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	<title>SARAF </title>
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	<description>Portail officiel de la Soci&#233;t&#233; d'Anesth&#233;sie R&#233;animation d'Afrique Francophone (SARAF), une organisation fond&#233;e le 15 d&#233;cembre 1984 &#224; Cotonou, B&#233;nin.
La SARAF vise &#224; promouvoir l'anesth&#233;sie et la r&#233;animation en Afrique francophone &#224; travers la formation, la recherche et la diffusion des connaissances.
Le site propose une vari&#233;t&#233; de ressources pour les professionnels de sant&#233;, notamment : Actualit&#233;s : Mises &#224; jour sur les &#233;v&#233;nements r&#233;cents, les congr&#232;s et les d&#233;veloppements dans le domaine de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation en Afrique francophone. Agenda : Informations sur les &#233;v&#233;nements &#224; venir, y compris les congr&#232;s, les ateliers et les formations pertinentes pour les praticiens. Biblioth&#232;que : Acc&#232;s &#224; des documents, des livrets de congr&#232;s et des ressources li&#233;es &#224; la pratique de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation. Revue Africaine d'Anesth&#233;siologie et de M&#233;decine d'Urgence (RAMUR) : La publication officielle de la SARAF, offrant des articles de recherche, des &#233;tudes de cas et des revues de litt&#233;rature. Les auteurs peuvent trouver des instructions pour la soumission de manuscrits, et les lecteurs peuvent acc&#233;der aux num&#233;ros pr&#233;c&#233;dents de la revue.</description>
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		<title>SARAF </title>
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		<title>Comment aborder un enfant aux urgences p&#233;diatriques dans un h&#244;pital &#224; ressources limit&#233;es ? Cas de l'h&#244;pital g&#233;n&#233;ral en c&#244;te d'ivoire</title>
		<link>https://web-saraf.net/Comment-aborder-un-enfant-aux.html</link>
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		<dc:date>2014-01-16T10:06:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 57 - Asse K.V --&gt; Asse K.V , 58 - Plo K.J. --&gt; Plo K.J. , 212 - Yao KC --&gt; Yao KC , 75 - Kouam&#233; M --&gt; Kouam&#233; M , 59 - Yenan J.P. --&gt; Yenan J.P.</dc:creator>


		<dc:subject>Formation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Auteur correspondant : Asse Kouadio Vincent, Email : assevinc chez yahoo.fr &lt;br class='autobr' /&gt;
Conflits d'int&#233;r&#234;t et aide financi&#232;re : aucuns &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
[(L'urgence, qu'elle soit &#171; vraie &#187;, &#171; ressentie &#187; ou une simple consultation, est une cause fr&#233;quente d'admission des enfants &#224; l'h&#244;pital notamment dans les h&#244;pitaux de premier recours. Pour ces enfants en situation de d&#233;tresse vitale, il n'y a pas de place &#224; l'improvisation et chaque minute de temps perdu peut engager le pronostic vital ou fonctionnel de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-18-no3-2013-.html" rel="directory"&gt;Tome 18 n&#176;3 - 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://web-saraf.net/+-Formation-+.html" rel="tag"&gt;Formation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Auteur correspondant&lt;/strong&gt; : Asse Kouadio Vincent, Email : &lt;a href=&#034;#assevinc#mc#yahoo.fr#&#034; title=&#034;assevinc..&#229;t..yahoo.fr&#034; onclick=&#034;location.href=mc_lancerlien('assevinc','yahoo.fr'); return false;&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;assevinc&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conflits d'int&#233;r&#234;t et aide financi&#232;re : aucuns&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;L'urgence, qu'elle soit &#171; vraie &#187;, &#171; ressentie &#187; ou une simple consultation, est une cause fr&#233;quente d'admission des enfants &#224; l'h&#244;pital notamment dans les h&#244;pitaux de premier recours. Pour ces enfants en situation de d&#233;tresse vitale, il n'y a pas de place &#224; l'improvisation et chaque minute de temps perdu peut engager le pronostic vital ou fonctionnel de l'enfant.&lt;br class='autobr' /&gt;
La conduite &#224; tenir, quel que soit le type d'urgence, est identique et repose sur une d&#233;marche m&#233;dicale rigoureuse et m&#233;thodique comportant plusieurs &#233;tapes successives &#224; savoir : a) l'accueil en priorit&#233; de l'enfant et de sa famille ; b) le soutient des grandes fonctions vitales si besoin ; c) l'enqu&#234;te &#233;tiologique d&#233;bouchant dans la majorit&#233; des cas sur l'une des causes suivantes : le paludisme, les infections respiratoires aigu&#235;s, la diarrh&#233;e aigu&#235;, la d&#233;shydratation et la m&#233;ningite bact&#233;rienne ; d) la prise en charge th&#233;rapeutique (symptomatique et &#233;tiologique). Les limites de la prise en charge r&#233;sident dans l'insuffisance de ressources humaines, l'insuffisance de moyens diagnostiques et r&#233;animation, l'indigence des parents. La correction de ces faiblesses est une n&#233;cessit&#233; pour am&#233;liorer le pronostic des enfants admis en urgence.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mots cl&#233;s&lt;/strong&gt; : Enfants, Conduite &#224; tenir ; Urgence, H&#244;pital G&#233;n&#233;ral, C&#244;te d'Ivoire&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Summary &lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Emergency, that it is &#034;true&#034;, &#034;felt&#034; or a simple consultation is frequent reason of admission of the children to hospital mainly in the referral hospital. For these children in critical distress, there is no place for improvisation and every minute of lost time can conduce to death or disability. Whatever the type of emergency, the management is the same and base on methodic medical processes : a) the reception of the child and family in priority ; b) the stabilization of vital functions of the child if necessary ; c) identification of the etiology resulting in the majority of cases in one of the following disease : Malaria, Pneumonia, Diarrhea and dehydration, Bacterial meningitis ; d) therapeutic support (symptomatic and etiologic). The limits of support lie in the lack of human resources, inadequate diagnostic facilities and resuscitation, parental poverty. The correction of these weaknesses is a need to improve the prognosis of children admitted in Emergency.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Key words :&lt;/strong&gt; Child, Management, Emergency, General hospital, C&#244;te d'Ivoire&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'urgence, qu'elle soit &#171; vraie &#187;, &#171; ressentie &#187; ou une simple consultation, est une cause fr&#233;quente d'admission des enfants &#224; l'h&#244;pital. Dans un syst&#232;me de sant&#233; comportant trois niveaux comme c'est le cas en C&#244;te d'Ivoire, l'itin&#233;raire th&#233;rapeutique des enfants en urgence part du niveau primaire compos&#233; des formations sanitaires vers le niveau tertiaire repr&#233;sent&#233; par les Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) et les Instituts Sp&#233;cialis&#233;s. Le niveau secondaire est occup&#233; par les Centres Hospitaliers R&#233;gionaux (CHR) et les H&#244;pitaux G&#233;n&#233;raux (HG).&lt;br class='autobr' /&gt;
Les HG jouent un r&#244;le important dans le syst&#232;me sanitaire en C&#244;te d'Ivoire et re&#231;oivent la plupart des patients r&#233;f&#233;r&#233;s pour des soins urgents. Pour ces enfants en situation de d&#233;tresse vitale, il n'y a pas de place &#224; l'improvisation et chaque minute de temps perdu peut aggraver le pronostic vital ou fonctionnel de l'enfant. Comment aborder de fa&#231;on efficiente la prise en charge de ces enfants pour minorer les cas de d&#233;c&#232;s ou de s&#233;quelles ? Quand on sait que 76 % des cas de d&#233;c&#232;s surviennent dans les vingt quatre premi&#232;res heures suivant l'hospitalisation [1] L'objectif de ce travail &#233;tait de proposer une conduite &#224; tenir pragmatique de la prise en charge des enfants admis en urgence dans un h&#244;pital &#224; ressources limit&#233;es &#224; la lumi&#232;re de la litt&#233;rature et de notre exp&#233;rience de 8 ann&#233;es d'activit&#233;s &#224; l'HG d'Abobo. Apr&#232;s un bref aper&#231;u du syst&#232;me de sant&#233; du secteur public en C&#244;te d'Ivoire, nous pr&#233;senterons la conduite &#224; tenir et terminerons par une conclusion.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Aper&#231;u du syst&#232;me de sant&#233; du secteur public en C&#244;te d'Ivoire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me sanitaire m&#233;dical du secteur public ivoirien est organis&#233; selon le d&#233;cret N&#176; 96-876 du 25 octobre 1996 en 3 niveaux : primaire, secondaire, tertiaire [2]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le niveau primaire assure des activit&#233;s de pr&#233;vention, de promotion et de soins. Il regroupe les &#233;tablissements sanitaires de premiers contacts (centres de sant&#233; ruraux et urbains, formations sanitaires urbaines &#224; base communautaire, centres de sant&#233; urbains sp&#233;cialis&#233;s). &lt;br class='autobr' /&gt;
Le niveau secondaire assure des activit&#233;s de consultations et d'hospitalisation en m&#233;decine g&#233;n&#233;rale, p&#233;diatrie, chirurgie, gyn&#233;co obst&#233;trique et &#233;ventuellement d'autres sp&#233;cialit&#233;s. Il comprend les h&#244;pitaux de premier recours ou r&#233;f&#233;rence (h&#244;pitaux g&#233;n&#233;raux, centres hospitaliers r&#233;gionaux, centres hospitaliers sp&#233;cialis&#233;s, h&#244;pital psychiatrique de Bingerville). &lt;br class='autobr' /&gt;
Le niveau tertiaire est repr&#233;sent&#233; par les h&#244;pitaux de 2e recours (centres hospitaliers universitaires et instituts sp&#233;cialis&#233;s). Ces &#233;tablissements sont &#233;quip&#233;s pour assurer des consultations et des hospitalisations dans l'ensemble du domaine m&#233;dical et chirurgical et participent &#224; la formation pratique et technique des professionnels de la sant&#233; et &#224; la recherche m&#233;dicale.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 2004, le secteur public comptait 1133 &#233;tablissements fonctionnels de niveau primaire, 67 &#233;tablissements de niveau secondaire (48 HG, 17 CHR, 2 Centres Hospitaliers Sp&#233;cialis&#233;s), et 13 &#233;tablissements de niveau tertiaire (4 CHU, 9 Instituts sp&#233;cialis&#233;s) [3]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; l'importance num&#233;rique des h&#244;pitaux g&#233;n&#233;raux (70 % des h&#244;pitaux de r&#233;f&#233;rence), et le r&#244;le important de r&#233;gulation qui leur est assign&#233;, la dotation en ressource humaine et mat&#233;rielle leur est d&#233;favorable. Chaque HG compte en moyenne 5 m&#233;decins, 17 param&#233;dicaux, 3 techniciens, 3 administratifs et 52 lits pour un niveau d'activit&#233; moyen annuel estim&#233; &#224; : 1658 admissions, 4965 hospitalisations, 57 actes chirurgicaux et 52 r&#233;f&#233;rences [4]. &lt;br class='autobr' /&gt;
En pratique, la plus part de ces h&#244;pitaux g&#233;n&#233;raux ne disposent pas de source d'oxyg&#232;ne, de d&#233;p&#244;t de sang, d'unit&#233; de radiologie de sorte que la prise en charge de certaines situations urgentes reste d&#233;licate et difficile. Leurs laboratoires souvent v&#233;tustes sont sous &#233;quip&#233;s et insuffisamment approvisionn&#233;s en r&#233;actifs. Les examens compl&#233;mentaires accessibles sont essentiellement repr&#233;sent&#233;s par la goutte &#233;paisse et le frottis sanguin, le test de diagnostic rapide du paludisme, le taux d'h&#233;moglobine, les groupes sanguins ABO/Rh&#233;sus. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tous les HG disposent d'une pharmacie interne approvisionn&#233;e en m&#233;dicaments de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; par la pharmacie de la sant&#233; publique. Les parents peuvent y acheter des m&#233;dicaments &#224; un faible co&#251;t. Mais le probl&#232;me r&#233;side dans les ruptures fr&#233;quentes de stock. &lt;br class='autobr' /&gt;
