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	<title>SARAF </title>
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	<description>Portail officiel de la Soci&#233;t&#233; d'Anesth&#233;sie R&#233;animation d'Afrique Francophone (SARAF), une organisation fond&#233;e le 15 d&#233;cembre 1984 &#224; Cotonou, B&#233;nin.
La SARAF vise &#224; promouvoir l'anesth&#233;sie et la r&#233;animation en Afrique francophone &#224; travers la formation, la recherche et la diffusion des connaissances.
Le site propose une vari&#233;t&#233; de ressources pour les professionnels de sant&#233;, notamment : Actualit&#233;s : Mises &#224; jour sur les &#233;v&#233;nements r&#233;cents, les congr&#232;s et les d&#233;veloppements dans le domaine de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation en Afrique francophone. Agenda : Informations sur les &#233;v&#233;nements &#224; venir, y compris les congr&#232;s, les ateliers et les formations pertinentes pour les praticiens. Biblioth&#232;que : Acc&#232;s &#224; des documents, des livrets de congr&#232;s et des ressources li&#233;es &#224; la pratique de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation. Revue Africaine d'Anesth&#233;siologie et de M&#233;decine d'Urgence (RAMUR) : La publication officielle de la SARAF, offrant des articles de recherche, des &#233;tudes de cas et des revues de litt&#233;rature. Les auteurs peuvent trouver des instructions pour la soumission de manuscrits, et les lecteurs peuvent acc&#233;der aux num&#233;ros pr&#233;c&#233;dents de la revue.</description>
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		<title>SARAF </title>
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		<title>Rachianesth&#233;sie continue pour chirurgie de la prostate chez deux patients pr&#233;sentant un r&#233;tr&#233;cissement aortique serr&#233;.</title>
		<link>https://web-saraf.net/Rachianesthesie-continue-pour.html</link>
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		<dc:date>2011-07-29T11:51:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 4 - Otiobanda GF --&gt; Otiobanda GF , 5 - Mahoungou-Guimbi KC --&gt; Mahoungou-Guimbi KC , 6 - Odzebe A.W.S --&gt; Odzebe A.W.S , 9 - Kangni-Freitas N --&gt; Kangni-Freitas N , 12 - Beye S A --&gt; Beye S A , 55 - Ellenga Mbolla F.B --&gt; Ellenga Mbolla F.B , 56 - Note Madzele M.E --&gt; Note Madzele M.E</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Correspondant gilfab2000 chez yahoo.fr R&#233;sum&#233; La rachianesth&#233;sie continue est une technique int&#233;ressante chez les patients &#224; haut risque cardiaque. Nous rapportons les cas de deux patients pr&#233;sentant une hypertrophie b&#233;nigne de la prostate et devant subir une ad&#233;nomectomie prostatique. L'examen pr&#233; op&#233;ratoire mettait en &#233;vidence un r&#233;tr&#233;cissement aortique serr&#233; avec une surface aortique, &#233;valu&#233;e par &#233;chocardiographie, inf&#233;rieure ou &#233;gale &#224; 0,5 cm&#178;. En l'absence de recours th&#233;rapeutique au (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-16-no1-2011-.html" rel="directory"&gt;Tome 16 n&#176;1 - 2011&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Correspondant &lt;a href=&#034;#gilfab2000#mc#yahoo.fr#&#034; title=&#034;gilfab2000..&#229;t..yahoo.fr&#034; onclick=&#034;location.href=mc_lancerlien('gilfab2000','yahoo.fr'); return false;&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;gilfab2000&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La rachianesth&#233;sie continue est une technique int&#233;ressante chez les patients &#224; haut risque cardiaque. Nous rapportons les cas de deux patients pr&#233;sentant une hypertrophie b&#233;nigne de la prostate et devant subir une ad&#233;nomectomie prostatique. L'examen pr&#233; op&#233;ratoire mettait en &#233;vidence un r&#233;tr&#233;cissement aortique serr&#233; avec une surface aortique, &#233;valu&#233;e par &#233;chocardiographie, inf&#233;rieure ou &#233;gale &#224; 0,5 cm&#178;. En l'absence de recours th&#233;rapeutique au niveau aortique, il &#233;tait d&#233;cid&#233; d'op&#233;rer ces patients sous rachianesth&#233;sie continue. Le cath&#233;ter intrath&#233;cal a permis l'injection de dose relativement faible de bupivaca&#1111;ne 0,5% (moins de 7,5mg) sans alt&#233;rer l'h&#233;modynamique. De m&#234;me nous soulignons l'int&#233;r&#234;t du kit d'anesth&#233;sie p&#233;ridurale comme alternative pour les centres ne disposant pas de kit appropri&#233; de rachianesth&#233;sie continue.
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mots cl&#233;s :&lt;/strong&gt; rachianesth&#233;sie continue, r&#233;tr&#233;cissement aortique, ad&#233;nomectomie prostatique&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Abstract&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Continuous spinal anesthesia is a valuable technique in patients at high risk of cardiac failure.. We report two cases of this technique in patients with benign hypertrophy of prostate who underwent adenomectomy of prostate. Pre-surgical examination showed an aortic stenosis with valve area assessed by echocardiography less than or equal to 0.5 cm&#178;. In the absence of therapeutic alternative at aortic level, decision was made to operate on these patients using continuous spinal anesthesia. The intrathecal catheter allowed the injection of relatively low dose of bupivaca&#1111;ne 0.5% (less than 7.5 mg) without altering hemodynamics We also stress the importance of peridural anesthesia as an alternative for health facilities that do not have appropriate continuous spinal anesthesia.
