urologiques. Cela pourrait s'expliquer par le vieillissement de la population en occident (France 10 &#224; 20% des patients de 50 &#224; 60 ans ont une hypertrophie b&#233;nigne de la prostate). [2] Il est vrai aussi de constater dans la litt&#233;rature que certains centres ne comptabilisent pas les circoncisions et autres malformations urog&#233;nitales de l'enfant qui s'apparentent souvent &#224; la chirurgie visc&#233;rale p&#233;diatrique. [3]&lt;br class='autobr' /&gt;
Les consultations ou les visites pr&#233; anesth&#233;siques sont obligatoires &#224; l'HGR de Panzi avant toute intervention et sont faites sous la supervision d'un m&#233;decin anesth&#233;siste-r&#233;animateur. Ces consultations permettent d'adopter des strat&#233;gies p&#233;ri op&#233;ratoires. De ces strat&#233;gies, il ressort de notre &#233;tude que la majorit&#233; de nos patients avaient re&#231;u une pr&#233;paration pr&#233; op&#233;ratoire classique (pr&#233;m&#233;dication, je&#251;ne pr&#233; op&#233;ratoire, strat&#233;gie transfusionnelle&#8230;) ou selon le terrain (adaptation des traitements sp&#233;cifiques p&#233;ri op&#233;ratoires). Toutes ces mesures sont devenues une imp&#233;ratives dans les pays d&#233;velopp&#233;s o&#249; nous trouvons un nombre important de m&#233;decins anesth&#233;sistes dans les services, contrairement &#224; nos milieux o&#249; les m&#233;decins anesth&#233;sistes sont quasi inexistants m&#234;me dans les grandes provinces. &lt;br class='autobr' /&gt;
La technique d'anesth&#233;sie la plus utilis&#233;e dans notre s&#233;rie &#233;tait l'anesth&#233;sie locor&#233;gionale notamment la rachianesth&#233;sie associant essentiellement la bupivacaine &#224; un adjuvant (adr&#233;naline 68%, clonidine 30%, fentanyl 2%) bien qu'il n'&#233;tait pas rare de voir les cas d'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale (31,3%). Classiquement, l'ALR est de plus en plus conseill&#233;e pour la chirurgie urologique, mais certains facteurs tels que : un besoin important du rel&#226;chement du malade, la longue dur&#233;e de l'intervention, les envahissements locaux, le tableau septique du patient et l'utilisation des techniques coelioscopiques font pr&#233;f&#233;rer l'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale &#224; l'ALR telle que constat&#233;e dans la litt&#233;rature europ&#233;enne o&#249; la c&#339;lioscopie est pratiqu&#233;e &#224; plus de 88,7% dans les centres urologiques. [7,9]. Les drogues utilis&#233;es tant en AG qu'en ALR sont presque les m&#234;mes que dans les pays occidentaux, [9] mais des efforts restent &#224; faire afin d'&#233;laborer si possible dans nos h&#244;pitaux, des protocoles anesth&#233;siques (antibioprophylaxie, induction et entretien anesth&#233;siques&#8230;) standards en fonction de types d'interventions. Malgr&#233; l'am&#233;lioration des techniques tant anesth&#233;siques que chirurgicales, la chirurgie urologique reste &#233;maill&#233;e de complications qui sont g&#233;n&#233;ralement dues : aux &#226;ges souvent extr&#234;mes des patients dont la majorit&#233; souffre des pathologies cardiaques, respiratoires et d&#233;g&#233;n&#233;ratives ; mais aussi le caract&#232;re h&#233;morragique (prostate) et &#224; fort risque infectieux de certaines interventions. Il ressort de notre &#233;tude que les complications per et post op&#233;ratoires &#233;taient essentiellement h&#233;modynamiques (chute tensionnelle (48,1%), HTA (26,9%), tachycardie (17%), bradycardie (8%) comme l'avaient constat&#233; aussi d'autres auteurs avec les causes. Ils y ajoutaient les effets de la c&#339;lioscopie sur l'&#233;tat h&#233;modynamique. Par contre, la chirurgie urologique et principalement prostatique continue &#224; &#234;tre fortement h&#233;morragique car on note dans notre s&#233;rie, un grand besoin transfusionnel avec un volume moyen de sang transfus&#233; de 675,4 ml (extr&#234;mes 60 ml &#224; 2120 ml dont plus de la moiti&#233; au cours des prostatectomies (74,7%) quantit&#233;. Ces quantit&#233;s ont &#233;t&#233; r&#233;duites au tiers dans les pays d&#233;velopp&#233;s o&#249; la c&#339;lioscopie minimise ce risque. [8] Le TURP syndrome n'a pas &#233;t&#233; retrouv&#233; parmi les complications probablement faute de r&#233;alisation des bilans biologiques pour sa confirmation. L'analg&#233;sie multimodale est pratiqu&#233;e syst&#233;matiquement en chirurgie urologique associant une ALR ou des infiltrations locales aux antalgiques usuels en intraveineuse et est d&#233;but&#233;e une &#189; heure avant l'intervention. Cette pratique permet de r&#233;duire la morbidit&#233; post op&#233;ratoire