En d&#233;finitive l'insuffisance en ressources humaines et mat&#233;rielles des HG &#224; une incidence sur la prise en charge des enfants admis en urgence. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; d'une conduite &#224; tenir pragmatique en tenant compte de ces conditions.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conduite &#224; tenir devant un enfant en urgence dans un H&#244;pital G&#233;n&#233;ral &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette conduite qui se veut pratique repose sur une d&#233;marche m&#233;dicale rigoureuse et m&#233;thodique comportant plusieurs &#233;tapes successives &#224; savoir : a) l'accueil en priorit&#233; de l'enfant et sa famille ; b) le soutien des grandes fonctions vitales si besoins ; c) l'enqu&#234;te &#233;tiologique ; d) la prise en charge th&#233;rapeutique (symptomatique et &#233;tiologique).&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;L'accueil de l'enfant et sa famille&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;L'accueil de l'enfant et sa famille se fait en priorit&#233;. Le contenu de l'accueil comprend :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'installation de l'enfant sur le lit d'examen si n&#233;cessaire en position lat&#233;rale de s&#233;curit&#233;, &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'appr&#233;ciation rapide du niveau de conscience par le score de Glasgow [5] si l'enfant sait parler ou score de Blantyre [6] dans le cas contraire (&#226;ge &lt; 3 ans), &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la prise des constantes h&#233;modynamiques : temp&#233;rature, poids, fr&#233;quence respiratoire, fr&#233;quence cardiaque, tension art&#233;rielle,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la mesure de la glyc&#233;mie capillaire avec un glucom&#232;tre pour rechercher une hypoglyc&#233;mie dans les cas suivants : trouble de la conscience, convulsions, agitation, sueur en l'absence de fi&#232;vre, dernier repas remontant &#224; plus de 12 heures. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce premier contact permet rapidement d'identifier deux groupes d'enfants : i) les enfants stables sans signes de danger ne n&#233;cessitant pas de mesures particuli&#232;res avant la recherche de la cause ; ii) les enfants instables pr&#233;sentant un ou plusieurs des signes de dangers comme par exemple une an&#233;mie s&#233;v&#232;re, des convulsions, un coma, une difficult&#233; respiratoire, une fi&#232;vre au-del&#224; de 40&#176;C. La pr&#233;sence d'un ou plusieurs de ces signes impose la mise en place de mesures de soutien des grandes fonctions vitales pour stabiliser l'enfant avant d'envisager l'enqu&#234;te &#233;tiologique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_501 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH458/tab1-2-2-fb5a9.jpg?1734736562' width='500' height='458' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Le soutien des grandes fonctions vitales&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Il est fonction du signe de danger observ&#233; en urgence. Ci-apr&#232;s, des exemples pratiques :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8722;	si l'enfant convulse, il faut lui administrer par voie intra rectale du Diaz&#233;pam &#224; la dose de 0,5mg/kg par convulsion sans d&#233;passer 3 mg/kg/j ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8722;	en pr&#233;sence d'une fi&#232;vre au-del&#224; de 40&#176;C, il faut d&#233;couvrir l'enfant et lui administrer par voie orale du parac&#233;tamol &#224; la dose de 60 mg/kg/j &#224; repartir en 4 fois ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8722;	devant un coma, il faut placer l'enfant en position lat&#233;rale de s&#233;curit&#233;, d&#233;gager ses voies a&#233;riennes, l'aspirer et l'oxyg&#233;ner si n&#233;cessaire puis organiser la r&#233;f&#233;rence si le coma est profond ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8722;	en pr&#233;sence d'une difficult&#233; respiratoire, il faut placer l'enfant en position demi-assise, d&#233;gager les voies a&#233;riennes sup&#233;rieures, oxyg&#233;ner si besoin &#224; un d&#233;bit de 1 &#224; 2 l/min ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8722;	devant une an&#233;mie s&#233;v&#232;re, il faut oxyg&#233;ner l'enfant &#224; un d&#233;bit de 1 &#224; 2 l/min, ensuite pr&#233;lever du sang pour l'h&#233;mogramme, le groupage sanguin dans les syst&#232;mes ABO et Rh&#233;sus, la goutte &#233;paisse et le frottis sanguin. Si l'h&#244;pital ne dispose pas de banque de sang, il faut mettre en place une perfusion veineuse p&#233;riph&#233;rique avec du s&#233;rum sal&#233; &#224; 9 p. mille &#224; la dose de 20ml/kg en 30 minutes et organiser la r&#233;f&#233;rence ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8722;	en pr&#233;sence d'une hypoglyc&#233;mie, il faut administrer en intraveineuse directe pendant 5 &#224; 10 minutes du s&#233;rum glucos&#233; &#224; 10% &#224; la dose de 5ml/kg.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une fois que l'enfant est stabilis&#233;, l'enqu&#234;te &#233;tiologique peut d&#233;buter ; les parents &#233;tant habituellement moins stress&#233;s et plus r&#233;ceptifs.&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;L'enqu&#234;te &#233;tiologique&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Elle comprend l'anamn&#232;se, l'examen physique, les examens compl&#233;mentaires et les &#233;tiologies.&lt;/p&gt;
&lt;h5 class=&#034;spip&#034;&gt;L'anamn&#232;se&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;L'anamn&#232;se est rapide mais compl&#232;te. elle pr&#233;cise le motif d'admission, identifie les points saillants de l'histoire de la maladie, recherche les principaux ant&#233;c&#233;dents de l'enfant et appr&#233;cie les conditions de vie de l'enfant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Divers motifs peuvent amener l'enfant aux urgences. En Afrique subsaharienne, la fi&#232;vre, l'an&#233;mie, les convulsions, le coma, la dyspn&#233;e, les troubles digestifs, sont les principaux signes fonctionnels habituellement rapport&#233;s dans la litt&#233;rature [7, 8].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'histoire de la maladie : &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
a) pr&#233;cise la date de d&#233;but, b) d&#233;crit le signe principal, recherche les signes associ&#233;s, c) identifie le ou les th&#233;rapie(s) administr&#233;e(s) ainsi que l'&#233;volution sous traitement, e) pr&#233;cise le retentissement de la maladie sur l'enfant (anorexie, asth&#233;nie, amaigrissement, etc.). Dans notre pratique, le d&#233;but de la maladie est brutal. Le d&#233;lai moyen avant la consultation est de 3 jours. Le signe principal est g&#233;n&#233;ral dans 45 %, neurologique dans 22 %, respiratoire dans 14 %, et digestif 10% dans %. Un traitement pr&#233; hospitalier est pr&#233;sent dans 75% des cas [9]. Pour les ant&#233;c&#233;dents, Il s'agit surtout d'identifier ceux qui ont un int&#233;r&#234;t avec la maladie en cours. Ainsi on passera en revue rapidement le mode d'alimentation, la croissance, le d&#233;veloppement psychomoteur, le statut vaccinal, les maladies objets d'hospitalisations ant&#233;rieures, l'existence ou non d'un contage dans l'entourage, les conditions de vie. La recherche des ant&#233;c&#233;dents est souvent difficile faute de trace &#233;crite. En pratique, devant l'urgence, les parents n'apportent pas souvent le carnet de sant&#233; m&#232;re-enfant. M&#234;me pr&#233;sent, le carnet de sant&#233; est dans la plupart des cas non ou mal renseign&#233; [10-11].&lt;/p&gt;
&lt;h5 class=&#034;spip&#034;&gt;L'examen physique&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;L'examen physique est capital dans un environnement ou la biologie et l'imagerie font souvent d&#233;faut. Il se r&#233;alise sur un enfant enti&#232;rement d&#233;v&#234;tu. Il est m&#233;thodique, complet et d&#233;bute par l'appareil contact, c'est-&#224;-dire celui &#224; l'origine du motif principal de la consultation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour chaque appareil, lorsque cela est possible, il faut r&#233;aliser les quatre temps de l'examen physique &#224; savoir l'inspection, la palpation, la percussion et l'auscultation. Il convient d'insister sur l'appareil neurologique, respiratoire, cardiovasculaire, digestif et urog&#233;nital.&lt;/p&gt;
&lt;h5 class=&#034;spip&#034;&gt;Les examens compl&#233;mentaires&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Leur prescription orient&#233;e par le tableau clinique doit tenir compte du plateau technique de l'h&#244;pital et du niveau socio-&#233;conomique des parents. Seuls les examens pertinents apportant une contribution r&#233;elle au diagnostic positif et &#224; la prise en charge th&#233;rapeutique sont &#224; prescrire. Ainsi pourront &#234;tre r&#233;alis&#233;s devant :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8901;	un coma et/ou convulsions avec fi&#232;vre : une goutte &#233;paisse et un frottis sanguin &#224; d&#233;faut un TDR, une ponction lombaire avec analyse cytobact&#233;riologique et chimique du liquide c&#233;phalorachidien, un h&#233;mogramme ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8901;	une an&#233;mie f&#233;brile : une goutte &#233;paisse et un frottis sanguin &#224; d&#233;faut un TDR, un h&#233;mogramme, un groupe sanguin ABO/Rh&#233;sus ; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8901;	une dyspn&#233;e avec signe de lutte respiratoire : une radiographie pulmonaire,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8901;	une douleur abdominale aigu&#235; avec fi&#232;vre : une goutte &#233;paisse et un frottis sanguin &#224; d&#233;faut un TDR, un h&#233;mogramme, une vitesse de &#8901;	s&#233;dimentation ou CRP, un examen cytobact&#233;riologique des urines.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les &#233;tiologies&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les causes m&#233;dicales des urgences p&#233;diatriques sont diverses et ne diff&#232;rent pas fondamentalement de celles observ&#233;es par d'autres auteurs au CHU [8]. Les principales &#233;tiologies sont le paludisme grave, les infections respiratoires basses, la m&#233;ningite bact&#233;rienne, la gastroent&#233;rite, la d&#233;shydratation et la malnutrition [9].&lt;br class='autobr' /&gt;
Le paludisme grave repr&#233;sente le premier motif d'hospitalisation. Il touche surtout les enfants de moins de 5 ans sans diff&#233;rence de sexe. Il se pr&#233;sente sous deux principales formes cliniques : an&#233;mique et neurologique. La forme an&#233;mique est l'apanage du nourrisson tandis que la forme neurologique touche plus souvent le grand enfant [12]. Dans notre exp&#233;rience, l'hypoglyc&#233;mie est associ&#233;e &#224; la forme neurologique dans 30 % des cas. Le dernier repas remontant &#224; plus de 12 heures est significativement associ&#233; au risque d'hypoglyc&#233;mie au cours du neuropaludisme [12]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les infections respiratoires basses, sont de diagnostic surtout clinique &#224; cause de l'insuffisance du plateau technique (radiologique et microbiologique). Elle est &#233;voqu&#233;e devant un enfant qui tousse avec une respiration rapide. L'existence d'un tirage sous costal et d'un stridor signe une pneumonie grave [13]. Les deux principales formes &#233;tiologiques des infections respiratoires basses sont la bronchiolite (apanage du nourrisson) et la pneumonie. Cette derni&#232;re concernent surtout les enfants de moins de 5 ans particuli&#232;rement les nourrissons. Les agents &#233;tiologiques sont vari&#233;s. Dans notre contexte, le Streptococcus pneumoniae et l'Haemophilus influenzae b sont les deux principaux germes des formes s&#233;v&#232;res de pneumonie communautaires de l'enfant [13].&lt;br class='autobr' /&gt;
La m&#233;ningite bact&#233;rienne, constitue une urgence diagnostique et th&#233;rapeutique. Le diagnostic positif est d'autant plus difficile que l'enfant est jeune. C'est pourquoi il ne faut pas h&#233;siter &#224; faire une ponction lombaire chez tout nouveau-n&#233; ou nourrisson qui pr&#233;sente un ou plusieurs des signes suivants : convulsions f&#233;briles, geignement, troubles de la conscience, bombement de la fontanelle, irritabilit&#233;, hyperesth&#233;sie cutan&#233;e. Chez le grand enfant par contre le diagnostic est beaucoup plus facile et &#233;voqu&#233; devant un syndrome m&#233;ning&#233; f&#233;brile. Quelque soit l'aspect macroscopique du LCR, il faut l'adresser au laboratoire pour analyse chimique, cytologique et microbiologique. Car seule cette analyse permet de confirmer ou &#233;liminer une m&#233;ningite bact&#233;rienne et de r&#233;aliser un antibiogramme. La r&#233;partition des germes en cause d&#233;pendent de l'&#226;ge de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez l'enfant de moins d'un an on trouve plus souvent l'Haemophilus influenzae b ; chez le grand enfant, il s'agit plus souvent du pneumocoque et du m&#233;ningocoque [14, 15]. &lt;br class='autobr' /&gt;