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Key words :&lt;/strong&gt; continuous spinal anesthesia, aortic stenosis, prostatic adenomectomy.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les blocs centraux (rachianesth&#233;sie, rachianesth&#233;sie continue, anesth&#233;sie p&#233;ridurale, peri-rachianesth&#233;sie combin&#233;e) sont des anesth&#233;sies simples, fiables et efficaces, de plus en plus utilis&#233;es ces dix derni&#232;res ann&#233;es [1]. Ces techniques ne sont pas recommand&#233;es chez les patients pr&#233;sentant un r&#233;tr&#233;cissement aortique (RAo) serr&#233;. Le principal risque est le d&#233;samor&#231;age de la pompe cardiaque secondaire &#224; une vasopl&#233;gie induite par le bloc sympathique. La rachianesth&#233;sie continue (RAC), contrairement &#224; l'injection unique, permet une titration des anesth&#233;siques locaux et, de ce fait, une diminution des r&#233;percussions h&#233;modynamiques [2]. Elle est alors une alternative chez les patients &#224; haut risque cardiaque, ayant une chirurgie abdominale basse, du petit bassin ou des membres inf&#233;rieurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous rapportons notre exp&#233;rience de la rachianesth&#233;sie continue au cours de la chirurgie prostatique chez deux patients pr&#233;sentant un r&#233;tr&#233;cissement aortique serr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Observations&lt;/h3&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Cas 1 :&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Un homme de 68 ans (90 kg, 162 cm), pr&#233;sentant une tumeur prostatique a subi un &#233;videment cervico prostatique sous rachianesth&#233;sie continue. Il pr&#233;sentait comme ant&#233;c&#233;dent une hypertension art&#233;rielle trait&#233;e avec le captopril &#224; raison de &#189; comprim&#233; par jour. L'examen clinique retrouvait des souffles et &#233;voquait un r&#233;tr&#233;cissement aortique (RAo) et une insuffisance mitrale, une pression art&#233;rielle &#224; 180/100mmHg, une fr&#233;quence cardiaque &#224; 92 bpm.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lectrocardiogramme retrouvait une hypertrophie ventriculaire gauche, un bloc de branche droit incomplet et une isch&#233;mie en apicale. Le bilan biologique initial comprenait : un h&#233;mogramme Hb=14,9g/dl ; Ht=48,2% ; plaquettes=180.000/mm3, une cr&#233;atinin&#233;mie &#224; 14,9g/l, un bilan d'h&#233;mostase TP=87,6% ; TCK= 38,9 ; GSRh=O positif). L'&#233;chocardiographie pr&#233; op&#233;ratoire confirmait la st&#233;nose aortique avec une surface &#224; 0,5m2, un gradient transaortique moyen &#224; 45 mmHg,un flux ejectionnel systolique maximal &#224; 3,35 cm une hypertrophie ventriculaire gauche, une insuffisance mitroaortique mod&#233;r&#233;e et une fraction d'&#233;jection estim&#233;e &#224; 55%. En pr&#233; op&#233;ratoire, la dose de captopril a &#233;t&#233; prescrite &#224; raison de 1cp/jour et l'enoxaparine &#224; 40mg/j en sous cutan&#233;, arr&#234;t&#233; 12 heures avant la chirurgie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bloc op&#233;ratoire le monitorage comprenait la mesure de la pression art&#233;rielle non invasive, la saturation puls&#233;e en oxyg&#232;ne, la fr&#233;quence cardiaque, la fr&#233;quence respiratoire. La technique anesth&#233;sique &#233;tait : chez un patient en position assise, un cath&#233;ter intrath&#233;cale &#233;tait introduit au niveau de l'espace L3-L4 (avec une longueur de 3 cm dans l'espace sous arachno&#239;de) permettant l'injection de 1,5 ml d'un m&#233;lange de bupivaca&#1111;ne isobare &#224; 0,5% 15mg et 50&#181;g de fentanyl (Soit 5,625 mg de bupivaca&#1111;ne et 18,75&#181;g de fentanyl). Dix minutes apr&#232;s la rachianesth&#233;sie continue, le bloc sensitif atteignait T8. Pendant l'intervention (55 minutes), l'h&#233;modynamique &#233;tait stable. Une r&#233;injection de 0,5ml de m&#233;lange a &#233;t&#233; n&#233;cessaire au bout de 70 minutes. Le volume de remplissage per op&#233;ratoire &#233;tait d'un litre de s&#233;rum physiologique et les pertes sanguines &#233;taient estim&#233;es &#224; 300ml ; A la fin de l'intervention, l'analg&#233;sie post op&#233;ratoire &#233;tait d&#233;but&#233;e par l'injection intrath&#233;cale de 100&#181;g de morphine juste avant le retrait du cath&#233;ter. Les suites op&#233;ratoires &#233;taient simples. Le bilan biologique post op&#233;ratoire identique &#224; celui r&#233;alis&#233; en pr&#233; op&#233;ratoire restait normal. Le lever &#233;tait autoris&#233; &#224; H24 et la sortie &#224; J8 post op&#233;ratoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'&#233;chocardiographie cardiaque de contr&#244;le r&#233;alis&#233;e deux semaines apr&#232;s &#233;tait superposable &#224; celle r&#233;alis&#233;e en p&#233;riode pr&#233;op&#233;ratoire. Le patient a &#233;t&#233; orient&#233; chez le cardiologue pour la poursuite de la prise en charge.