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	<title>SARAF </title>
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	<description>Portail officiel de la Soci&#233;t&#233; d'Anesth&#233;sie R&#233;animation d'Afrique Francophone (SARAF), une organisation fond&#233;e le 15 d&#233;cembre 1984 &#224; Cotonou, B&#233;nin.
La SARAF vise &#224; promouvoir l'anesth&#233;sie et la r&#233;animation en Afrique francophone &#224; travers la formation, la recherche et la diffusion des connaissances.
Le site propose une vari&#233;t&#233; de ressources pour les professionnels de sant&#233;, notamment : Actualit&#233;s : Mises &#224; jour sur les &#233;v&#233;nements r&#233;cents, les congr&#232;s et les d&#233;veloppements dans le domaine de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation en Afrique francophone. Agenda : Informations sur les &#233;v&#233;nements &#224; venir, y compris les congr&#232;s, les ateliers et les formations pertinentes pour les praticiens. Biblioth&#232;que : Acc&#232;s &#224; des documents, des livrets de congr&#232;s et des ressources li&#233;es &#224; la pratique de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation. Revue Africaine d'Anesth&#233;siologie et de M&#233;decine d'Urgence (RAMUR) : La publication officielle de la SARAF, offrant des articles de recherche, des &#233;tudes de cas et des revues de litt&#233;rature. Les auteurs peuvent trouver des instructions pour la soumission de manuscrits, et les lecteurs peuvent acc&#233;der aux num&#233;ros pr&#233;c&#233;dents de la revue.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>SARAF </title>
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		<title>Difficult&#233; de prise en charge des accidents de d&#233;compression au B&#233;nin : &#224; propos d'un cas et revue de la litt&#233;rature.</title>
		<link>https://web-saraf.net/Difficulte-de-prise-en-charge-des.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://web-saraf.net/Difficulte-de-prise-en-charge-des.html</guid>
		<dc:date>2014-10-13T20:48:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 766 - Hode Luphin --&gt; Hode Luphin , 78 - Gnonlonfoun Dignon D --&gt; Gnonlonfoun Dignon D , 676 - Soton F --&gt; Soton F , 767 - Vodoungnon Charlemagne --&gt; Vodoungnon Charlemagne , 768 - Avode Dossou --&gt; Avode Dossou</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Auteur correspondant : Email contact : Hode Luphin luphin chez gmail.com [( R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'accident de d&#233;compression est une entit&#233; clinique rare surtout en Afrique sub-saharienne. Nous rapportons le cas d'un ancien plongeur re&#231;u pour parapl&#233;gie flasque et hypoesth&#233;sie survenue quelques heures apr&#232;s une plong&#233;e sous-marine de 26m. Il avait tous les signes de mauvais pronostic fonctionnel. En absence de caissons hyperbare, il n'a b&#233;n&#233;fici&#233; que d'une oxyg&#233;noth&#233;rapie et une hyperhydratation. Son (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://web-saraf.net/-tome-19-no3-2014-.html" rel="directory"&gt;tome 19 n&#176;3 - 2014&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Auteur correspondant : Email contact : Hode Luphin &lt;a href=&#034;#luphin#mc#gmail.com#&#034; title=&#034;luphin..&#229;t..gmail.com&#034; onclick=&#034;location.href=mc_lancerlien('luphin','gmail.com'); return false;&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;luphin&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;gmail.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'accident de d&#233;compression est une entit&#233; clinique rare surtout en Afrique sub-saharienne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous rapportons le cas d'un ancien plongeur re&#231;u pour parapl&#233;gie flasque et hypoesth&#233;sie survenue quelques heures apr&#232;s une plong&#233;e sous-marine de 26m. Il avait tous les signes de mauvais pronostic fonctionnel. En absence de caissons hyperbare, il n'a b&#233;n&#233;fici&#233; que d'une oxyg&#233;noth&#233;rapie et une hyperhydratation. Son &#233;volution a &#233;t&#233; marqu&#233;e par une l&#233;g&#232;re r&#233;cup&#233;ration motrice et sensitive.