La gastroent&#233;rite et d&#233;shydratation touche surtout l'enfant de moins de 5 ans particuli&#232;rement le nourrisson. Le principal agent &#233;tiologique en Afrique subsaharienne est le rotavirus. Ce germe est responsable de 1 cas de diarrh&#233;e sur trois &#224; l'h&#244;pital g&#233;n&#233;ral d'Abobo [16]. Une d&#233;shydratation est not&#233;e dans 37% des cas : mod&#233;r&#233;e 27 %, s&#233;v&#232;re 10 %. Au S&#233;n&#233;gal, Diagne [17] et al ont rapport&#233; 83,81 % de cas de d&#233;shydratation au cours de la diarrh&#233;e &#224; rotavirus dont 35,74 % de formes s&#233;v&#232;res. D'autres auteurs [18] s'accordent sur le fait que la diarrh&#233;e &#224; rotavirus est particuli&#232;rement s&#233;v&#232;re chez le jeune nourrisson. &lt;br class='autobr' /&gt;
La malnutrition, est fr&#233;quente chez les enfants de moins de 5 ans. Elle se pr&#233;sente sous trois principales formes cliniques : le marasme, le Kwashiorkor et la forme mixte. Elle s'associe aux autres &#233;tats morbides dans pr&#232;s de la moiti&#233; des cas et contribue &#224; aggraver leur pronostic.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La prise en charge th&#233;rapeutique &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Elle a pour but d'apporter une solution au probl&#232;me de sant&#233; pos&#233; par l'enfant. Ce but se d&#233;cline en plusieurs objectifs &#224; atteindre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit par exemple chez l'enfant : d'arr&#234;ter ou pr&#233;venir les convulsions, de r&#233;tablir la conscience, de maintenir un &#233;tat d'hydratation et &#233;nerg&#233;tique satisfaisant, de normaliser la temp&#233;rature, d'assurer la libert&#233; des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures, de calmer la douleur, de traiter et pr&#233;venir les complications, de surveiller, de communiquer avec les parents.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les moyens mis en &#339;uvre pour atteindre ces objectifs sont symptomatiques et &#233;tiologiques et fonction de l'&#233;tiologie. &lt;br class='autobr' /&gt;
La surveillance de l'enfant, est un point capital de la prise en charge. Les principaux param&#232;tres de surveillance sont essentiellement cliniques. Il s'agit de la conscience, de la temp&#233;rature, de la fr&#233;quence cardiaque, de la fr&#233;quence respiratoire, de la pression art&#233;rielle, du confort de l'enfant, du poids, de la diur&#232;se. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;volution de la prise en charge est appr&#233;ci&#233;e selon les crit&#232;res de surveillance d&#233;finis. Si au bout de 72 heures d'un traitement pr&#233;somptif correct, l'&#233;volution est stationnaire ou si l'&#233;tat de l'enfant s'aggrave avant ce d&#233;lai, il nous semble appropri&#233; de r&#233;f&#233;rer l'enfant dans un CHR ou un CHU plus &#233;quip&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La prise en charge des enfants en urgence &#224; l'h&#244;pital g&#233;n&#233;ral comporte des limites qu'il convient d'analyser au plan structurel, organisationnel et familial.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au plan structurel, Il y a une inad&#233;quation entre le niveau d'activit&#233; important de ces &#233;tablissements et leur faible dotation en ressources humaines et mat&#233;rielles. D'o&#249; la difficult&#233; diagnostique et de prise en charge th&#233;rapeutique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au plan organisationnel, le probl&#232;me r&#233;side dans l'absence de protocole standardis&#233; de prise en charge des enfants admis en urgence. Les ruptures fr&#233;quentes de stock de m&#233;dicaments &#224; la pharmacie de l'h&#244;pital constituent aussi une autre limite de la prise en charge.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au plan familial, le probl&#232;me se situe au niveau du faible niveau d'instruction et la pauvret&#233; des parents. De sorte que la majorit&#233; des parents am&#232;ne leurs enfants en retard aux urgences mais aussi n'arrive pas &#224; honorer les prescriptions m&#233;dicales (examens de laboratoires, m&#233;dicaments). D'o&#249; un retard dans le diagnostic et la prise en charge de l'enfant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au regard de tout ce qui pr&#233;c&#232;de, et dans le souci d'am&#233;liorer le pronostic de ces enfants, nous proposons l'algorithme de la prise en charge en urgence illustr&#233; dans la figure 1&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_502 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH434/fig1-19-59e19.jpg?1734736562' width='500' height='434' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;pondre &#224; la probl&#233;matique du : Comment aborder un enfant en urgence dans un h&#244;pital &#224; ressources limit&#233;es ? Il est indispensable de suivre une d&#233;marche m&#233;dicale rigoureuse. Cette d&#233;marche repose avant tout sur une bonne s&#233;miologie clinique compl&#233;t&#233;e au besoin par un minimum d'examens compl&#233;mentaires judicieusement choisis selon l'orientation &#233;tiologique. Les limites de la prise en charge r&#233;sident surtout dans l'insuffisance de ressources humaines, l'insuffisance de moyens diagnostiques et de r&#233;animation, l'indigence des parents. La correction de ces faiblesses est une n&#233;cessit&#233; pour am&#233;liorer le pronostic des enfants admis en urgence.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;1.	Ass&#233; KV, Plo KJ, Akaffou E, Yenan JP, Hamien BA, Kouam&#233; NM. Mortalit&#233; p&#233;diatrique en 2007 et 2008 &#224; l'H&#244;pital G&#233;n&#233;ral d'Abobo (Abidjan/C&#244;te d'Ivoire). Rev Afr Anesth Med Urg 2011 ; 16 : 30-36&lt;br class='autobr' /&gt;
2.	Journal Officiel de la R&#233;publique de C&#244;te d'Ivoire. D&#233;cret n&#176; 96-876 du 25 octobre 1996 portant classification des &#233;tablissements sanitaires publics. 14 novembre 1996 : 1050&lt;br class='autobr' /&gt;
3.	N'dri Y. Comment se soigne-t-on aujourd'hui en C&#244;te d'Ivoire ? Disponible sur &lt;a href=&#034;http://www.cerap-inades.org/index.php?&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.cerap-inades.org/index.php?&lt;/a&gt;. Consult&#233; le 5 juin 2012&lt;br class='autobr' /&gt;
4.	Tiehi T.N. Activit&#233;s des H&#244;pitaux d&#233;partementaux publics ivoiriens : une &#233;valuation de l'efficacit&#233; technique par le bootstrap DEA. Disponible sur http://.www.africametrics.org/ Consult&#233; le 20/05/2012. &lt;br class='autobr' /&gt;
5.	Teasdale G, Jennett B. Assessment of coma and impaired consciousness : a practical scale, Lancet 1974 ; 2 : 81-84 &lt;br class='autobr' /&gt;
6.	Molyneux ME, Taylor TE, Wirima JJ, Borgstein J : Clinical features and prognosis indicators in paediatric cerebral malaria : a study of 131 comatose Malawian children. Quart J Med 1989 ; 71 : 441-459&lt;br class='autobr' /&gt;
7.	Mabiala-Babela JR, Senga P. Consultations de nuit aux urgences p&#233;diatriques du CHU de Brazzaville, Congo. M&#233;decine Tropicale 2009 ; 69 : 281-85&lt;br class='autobr' /&gt;
8.	Abdou Raouf O, Tchoua R, Ndinga J, Guikoumbi J, Josseaume A, Tchoua R. Les urgences p&#233;diatriques au centre Hospitalier de Libreville. Med Afr Noire 2002 ; 48 : 475-80&lt;br class='autobr' /&gt;
9.	Asse KV, Plo KJ, Akaffou E, Adonis-Koffy, Yenan J, Kouam&#233; M, Goin T. Etiologies des urgences m&#233;dicales p&#233;diatriques &#224; l'h&#244;pital g&#233;n&#233;ral d'Abobo. Afrique biom&#233;dicale 2010 ; 15 : 10-18&lt;br class='autobr' /&gt;
10.	Lalya HF, d'Almeida M, Koumakpai S et al. Place du carnet de sant&#233; dans le suivi m&#233;dical de l'enfant b&#233;ninois. Le B&#233;nin M&#233;dical 2005 ; 30 : 31-34&lt;br class='autobr' /&gt;
11.	Asse KV, Plo KJ, Akaffou E, Agossou J, Keita Y, Kouam&#233; M, Yenan J. Int&#233;r&#234;t du carnet de sant&#233; m&#232;re-enfant dans le suivi des enfants &#224; l'H&#244;pital G&#233;n&#233;ral d'Abobo (Abidjan/ C&#244;te d'Ivoire Revue Cames-S&#233;rie A 2012 ;13(2) :144-6&lt;br class='autobr' /&gt;
12.	Asse KV, Plo KJ, Plo MA, Adoubryn KD, Adonis-Koffy, Yenan J, Kouassi L, Kouam&#233; M. Evaluation de la glyc&#233;mie capillaire au cours du paludisme neurologique de l'enfant &#224; l'h&#244;pital g&#233;n&#233;ral d'Abobo Abidjan (C&#244;te d'Ivoire). Afrique Biom&#233;dicale 2010 ; 15 : 58-67&lt;br class='autobr' /&gt;
13.	UNICEF/ OMS. La pneumonie de l'enfant : un fl&#233;au oubli&#233;. 2006&lt;br class='autobr' /&gt;
14.	Adonis-Koffy L, Ak&#233;-Assi M H, Eboua F, Diarrasouba G, Timit&#233;-Konan AM. M&#233;ningites Bact&#233;riennes de l'enfant de moins de 5 ans dans le service de p&#233;diatrie du CHU de Yopougon (Abidjan, C&#244;te d'Ivoire. Bull Soc Pathol Exot 2007 ; 100 : 231&lt;br class='autobr' /&gt;
15.	Faye-Kett&#233; H, Doukou ES, Boni C, Akoua-Koffi C. et al. Agents des m&#233;ningites purulentes communautaires de l'enfant : tendance &#233;pid&#233;miologique &#224; Abidjan, C&#244;te d'Ivoire de 1995 &#224; l'an 2000. Bull Soc Pathol Exot 2003 ; 96 : 313-16). &lt;br class='autobr' /&gt;
16.	Asse KV, Plo KJ, Akoua-Koffi CG, Sie K, Yenan JP, Kouame M. Diarrh&#233;e aigu&#235; &#224; rotavirus de l'enfant &#224; l'H&#244;pital G&#233;n&#233;ral d'Abobo Nord (Abidjan/C&#244;te d'Ivoire). Revue Internationale des Sciences M&#233;dicales 2013 ;15(1):15-19&lt;br class='autobr' /&gt;
17.	Diagne I, Camara B, Diouf S. et coll. Diarrh&#233;es infantiles en pratique hospitali&#232;re : l'exp&#233;rience du service de p&#233;diatrie du CHU de Dakar. Med Afr. Noire. 1993 ; 40 : 349-353&lt;br class='autobr' /&gt;
18.	Tinsa F, Brini I, Yahyaoui S. et coll. Les gastroent&#233;rites aigu&#235;s chez les enfants de moins de 5ans. Tunisie Medicale 2009 ; 87 : 599-602&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comas non traumatiques de l'enfant &#224; Abidjan</title>
		<link>https://web-saraf.net/Comas-non-traumatiques-de-l-enfant.html</link>
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		<dc:date>2012-07-01T15:46:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 57 - Asse K.V --&gt; Asse K.V , 58 - Plo K.J. --&gt; Plo K.J. , 59 - Yenan J.P. --&gt; Yenan J.P. , 73 - Akaffou E --&gt; Akaffou E , 75 - Kouam&#233; M --&gt; Kouam&#233; M , 212 - Yao KC --&gt; Yao KC</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Auteur correspondant:Ass&#233; K V &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
[(Contexte Le coma non traumatique pose en urgence chez l'enfant un probl&#232;me diagnostique et th&#233;rapeutique. Objectif D&#233;crire les principaux aspects diagnostiques, th&#233;rapeutiques et &#233;volutifs du coma non traumatique de l'enfant. Patients et m&#233;thodes Il s'est agi d'une &#233;tude r&#233;trospective. Elle a port&#233; sur des enfants comateux &#226;g&#233;s de 1 mois &#224; 15 ans diagnostiqu&#233;s et pris en charge &#224; l'h&#244;pital g&#233;n&#233;ral d'Abobo Nord du 1er janvier au 31 d&#233;cembre 2010. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-17-no2-2012-.html" rel="directory"&gt;Tome 17 n&#176;2 - 2012&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Auteur correspondant :&lt;a href=&#034;#assevinc#mc#yaho.fr#&#034; title=&#034;assevinc..&#229;t..yaho.fr&#034; onclick=&#034;location.href=mc_lancerlien('assevinc','yaho.fr'); return false;&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;Ass&#233; K V&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Contexte&lt;/strong&gt; Le coma non traumatique pose en urgence chez l'enfant un probl&#232;me diagnostique et th&#233;rapeutique. &lt;strong&gt;Objectif&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;crire les principaux aspects diagnostiques, th&#233;rapeutiques et &#233;volutifs du coma non traumatique de l'enfant. &lt;strong&gt;Patients et m&#233;thodes&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'est agi d'une &#233;tude r&#233;trospective. Elle a port&#233; sur des enfants comateux &#226;g&#233;s de 1 mois &#224; 15 ans diagnostiqu&#233;s et pris en charge &#224; l'h&#244;pital g&#233;n&#233;ral d'Abobo Nord du 1er janvier au 31 d&#233;cembre 2010.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;R&#233;sultats&lt;/strong&gt; Sur 2471 admissions, le coma repr&#233;sentait 404 cas soit 16,3%. L'&#226;ge moyen &#233;tait de 53,7 mois ; 57,7% des patients avaient moins de 5 ans. Le d&#233;lai avant l'admission &#233;tait sup&#233;rieur &#224; 48 heures dans 63,1% des cas. Les scores de Glasgow 13-8 et 8-3 (43,1%) repr&#233;sentaient respectivement 56,9% et 43,1%. Les signes physiques associ&#233;s au coma &#233;taient l'an&#233;mie (80,4%), la fi&#232;vre (75,2%), la polypn&#233;e (63,9%), la tachycardie (59,4%) et les convulsions 33,6%. Le paludisme (90,8%) et la m&#233;ningite bact&#233;rienne (2%) &#233;taient les deux principales causes ; les autres &#233;tant les sepsis s&#233;v&#232;res 1%, la malnutrition 1%, la pneumopathie (0,5%), la diarrh&#233;e aigu&#235; avec d&#233;shydratation s&#233;v&#232;re (0,5%) et l'&#233;tat de mal convulsif (0,2%). L'&#233;volution &#233;tait favorable dans 63,1% des cas. La mortalit&#233; &#233;tait de 31,2%. 