&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;CAS 2 &lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Un patient de 72ans (63 kg, 175 cm) &#233;tait op&#233;r&#233; d'une ad&#233;nomectomie prostatique sous rachi anesth&#233;sie continue. Ses ant&#233;c&#233;dents cardiaques comprenaient une hypertension art&#233;rielle systolo-diastolique. Il &#233;tait trait&#233; par amlodipine (Amlor&#174; 10 mg/jour). L'interrogatoire r&#233;v&#233;lait la notion de dyspn&#233;e d'effort &#224; 4 METs selon le score de Dukes ; la pression art&#233;rielle &#233;tait &#224; 180/90 mmhg &#224; droite et 170/90 mmhg &#224; gauche ; la fr&#233;quence cardiaque &#224; 80 battements par minute. L'&#233;lectrocardiogramme retrouvait un h&#233;mi bloc ant&#233;rieur, une hypertrophie ventriculaire gauche et une isch&#233;mie sous endocardique en antero-septale. Le bilan biologique initial comprenait un h&#233;mogramme Hb= 12,4g/dl ; Ht=37% ; plaquettes=207 000/mm3, une cr&#233;atinin&#233;mie &#224; 11,57mg/l, un bilan d'h&#233;mostase TP=100% ; TCK=29. L'&#233;chocardiographie pr&#233;op&#233;ratoire mettait en &#233;vidence un r&#233;tr&#233;cissement aortique s&#233;v&#232;re de 0,4 cm2 avec un gradient transaortique moyen &#224; 53mmhg, un flux &#233;jectionnel systolique maximal &#224; 3,6 cm une hypertrophie ventriculaire gauche, une hypertension art&#233;rielle pulmonaire mesur&#233;e &#224;72 mmhg, et une fraction d'&#233;jection ventriculaire &#224; 55%. Le patient a &#233;t&#233; mis sous une injection quotidienne sous cutan&#233;e d'enoxaparine (Lovenox&#174;) 40 mg pendant 05 jours et arr&#234;t&#233; 12 heures avant l'intervention. Au bloc op&#233;ratoire, un&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bloc op&#233;ratoire, sous surveillance habituelle, un cath&#233;ter &#233;tait introduit de 3 cm dans l'espace sous arachno&#239;dien, une injection de 1,5ml de m&#233;lange (Bupivaca&#239;ne 0,5% isobare 15mg et fentanyl 50&#181;g) &#233;tait inject&#233;. Cinq minutes apr&#232;s, le bloc sensitif atteignait T9. Une r&#233;injection de 0,5 ml du m&#233;lange a &#233;t&#233; n&#233;cessaire apr&#232;s 30 minutes. Pendant l'intervention (80 minutes), on a not&#233; une chute tensionnelle de plus de 40% cons&#233;cutive &#224; un saignement per op&#233;ratoire estim&#233; &#224; 1200 ml. Une transfusion de deux culots globulaires associ&#233;e &#224; l'administration de 15 mg d'&#233;ph&#233;drine ont &#233;t&#233; n&#233;cessaire pour stabiliser l'&#233;tat h&#233;modynamique. A la fin de l'intervention 100&#181;g de morphine &#233;tait inject&#233;s pour l'analg&#233;sie post op&#233;ratoire, et le cath&#233;ter retir&#233;. Il n'y a pas eu de complications post op&#233;ratoire, et l'h&#233;mogramme post op&#233;ratoire montrait un taux d'h&#233;moglobine &#224; 11,2g/dl. La sortie est intervenue &#224; J9 post op&#233;ratoire.&lt;br class='autobr' /&gt;
La consultation de cardiologie r&#233;alis&#233;e &#224; la sortie ne montrait pas une aggravation clinique de m&#234;me que l'&#233;chocardiographie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La rachianesth&#233;sie continue est une alternative encore tr&#232;s peu utilis&#233;e dans notre pratique quotidienne. Tr&#232;s peu d'&#233;tudes ont montr&#233; l'int&#233;r&#234;t de cette technique chez les patients porteurs d'un r&#233;tr&#233;cissement aortique serr&#233; [3]. L'exp&#233;rience est g&#233;n&#233;ralement rapport&#233;e au travers de cas cliniques. La consultation pr&#233; anesth&#233;sique des patients pr&#233;sentant une pathologie cardiovasculaire n&#233;cessite un interrogatoire minutieux et un examen clinique complet afin de rechercher, la pr&#233;sence de pathologies majeures qui, si elles ne contre indiquent pas forcement la chirurgie, permettent &#224; l'anesth&#233;siste d'adapter sa technique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Normalement, la cure de RAo doit &#234;tre r&#233;alis&#233;e avant toute chirurgie. Cependant, la chirurgie cardiaque n'&#233;tant pas possible dans notre situation, r&#233;cuser ces patients, reviendrait &#224; les exposer &#224; court ou moyen terme &#224; des complications pouvant &#234;tre fatales. Ainsi, il est d&#233;montr&#233; que la mortalit&#233; post op&#233;ratoire des patients porteurs d'un RAo serr&#233;, n'est pas augment&#233;e &#224; condition d'un monitorage strict de l'h&#233;modynamique et d'un traitement pr&#233;coce et ad&#233;quat de toute hypotension art&#233;rielle [3]. Enfin, c'est &#224; l'anesth&#233;siste que revient la d&#233;cision d'anesth&#233;sier le patient, le cardiologue n'est pas consult&#233; pour juger de l'op&#233;rabilit&#233; mais plut&#244;t pour optimiser le traitement et la fonction cardiaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce fait, nous avons d&#233;cid&#233; apr&#232;s concertation coll&#233;giale et information d&#233;taill&#233;e des risques aupr&#232;s des patients et de leur ayant droit, de r&#233;aliser la chirurgie prostatique chez nos deux patients. L'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale (AG) a toujours &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;e comme