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le traitement des accidents de d&#233;compression est bien codifi&#233; et n&#233;cessite un caisson hyperbare d'oxyg&#233;nation. L'oxyg&#233;noth&#233;rapie et l'hyperhydratation r&#233;duisent les s&#233;quelles dans 25% des cas. En absence de caisson les m&#233;thodes de recompression th&#233;rapeutique par immersion devraient &#234;tre des alternatives. Ces m&#233;thodes sont inspir&#233;es des pratiques empiriques des p&#234;cheurs originaires d'Hawa&#239; ou d'Australie. Elles ont permis d'avoir de bons r&#233;sultats dans 88% des cas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces m&#233;thodes doivent &#234;tre enseign&#233;es dans les &#233;coles de marine et de plong&#233;e d'Afrique sub-saharienne.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mots-cl&#233;s :&lt;/strong&gt; accidents de d&#233;compression, isch&#233;mie m&#233;dullaire, hyperbare, recompression par immersion, Afrique.&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Summary&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#233;compression sickness is a rare clinical entity mainly in Sub-Saharan Africa.&lt;br class='autobr' /&gt;
We report the case of a former diver being treated for flaccid paraplegia and hypoesthesia which occurred some hours after scuba diving at a depth of 26 metres. He had all the signs of a poor prognosis. In the absence of hyperbaric chambers, he only received one oxygen therapy and one hyperhydratation. A slight motor and sensory recovery has been observed. &lt;br class='autobr' /&gt;
Treatment for decompression sicknesses is well established and requires hyperbaric oxygen chambers. In 25% of cases, oxygen therapy and hyperhydratation reduce the sequelae. In the absence of chambers, in-water recompression methods should be applied. These alternative methods are inspired by empirical practices of fishermen from Hawaii or Australia. They have contributed to achieving good results in 88% of cases.&lt;br class='autobr' /&gt;
These methods must be taught in nautical and diving schools in Sub-Saharan Africa.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Key words :&lt;/strong&gt; decompression sicknesses, spinal cord ischemia, hyperbaric, In-Water Recompression, Africa.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'accident de d&#233;compression (ADD) est une entit&#233; clinique rare surtout en Afrique sub-saharienne. Il est secondaire &#224; un m&#233;canisme de saturation et de d&#233;saturation des tissus. Ces ADD sont plus fr&#233;quents dans les pays ayant une activit&#233; marine d&#233;velopp&#233;e. Leur prise en charge y est bien codifi&#233;e &#224; l'exemple de la table de d&#233;compression MN 90 pour la plong&#233;e &#224; l'air qui est largement utilis&#233;e en France [1]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous rapportons les difficult&#233;s de la prise en charge d'un ADD m&#233;dullaire au Centre National Hospitalier et Universitaire Hubert Koutoukou Maga (CNHU-HKM) de Cotonou. Apr&#232;s une revue de la litt&#233;rature, nous proposons un protocole de prise en charge dans nos conditions d'exercice.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Observation &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Monsieur H.S. 46 ans &#233;tait admis dans le service des urgences le 15/09/2013 pour un d&#233;ficit moteur des membres inf&#233;rieurs. Il s'agit d'un ancien marin qui a effectu&#233; une plong&#233;e sous-marine de 26 m pour son loisir le 15/09/2013. Il fit une remont&#233;e rapide pour cause de manque d'oxyg&#232;ne. Quelques minutes apr&#232;s cette remont&#233;e, il a ressenti de vives douleurs lombaires accompagn&#233;es de crampes irradiant aux membres pelviens. Puis son &#233;tat s'est rapidement aggrav&#233; avec une faiblesse musculaire des membres pelviens ainsi qu'une r&#233;tention aigue d'urine. Il fut r&#233;f&#233;r&#233; au service des urgences du CNHU-HKM le m&#234;me jour.&lt;br class='autobr' /&gt;