68,3% des d&#233;c&#232;s survenaient dans les 48 premi&#232;res heures. Les facteurs de risque de d&#233;c&#232;s &#233;taient l'&#226;ge inf&#233;rieur ou &#233;gal &#224; 24 mois (P= 0,031), la profondeur du coma (p=0,001) et la dur&#233;e d'hospitalisation (p=0,001).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; Le coma est fr&#233;quent et grave particuli&#232;rement chez le nourrisson. L'am&#233;lioration du pronostic du coma passe par le renforcement des soins intensifs ; la prise en charge pr&#233;coce et appropri&#233;e du paludisme, de la m&#233;ningite bact&#233;rienne ; et la sensibilisation des parents &#224; consulter t&#244;t l'h&#244;pital.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mots cl&#233;s&lt;/strong&gt; : Coma, Enfant, Urgences, Paludisme, Abidjan/C&#244;te d'Ivoire.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Summary&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Background&lt;/strong&gt; Non-traumatic coma is childhood emergency diagnosis and therapeutic challenge&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Objective&lt;/strong&gt; To describe the mains diagnosis, therapeutic and issue aspects of childhood non-traumatic coma&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Patients and methods&lt;/strong&gt; It was a retrospective study carried out from January 1st to December 31st, 2010. It concerned comatose children aged 1 month to 15 years diagnosed and care at general hospital of Abobo.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Results&lt;/strong&gt; Out of 2471 admissions, there were 404 comatose children indicating a prevalence of 16.3%. The mean age was 53.7 months. 57.7% of patients were under 5 years and delay between consultation and start of illness was superior to 48 hours in 63.1% of cases. According to the severity of coma, repartition of cases was : Glasgow coma scale 12-8 (56.9%), 7-3 (43.1%). The mains physical signs associated to coma were anemia (80.4%), fever 75.2%, tachypnea 63.9%, tachycardia 59.4% and convulsions 33.6%. Malaria 90.8% and bacterial meningitis 2% were mains etiologies. The others etiologies were severe sepsis 1%, malnutrition 1%, pneumonia 0,5%, diarrhea with severe dehydration 0,5% and prolonged convulsion 0,2%. Evolution was favorable in 63.1% of cases. The mortality rate was 31.2%. 63.3% of death occurring during the first 48 hours after admission. The risk factors associated to death were age under 2 years (P= 0.006), severity of coma (p=0.001) and duration of hospitalization (p=0.001)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; Coma is frequent and severe mainly in infant. Improving prognosis of coma need to reinforce intensive cares, diagnosis and treat malaria and bacterial meningitis early, awareness parents in order to consult early the hospital.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Key words&lt;/strong&gt; : Coma, Children, Emergencies, Malaria, Abidjan/C&#244;te d'Ivoire&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le coma est un motif fr&#233;quent d'admission aux urgences p&#233;diatriques. Il peut &#234;tre d'origine traumatique ou non. L'incidence du coma non traumatique est de 30 pour 100 000 enfants [1]. Pour ces enfants en d&#233;tresse vitale, le d&#233;lai entre le diagnostic &#233;tiologique et le traitement doit &#234;tre le plus court possible afin de minorer les cas de d&#233;c&#232;s ou de s&#233;quelles neurologiques. La prise en charge th&#233;rapeutique comporte d'une part des soins non sp&#233;cifiques pour maintenir les grandes fonctions vitales et d'autre part des mesures sp&#233;cifiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien que l'infection neurom&#233;ning&#233;e soit reconnue par de nombreux auteurs [2] comme la principale cause de coma chez l'enfant, le type de l'infection ainsi que sa prise en charge semble vari&#233;e d'une r&#233;gion &#224; une autre. En Asie par exemple, l'&#233;tiologie virale est au premier plan, alors qu'en Afrique subsaharienne des auteurs [3] pointent du doigt le paludisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces faits, justifient une bonne pr&#233;sentation clinique de l'enfant &#224; l'admission, d'identifier les causes ainsi que le devenir du coma. Notre travail est r&#233;trospectif et avait pour objectif de d&#233;crire les principaux aspects diagnostiques, th&#233;rapeutiques et &#233;volutifs du coma de l'enfant en milieu tropical africain.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Patients et m&#233;thodes&lt;/h3&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Type et cadre de l'&#233;tude&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Il s'est agi d'une &#233;tude r&#233;trospective, descriptive et analytique. Elle s'est d&#233;roul&#233;e dans le service de p&#233;diatrie m&#233;dicale de l'h&#244;pital g&#233;n&#233;ral (HG) d'Abobo Nord du 1er janvier au 31 d&#233;cembre 2010. Ce service a une capacit&#233; d'accueil de 25 lits r&#233;partis dans 8 salles dont une am&#233;nag&#233;e et &#233;quip&#233;e en source d'oxyg&#232;ne pour accueillir les enfants en d&#233;tresse vitale. La population d'&#233;tude &#233;tait constitu&#233;e d'enfants &#226;g&#233;s de 1 mois &#224; 15 ans hospitalis&#233;s pendant la p&#233;riode de l'&#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Crit&#232;res d'inclusion et de non inclusion&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Etaient inclus dans l'&#233;tude, tous les enfants qui pr&#233;sentaient un coma &#224; l'admission. N'&#233;taient pas inclus, les cas de coma traumatique, les cas de coma survenant apr&#232;s l'admission &#224; l'h&#244;pital ainsi que ceux qui n'avaient pas un dossier m&#233;dical exploitable.&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thodes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Les enfants admis en urgence pour coma &#233;taient pris en charge dans la salle de soins intensifs. L'examen clinique initial de ces enfants renseignait rapidement sur les circonstances de survenue du coma, les signes associ&#233;s au coma, les traitements entrepris, l'heure du dernier repas, le comportement et l'&#233;tat g&#233;n&#233;ral de l'enfant, les constantes h&#233;modynamiques et la profondeur du coma.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet examen initial est compl&#233;t&#233; si possible par le dosage de la glyc&#233;mie capillaire, du taux d'h&#233;moglobine et du groupage sanguin ABO/Rh&#233;sus. En pr&#233;sence de crises convulsives, l'enfant recevait du Diaz&#233;pam en intra rectale &#224; la dose de 0,5 mg/kg. Une hypoglyc&#233;mie &#233;tait corrig&#233;e par l'administration intraveineuse de s&#233;rum glucose &#224; 10 % &#224; la dose de 5ml/kg. En pr&#233;sence d'un encombrement des voies a&#233;riennes, l'enfant &#233;tait aspir&#233;, mis en position proclive et oxyg&#233;n&#233; &#224; un d&#233;bit de 2 &#224; 3 litres/minute. En cas d'an&#233;mie s&#233;v&#232;re, l'enfant b&#233;n&#233;ficiait d'une transfusion de sang iso groupe ABO/Rh&#233;sus (culot globulaire 15 ml/kg en 4 heures ou &#224; d&#233;faut du sang total 25ml/kg/4heures).&lt;br class='autobr' /&gt;
Une fois l'&#233;tat h&#233;modynamique de l'enfant stabilis&#233;, l'examen clinique initial &#233;tait compl&#233;t&#233; par l'analyse des ant&#233;c&#233;dents, l'examen physique complet &#224; la recherche d'un foyer infectieux. En fonction de l'orientation &#233;tiologique, &#233;taient r&#233;alis&#233;s une goutte &#233;paisse, un frottis sanguin et une ponction lombaire pour confirmer ou non une m&#233;ningite bact&#233;rienne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le traitement symptomatique consistait en un apport hydro &#233;lectrolytique et &#233;nerg&#233;tique, une normalisation de la temp&#233;rature et une pr&#233;vention des convulsions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le traitement curatif du paludisme &#233;tait fait selon les recommandations du programme national de lutte contre le paludisme [4] et consistait soit en l'administration de quinine base (25mg/kg/24 heures) repartie dans 3 perfusions de s&#233;rum glucose soit par l'injection intra musculaire d'arth&#233;mether (3,2 mg/kg/24 heures en 2 IM).&lt;br class='autobr' /&gt;
En pr&#233;sence d'une m&#233;ningite bact&#233;rienne l'enfant recevait en premi&#232;re intention une antibioth&#233;rapie probabiliste : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; avant 5 ans, bi-antibioth&#233;rapie associative et synergique : amoxicilline 200 mg/kg/24 heures en 3 IVD ou ceftriaxone 100 mg/kg/24 heures en 1 IVD + netilmicine 5-7 mg/kg/24 heures en 1 IM ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; au-del&#224; de 5 ans, mono antibioth&#233;rapie : amoxicilline 200 mg/kg/24 heures en 3 IVD ou ceftriaxone 100 mg/kg/24 heures en 1 IVD.&lt;br class='autobr' /&gt;
La surveillance de l'enfant &#233;tait horaire jusqu'&#224; la reprise de la conscience, puis biquotidienne. Les param&#232;tres de surveillance &#233;taient la temp&#233;rature, la fr&#233;quence cardiaque et respiratoire, l'&#233;tat de conscience, les convulsions et la diur&#232;se.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le recueil des donn&#233;es, nous avons &#233;labor&#233;e une fiche d'enqu&#234;te comportant, cinq rubriques qui renseignaient sur les caract&#233;ristiques sociod&#233;mographiques, la pr&#233;sentation clinique, les &#233;tiologies, le traitement et l'&#233;volution.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour chaque dossier retenu, nous identifions l'&#226;ge et le sexe de l'enfant, le d&#233;lai avant l'admission, les principaux signes fonctionnels et physiques associ&#233;s au coma, les examens para cliniques pratiqu&#233;s et leurs r&#233;sultats, le traitement entrepris, l'&#233;volution sous traitement. Dans la pr&#233;sente &#233;tude : l'appr&#233;ciation de la gravit&#233; du coma &#233;tait bas&#233;e sur le score de Glasgow p&#233;diatrique selon Kirkham [5] et al. (Tableau I)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_193 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH224/tableau1-8-77de7.jpg?1734736562' width='500' height='224' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-193 '&gt;&lt;strong&gt;Tableau I
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-193 '&gt;Tableau I :
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#233;taient consid&#233;r&#233;s comme atteint de paludisme, tout enfant comateux qui avait une goutte &#233;paisse positive et des formes asexu&#233;es de Plasmodiumfalciparum au frottis sanguin ou &#224; d&#233;faut un test de QBC ou un TDR positif.&lt;br class='autobr' /&gt;
la m&#233;ningite purulented&#233;signait les enfants comateux qui avaient:un liquide c&#233;phalorachidien (LCR) trouble ou purulent ;des bact&#233;ries pyog&#232;nes &#224; l'examen bact&#233;riologique du LCR, une hypercytose &#224; la cytologie du LCR (&gt; &#224; 30 &#233;l&#233;ments/mm3 avec une pr&#233;dominance de polynucl&#233;aires alt&#233;r&#233;es) associ&#233;e &#224; une hypoglycorachie &lt;2,2 &#956;mol/l et une albuminorachie &gt; &#224; 0,5g/l. La saisie et l'analyse des donn&#233;es ont &#233;t&#233; faite sur le logiciel informatique STATA. L'analyse a consist&#233; &#224; d&#233;terminer les effectifs et calculer des proportions. Pour la comparaison des proportions, nous avons utilis&#233; le test de Khi deux avec un seuil de signification &#224; 5%. Pour estimer les facteurs de risque de d&#233;c&#232;s nous avons utilis&#233; le mod&#232;le de r&#233;gression logistique uni vari&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;2471 enfants &#233;taient hospitalis&#233;s, pendant la p&#233;riode de l'&#233;tude, dont 404 en &#233;tat de coma &#224; l'admission soit une fr&#233;quence de 16,3 %. Il y avait 226 gar&#231;ons et 178 filles soit un sex-ratio de 1, 27. L'&#226;ge moyen des patients &#233;tait de 53,7 mois (extr&#234;me 1 et 180 mois). Les tranches d'&#226;ge de 1 &#224; 24 mois, 25 &#224; 48 mois, 49 &#224; 79 mois et 80 &#224; 180 mois repr&#233;sentaient respectivement 28,2%, 29,5%, 17,3% et 25% des cas. Le d&#233;lai entre le d&#233;but des sympt&#244;mes et l'admission variait de 2 heures &#224; 30 jours avec une moyenne de 3,6 jours. Il &#233;tait inf&#233;rieur ou &#233;gal &#224; 48 heures dans 36,9% et sup&#233;rieur &#224; 48 heures dans 63,1% des cas.Un traitement pr&#233; hospitalier &#233;tait fait dans 68,3% (autom&#233;dication 39,8%, prescription m&#233;dicale 28,5%). Les principaux signes fonctionnels et physiques associ&#233;s au coma sont illustr&#233;s dans le tableau II et III.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_192 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;61&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH183/tableau2-8-22ae3.jpg?1734736562' width='500' height='183' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-192 '&gt;&lt;strong&gt;Tableau II