la technique de r&#233;f&#233;rence et de dernier recours, bien qu'aucune &#233;tude n'ait valid&#233; cette pratique [4]. Dans ces conditions, l'AG n'est pas sans risque notamment h&#233;modynamique en cas de RAo serr&#233;. Les blocs centraux ne sont pas recommand&#233;s chez les patients porteurs d'un RAo serr&#233;. La rachianesth&#233;sie conventionnelle est m&#234;me contre indiqu&#233;e, en raison des r&#233;percussions h&#233;modynamiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;secondaires &#224; la vasopl&#233;gie (risque d'hypotension art&#233;rielle et donc d'hypo perfusion coronarienne). N&#233;anmoins, de nombreux travaux ont soulign&#233; l'int&#233;r&#234;t de la RAC en mati&#232;re de bonne tol&#233;rance h&#233;modynamique, notamment chez le sujet &#226;g&#233; [5-8]. La pr&#233;sence du cath&#233;ter intrath&#233;cale permet de titrer l'administration des anesth&#233;siques locaux jusqu'&#224; l'obtention d'un bloc sensitif satisfaisant et &#233;ventuellement de r&#233;injecter en perop&#233;ratoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les doses totales d'anesth&#233;siques locaux ont pu &#234;tre &#233;tal&#233;es dans le temps (5,625 mg et 7mg au total de bupivaca&#1111;ne dans nos cas n&#176;1 et 2 respectivement). Il n'a pas &#233;t&#233; possible de mettre en place un cath&#233;ter art&#233;rielle afin de mieux &#233;valu&#233;e les variations de la pression art&#233;rielle. Tout au moins la mesure non invasive de la pression art&#233;rielle nous a permis de d&#233;tecter un &#233;pisode d'hypotension art&#233;rielle. Cette hypotension &#233;tait cons&#233;cutive &#224; un saignement important et co&#239;ncidait avec la r&#233;injection d'anesth&#233;sique local. Elle a &#233;t&#233; trait&#233;e par l'injection de 15mg d'&#233;ph&#233;drine associ&#233;e &#224; une transfusion sanguine, apr&#232;s que l'h&#233;mostase a &#233;t&#233; assur&#233;e. La bupivaca&#1111;ne isobare &#233;tait choisie du fait de l'extension du bloc sensitif. En effet les solutions hyperbares limitent l'extension du niveau sensitif au prix d'un retentissement h&#233;modynamique important [9]. Aucun cas de c&#233;phal&#233;es n'a &#233;t&#233; observ&#233; malgr&#233; le calibre important de l'aiguille. Ainsi l'utilisation de kit d'anesth&#233;sie p&#233;ridurale est une alternative int&#233;ressante pour la r&#233;alisation de la RAC, si l'on ne dispose pas de kit appropri&#233; &#224; condition que le patient soit &#226;g&#233; afin de r&#233;duire au maximum le risque de c&#233;phal&#233;es post ponction.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces deux cas cliniques illustrent la place de la rachianesth&#233;sie continue comme alternative &#224; l'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale chez les patients ayant un r&#233;tr&#233;cissement aortique serr&#233;. Tout en surveillant rigoureusement la pression art&#233;rielle et en agissant imm&#233;diatement, en cas d'hypotension art&#233;rielle, cette technique permet, en diminuant les doses totales d'anesth&#233;siques locaux, d'assurer une stabilit&#233; h&#233;modynamique. Enfin l'utilisation de kit destin&#233; &#224; l'anesth&#233;sie p&#233;ridurale est une option int&#233;ressante pour les centres ne disposant pas de kit appropri&#233; de rachianesth&#233;sie continue.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; R&#233;f&#233;rences &lt;/h3&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; F. Adam, F.Bonnet. Techniques des blocs centraux chez l'adulte. In B. Dalens Trait&#233; d'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale, Groupes de liaison SA, 2004, IV ;6 : 1-25.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; R. Fuzier, O. Murat, M-L. Gilbert, J-P. Magu&#232;s et O. Fourcade. Rachianesth&#233;sie continue pour fracture du col femoral. Ann Fr Anesth R&#233;anim 2006 ;25 : 528-531.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L.C. Torsher, C. Shut, S.R. Rettke and D.L. Brown. Risks of patients with severe aortic stenosis undergoing non cardiac surgery. Am.J.Cardiol 1998 ;8 : 448-452.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; S.B. Mc Donald, Is neuraxial blockade contraindicated in the patient with aortic stenosis ? Reg. Anesth. Pain Med 2004 ;294:96-502.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; J.F. Favard-Garrigues, F. Sztark, M.E. Patiljean, M. Thico&#1111;pe, P. Lassie and P. Daladie, Hemodynamic effects of spinal anesthesia in the elderly : single dose vs titration through a catheter. Anesth Analg1996 ; 82 : 312-316.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; T. Labaille, D. Benhamou and J.Westernamm, Hemodynamic effects of continuous spinal anesthesia : a comparative study between low and high doses of bupivaca&#1111;ne, Reg.Anesth 1992 ;17 : 193-196.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; J.A. De Andres, E. Febre, J .Bellver and R. Bolinches, Continuous spinal anaesthesia vs simple dosing. Acomparative study, Eur J. Anaesthesiol 1995 ;12 : 135-140.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; W. Klimscha, C.Weinstabl, W.Ilias, N. Mayer, A. Kasshanipour and B. Schneider et al, Continuous spinal anesthesia with a micro catheter and low-dose bupivaca&#1111;ne decreases the hemodynamic effects of centroneuraxis blocks in elderlg patients, Anesth. Analg 1993 ;77 : 275-280.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; E.F Van Gessel, A. Forster, A ? Schwezer and Z. Gamulin, Comparaison ofhypobaric, hyperbaric, and isobaric solutions of bupivaca&#1111;ne during continuous spinal anesthesia, Anesth. Analg.1991 ;72 : 779-784 ;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pratique de l'anesth&#233;sie p&#233;diatrique au Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville</title>