A son admission, il &#233;tait conscient, coop&#233;rant, apyr&#233;tique avec un &#233;tat h&#233;modynamique normal et stable. Nous avons observ&#233; une parapar&#233;sie avec une force motrice estim&#233;e &#224; 3/5, une abolition des r&#233;flexes rotuliens et les r&#233;flexes cutan&#233;o-plantaires &#233;taient indiff&#233;rents des deux c&#244;t&#233;s. Il n'y avait pas de trouble sensitif objectif ni de signe d'irritation m&#233;ning&#233;e. Son bilan biologique a r&#233;v&#233;l&#233; une discr&#232;te hyperleucocytose (11000/mm3) &#224; pr&#233;dominance neutrophile (8,5/mm3) et une CRP n&#233;gative. Il a b&#233;n&#233;fici&#233; d'une oxyg&#233;noth&#233;rapie &#224; 12 l/mn, une hyperhydratation &#224; 3 l/24 heures pendant 72 heures. L'&#233;volution &#224; 72 heures, a &#233;t&#233; marqu&#233;e par l'aggravation des signes avec une parapl&#233;gie, une hypoesth&#233;sie &#224; tous les modes avec un niveau sensitif T10, une incontinence anale et une impuissance. L'imagerie par r&#233;sonnance magn&#233;tique nucl&#233;aire r&#233;alis&#233; &#224; J4 a permis de mettre en &#233;vidence un hyper signal en T2 au niveau du c&#244;ne terminal de la moelle &#233;pini&#232;re (figure 1, 2).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_679 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://web-saraf.net/IMG/jpg/tableau_-26.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH348/tableau_-26-56d31.jpg?1734794615' width='500' height='348' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le diagnostic d'isch&#233;mie m&#233;dullaire par accident de d&#233;compression a &#233;t&#233; retenu. En l'absence de caisson de d&#233;compression au CNHU-HKM de Cotonou, un traitement palliatif a &#233;t&#233; institu&#233; avec de l'aspirine 250 mg/ jour, l'enoxaparine 0,4 mg/jour et la une kin&#233;sith&#233;rapie.&lt;br class='autobr' /&gt;
A J20 nous avons observ&#233; une r&#233;cup&#233;ration progressive de la motricit&#233; et de la sensibilit&#233; : la force motrice est pass&#233;e &#224; 2/5, il avait une &#233;rection et une hypoesth&#233;sie thermoalg&#233;sique en chaussette.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Les ADD sont tr&#232;s rares. En France leur incidence est estim&#233;e &#224; 1 accident pour 15000 plong&#233;es [2]. En Afrique, Landsberg a rapport&#233; 59 cas entre 1969 et 1977 en Afrique du sud [3] et Messelmani a d&#233;nombr&#233; 9 cas d'ADD m&#233;dullaires en Tunisie, entre 2007 et 2012 [4]. Au B&#233;nin, aucun cas n'a &#233;t&#233; rapport&#233;. Sur le plan physiopathologique, en plong&#233;e, les gaz diluants pr&#233;sents dans l'air (principalement l'azote) se dissolvent dans le sang et les tissus en fonction de la pression hydrostatique et de la dur&#233;e du s&#233;jour dans l'eau selon la loi &#233;nonc&#233;e par William Henry en 1803. Lors de la remont&#233;e, les gaz dissouts dans les tissus sont restitu&#233;s au milieu sous forme de bulles. Lors de la d&#233;saturation du plongeur, l'&#233;limination d'azote s'accompagne souvent de bulles circulantes dans le r&#233;seau veineux normalement &#233;limin&#233;es par les poumons [5,6]. En cas d'accident de d&#233;compression, l'afflux des bulles est massif d&#233;passant la capacit&#233; d'&#233;limination du r&#233;seau capillaire pulmonaire entra&#238;nant leur stase dans la petite circulation. Il s'en suit une hypertension art&#233;rielle pulmonaire responsable d'une augmentation des pressions dans les cavit&#233;s cardiaques droites. Celle-ci retentit