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-192 '&gt;Principaux signes associ&#233;s au coma &#224; l'admission
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_191 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;58&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH223/tableau3-8-73f3a.jpg?1734736562' width='500' height='223' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-191 '&gt;&lt;strong&gt;Tableau III
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-191 '&gt;Principaux signes physiques associ&#233;s au coma
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le coma score Glasgow 13-8 et 7-3 repr&#233;sentaient respectivement 56,9% (230/404) et 43,1% (174/404). Les causes du coma sont domin&#233;es par l'infection du syst&#232;me nerveux central avec comme affection principale le paludisme (tableau IV).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_190 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;43&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH288/tableau4-3-92f78.jpg?1734736562' width='500' height='288' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-190 '&gt;&lt;strong&gt;Tableau IV
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-190 '&gt;Etiologies du coma de l'enfant
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le paludisme concernait 200 gar&#231;ons et 165 filles. L'&#226;ge moyen &#233;tait de 54 mois (extr&#234;me 1 mois et 180 mois). Les enfants de moins de 5 ans repr&#233;sentaient 56,7 % (208/367). Les formes neuro-an&#233;mique 58,3% (214/367) et neurologique 41,7% (153/367) &#233;taient les 2 formes cliniques identifi&#233;es. Il existait une corr&#233;lation entre la distribution de la forme clinique du paludisme et l'&#226;ge de l'enfant (chi2 = 8,44 ; p = 0,004). Avant 48 mois la forme neuro-an&#233;mique pr&#233;dominait, alors qu'au-del&#224; il s'agissait de la forme neurologique (odd = 2,2 SD=0,6 p=0,004 IC= 1,28 &#8211; 3,77). La m&#233;ningite concernait dans 6 cas sur 8 un nourrisson. 1 cas de pneumocoque a &#233;t&#233; isol&#233; chez un nourrisson de 11 mois.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au plan th&#233;rapeutique, &#233;tait not&#233; globalement un traitement antipaludique dans 84,4% (341/404) des cas, une transfusion sanguine dans 50,2% (203/404) des cas et une antibioth&#233;rapie dans 19,3% (78/404) des cas. Concernant ceux qui avaient un paludisme, 71,7% avaient re&#231;u une perfusion de sel de quinine et 28,3% de l'arthemeter.La moiti&#233; des enfants trait&#233;e pour paludisme a b&#233;n&#233;fici&#233; d'une transfusion et d'une antibioth&#233;rapie. Tous les enfants atteints de m&#233;ningite bact&#233;rienne ont &#233;t&#233; trait&#233; par bi-antibioth&#233;rapie probabiliste.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au plan &#233;volutif, la reprise de la conscience &#233;tait effective sous traitement dans 39,6% des cas &#224; J1, 58,4% &#224; J2 et 61,38% &#224; J3. L'&#233;volution globale &#233;tait favorable dans 63,1% (255/404) et n'&#233;tait pas influenc&#233;e par l'&#233;tiologie. Dix-neuf enfants &#233;taient sortis contre avis m&#233;dical et 4 r&#233;f&#233;r&#233;s. Le s&#233;jour moyen &#224; l'h&#244;pital &#233;tait de 4 jours (extr&#234;me 1 et 28 jours). La dur&#233;e d'hospitalisation &#233;tait inf&#233;rieure ou &#233;gale &#224; 4 jours dans 58,7%.&lt;br class='autobr' /&gt;
La mortalit&#233; &#233;tait de 31,2% (126/404). Les enfants d&#233;c&#233;d&#233;s avaient moins de 4 ans dans pr&#232;s de 60% des cas. Pr&#232;s de 80 % des d&#233;c&#232;s &#233;taient survenus dans les 72 heures qui suivaient l'hospitalisation dont 68,3% dans les 48 premi&#232;res heures. Les facteurs significatifs de risque de d&#233;c&#232;s identifi&#233;s &#233;taient (Tableau n&#176; V) :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_189 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;40&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH378/tableau5-1c52a.jpg?1734736562' width='500' height='378' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-189 '&gt;&lt;strong&gt;Tableau V
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-189 '&gt;Facteurs de risques de d&#233;c&#232;s
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'&#226;ge inf&#233;rieur &#224; 24 mois (P= 0,031). Les enfants de moins de 24 mois couraient 1,9 fois plus de risque que ceux plus &#226;g&#233;s (IC=1,19 &#8211; 3,04 ; SD = 0,45 ; p = 0,006).La profondeur du coma (p=0,001), Le risque de d&#233;c&#232;s augmentait avec la profondeur du coma. Les enfants qui avaient un coma score Glasgow 7-3 courraient 2,8 fois plus de risque que ceux du Score Glasgow 12-8. (IC=1,86 &#8211; 4,35 ; SD=2,8 ; p=0,001).&lt;br class='autobr' /&gt;
la dur&#233;e d'hospitalisation (p=0,001), Le risque de d&#233;c&#232;s &#233;tait 13,5 fois plus &#233;lev&#233; durant les 48 premi&#232;res heures d'hospitalisation (IC= 8,05 &#8211; 22,67 ; SD=3,5 ; p= 0.001) ; ce risque chutait &#224; 4,2 pendant les 72 premi&#232;res heures (IC= 2,59 - 6,99 ; SD=1,07 ; p= 0.001).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce travail r&#233;trospectif nous a permis de d&#233;crire les principaux aspects diagnostiques, th&#233;rapeutiques et &#233;volutifs du coma non traumatique de l'enfant et de d&#233;gager les facteurs de risque associ&#233;s au d&#233;c&#232;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;valence &#233;lev&#233;e 16,4%, la pr&#233;dominance des enfants de moins de 5 ans et le retard &#224; la consultation que nous rapportons sont superposables &#224; ceux trouv&#233;s par d'autres auteurs [3].&lt;br class='autobr' /&gt;
Au plan diagnostique, l'examen physique de ces enfants retrouve une an&#233;mie, une fi&#232;vre, une polypn&#233;e, une tachycardie, des convulsions dans la majorit&#233; des cas avec comme cause du coma une infection neurom&#233;ning&#233;e dans pr&#232;s de 93%. Cette pr&#233;dominance de l'infection neurom&#233;ning&#233;e est confirm&#233;e par d'autres auteurs dans la litt&#233;rature [3,6-9]. Cependant il existe selon la r&#233;gion g&#233;ographique ou l'&#233;tude est r&#233;alis&#233;e, une diff&#233;rence importante de la nature et de la r&#233;partition des agents infectieux responsables de cette infection. En Inde par exemple, Sharma [2] et Bansal [8] ont trouv&#233;s une fr&#233;quence plus &#233;lev&#233;e d'enc&#233;phalite virale, de m&#233;ningite bact&#233;rienne et rarement le paludisme. Notre &#233;tude trouve 90,8% de cas de paludisme, 2% de cas de m&#233;ningites bact&#233;riennes et aucun cas d'enc&#233;phalite virale. Tous les auteurs [3,7,9] en Afrique subsaharienne s'accordent &#224; reconna&#238;tre le paludisme comme l'&#233;tiologie principale du coma non traumatique de l'enfant avec des proportions variables de 44,4 &#224; 67%. Notre taux de 90,8% peut para&#238;tre excessif car pouvant inclure des cas d'enc&#233;phalite virale ou d'h&#233;morragie neurom&#233;ning&#233;e. En effet en zone d'end&#233;mie palustre, comme c'est le cas en C&#244;te d'Ivoire, une goutte &#233;paisse positive n'exclut pas la possibilit&#233; d'avoir d'autres affections car certains enfants bien portants ont une parasitologie positive. L'insuffisance du plateau technique n'a pas permis de recherche virologique aussi bien dans le liquide c&#233;phalorachidien que dans le sang. Il en &#233;tait de m&#234;me pour les explorations neuroradiologiques (TDM, IRM).Tout ceci constitue une faiblesse de notre &#233;tude et pourrait aussi justifier la proportion de 4% d'&#233;tiologie ind&#233;termin&#233;e. Dans notre s&#233;rie, le paludisme se pr&#233;sentait sous deux formes : neurologique et neuro-an&#233;mique. La forme neuro-an&#233;mique est l'apanage des enfants de moins de 4 ans et la forme neurologique, celle des enfants plus &#226;g&#233;s. Ce constat est confirm&#233; par d'autres auteurs dans la litt&#233;rature [10]. La physiopathologie du coma au cours du neuropaludisme est complexe et non enti&#232;rement &#233;lucid&#233;e. Deux th&#233;ories, m&#233;canique et immunologique, sont habituellement &#233;voqu&#233;es. La th&#233;orie m&#233;canique fait intervenir, l'obstruction des capillaires c&#233;r&#233;braux par les h&#233;maties parasit&#233;es aboutissant &#224; une hypoxie et une acidose responsable d'une souffrance des cellules nerveuses en aval. La th&#233;orie immunologique repose principalement sur les perturbations m&#233;taboliques engendr&#233;es par l'hyperproduction du TNF &#945;. Dans la forme neuro-an&#233;mique le coma peut r&#233;sulter soit de l'enc&#233;phalite li&#233;e au parasite du paludisme soit aux troubles m&#233;taboliques provoqu&#233;s par l'an&#233;mie s&#233;v&#232;re [10]. La faible proportion de cas de m&#233;ningite dans notre &#233;tude compar&#233;e &#224; celle de Moyen [3] et al., 12,1%, au Congo et Bakala [7,9] et al., 33,3%, &#224; Lom&#233; pouvait s'expliquer par l'introduction du vaccin contre l'Haemophilus influenzae en 2008/2009 dans le programme &#233;largi de vaccination en vigueur en C&#244;te d'Ivoire. En effet ce germe est reconnu en C&#244;te d'Ivoire comme l'agent &#233;tiologique principal de la m&#233;ningite purulente du nourrisson de moins d'un an [11]. Au plan th&#233;rapeutique, un enfant sur deux atteint de paludisme a &#233;t&#233; transfus&#233; et re&#231;u une antibioth&#233;rapie dans notre &#233;tude. La d&#233;cision de la transfusion &#233;tait fond&#233;e sur un taux d'h&#233;moglobine en dessous de 5g/dl ou un taux d'h&#233;moglobine sup&#233;rieur &#224; 5 g/dl associ&#233; &#224; une intol&#233;rance clinique. Bien que la transfusion sanguine permette de sauver des vies dans un tel contexte, elle expose aussi les enfants au risque du VIH et d'autres maladies transmissibles par le sang.Dans un contexte o&#249; les moyens diagnostiques sont d&#233;faillants, la hantise d'une co-infection bact&#233;rienne surtout chez le jeune enfant explique l'association fr&#233;quente d'antibiotique dans le paludisme grave dans notre &#233;tude. Cette attitude th&#233;rapeutique &#233;tait sugg&#233;r&#233;e par Berkeley [12]. Le coma est grave chez l'enfant. Dans notre &#233;tude, pr&#232;s d'un enfant sur trois est d&#233;c&#233;d&#233;. Cette proportion est comparable &#224; celles rapport&#233;es dans d'autres &#233;tudes hospitali&#232;res en p&#233;diatrie, 28% au Togo [9], 36% au Congo [3] et 35% Inde [8]. En Iran, Khodapanahandeh [6] et al ont rapport&#233; dans une unit&#233; de soins intensifs p&#233;diatriques un taux beaucoup plus faible, 16,6%. Le pronostic de l'enfant comateux d&#233;pend de plusieurs facteurs. Dans notre &#233;tude les facteurs de risque significatif de d&#233;c&#232;s sont l'&#226;ge inf&#233;rieur &#224; 2 ans, la profondeur du coma et la dur&#233;e d'hospitalisation. Des auteurs [1] ont aussi montr&#233; que l'&#226;ge inf&#233;rieur &#224; 2 ans et la profondeur du coma sont significativement associ&#233; au d&#233;c&#232;s. Mais aucun n'a rapport&#233; la dur&#233;e d'hospitalisation comme un facteur de risque de d&#233;c&#232;s. Le pronostic particuli&#232;rement s&#233;v&#232;re du coma chez le nourrisson dans notre &#233;tude peut s'expliquer par plusieurs raisons souvent intriqu&#233;s : le terrain caract&#233;ris&#233; par une immaturit&#233; immunitaire et fragilis&#233; par une infection ant&#233;rieure ou une carence nutritionnelle pr&#233;existante et ensuite l'insuffisance des moyens diagnostiques et th&#233;rapeutiques. Le retard &#224; la consultation, le sexe, l'&#233;tiologie ne sont pas apparue dans notre travail comme des facteurs de risques de d&#233;c&#232;s. Pour Johnston [13] et al, la mortalit&#233; est significativement plus &#233;lev&#233;e chez le gar&#231;on (42%) que chez la fille (20%). Quant &#224; Sofiah [14] et al, la mortalit&#233; est significativement plus &#233;lev&#233;e en cas d'infection.A cause du caract&#232;re r&#233;trospectif de notre &#233;tude, nous ne pouvons pas fournir d'information sur les s&#233;quelles et l'&#233;volution &#224; long terme des enfants survivants. Pour Bakala [9] et al&lt;br class='autobr' /&gt;