		<link>https://web-saraf.net/Pratique-de-l-anesthesie-12.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://web-saraf.net/Pratique-de-l-anesthesie-12.html</guid>
		<dc:date>2011-03-10T08:23:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 4 - Otiobanda GF --&gt; Otiobanda GF , 5 - Mahoungou-Guimbi KC --&gt; Mahoungou-Guimbi KC , 6 - Odzebe A.W.S --&gt; Odzebe A.W.S , 7 - Mboutol Mandavo C --&gt; Mboutol Mandavo C , 8 - Ekouya Bowassa G --&gt; Ekouya Bowassa G , 9 - Kangni-Freitas N --&gt; Kangni-Freitas N</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;CORRESPONDANT : Adresse e-mail : gilfab2000 chez yahoo.fr [( RESUME &lt;br class='autobr' /&gt;
Objectif : &#233;valuer la prise en charge anesth&#233;sique des enfants au Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville. Patients et m&#233;thodes : &#233;tude r&#233;trospective, descriptive sur 12 mois (janvier &#224; d&#233;cembre 2008), sur dossiers anesth&#233;siques et chirurgicaux de tous les enfants ayant subi une anesth&#233;sie au bloc op&#233;ratoire du CHU de Brazzaville &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sultats : 180 enfants ont &#233;t&#233; op&#233;r&#233;s durant la p&#233;riode de l'&#233;tude. Le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://web-saraf.net/-Tome-16-no1-2011-.html" rel="directory"&gt;Tome 16 n&#176;1 - 2011&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;CORRESPONDANT :&lt;br class='autobr' /&gt;
Adresse e-mail : &lt;a href=&#034;#gilfab2000#mc#yahoo.fr#&#034; title=&#034;gilfab2000..&#229;t..yahoo.fr&#034; onclick=&#034;location.href=mc_lancerlien('gilfab2000','yahoo.fr'); return false;&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;gilfab2000&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;strong&gt;RESUME &lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Objectif&lt;/strong&gt; : &#233;valuer la prise en charge anesth&#233;sique des enfants au Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville.&lt;br class='autobr' /&gt;
Patients et m&#233;thodes : &#233;tude r&#233;trospective, descriptive sur 12 mois (janvier &#224; d&#233;cembre 2008), sur dossiers anesth&#233;siques et chirurgicaux de tous les enfants ayant subi une anesth&#233;sie au bloc op&#233;ratoire du CHU de Brazzaville&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sultats&lt;/strong&gt; : 180 enfants ont &#233;t&#233; op&#233;r&#233;s durant la p&#233;riode de l'&#233;tude. Le sex-ratio &#233;tait de 1,85, l'&#226;ge moyen de 5,4 &#177;0,69 ans (extr&#234;mes 1,8 mois et 16 ans), 85 % des enfants &#233;taient vus en consultation pr&#233; anesth&#233;sique, 84,4% &#233;taient de classe ASA 1 et 2. Les interventions programm&#233;es ont concern&#233; 147 enfants, soit 81,7% des 180 op&#233;r&#233;s. Les pathologies &#233;taient : digestive (53,3%), orthop&#233;dique (32,2%), urologique (11,1%), neurochirurgicale (3,3 %) ; L'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale &#233;tait r&#233;alis&#233;e chez 178 enfants (98,9 %) : induction par propofol (86%), penthotal (24,4%), k&#233;tamine (22,8 %), halothane (2,8 %) ou fentanyl (1%) ; entretien par : halothane (67,2%), propofol (7,8%), k&#233;tamine (5,6%), penthotal (2,2%), propofol et halothane (2,2 %). 142 enfants (78,8%) ont re&#231;u des morphiniques en per op&#233;ratoire. La pr&#233;m&#233;dication &#233;tait r&#233;alis&#233;e chez 155 enfants (86,1%). 101 patients n'ont pas &#233;t&#233; monitor&#233;s. Le contr&#244;le des voies a&#233;riennes &#233;tait assur&#233; par intubation endotrach&#233;ale chez 94,4 % des enfants et la ventilation assist&#233;e dans 90,6 % des cas. La dur&#233;e de la chirurgie &#233;tait en moyenne de 56,93 min (extr&#234;mes 7 min et 4,5 heures). 16 enfants ont &#233;t&#233; transfus&#233;s. Des complications post-op&#233;ratoires ont &#233;t&#233; not&#233;es chez 28 enfants (15,5 %) ; les plus fr&#233;quentes &#233;taient infectieuses (15 cas) ; on a not&#233; 1 cas d'&#233;ventration et 1 cas d'arr&#234;t cardiaque sur table a &#233;t&#233; rapport&#233;. La dur&#233;e moyenne d'hospitalisation &#233;tait de 13 jours (extr&#234;mes 1 et 89 jours). La mortalit&#233; post-op&#233;ratoire a &#233;t&#233; de 2,7%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; : &lt;br class='autobr' /&gt;