particuli&#232;rement sur les plexus veineux &#233;piduraux par la constitution d'un obstacle sur le drainage veineux de la moelle &#233;pini&#232;re [7,8,9]. Ainsi l'isch&#233;mie m&#233;dullaire est le plus souvent d'origine veineuse. Lorsque la capacit&#233; du filtre pulmonaire est d&#233;pass&#233;e, on assiste &#224; un passage de bulles dans la circulation syst&#233;mique favoris&#233;e par la persistance d'un foramen ovale perm&#233;able [10]. Ces bulles sont responsables d'embolies gazeuses art&#233;rielles pouvant &#234;tre &#224; l'origine d'accidents isch&#233;miques c&#233;r&#233;braux, cochl&#233;o-vestibulaires mais &#233;galement m&#233;dullaires. Ceci explique l'origine art&#233;rielle possible de l'isch&#233;mie m&#233;dullaire dans l'accident de d&#233;compression [11]. Les bulles provoquent des ph&#233;nom&#232;nes d'occlusion micro-vasculaire et des l&#233;sions endoth&#233;liales avec activation de la coagulation et de l'inflammation. Ces ph&#233;nom&#232;nes d&#233;clenchent une maladie qui &#233;volue pour son propre compte c'est la maladie de d&#233;compression [12]. L'&#226;ge de notre patient sup&#233;rieur &#224; 42 ans et son manque d'entraiment font partie des facteurs favorisants la survenue des ADD [12]. Sur le plan clinique, on distingue 2 types d'ADD. Le type 1 regroupe les accidents cutan&#233;s et ost&#233;o-myo-articulaires. Le type 2 regroupent les accidents neurologiques (m&#233;dullaires, cochl&#233;o- vestibulaires, c&#233;r&#233;braux), et plus rarement les accidents pulmonaires, les accidents cardiaques, et les manifestations g&#233;n&#233;rales. Les plus fr&#233;quents et les plus graves sont les accidents neurologiques (environ 89% des cas) [12]. Les ADD m&#233;dullaires, comme celui qu'a pr&#233;sent&#233; notre patient, repr&#233;sentent 66% des formes cliniques rapport&#233;es par Blatteau sur une s&#233;rie de 61 cas [12]. Notre patient a tous les &#233;l&#233;ments cliniques de gravit&#233; des ADD m&#233;dullaires : l'&#226;ge sup&#233;rieur &#224; 42 ans, les douleurs vert&#233;brales, l'aggravation progressive des signes, l'hypoesth&#233;sie, la parapl&#233;gie et l'atteinte du sphincter urinaire. La pr&#233;sence d'hyper-signal et T2 &#224; l'IRM m&#233;dullaire est un l'&#233;l&#233;ment radiologique de mauvais pronostique [13]. Sur le plan th&#233;rapeutique, l'objectif essentiel du traitement d'un accident neurologique de d&#233;compression est de limiter l'isch&#233;mie tissulaire, en s'attaquant &#224; la cause (les bulles) et aux cons&#233;quences (maladie de d&#233;compression). Il repose essentiellement sur l'oxyg&#233;noth&#233;rapie hyperbare et la r&#233;hydratation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ne disposant pas de caisson hyperbare nous avons institu&#233; d&#232;s l'admission de notre patient une oxyg&#233;noth&#233;rapie &#224; 12 litres par minute et une hyperhydratation. L'oxyg&#233;noth&#233;rapie normobare administr&#233;e d&#232;s la sortie de l'eau a montr&#233; son int&#233;r&#234;t dans une &#233;tude portant sur 2231 ADD avec la disparition totale des signes cliniques avant la recompression dans 25 % des cas et une r&#233;duction du taux de s&#233;quelles &#224; long terme par rapport aux patients non oxyg&#233;n&#233;s [14]. Nous avons associ&#233; un traitement antiagr&#233;gant plaquettaire mais l'utilisation d'antiagr&#233;gants plaquettaires propos&#233;s dans la phase pr&#233;coce des ADD n'est pas consensuelle [15]. L'aspirine (250 et 500 mg) est largement prescrite en France dans la prise en charge initiale, mais son efficacit&#233; en traitement curatif n'a jamais &#233;t&#233; d&#233;montr&#233;e [16]. L'iso-coagulation que nous avons institu&#233; avait pour but de pr&#233;venir les thromboses veineuses profondes. L'oxyg&#233;nation hyperbarique devrait &#234;tre syst&#233;matique et urgente devant tout signe neurologique objectif ou