des patients car elle facilite une lev&#233;e pr&#233;coce et par cons&#233;quent ; elle permet de r&#233;duire les complications de d&#233;cubitus qui sont fr&#233;quentes en urologie. [4] Notre pratique concernant l'analg&#233;sie post op&#233;ratoires est encore loin des recommandations, car notre &#233;tude note la pratique de l'analg&#233;sie balanc&#233;e chez tous les patients sans aucun outil d'&#233;valuation de la douleur post op&#233;ratoire. Des efforts sont &#224; consentir afin d'am&#233;liorer la prise en charge post op&#233;ratoire en g&#233;n&#233;ral et en chirurgie urologique en particulier dans nos milieux, car un des moyens efficaces pour r&#233;duire la morbi-mortalit&#233; post op&#233;ratoires n'est pas utilis&#233;. [4] Aucun patient n'a b&#233;n&#233;fici&#233; de la prophylaxie des maladies thromboemboliques qui est de pratique syst&#233;matique dans les pays occidentaux, [10] et nous pensons que cela pourrai &#234;tre li&#233; au co&#251;t des m&#233;dicaments utilis&#233;s ou au manque de protocole dans nos structures. Un cas de d&#233;c&#232;s (0,5%) &#233;tait not&#233; chez un patient &#224; J14 post prostatectomie dans un tableau de sepsis s&#233;v&#232;re p&#233;ri op&#233;ratoire et une suspicion sur base clinique d'embolie pulmonaire. Ceci nous pousse &#224; insister sur la mise en place en urologie des protocoles d'antibioprophylaxie-antibioth&#233;rapie, analg&#233;sie post op&#233;ratoire efficace avec outils d'&#233;valuation ainsi que la prophylaxie des maladies thromboemboliques p&#233;ri op&#233;ratoires afin d'am&#233;liorer la prise en charge des patients devant b&#233;n&#233;ficier d'une chirurgie urologique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La chirurgie urologique repr&#233;sente une part non n&#233;gligeable (9,2%) des interventions pratiqu&#233;es en chirurgie g&#233;n&#233;rale &#224; l'HGR de Panzi. Les techniques anesth&#233;siques et chirurgicales ne sont pas diff&#233;rentes de celles pratiqu&#233;es dans les pays d&#233;velopp&#233;s m&#234;me si la c&#339;lioscopie y est encore moins utilis&#233;e (1,03%). L'am&#233;lioration de pratique en terme de standardisation des protocoles, d'antibioprophylaxie-antibioth&#233;rapie, d'analg&#233;sie et de prophylaxie thromboembolique p&#233;ri op&#233;ratoires afin d'am&#233;liorer le pronostic des patients op&#233;r&#233;s pour chirurgie urologique dans nos milieux est indispensable. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;1.	Abbou CC, Cicco A, Gasman D, Hoznek A, Antiphon P, Chopin D et al. Retroperitoneal laparoscopic versus open radical nephrectomy. J. Urol 1999 ; 161 1776-80.&lt;br class='autobr' /&gt;
2.	Abrams PH, Shah PJR, Bryning K, Caches CCC and al. Blood loss during transurethral resection of the prostate. Anaesthesia 1982 ; 37 : 71-3.&lt;br class='autobr' /&gt;
3.	Azar I. Why anaesthesia for TURP is not always routine. Annual refresher course lectures, American society of Anesthesiologists 1990 ; 166 : 1-7.&lt;br class='autobr' /&gt;
4.	Fletcher D. Analg&#233;sie balanc&#233;e. In : conf&#233;rence d'actualisation. 38&#232;me congr&#232;s national d'Anesth&#233;sie et de r&#233;animation (Paris 1996). Soci&#233;t&#233; Fran&#231;aise d'Anesth&#233;sie et de R&#233;animation. Pais : Elsevier, 1996 : 172-78.&lt;br class='autobr' /&gt;
5.	Hosking MP, Lobdll CM, Warner MA, Offord KP, Melton LJ. Anaesthesia for patients over 90 years of age. Outcomes after regional and general anaesthesic techniques for two common surgical procedures. Anaesthesia 1989 ; 37 : 71-3.&lt;br class='autobr' /&gt;
6.	Joris JL. Anesthesia for laparoscopic surgeon. In : Miller RD, ed. Livingstone, 2000 ; 2003-2005.&lt;br class='autobr' /&gt;
7.	Lambert DH, Hurley RJ. Cauda equina syndrome and continus spinal anaesthesia. Anesth Analg 1991 ; 72 : 817-19.&lt;br class='autobr' /&gt;
8.	Lukacs B. Management of symptomatic BPH in France : Who is treated and how ? Eur urol 1999 ; 36 suppl 3 : 14-20.&lt;br class='autobr' /&gt;
9.	Pollock JE, Burkhead D, Neal JM, Liu SS, Friedman A, Stephenson C et al. Spinal nerve function in five volunteers experiencing transient neurologic symptoms after lidocaine subarachnoid anesthesia. Anesth Analg 2000 ; 90 : 658-65.&lt;br class='autobr' /&gt;
10.	Salmela L, Aromaa V. Transient radicular irritation after spinal anesthesia induced with hyperbaric solutions of cerebrospinal fluid-diluted lidocaine 50mg/ml or mepivaca&#239;ne 40mg/ml or bupivaca&#239;ne 5mg/m. Acta Anaesthesiol scand 1998 ; 42 : 765-69&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8195;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