L'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale exclusive est la technique la plus pratiqu&#233;e chez l'enfant au CHU de Brazzaville, l'anesth&#233;sie locor&#233;gionale n'est pas de pratique courante. La pr&#233;m&#233;dication est encore r&#233;alis&#233;e de fa&#231;on syst&#233;matique, utilisant des produits non recommand&#233;s. Les indications sont plus en rapport avec la pathologie digestive. Les complications post op&#233;ratoires sont domin&#233;es par l'infection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mots cl&#233;s&lt;/strong&gt; : Anesth&#233;sie, enfants, Brazzaville&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;ABSTRACT &lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Objective&lt;/strong&gt; : To evaluate the anesthetic management of children in the University Hospital, Brazzaville. &lt;br class='autobr' /&gt;
Patients and methods : Retrospective and descriptive study conducted during a period of 12 months (January-December 2008) by analyzing anesthetic and surgical records of all children who underwent anesthesia in the theater of the University Hospital of Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Results&lt;/strong&gt; : 180 children were operated during the study period. The sex ratio (F / M) was 0.5, the average age was 5.4&#177;0,69 years (range 1.8 months to 16 years). 85% of patients were seen in pre-anesthetic consultation, 84.4% were ASA class 1 or 2. Planned interventions have involved 147 children, or 81.7% of 180 operations. The following surgeries were done : digestive (53,3%), orthopedics (32.2%), urology (11.1%), neurosurgery (3.3%), General anesthesia was performed in 178 children (98.9%) : induction with propofol (86%), pentothal (24.4%), ketamine (22.8%), halothane (2.8%) or fentanyl ( 1%) ; maintenance by : halothane (67.2%), propofol (7.8%), ketamine (5.6%), pentothal (2.2%), propofol and halothane (2.2%) .142 children (78.8%) received opioids before surgery. Premedication was performed in 155 children (86.1%) .101 patients were not monitored. Control of airway was secured by endotracheal intubation in children and 94.4% of assisted ventilation in 90.6% of cases. The duration of surgery was on average 56.93 min (range 7 minutes to 4.5 hours). 16 children were transfused. Postoperative complications were noted in 28 children (15.5%) : the most frequent were infectious (15 cases), there was 1 case of incisional hernia and 1 case of cardiac failure on the table was reported. The duration of hospitalization was on average 13 days (range 1 to 89 days). Post oprerative mortality was 2.7%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; : Exclusive general anesthesia is more practiced to child it university hospital, Brazzaville, the locor&#233;gional anesthesia is not current practice. The premedication is achieved again of systematic way, using the non-advisable products. The indications surgeries are more in relation with the digestive pathology. Post-operative complications are dominated by the infection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Key words&lt;/strong&gt; : Anesthesia, Children, Brazzaville&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'anesth&#233;sie p&#233;diatrique comporte de nombreuses particularit&#233;s li&#233;es aux diff&#233;rences anatomiques, physiologiques et psychologiques rencontr&#233;es tout au long de la croissance de l'enfant [1]. Bien qu'elle soit l'une des sp&#233;cialit&#233;s les plus difficiles, elle est &#233;galement l'une des disciplines m&#233;dicales qui apporte le plus de satisfaction personnelle [1].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prise en charge anesth&#233;sique de l'enfant s'est sensiblement modifi&#233;e durant ces derni&#232;res ann&#233;es. Elle n&#233;cessite de la pr&#233;cision et de la rigueur de la part de l'anesth&#233;siste et du chirurgien. Elle requiert &#233;galement un haut niveau d'efficacit&#233; de toute l'&#233;quipe soignante qui participe &#224; sa prise en charge &lt;br class='autobr' /&gt;
[ 2 ]. L'objectif de cette &#233;tude &#233;tait d'&#233;valuer la pratique de l'anesth&#233;sie p&#233;diatrique au centre hospitalier et universitaire de Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mat&#233;riel et m&#233;thodes &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il s'est agi d'une &#233;tude r&#233;trospective, descriptive de 12 mois (01 janvier au 01 d&#233;cembre 2008). Les enfants de 0 &#224; 16 ans ayant subi une anesth&#233;sie au bloc op&#233;ratoire du centre hospitalier et universitaire de Brazzaville ont &#233;t&#233; inclus. Les enfants ayant subi une amygdalectomie et/ou une ad&#233;no&#239;dectomie n'ont pas &#233;t&#233; inclus du fait qu'ils font partie du service d'oto-rhino-laryngologie. Une fiche d'enqu&#234;te a permis de collecter les donn&#233;es &#224; partir des dossiers d'anesth&#233;sie et de chirurgie. Les param&#232;tres &#233;tudi&#233;s &#233;taient : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les donn&#233;es d&#233;mographiques : la fr&#233;quence, l'&#226;ge, le sexe