au Togo sur un effectif de 90 enfants gu&#233;ris, il y avait 35 cas de s&#233;quelles neurologiques. Ces s&#233;quelles &#233;taient vari&#233;es incluant un d&#233;ficit neurosensoriel (8 cas), un ralentissement de la croissance (8 cas), des troubles mentaux (7cas), des par&#233;sies (4 cas), une hydroc&#233;phalie (4 cas) et une &#233;pilepsie (4 cas).Le coma non traumatique de l'enfant constitue un d&#233;fi diagnostique et th&#233;rapeutique quotidien pour le p&#233;diatre en urgence. Les r&#233;sultats de notre travail sugg&#232;rent d'&#233;voquer en priorit&#233; un paludisme et une m&#233;ningite bact&#233;rienne en pr&#233;sence d'un enfant comateux f&#233;brile et de le traiter comme tels&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce travail vient une fois de plus confirmer le coma non traumatique comme une cause fr&#233;quente d'hospitalisation de l'enfant de moins de 5 ans et due dans la majorit&#233; des cas &#224; une infection neurom&#233;ning&#233;e notamment le paludisme. Le coma est grave et responsable d'une mortalit&#233; &#233;lev&#233;e particuli&#232;rement chez le nourrisson. L'am&#233;lioration du pronostic du coma passe par l'am&#233;lioration du plateau technique, le renforcement des soins intensifs et la prise en charge pr&#233;coce et appropri&#233;e du paludisme.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;f&#233;rences.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;1. Wong CP, Forsyth RJ, Kelly TP, et al Incidence, aetiology, and outcome of non-traumatic coma : a population based study. Arch Dis Child 2001 ; 84 : 193-9&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Sharma S, Kochar G, Sankhian N, Gulati S. Approach to the child with coma. India J Pediatr 2010 ; 77 : 1279-1287&lt;br class='autobr' /&gt;
3. Moyen G, Impouma B, Okoko AR, Mbika-Cardorelle A, Obengui.Les comas de l'enfant : exp&#233;rience du CHU de Brazzaville. Med Afr Noire 2005 ; 52 : 43-47&lt;br class='autobr' /&gt;
4. Programme national de lutte contre le paludisme (C&#244;te d'Ivoire). Directives du programme national de lutte contre le paludisme. R&#233;publique de C&#244;te d'Ivoire, Minist&#232;re de la sant&#233; publique, PNLP 2001 : 32P&lt;br class='autobr' /&gt;
5. Kirkham FJ, Newton CR, Whitehouse W. Paediatric coma scales. Dev Med Child Neurol 2008 ; 50:267-74&lt;br class='autobr' /&gt;
6. Khodapanahandeh F, Najarkalayee NG. Etiology and outcome of non-traumatic coma in children admitted to pediatric intensive care unit. Iran J Pediatr 2009 ; 19:393-98&lt;br class='autobr' /&gt;
7. Bansal A, Singhi SC, Singhi PD, Khandelwal N, Ramesh S. Non traumatic coma. Indian J Pediatr 2005 ; 72 : 467-73&lt;br class='autobr' /&gt;
8. Balaka B, Bakond&#233; B, Matey K, Douti K, Agbere AD, Kessie K. Etiologies et &#233;volution des comas non-traumatiques de l'enfant au CHU de Lom&#233;. J. recherche scientifique de l'universit&#233; de Lom&#233;. 2006 ; 18 (1) :&#8230;.&lt;br class='autobr' /&gt;
9. Balaka B, Balogou K, Bakond&#233; B, Douti K, Matey et al.Les comas non traumatiques de l'enfant au centre hospitalier universitaire de Lom&#233;. Arch Fr Pediatr 2005 ; 12 : 475-76&lt;br class='autobr' /&gt;
10. Idro R. Severe anaemia in chilhood cerebral malaria is associated with profound coma. African Health Sciences 2003 ; 3 : 15-18&lt;br class='autobr' /&gt;
11. Faye-Kett&#233; H, Doukou ES, Boni C, Akoua-Koffi C.et al. Agents des m&#233;ningites purulentes communautaires de l'enfant : tendance &#233;pid&#233;miologique &#224; Abidjan (RCI), de 1995 &#224;2000. Bull Soc Pathol Exot 2003 ; 96 313-16&lt;br class='autobr' /&gt;
12. Berkley J, Mwarumba S, Bramham K, Lowe B, Marsh K. Bacteraemie complicating severe malaria. Trans R Soc Trop Med Hyg 1999 ; 93 : 283-86&lt;br class='autobr' /&gt;
13. Johnston B, Seshia SS. Prediction of outcome in non-traumatic coma in childhood. Acta Neurol Scan 1984 ; 69 : 417-27&lt;br class='autobr' /&gt;
14. Sofiah A, Hussain HM. Childhood non traumatic coma in Kuala Lumpur, Malysia. Ann Trop Pediatr1997 ; 17(4) : 327-31.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mortalit&#233; p&#233;diatrique en 2007 et 2008 &#224; l'H&#244;pital G&#233;n&#233;ral d'Abobo (Abidjan/C&#244;te d'Ivoire)</title>
		<link>https://web-saraf.net/Mortalite-pediatrique-en-2007-et.html</link>
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		<dc:date>2011-10-05T15:53:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 57 - Asse K.V --&gt; Asse K.V , 58 - Plo K.J. --&gt; Plo K.J. , 59 - Yenan J.P. --&gt; Yenan J.P. , 73 - Akaffou E --&gt; Akaffou E , 74 - Hamien BA --&gt; Hamien BA , 75 - Kouam&#233; M --&gt; Kouam&#233; M</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Auteur correspondant : Dr Asse Kouadio Vincent.assevinc chez yahoo.fr &lt;br class='autobr' /&gt;
[( R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Objectif : D&#233;crire la mortalit&#233; p&#233;diatrique &#224; l'h&#244;pital G&#233;n&#233;ral d'Abobo &lt;br class='autobr' /&gt;
Patients et m&#233;thodes : Etude r&#233;trospective et descriptive portant sur l'analyse de 534 dossiers m&#233;dicaux d'enfants, des deux sexes, &#226;g&#233;s de 1 mois &#224; 15 ans et d&#233;c&#233;d&#233;s dans le service de p&#233;diatrie m&#233;dicale de l'H&#244;pital G&#233;n&#233;ral d'Abobo du 1er janvier 2007 au 31 d&#233;cembre 2008. Les param&#232;tres &#233;tudi&#233;s &#233;taient l'&#226;ge, le sexe, le niveau (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-16-no2-2011-.html" rel="directory"&gt;Tome 16 n&#176;2 - 2011&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Auteur correspondant : Dr Asse Kouadio Vincent.&lt;a href=&#034;#assevinc#mc#yahoo.fr#&#034; title=&#034;assevinc..&#229;t..yahoo.fr&#034; onclick=&#034;location.href=mc_lancerlien('assevinc','yahoo.fr'); return false;&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;assevinc&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sum&#233;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Objectif&lt;/strong&gt; : D&#233;crire la mortalit&#233; p&#233;diatrique &#224; l'h&#244;pital G&#233;n&#233;ral d'Abobo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Patients et m&#233;thodes &lt;/strong&gt; : Etude r&#233;trospective et descriptive portant sur l'analyse de 534 dossiers m&#233;dicaux d'enfants, des deux sexes, &#226;g&#233;s de 1 mois &#224; 15 ans et d&#233;c&#233;d&#233;s dans le service de p&#233;diatrie m&#233;dicale de l'H&#244;pital G&#233;n&#233;ral d'Abobo du 1er janvier 2007 au 31 d&#233;cembre 2008. Les param&#232;tres &#233;tudi&#233;s &#233;taient l'&#226;ge, le sexe, le niveau d'instruction et d'activit&#233; des parents, la r&#233;partition mensuelle, le d&#233;lai avant l'admission et les principales causes de d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sultats&lt;/strong&gt; : Le taux de mortalit&#233; globale &#233;tait de 106,4&#8240; (534/5018) avec une mortalit&#233; sp&#233;cifique dans les groupes d'&#226;ge 0-59 mois, 60-119 mois, 120-180 mois respectifs de 88&#8240;, 166,6&#8240; et 205&#8240;. Les enfants de moins de 5ans constituaient 65,5%. Les patients de sexe masculin repr&#233;sentaient 52,2%. L'indice &#233;conomique des m&#233;nages &#233;tait faible dans 72% et la m&#232;re avait un faible niveau d'instruction dans 70% des cas. La moyenne mensuelle des d&#233;c&#232;s &#233;tait de 22 (extr&#234;me 10 et 40) ; il y avait 2 pics : l'un au mois de juillet 2007 et l'autre au mois d'ao&#251;t 2008. Les 3 principales causes de d&#233;c&#232;s &#233;taient le paludisme (80%), la pneumopathie (5,2%) et la m&#233;ningite bact&#233;rienne (4,1%). Il existait un lien entre l'&#226;ge de l'enfant et la forme clinique du paludisme &#224; l'origine du d&#233;c&#232;s (KHI 2 = 14,56 ; p=0,002). Avant 5 ans, les enfants mourraient plus de la forme an&#233;mique alors qu'au-del&#224; de 5 ans, il s'agissait plut&#244;t de la forme neurologique [Odd ratio = 0,53 (IC 0,3 &#340; 0,8) ; P = 0,009]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; : La mortalit&#233; infantile est &#233;lev&#233;e &#224; l'H&#244;pital G&#233;n&#233;ral d'Abobo particuli&#232;rement chez le grand enfant. Les actions prioritaires &#224; mener pour r&#233;duire ce taux doivent &#234;tre orient&#233;es vers le contr&#244;le des maladies infectieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mots cl&#233;s&lt;/strong&gt; : Mortalit&#233;, Mortalit&#233; infanto-juv&#233;nile, Enfant,&lt;br class='autobr' /&gt;
Abidjan&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Summary
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Objective&lt;/strong&gt; : To describe child mortality at the General Hospital of Abobo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Patients and methods&lt;/strong&gt; : Retrospective and descriptive carried out from January 1st, 2007 to December 31th, 2008. This survey concerned 534 children aged 1 month to 15 year's dead during their hospitalization at the pediatric department of the General Hospital of Abobo. Variables of study were age, sex, parent's activities and instruction level, month distribution, time before consultation and main causes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Results&lt;/strong&gt; :&lt;br class='autobr' /&gt;
The overall mortality rate was 106.4 &#8240; (534/5018) with mortality in specific age groups 0-59 months, 60-119 months, 120-180 months respectively 88&#8240;, 166.6&#8240; and 205&#8240;. Children under 5 years were 65.5%. The Male patients represented 52.2%. The household economic index and level of mother scholarship were low in respectively 72% and 70% of cases. The monthly average of death was 22 (extreme 10 and 40) there were two peaks : one in July 2007 and another in August 2008. The 3 mains causes of death were severe malaria (80%), pneumonia (5.2%) and bacterial meningitis (4.1%). There was a relationship between the child's age and clinical forms of malaria (Chi 2 = 14.56 ; P=0.002). Within 5 years, more children die significantly of the anemic form of malaria but after 5 years, it was more about the neurological form (odds ratio = 0.53 (IC 0.3 &#340; 0.8) ; P = 0.009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; : Infant mortality is high at the General Hospital of Abobo particularly in older children. Control communicable diseases were priorities activities to do in order to improve this situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Keys word&lt;/strong&gt; : Mortality ; Under-5 mortality ; Child ; Abidjan&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e pr&#232;s de 10 millions d'enfant de moins de 5 ans meurent dans le monde principalement dans les pays sous-d&#233;velopp&#233;s [1]. Sur 1000 naissances vivantes en Afrique subsaharienne, pr&#232;s de 170 d&#233;c&#232;dent avant leur 5e anniversaire alors que cette proportion est de 10 d&#233;c&#232;s dans les pays d&#233;velopp&#233;s [1].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ce drame p&#233;diatrique, l'OMS et l'UNICEF ont d&#233;velopp&#233; la strat&#233;gie de Prise en Charge Int&#233;gr&#233;e des Maladies de l'Enfant (PCIME) au d&#233;but des ann&#233;es 1990 pour contribuer &#224; r&#233;duire la morbidit&#233; et mortalit&#233; chez les enfants de moins de 5 ans dans les pays en d&#233;veloppement [2].&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me si globalement, les enfants meurent moins, ces dix derni&#232;res ann&#233;es, en Afrique de l'Ouest des maladies courantes telles que le paludisme, la pneumonie, la diarrh&#233;e, la malnutrition et la m&#233;ningite, les estimations actuelles indiquent toujours un taux de mortalit&#233; infanto-juv&#233;nile &#233;lev&#233;e avec cependant des diff&#233;rences importantes d'un pays &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2006, l'OMS indiquait par exemple une mortalit&#233; infanto-juv&#233;nile de 253 p. mille au Niger, 217 p. mille au Mali, 204 p. mille au Burkina-Faso, 148 p. mille au Benin, et 127 p. mille en C&#244;te d'Ivoire [3]. Ces diff&#233;rents taux montrent clairement que le 4e objectif du mill&#233;naire du d&#233;veloppement qui consiste &#224; r&#233;duire de 2/3 la mortalit&#233; des enfants de moins de 5ans dans le monde d'ici 2015 ne sera probablement pas atteint dans ces pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;duire davantage cette mortalit&#233;, Il faut disposer des informations pertinentes sur les caract&#233;ristiques des &#233;tats morbides et les principales causes de d&#233;c&#232;s des enfants dans les h&#244;pitaux de r&#233;f&#233;rences. Notre travail qui s'inscrivait dans ce cadre avait pour objectif de d&#233;crire la mortalit&#233; p&#233;diatrique &#224; l'h&#244;pital g&#233;n&#233;ral d'Abobo pour une meilleure connaissance du profil des enfants d&#233;c&#233;d&#233;s en vue d'une bonne orientation des strat&#233;gies et prise en charge des patients.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Patients et m&#233;thodes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il s'agissait d'une &#233;tude r&#233;trospective et descriptive qui consistait &#224; analyser les dossiers m&#233;dicaux des enfants des deux sexes, &#226;g&#233;s de 1 mois &#224; 15 ans, d&#233;c&#233;d&#233;s dans le service de p&#233;diatrie m&#233;dicale de l'H&#244;pital G&#233;n&#233;ral (HG) d'Abobo durant la p&#233;riode allant du 1er janvier 2007 au 31 d&#233;cembre 2008.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'HG d'Abobo est l'unique h&#244;pital de r&#233;f&#233;rence du district sanitaire d'Abobo Est. L'aire sanitaire de ce centre de sant&#233; couvre une population cosmopolite,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;conomiquement d&#233;favoris&#233;e, estim&#233;e en 1998 &#224; 638 237 habitants [4]&lt;br class='autobr' /&gt;