subjectif m&#234;me disparu. La tr&#232;s grande majorit&#233; des accidents neurologiques (97%) est d'&#233;volution favorable apr&#232;s une recompression en caisson &#224; 400 kPa [17]. Le d&#233;lai de recompression est un facteur pronostique : l'&#233;chec de la th&#233;rapeutique hyperbare s'explique souvent par un d&#233;lai d'acc&#232;s au caisson trop long pour les accidents d&#233;j&#224; au stade de maladie de la d&#233;compression [18]. N'ayant pas de caisson hyperbare &#224; disposition, nous devrons peut-&#234;tre nous inspirer de la pratique des p&#234;cheurs originaires d'Hawa&#239; ou d'Australie. En effet, a montr&#233; que lorsque ceux-ci &#233;taient victimes d'accident de d&#233;saturation, ils se r&#233;immergeaient imm&#233;diatement apr&#232;s l'apparition des premiers signes jusqu'&#224; une &lt;br class='autobr' /&gt;
profondeur o&#249; les sympt&#244;mes disparaissaient. D'apr&#232;s les rares &#233;tudes disponibles, cette &#8223;m&#233;thode&#8221; aurait donn&#233; d'excellents r&#233;sultats et fort peu de s&#233;quelles [12]. Ces pratiques individuelles et empiriques ont inspir&#233; des proc&#233;dures codifi&#233;es de recompression th&#233;rapeutique par immersion (RTI), utilisant de l'oxyg&#232;ne, et applicables &#224; la plong&#233;e professionnelle en situation d'isolement, c'est-&#224;-dire sans possibilit&#233; de recompression th&#233;rapeutique en chambre &lt;br class='autobr' /&gt;
Hyperbare [12]. Une &#233;tude hawa&#239;enne sur 86 plongeurs ayant r&#233;alis&#233; essentiellement des r&#233;immersions &#224; l'air semble confirmer ces pratiques empiriques avec pr&#232;s de 60 % de plongeurs devenant asymptomatiques apr&#232;s la re-immersion, 30 % am&#233;liorant leurs sympt&#244;mes et seulement quelques cas isol&#233;s d'aggravation [19].&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les ADD sont tr&#232;s rares surtout dans nos pays o&#249; les activit&#233;s sous-marines ne sont pas d&#233;velopp&#233;es. Ces accidents peuvent &#234;tre tr&#232;s graves surtout en cas d'atteinte neurologique. Leur prise en charge n&#233;cessite des &#233;quipements sp&#233;cifiques et on&#233;reux. En absence de ces &#233;quipements, nous devons nous inspirer des m&#233;thodes empiriques australienne ou hawa&#239;enne. Ces m&#233;thodes devraient &#234;tre enseign&#233;es dans les &#233;coles de marines et de plong&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences &lt;br class='autobr' /&gt;
1.	M&#233;liet J-L. Les tables de plong&#233;e &#224; l'air de la Marine nationale : historique&#8211;nouveaux d&#233;veloppements.&lt;br class='autobr' /&gt;
In : Broussolle B, editor. Physiologie et m&#233;decine de la plong&#233;e. Paris : Ellipses ; 1992. p. 565-87 &lt;br class='autobr' /&gt;
2.	M&#233;liet J-L. Les accidents de d&#233;compression avec respect des tables GERS 65. Bull Med Sub Hyp 1988 ;7 : 83-95. &lt;br class='autobr' /&gt;
3.	Landsberg PG. Decompression sickness in South Africa sport divers. S Afr Med J. 1979 ; 10 : 55 : 213- 17. &lt;br class='autobr' /&gt;
4.	Messelmani M, Derbali H, Mansour M, Zaouli J, Mrissa R. Accident de d&#233;compression m&#233;dullaire : &#224; propos de neuf cas. Revue neurologique. 2013 ; 169 S : A75-A96 &lt;br class='autobr' /&gt;
5.	Eckenhoff RG, Olstad CS, Carrod G. Human dose-response relationship for decompression and endogenous bubble formation. J Appl Physiol. 1990 ; 69 : 914-18. &lt;br class='autobr' /&gt;
6.	Spencer MP. Decompression limits for compressed air determined by ultrasonically detected blood bubbles. J Appl Physiol. 1976 ; 40 : 229-35. &lt;br class='autobr' /&gt;
7.	Cochard G, Jouineau L, Mongredien H, Rouhart F, Arvieux C. Accident de d&#233;compression m&#233;dullaire &#171; inexpliqu&#233; &#187; : mythe ou r&#233;alit&#233; ? Rev Neurol. 2004 ;160 : 571-74. &lt;br class='autobr' /&gt;
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