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les donn&#233;es de la consultation pr&#233; anesth&#233;sique : la classification ASA, la technique anesth&#233;sique ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les donn&#233;es per op&#233;ratoire : la personne r&#233;alisant l'anesth&#233;sie, le type d'induction, les produits utilis&#233;s, le contr&#244;le des voies a&#233;riennes, le monitorage per op&#233;ratoire (Sp02, FC, la pression art&#233;rielle non invasive, la diur&#232;se) ; les accidents anesth&#233;siques per op&#233;ratoires ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les donn&#233;es chirurgicales : les circonstances de la chirurgie, la pathologie chirurgicale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les donn&#233;es ont &#233;t&#233; saisies sur &#233;pi-info version 3.5.1 et l'analyse sur le logiciel SPSS 11.5.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Durant la p&#233;riode d'&#233;tude 180 enfants ont subi une anesth&#233;si&#233;s sur un total de 1591 patients op&#233;r&#233;s soit une fr&#233;quence de 11,31%. L'&#226;ge moyen &#233;tait de 5,4 &#61617; 0,69 ans (extr&#234;mes 1,8 mois et 16 ans). Les enfants de plus de 02 ans repr&#233;sentaient 61,7% des cas. Le sexe masculin repr&#233;sentait 119 enfants (66,1%) et le sexe f&#233;minin 61 enfants (33,9%) soit un sex ratio de 1,85. La consultation pr&#233; anesth&#233;sique a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e chez 153 enfants (85%). Les enfants de classe ASA 1 et 2 repr&#233;sentaient respectivement 141 cas (78,3%) et 11 cas (6,1%). La pr&#233;m&#233;dication &#233;tait r&#233;alis&#233;e sur table op&#233;ratoire de fa&#231;on syst&#233;matique chez 155 enfants86,1%) utilisant l'association atropine, valium et cel&#232;st&#232;ne. L'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale &#233;tait r&#233;alis&#233;e chez 178 enfants (98,9%) et la rachianesth&#233;sie chez 02 enfants (1,1%). L'induction par voie intraveineuse a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e chez 175 enfants (97,2%) et inhalatoire chez 05 enfants (2,8%). &lt;br class='autobr' /&gt;
Les diff&#233;rents produits anesth&#233;siques utilis&#233;s pour l'induction sont rapport&#233;s dans le tableau I .&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH131/tableau1-10269.jpg?1734790614' width='500' height='131' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et ceux utilis&#233;s pour l'entretien dans le tableau II.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH128/tableau2-0114e.jpg?1734790614' width='500' height='128' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le fentanyl a &#233;t&#233; utilis&#233; en per op&#233;ratoire chez 142 enfants (78,8%). Le contr&#244;le des voies a&#233;riennes a &#233;t&#233; assur&#233; par une intubation endotrach&#233;ale chez 170 enfants (94,4%). La ventilation &#233;tait manuelle chez 163 enfants (90,6%), contr&#244;l&#233;e chez 7 enfants (3,9%) et spontan&#233;e chez 8 enfants (4,4%). Le monitorage per op&#233;ratoire a concern&#233; 79 enfants (43,9%). Les param&#232;tres monitor&#233;s &#233;taient la Spo2 (31,1%) ; la fr&#233;quence cardiaque (15%) ; la pression art&#233;rielle non invasive (17,7%) ; la diur&#232;se &lt;br class='autobr' /&gt;
(0,5%). L'anesth&#233;sie a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e par un infirmier anesth&#233;siste dipl&#244;m&#233; d'&#233;tat dans 176 cas (97,8%) et par un m&#233;decin anesth&#233;siste-r&#233;animateur dans 4 cas (2,2%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seize enfants (8,8%) ont &#233;t&#233; transfus&#233;s. La chirurgie &#233;tait r&#233;gl&#233;e dans 147 cas (81,7%) et en urgence dans 33 cas (18,3%). La dur&#233;e moyenne de la chirurgie &#233;tait de 01 heure (extr&#234;mes 7 minutes et 4,5 heures). La place des diff&#233;rentes pathologies chirurgicales est repr&#233;sent&#233;e dans le tableau III&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://web-saraf.net/local/cache-vignettes/L500xH147/tableau3-c965f.jpg?1734790614' width='500' height='147' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussions&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'anesth&#233;sie p&#233;diatrique a repr&#233;sent&#233; le dixi&#232;me de toute l'activit&#233; du bloc op&#233;ratoire. Ce taux est de loin inf&#233;rieur de celui trouv&#233; dans d'autres s&#233;ries : 23% au Maroc, 20% en Tunisie [3]. Ce taux faible dans notre &#233;tude s'explique par le fait qu'il n'existe pas de centre sp&#233;cifique &#224; l'anesth&#233;sie p&#233;diatrique ; certains enfants sont op&#233;r&#233;s dans d'autres centres hospitaliers.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#226;ge moyen de nos patients est identique &#224; celui retrouv&#233; dans d'autres &#233;tudes africaines [4].&lt;br class='autobr' /&gt;