Le service de p&#233;diatrie a une capacit&#233; d'accueil de 25 lits et ne dispose pas d'unit&#233; de n&#233;onatologie. Il re&#231;oit une moyenne annuelle de 13 000 enfants en consultation/urgences et 2500 en hospitalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etaient inclus dans l'&#233;tude, tous les dossiers m&#233;dicaux des enfants &#226;g&#233;s de 1 mois &#224; 15 ans d&#233;c&#233;d&#233;s quel que soit le motif de l'hospitalisation. Les enfants arriv&#233;s d&#233;c&#233;d&#233;s et dont les dossiers n'&#233;taient pas renseign&#233; avaient &#233;t&#233; exclus de l'&#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dossier m&#233;dical &#233;tait d&#233;pouill&#233;e manuellement et les informations collect&#233;es enregistr&#233;es sur une fiche d'enqu&#234;te qui comportait les param&#232;tres &#224; &#233;tudier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agissait de l'&#226;ge, du sexe, des caract&#233;ristiques socio&#233;conomiques des parents, du mois de d&#233;c&#232;s, du d&#233;lai avant l'hospitalisation et des principales causes de d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce travail, le taux de mortalit&#233; infanto-juv&#233;nile a &#233;t&#233; calcul&#233; en faisant le rapport de l'effectif des d&#233;c&#232;s d'enfants de moins de 5 ans sur le total des d&#233;c&#232;s multipli&#233; par mille.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quant au taux de mortalit&#233; infantile, il a &#233;t&#233; d&#233;termin&#233; en faisant le rapport de l'effectif des enfants d&#233;c&#233;d&#233;s avant leur premier anniversaire sur le total des d&#233;c&#232;s multipli&#233; par mille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le niveau d'instruction de la m&#232;re &#233;tait jug&#233; :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; faible &#187; si elle avait moins de 6 ann&#233;es de scolarit&#233;,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; moyen &#187; si elle avait entre 6 et 12 ann&#233;es de scolarit&#233;,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; sup&#233;rieur &#187; si elle avait plus de 12 ann&#233;es de scolarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;valuer le niveau &#233;conomique des m&#233;nages, nous avions cr&#233;&#233; un indice &#233;conomique en &#233;valuant les biens poss&#233;d&#233;s par le m&#233;nage. Cet indice &#233;tait d&#233;termin&#233; en tenant compte de la valeur financi&#232;re des biens et un score avait &#233;t&#233; affect&#233; &#224; chaque bien poss&#233;d&#233;. Si le bien n'existe pas dans le m&#233;nage, son score &#233;tait de 0.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Score Radio/radio cassette = 2 ; Score Fusil = 3 ; Score bicyclette = 6 ; mais si les bicyclettes sont au nombre de 2, le Score bicyclette = 12 par contre si le nombre de bicyclettes est de 3, le score bicyclette = 14 ; Score machine &#224; coudre = 8 ; Score Gaz = 10 ; Score ventilateur = 10 ; Score t&#233;l&#233;vision = 14 ; Score fer &#224; repasser = 10 ; Score Vid&#233;o DVD = 12 ; Score r&#233;frig&#233;rateur = 16 ; Score moto = 17 ; Score ordinateur = 17 ; Score Voiture = 20.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La somme de ces scores d&#233;finit un score g&#233;n&#233;ral. Le score g&#233;n&#233;ral permettait de diviser la population en 3 cat&#233;gories socio-&#233;conomiques des m&#233;nages par rapport &#224; des valeurs de r&#233;f&#233;rence choisies &#224; partir de sa distribution au sein de la population. Ainsi l'on a pu d&#233;finir 3 niveaux de m&#233;nages :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Faible score &lt; 8
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Moyen score compris entre 8 et 32
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#201;lev&#233; score &#8805; 32&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les donn&#233;es &#233;taient saisies et analys&#233;es sur le logiciel STATA. L'analyse consistait &#224; d&#233;terminer des effectifs, et calculer des proportions. Pour rechercher l'existence d'un lien entre l'&#226;ge des enfants d&#233;c&#233;d&#233;s et la forme clinique de paludisme, nous avions utilis&#233;e le test KHI deux de Pearson avec un seuil de signification &#224; 5%. La r&#233;gression logistique uni-vari&#233;e &#233;tait utilis&#233;e pour comparer les proportions des enfants de moins de 5 ans d&#233;c&#233;d&#233;s de paludisme &#224; celle des enfants plus &#226;g&#233;s. Ce qui nous avait permis d'estimer l'Odd-ratio et la P-Value avec un intervalle de confiance de 95%.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Durant la p&#233;riode de l'&#233;tude, 5018 enfants avaient &#233;t&#233; hospitalis&#233;s parmi ceux-ci 534 &#233;taient d&#233;c&#233;d&#233;s soit un taux de mortalit&#233; globale de 106,4 pour mille. Ce taux &#233;tait de 102,4&#8240; (255/2490) en 2007 et 110,3&#8240; (279/2528) en 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les patients de sexe masculin repr&#233;sentaient 52,2% (279/534) sur les 2 ann&#233;es d'&#233;tude avec un sex-ratio de 1,19. Dans 65,5% des cas, l'enfant d&#233;c&#233;d&#233; avait moins de 5 ans. Les patients d&#233;c&#233;d&#233;s provenaient dans 76,2% de la commune d'Abobo. Le p&#232;re et la m&#232;re n'exer&#231;aient pas une activit&#233; &#224; revenu fixe dans respectivement 66% et 75%. Le niveau &#233;conomique des m&#233;nages &#233;tait faible, moyen et sup&#233;rieur dans respectivement 72% ; 21% et 7%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le niveau d'instruction de la m&#232;re &#233;tait faible, moyen et sup&#233;rieur dans respectivement 70%, 22% et 8% des cas. Apr&#232;s l'admission du patient, le d&#233;c&#232;s survenait dans les 24 premi&#232;res heures dans 76% (406/534) des cas. Cette proportion &#233;tait de 24% (128/534) apr&#232;s 24 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;c&#232;s s'observaient avec une moyenne mensuelle de 22 (extr&#234;me 10 et 40). Nous avions observ&#233; un pic au mois de juillet en 2007 et un pic au mois d'ao&#251;t en 2008 (figure 1).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_52 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;87&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH281/figure1-849ea.jpg?1734736562' width='500' height='281' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-52 '&gt;&lt;strong&gt;Figure 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-52 '&gt;Distribution mensuelle des d&#233;c&#232;s en 2007 et 2008 en p&#233;diatrie &#224; l'HG d'Abobo
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;lai de consultation &#233;tait pr&#233;cis&#233; chez 357 enfants d&#233;c&#233;d&#233;s soit 67% de l'effectif. Le d&#233;lai moyen de consultation &#233;tait de 3 jours (extr&#234;me 1 et 30 Jours). Il &#233;tait inf&#233;rieur ou &#233;gal &#224; 2 jours dans 20% et sup&#233;rieur ou &#233;gal &#224; 3 jours dans 80% des cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mortalit&#233; par classes d'&#226;ge est donn&#233;e dans le tableau n&#176; I&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_48 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;113&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH141/tableau1-6-a4cdd.jpg?1734736562' width='500' height='141' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-48 '&gt;&lt;strong&gt;Tableau I
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-48 '&gt;Mortalit&#233; des enfants selon la tranche d'&#226;ge &#224; l'h&#244;pital g&#233;n&#233;ral d'Abobo (ann&#233;e cumul&#233;e 2007 et 2008)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Parmi les enfants de moins de 5 ans hospitalis&#233;s, il y avait 1034 nourrissons &#226;g&#233;s de 1 &#224; 11 mois. Ce dernier groupe comptait 90 d&#233;c&#232;s soit un taux de mortalit&#233; infantile de 87 p. mille.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les causes de d&#233;c&#232;s selon la classe d'&#226;ge des enfants sont pr&#233;sent&#233;es dans le tableau n&#176; II.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_49 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;123&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH198/tableau2-6-b8d5b.jpg?1734736562' width='500' height='198' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-49 '&gt;&lt;strong&gt;Tableau II
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-49 '&gt;R&#233;partition des causes de d&#233;c&#232;s selon la classe d'&#226;ge &#224; l'h&#244;pital g&#233;n&#233;ral d'Abobo (ann&#233;e cumul&#233;e 2007 et 2008)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Concernant le paludisme, il existait une corr&#233;lation significative entre l'&#226;ge et la forme clinique du paludisme (Tableau III).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_50 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;140&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH117/tableau3-6-7cb9d.jpg?1734736562' width='500' height='117' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-50 '&gt;&lt;strong&gt;Tableau III
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-50 '&gt;Formes cliniques du paludisme causant le d&#233;c&#232;s selon la tranche d'&#226;ge &#224; l'h&#244;pital g&#233;n&#233;ral d'Abobo (ann&#233;e cumul&#233;e 2007 et 2008)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Avant 5 ans, les enfants mourraient plus de la forme an&#233;mique alors qu'au-del&#224; de 5 ans, il s'agissait plut&#244;t de la forme neurologique (Tableau IV).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_51 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;100&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH86/tableau4-2-87e50.jpg?1734736562' width='500' height='86' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-51 '&gt;&lt;strong&gt;Tableau IV
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-51 '&gt;Risque de d&#233;c&#232;s par forme clinique du paludisme selon l'&#226;ge &#224; l'h&#244;pital g&#233;n&#233;ral d'Abobo
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sur un total de 28 enfants d&#233;c&#233;d&#233;s de pneumopathie, plus des deux tiers (19/28) avaient moins de 5 ans. Dans le groupe des enfants de moins de 5 ans, 15 avaient moins de 2 ans soit 79% (15/19). Les enfants d&#233;c&#233;d&#233;s de m&#233;ningite purulente avaient moins de 2 ans dans plus de la moiti&#233; des cas (54, 5%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;c&#232;s par gastroent&#233;rite &#233;taient not&#233;s dans 76% des cas chez les enfants de moins de 5ans particuli&#232;rement les moins de 2 ans (70,6%)&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'objectif du pr&#233;sent travail &#233;tait de d&#233;crire la mortalit&#233; p&#233;diatrique &#224; partir de l'analyse r&#233;trospective des dossiers des enfants d&#233;c&#233;d&#233;s &#224; l'h&#244;pital g&#233;n&#233;ral d'Abobo.&lt;br class='autobr' /&gt;
Notre &#233;tude r&#233;v&#232;le un taux de mortalit&#233; globale de 106,4 pour mille. Ce taux est compris dans l'intervalle de 71 &#224; 138 pour mille rapport&#233; dans la litt&#233;rature en Afrique subsaharienne [5-9]. Le d&#233;c&#232;s concernait dans deux tiers des cas, l'enfant de moins de 5 ans. Cette pr&#233;dominance des enfants de moins de 5 ans est confirm&#233;e par Ak&#233;-Assi et coll. [6] &#224; Abidjan (80%) ainsi que Azoumah et coll. [8] au Togo (93%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre s&#233;rie, l'indice &#233;conomique des m&#233;nages et le niveau d'instruction de la m&#232;re &#233;taient faibles dans pr&#232;s de trois quart des cas. Ces deux facteurs qui augmentent significativement le risque de mortalit&#233; infantile selon Sangho et coll. [10] au Mali, peuvent expliquer le retard &#224; la consultation et la pr&#233;cocit&#233; des d&#233;c&#232;s dans notre s&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons pas not&#233; de diff&#233;rence entre les gar&#231;ons et les filles tout comme Sidib&#233; et coll. [7] au Mali. Par contre pour Diallo et coll. [9] en Guin&#233;e, les d&#233;c&#232;s concernaient significativement les filles que les gar&#231;ons.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les taux de mortalit&#233; des enfants de moins de 5ans en particulier infantile (87 pour mille) et infanto-juv&#233;nile (88 pour mille) que nous avons trouv&#233; &#233;taient diff&#233;rents de ceux rapport&#233;s en 2005 au niveau national par l'Enqu&#234;te sur les Indicateurs du Sida (EIS-2005) qui &#233;taient respectivement de 84 p. mille et 125 p. mille [11].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre s&#233;rie ne tient pas compte des d&#233;c&#232;s en milieu rural ; ce qui pourrait expliquer les diff&#233;rences observ&#233;es. D'autres &#233;tudes hospitali&#232;res en Afrique [5, 9,12] rapportent &#233;galement des taux de mortalit&#233; infanto-juv&#233;nile &#233;lev&#233;s. En outre Ranivoarisa et coll. [5] &#224; Madagascar ont not&#233; que les taux de mortalit&#233; en p&#233;riode n&#233;onatale et dans le groupe d'&#226;ge de 1&#224; 5 ans sont plus &#233;lev&#233;s que dans les autres groupes d'&#226;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre &#233;tude ne confirme pas le r&#233;sultat de Ranivoarisa et coll. [5] ; elle montre plut&#244;t que le taux de mortalit&#233; des enfants de moins de 5ans est 2 fois moins &#233;lev&#233; que dans les groupes d'&#226;ge de 5 &#224; 10 ans et 10 &#224; 15ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