La majorit&#233; des enfants ont &#233;t&#233; vus en consultation d'anesth&#233;sie et avait un &#233;tat pr&#233;op&#233;ratoire satisfaisant. Ce qui est une constance en anesth&#233;sie p&#233;diatrique. La pr&#233;m&#233;dication &#233;tait syst&#233;matiquement r&#233;alis&#233;e sur table op&#233;ratoire. Les produits utilis&#233;s pour la pr&#233;m&#233;dication &#233;taient une association : atropine, diaz&#233;pam et c&#233;lest&#232;ne. Cette pratique ancienne presque abandonn&#233;e est toujours de mise dans notre contexte. Ce qui pose le probl&#232;me de la formation continue du personnel. Actuellement, c'est la pr&#233;m&#233;dication &#224; vis&#233;e anxiolytique qui est utilis&#233;e [5].&lt;br class='autobr' /&gt;
L'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale a &#233;t&#233; utilis&#233;e presque seule. L'induction a &#233;t&#233; exclusivement intraveineuse. Le propofol &#233;tait le produit le plus utilis&#233; suivi du penthotal et de la k&#233;tamine. Pour KABORE &#224; Ouagadougou le propofol &#233;tait le produit le plus utilis&#233; suivi de l'halothane [4]. En France le propofol et le s&#233;voflurane viennent en premi&#232;re position [5]. Cette diff&#233;rence s'explique par le fait qu'actuellement en anesth&#233;sie p&#233;diatrique, on utilise les produits dont les d&#233;lais d'action et la vitesse d'&#233;limination sont rapides et leur tol&#233;rance cardiorespiratoire grande ; le s&#233;voflurane n'&#233;tant pas disponible dans notre structure. L'entretien a &#233;t&#233; assur&#233; par l'halothane dans 67,2% des cas. Dans les autres cas il &#233;tait assur&#233; par des r&#233;injections d'hypnotiques. Malgr&#233; ses effets cardiorespiratoires, effets n&#233;fastes, l'halothane reste l'agent inhalatoire de choix dans notre pratique quotidienne du fait de sa disponibilit&#233; et de son co&#251;t relativement faible. Nos r&#233;sultats sont identiques &#224; ceux rapport&#233;s au Maroc par Hmamouchi et collaborateurs [3]. Le Fentanyl a &#233;t&#233; le seul morphinomim&#233;tique utilis&#233; en per op&#233;ratoire dans 78,8% des cas. Les autres enfants n'ont pas b&#233;n&#233;fici&#233;s d'une analg&#233;sie. Cela s'explique par la hantise d'un retard de r&#233;veil chez ces enfants qui ont eu &#224; subir des interventions de courte dur&#233;e. Alors que les complications mineures de l'anesth&#233;sie ne sont pas rares. une partie d'entre elles est directement imputable &#224; une analg&#233;sie insuffisante [6].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majorit&#233; de nos enfants ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'une intubation de la trach&#233;e comme dans d'autres &#233;tudes africaines [4] ; la ventilation &#233;tait m&#233;canique dans 3,9% des cas tandis qu'elle a concern&#233; 55% des enfants &#224; Ouagadougou ; cette diff&#233;rence s'explique par le fait que nous ne disposant pas des respirateurs adapt&#233;s aux petits enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monitorage per op&#233;ratoire n'a concern&#233; que 43,9% des cas ; la saturation p&#233;riph&#233;rique dans 31,1% des cas et la fr&#233;quence cardiaque dans 1,5% des cas, ce qui pose le probl&#232;me de la s&#233;curit&#233; en anesth&#233;sie alors que le service dispose de moniteurs multiparam&#233;triques. Cette situation peut s'expliquer par le manque de maitrise de l'utilisation de ces param&#232;tres car il s'agit d'un mat&#233;riel nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'anesth&#233;sie a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e par un infirmier anesth&#233;siste dipl&#244;m&#233; d'&#233;tat dans 97,8% des cas du fait du nombre insuffisant de m&#233;decins anesth&#233;sistes r&#233;animateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les interventions programm&#233;es ont concern&#233; 81,7% des cas tandis que KABORE trouve 43,4% des interventions en urgence. Les sp&#233;cialit&#233;s chirurgicales&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; E. Wodey. Anesth&#233;sie p&#233;diatrique In Kamran SAMII, Anesth&#233;sie r&#233;animation Chirurgicale, 3&#232;me &#233;dition, 2003 Flammarion : 534 - 574&lt;/li&gt;&lt;li&gt; P. Preeta, G. George. Principes de l'anesth&#233;sie P&#233;diatrique In Rebecca Jacob, comprendre l'anesth&#233;sie p&#233;diatrique, 2008, B.I. Publications Pvt Ltd : 1-10&lt;/li&gt;&lt;li&gt; B. Hamamouchi, S. Nejmi, S. Benkhalifa,A. Dehdouh, A. Chlilek. Morbimortalit&#233; en Anesth&#233;sie p&#233;diatrique au Maghreb. Ann Fr Anesth R&#233;anim 2009 ; 28 : 671-673&lt;/li&gt;&lt;li&gt; F. Kabore, E. Bandre, A. Sanou, I. Ouedraogo, N. Ouedraogo. Prise en charge anesth&#233;sique des urgences p&#233;diatriques au Centre Hospitalier Universitaire P&#233;diatriques Charles de Gaulle de Ouagadougou. JAMU 2008 ; 1 : 40&lt;/li&gt;&lt;li&gt; I. Constant. Anesth&#233;siques g&#233;n&#233;raux en p&#233;diatrie : risque ou b&#233;n&#233;fice. Ann Fr Anesth R&#233;anim 2007 ; 26 : 516-523&lt;/li&gt;&lt;li&gt; I. Murat, A. Rigouzzo. Les risques de l'anesth&#233;sie p&#233;diatrique. Conf&#233;rences d'actualisation SFAR, 2005 :11-25.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;/div&gt;
		
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