Concernant la r&#233;partition des d&#233;c&#232;s par mois, nous avons not&#233; une recrudescence des cas pendant les mois de mai, juin, juillet, d&#233;cembre et janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trois premiers mois correspondent &#224; la p&#233;riode de la grande saison pluvieuse propice au d&#233;veloppement des maladies infectieuses vectorielles et les deux derniers &#224; l'harmattan favorable aux infections respiratoires aigu&#235;s en C&#244;te d'Ivoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une analyse plus approfondie, portant sur la r&#233;partition mensuelle des causes de d&#233;c&#232;s aurait permis de confirmer cette hypoth&#232;se. Le cumul des cas de d&#233;c&#232;s du mois de Janvier et f&#233;vrier 2007 &#233;tait le quart de celui de janvier et f&#233;vrier 2008. Cela s'explique par le fait qu'en 2007, il y avait eu pendant 3 semaines en Janvier 2007 une gr&#232;ve des agents de sant&#233; &#224; l'h&#244;pital. Ce qui a contribu&#233; &#224; diminuer les admissions et par ricochet l'effectif des d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre &#233;tude, 5 affections &#233;taient associ&#233;es au d&#233;c&#232;s dans 93% des cas. Il s'agissait du paludisme, de la pneumopathie, de la m&#233;ningite purulente, de la diarrh&#233;e et du sepsis s&#233;v&#232;re. Ces principales causes sont aussi retrouv&#233;es avec des proportions diff&#233;rentes par d'autres auteurs [7,8] en Afrique de l'Ouest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant le paludisme, principales causes de d&#233;c&#232;s dans notre &#233;tude, nous avons trouv&#233; une association significative entre l'&#226;ge et la forme clinique du paludisme (KHI 2 = 14,56 p=0,002). Avant 5 ans, la forme an&#233;mique &#233;tait significativement pr&#233;dominante alors qu'au-del&#224; de 5 ans, il s'agissait de la forme neurologique (ODR 0,53 ; IC 0,3 &#340; 0,8 ; P = 0,009).&lt;br class='autobr' /&gt;
La prise en charge des formes neurologiques du paludisme n&#233;cessite des moyens appropri&#233;s de r&#233;animation. Le service ne dispose pas d'unit&#233; de soins intensifs &#233;quip&#233;s en source d'oxyg&#232;ne et mat&#233;riels de r&#233;animation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette situation explique en partie le taux de mortalit&#233; 2 fois plus &#233;lev&#233;es des enfants apr&#232;s l'&#226;ge de 5ans dans notre &#233;tude. A cela, il conviendrait d'ajouter le rel&#226;chement du suivi m&#233;dical des enfants par les parents apr&#232;s l'&#226;ge de 5ans, la politique sanitaire du pays cibl&#233;e principalement sur les enfants de moins de 5ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre exp&#233;rience, les principaux facteurs de risque de d&#233;c&#232;s au cours du paludisme grave sont repr&#233;sent&#233;s par l'an&#233;mie s&#233;v&#232;re, le retard &#224; la consultation et la profondeur du coma [13]. A cela il faut ajouter l'hypoglyc&#233;mie et les formes de gravit&#233; associ&#233;es [14].&lt;br class='autobr' /&gt;
La pneumopathie &#233;tait la 2e cause de mortalit&#233; dans notre &#233;tude. Elle concernait dans deux tiers des cas les enfants de moins de 5 ans particuli&#232;rement les nourrissons. Ces derniers pr&#233;sentaient &#224; l'admission un tableau de d&#233;tresse respiratoire s&#233;v&#232;re qui n&#233;cessitait &#233;galement des mesures appropri&#233;es de r&#233;animation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'insuffisance du plateau technique et en moyens de r&#233;animation pourraient aussi expliquer la surmortalit&#233; des nourrissons dans notre &#233;tude.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans notre s&#233;rie, un enfant sur 2 qui d&#233;c&#233;dait de m&#233;ningite avait moins de 2 ans. L'insuffisance du plateau technique n'a pas permis d'identifier les germes en cause dans ce travail. Cependant, nous avons d&#233;j&#224; montr&#233; en &#233;tudiant les &#233;tiologies des urgences dans le m&#234;me service que Haemophilus influenzae [15] &#233;tait le germe principal chez les nourrissons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La l&#233;talit&#233; &#233;lev&#233;e de la m&#233;ningite purulente que nous avons trouv&#233;e est confirm&#233;e dans l'&#233;tude de Miakoundoba et coll. [16] au Congo. Les facteurs de risque ind&#233;pendants associ&#233;s au d&#233;c&#232;s au cours de la m&#233;ningite purulente sont les convulsions, le coma profond et la dyspn&#233;e s&#233;v&#232;re [17].&lt;br class='autobr' /&gt;
La diarrh&#233;e &#233;tait la 4e cause de d&#233;c&#232;s dans notre travail. Elle &#233;tait surtout not&#233;e chez l'enfant de moins de 5ans particuli&#232;rement le nourrisson. La recherche de l'&#233;tiologie infectieuse de la diarrh&#233;e n'a pas &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e dans notre &#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant en milieu hospitalier, le rotavirus est l'agent &#233;tiologique pr&#233;dominant et responsable de 600 000 d&#233;c&#232;s d'enfant de moins de 5ans dans le monde chaque ann&#233;e [18]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sepsis s&#233;v&#232;res, rares dans notre &#233;tude, repr&#233;sentaient la premi&#232;re cause de d&#233;c&#232;s des enfants au Congo [16]. Notre s&#233;rie ne comportait pas de nouveau-n&#233;, ce qui pouvait expliquer cette proportion moindre de sepsis.&lt;br class='autobr' /&gt;
La malnutrition constituait 1% des causes de d&#233;c&#232;s dans notre s&#233;rie. Dans l'&#233;tude de Sidib&#233; et coll. [7] au Mali, la malnutrition repr&#233;sentait pr&#232;s du tiers des causes de d&#233;c&#232;s. L'infection VIH/SIDA n'&#233;tait pas une cause fr&#233;quente de d&#233;c&#232;s dans notre &#233;tude tout comme dans celle de Miakoundoba et coll. [16] au Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette faible fr&#233;quence pourrait dans notre cas t&#233;moigner de l'efficacit&#233; de la politique de pr&#233;vention de la transmission m&#232;re-enfant (PTME) initi&#233;e en C&#244;te d'Ivoire depuis une dizaine d'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La mortalit&#233; hospitali&#232;re &#224; l'HG d'Abobo est de 106,4 pour mille. Elle concerne davantage les enfants qui r&#233;sident dans les m&#233;nages &#224; faible indice &#233;conomique et dont la m&#232;re &#224; un faible niveau d'instruction.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les enfants de moins de 5 ans repr&#233;sentaient pr&#232;s des deux tiers des cas avec un taux de mortalit&#233; infanto-juv&#233;nile de 88 p. mille. Ce taux &#233;tait la moiti&#233; de celui des groupes d'&#226;ges 60-119 mois (166,6&#8240;) et 120-180 mois (205 &#8240;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 3 principales causes de d&#233;c&#232;s &#233;taient le paludisme (80%), la pneumopathie (5,2%) et la m&#233;ningite bact&#233;rienne (4,1%).&lt;br class='autobr' /&gt;
Les actions prioritaires &#224; mener pour r&#233;duire ce taux de mortalit&#233; &#233;lev&#233; doivent &#234;tre orient&#233;es vers le contr&#244;le des maladies infectieuses.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous insistons particuli&#232;rement sur la communication pour le changement de comportement des populations pour le recours pr&#233;coces aux structures de sant&#233; ; l'utilisation des moustiquaires impr&#233;gn&#233;es et l'adoption des mesures d'hygi&#232;ne et de salubrit&#233; efficaces.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;1. Murray CJ, Laakso T, Shibuya K, Hill K, Lopez AD. Can we achieve Millennium Development Goal 4 ? New analysis of country trends and forecasts of under-5 mortality to 2015. Lancet 2007 ; 370 : 1040-54.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Gamatie Y, Timite-Konan M. La mise en oeuvre de la strat&#233;gie de la prise en charge int&#233;gr&#233;e des maladies de l'enfant (PCIME) dans la r&#233;gion africaine de l'OMS Bull Soc Pathol Exot, 2003,96 (1) : 66&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Organisation mondiale de la Sant&#233;, &#8216;Situation sanitaire : Mortalit&#233;', Statistiques sanitaires mondiales 2006, OMS, Gen&#232;ve 2007 : 29-31&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Institut National de Statistique : RGPH 1998, donn&#233;es socio d&#233;mographiques et &#233;conomiques des localit&#233;s .vol III tome I : p 11&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Ranaivoarisoa R, Rakotoaarisoa, Raobijaona H, Rakotomahefa M, Rabeatoandro S. Morbidit&#233; et mortalit&#233; des enfants au service de p&#233;diatrie &#224; Antananarivo. Med Afr Noire 2011 ; 56(1) : 5-8&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. Ak&#233;-Assi MH, Eboua F, Koffi H, Adonis-Koffy L, Timit&#233;-Konan M. Evolution de la morbidit&#233; et de la mortalit&#233; dans le service de p&#233;diatrie m&#233;dicale du CHU de Yopougon de 1999 &#224; 2003. Rev Int Sc Med 2009 ; 11(1) : 7-12&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. Sidib&#233; T, Sangho H, Traor&#233; MS et coll. Morbidit&#233; et mortalit&#233; en p&#233;diatrie au CHU Gabriel Tour&#233; de Bamako. Mali Med 2008 ; 23 (4) 34-37&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. Azoumah KD, Balaka B, Matey K, Konlan B, Kessie K. Mortalit&#233; hospitali&#232;re &#224; l'h&#244;pital d'enfants de Yendoub&#233; de Dapaong au Togo. Med Afr Noire 2007 ; 54 (1) 5-8&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. Diallo S, Boye Camara Y, Mamady D, Kon&#233; K, Camara A, Bah S. Mortalit&#233; infanto-juv&#233;nile &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'institut de nutrition et de sant&#233; de l'enfant (INSE). Med Afr Noire 2000 ; 47(12) : 516-19&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10. Sangho H, Sidib&#233; T, K&#233;ita HD et coll. Mortalit&#233; infanto-juv&#233;nile et facteurs de risque dans un quartier urbain de Bamako, Mali. Med Afr Noire 2008 ; 55(12) : 653-59&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11. Institut National de la Statistique (INS) et Minist&#232;re de la Lutte contre le Sida : Enqu&#234;te sur les Indicateurs du Sida, C&#244;te d'Ivoire 2005 : 283P&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12. Braham M, Jebeniani R, Lacthar MA et coll. Etude de la mortalit&#233; hospitali&#232;re p&#233;diatrique dans un service de p&#233;diatrie du sahel Tunisien. Revue maghr&#233;bine de p&#233;diatrie 2005 ; 15(4) : 173-180&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13. Asse KV, Plo KJ, Plo MA et coll. Evaluation de la glyc&#233;mie capillaire au cours du paludisme neurologique de l'enfant &#224; l'h&#244;pital g&#233;n&#233;ral d'Abobo Abidjan (C&#244;te d'Ivoire). Afrique Biom&#233;dicale 2010, 15(2) :58-67&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14. Bassat Q , Quinovart C, Sigauque B et coll. Malaria in rural Mozambique .Part II : children admitted to hospital Malaria Journal 2008 ; 7:3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15. Asse KV, Plo KJ, Akaffou E et coll. Etiologies des urgences m&#233;dicales p&#233;diatriques &#224; l'h&#244;pital g&#233;n&#233;ral d'Abobo. Afrique biom&#233;dicale 2010 ; 15(4) : 10-18&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16. Miakoundoba RC, Mabiala-Babela JR, Senga P. Morbidit&#233; et mortalit&#233; des enfants de 1 &#224; 4 ans au CHU de Brazzaville-Congo. Med Afr Noire 2008 ; 55(5) : 300-04&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17. Pelkonen T, Roine I, Monteiro L. et coll. Risk factors for death and severe neurogical sequelae in childhood bacterial meningitis in sub Saharan Africa. Clin Infect Dis 2009 ; 48(8) : 1107-10&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18. Parashar UD, Bresee JS, Gentsch JR et coll. Rotavirus . Emerg Infec Dis 2003 ; 4 : 561-70&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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